À qui profite la survenance ?
On ne peut pas dériver les valeurs des faits, ou ce qui doit être de ce qui
est. Il existe cependant des relations entre les faits et les valeurs ou entre l’être et le
devoir être puisqu’il semble logiquement impossible que deux personnes ayant agi exactement de la même façon, avec les mêmes pensées et les mêmes sentiments, ne soient
pas identiques du point de vue de leur valeur morale. De plus, « devoir » implique,
semble-t-il, « pouvoir ». Ces idées apparemment contradictoires peuvent-elles être conciliées ? C’est ce qu’on appelle le problème de la « survenance morale ». Je propose une
solution à ce problème en présentant une version non naturaliste du réalisme moral,
dans l’esprit de G.E. Moore.
There is a gap between fact and values and between « is » and « ought ».
Nevertheless, relations between facts and values or between « is » and « ought » obtain,
since it is logically impossible to maintain that two persons could actually feel, think
and behave in exactly same way but differ only in moral value. Moreover, any « ought »
seems to imply a factual « can ». Is it possible to bring together these opposite ideas ?
This is what is called the « problem of moral supervenience ». I try to show how it could
be solved by promoting a sort of nonnaturalistic version of moral realism, in the spirit
of G.E. Moore.
• LA DÉCOUVERTE DE LA SURVENANCE
• MOORE ET LA SURVENANCE
• LA SURVENANCE CONTRE LE RÉALISME
• NATURALISME ANALYTIQUE
ET NATURALISME SYNTHÉTIQUE
• LA PLAUSIBILITÉ D’UN RÉALISME NON NATURALISTE
• CONCLUSION
• Réponse à Ruwen Ogien
• L’ARGUMENT DE BLACKBURN
• LA RÉFUTATION DE L’ARGUMENT
• LE RÉALISME DE LA TROISIÈME VOIE SELON RUWEN OGIEN
• LA DICHOTOMIE ARTIFICIELLE DU RÉALISME
ET DE L’ÉMOTIVISME
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