Revue de métaphysique et de morale
P.U.F.

I.S.B.N.9782130556008
144 pages

p. 321 à 334
doi: 10.3917/rmm.063.0321

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n° 51 2006/3

Ethics and Nature

Jay Elliott
L’article argumente en faveur de l’idée que la réflexion sur la nature peut nous aider à clarifier ce en quoi consiste le sophisme naturaliste. Il montre à quel point le naturalisme éthique, pour Moore, n’inclut pas seulement le naturalisme scientifique de Mill et Spencer, mais aussi le naturalisme métaphysique des Stoïciens, de Spinoza, Kant et Hegel. Moore considère toute tentative de définir le « bien » comme une occurrence du sophisme naturaliste. Il est tentant de suggérer que Moore aurait alors dû renvoyer à l’indéfinissabilité de « bien » au lieu du sophisme naturaliste : mais l’article montre que la non-naturalité du bien ne se réduit pas à son indéfinissabilité. J’en conclus que le bien est non naturel non seulement parce qu’il est indéfinissable, mais parce qu’il nous mène au-delà de la cohérence et de la finitude de la vie naturelle. I argue that reflecting on nature can help us get clearer on what the naturalistic fallacy is. I emphasize that for Moore naturalism in ethics included not only the scientific naturalism of Mill and Spencer, but also the metaphysical naturalism of the Stoics, Spinoza, Kant, and Hegel. Moore treats any attempt to define « good » as an instance of the naturalistic fallacy. It is tempting to suggest that therefore Moore should have spoken of the indefinability of « good » instead of the naturalistic fallacy. I argue that there is more to the non-naturalness of good than its indefinability. I conclude that good is non-natural not only because it is indefinable, but because it takes us beyond the coherence and finitude of natural human life.


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