Revue de métaphysique et de morale
P.U.F.

I.S.B.N.9782130556015
144 pages

p. 437 à 456
doi: 10.3917/rmm.064.0437

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n° 52 2006/4

Hegel, Heidegger et la question du néant

Bernard Mabille
Hegel et Heidegger caractérisent l’attitude de la tradition métaphysique vis-à-vis du néant par trois traits : 1) Le néant est la négation de la totalité de l’étant. 2) Cette négation est un acte d’entendement logique. 3) Le néant est indicible et impensable. Selon Heidegger, Hegel manque le néant parce qu’il ne le considère que comme un non-étant, parce que sa négativité n’est pas le « frémissement de l’Être » mais l’activité de la subjectivité représentative et parce que l’entre-appartenance de l’être et du néant ne traduit que leur indétermination et immédiateté. Mais pouvons-nous en rester là ? Un dialogue est-il possible à travers lequel la question du néant éclaire la signification de la prôtê philosophia ? Hegel und Heidegger kennzeichnen das Verfahren der metaphysischen Überlieferung in Bezug auf die Frage nach dem Nichts auf dreierlei Art : 1) Das Nichts ist die Negation der Allheit des Seienden. 2) Diese Negation ist eine logische Verstandeshandlung. 3) Das Nichts ist unsagbar und undenkbar. Für Heidegger versäumt Hegel das Nichts, weil er es nur als ein Nicht-Seiendes betrachtet, weil seine Negativität nicht die « Erzitterung des Seyns », sondern die Tätigkeit der vorstellenden Subjektivität ist, und weil das Zusammengehören von Sein und Nichts nur ihre Unbestimmtheit und Unmittelbarkeit anzeigt. Aber können wir dabei stehenbleiben ? Ist ein Gespräch möglich, wo die Frage nach dem Nichts die Bedeutung der prôtê philosophia erklärt ?
• HEGEL, LE NÉANT IMPENSÉ
• L’IRRÉDUCTIBILITÉ HÉGÉLIENNE
• NÉANT ET PHILOSOPHIE PREMIÈRE


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