Genèse et récursivité : la déduction des catégories dans la Doctrine de la science de 1805de J. G. Fichte
Alessandro Bertinetto
La Doctrine de la science fichtéenne ne saurait être comprise autrement
que comme « théorie du savoir ». Le projet fichtéen est celui d’une épistémologie qui
comprenne le savoir en en expliquant les conditions de possibilité tout en rendant compte
des conditions de possibilité du discours philosophique lui-même. La Doctrine de la
science est en effet elle-même un savoir : par conséquent, élaborer une théorie sur le
savoir, cela signifie mettre en application ces mêmes procédures que la théorie considère
comme les procédures propres au savoir lui-même. Il y a coïncidence du plan épistémologique et du plan méta-épistémologique : la philosophie échoue si elle ne se comprend pas elle-même de façon réflexive, en justifiant génétiquement les présupposés de
son argumentation. Ceci est selon Fichte précisément la faute du criticisme kantien : le
kantisme reste sur un plan factuel qui exigerait une justification génétique. À cet égard,
la façon dont Fichte critique la déduction des catégories proposée par Kant prend une
importance toute particulière. Si l’argumentation philosophique ne doit pas contredire
ce qu’elle dit elle-même, alors il va falloir présenter les catégories comme ces « modalités d’action de l’esprit humain » au moyen desquelles le savoir se constitue lui-même
en articulant sa propre structure autoréflexive par rapport à son propre objet. Si l’on
applique cela à la philosophie comme théorie du savoir, cela signifie que l’on présentera
les catégories comme ces actions au moyen desquelles la philosophie se constitue avant
tout elle-même, réflexivement, comme théorie du savoir. Ce n’est que de cette manière
que l’on pourra comprendre les catégories comme des fonctions de constitution du savoir
objectif. Dans la Doctrine de la science de 1805, l’usage qui est fait des catégories dans
la compréhension génétique de la théorie du savoir est particulièrement intéressant. Le
texte développe donc une analyse du cours.
La Dottrina della scienza fichtiana non può essere compresa se non
come “teoria del sapere”. Il progetto fichtiano è quello di un’epistemologia, che comprenda il sapere, esplicandone le condizioni di possibilità e rendendo conto allo stesso
tempo delle condizioni di possibilità dello stesso discorso filosofico. La Dottrina della
scienza è infatti essa stessa un sapere : dunque, elaborare una teoria del sapere significa
infatti mettere in atto quelle stesse procedure che la teoria comprende come proprie del
sapere stesso. Piano epistemologico e piano meta-epistemologico coincidono : la filosofia fallisce se non comprende se stessa ricorsivamente, giustificando geneticamente i
presupposti iniziali della sua argomentazione. In ciò precisamente consiste per Fichte
l’errore del criticismo kantiano : il kantismo rimane su un piano fattuale, che esigerebbe
una giustificazione genetica. A questo riguardo assume notevole rilevanza il modo in
cui Fichte critica la deduzione delle categorie offerta da Kant nella Critica della ragion
pura. Se l’argomentazione filosofica non deve contraddire ciò che essa dice, si tratta di
esibire le categorie come quelle “modalità di azione dello spirito umano” attraverso
cui il sapere costituisce se stesso, articolando la propria struttura autoriflessiva in
rapporto al proprio oggetto. Applicato alla filosofia come teoria del sapere, ciò significa
esibire le categorie come quelle azioni attraverso cui, nel comprendere geneticamente
il sapere, la filosofia costituisce anzitutto riflessivamente se stessa come teoria del sapere.
Soltanto così è possibile comprendere le categorie come funzioni di costituzione del
sapere oggettivo. Nella Dottrina della scienza del 1805 l’utilizzo delle categorie nella
comprensione genetica della teoria del sapere è particolarmente interessante. Il testo
svolge perciò un’analisi di questo corso.
• 1. INTRODUCTION
• 2. SAVOIR FACTUEL ET SAVOIR TRANSCENDANTAL.
POSSIBILITÉ ET TÂCHE DE LA WL
• 3. LE SAVOIR EST EXISTENCE ABSOLUE.
LES DEUX SÉRIES DE LA RÉFLEXION
• 4. LA SÉRIE HYPOTHÉTIQUE :
LA NICHT-FOLGE ET LES CATÉGORIES
— 4.1. Modalité
— 4.2. Relation
— 4.3. Quantité et qualité : la « lumière »
— 4.4. Foi et réflexibilité
• 5. LE PASSAGE À LA SÉRIE RÉELLE :
LE TRIOMPHE DE LA SPÉCULATION
• 6. LA SÉRIE RÉELLE-PRATIQUE
• §7. LA RÉCURSIVITÉ DE LA WL :
LE SOLL ET LE RAPPORT ENTRE MOI FACTUEL ET WL