Revue de métaphysique et de morale
P.U.F.

I.S.B.N.9782130567943
148 pages

p. 323 à 335
doi: 10.3917/rmm.083.0323

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n° 59 2008/3

Enthousiasme et sorcellerie chez Henry More et Joseph Glanvill : les limites de la critique de l’enthousiasme

C. Crignon-De Oliveira
Henry More (1614-1687) et Joseph Glanvill (1636-1680), connus pour avoir imposé le principe d’une explication naturelle et rationnelle de l’enthousiasme, refusent d’étendre cette explication au phénomène de la sorcellerie. Au lieu d’interpréter cette prise de position paradoxale comme le signe d’une résistance de l’obscurantisme au progrès des Lumières, cet article montre comment la défense de la croyance en la sorcellerie permet d’éclairer le sens et les limites de la critique philosophique de l’enthousiasme telle qu’elle est menée par ces deux grandes figures du platonisme de Cambridge. Henry More (1614-1687) and Joseph Glanvill (1636-1680), known for their rational and natural explanation of enthusiasm, refuse to apply this explanation to the phenomenon of witchcraft. Instead of interpreting this paradoxical stand as a sign of resistance from obscurantism to the growth of reason, this paper shows that the defence of the belief in witchcraft helps to understand the meaning and limits of the philosophical criticism of enthusiasm as it is dealt with by these two leading figures of Cambridge platonism.
• LES RAISONS STRATÉGIQUES DU CHOIX D’UNE EXPLICATION MÉDICALE DE L’ENTHOUSIASME ET DE LA SORCELLERIE
• H. MORE ET J . GLANVILL, DÉFENSEURS DE LA CROYANCE EN LA SORCELLERIE
• LA CRITIQUE PHILOSOPHIQUE DE L’ENTHOUSIASME ET DE LA SORCELLERIE : FACTEUR DE CRISE RELIGIEUSE ?


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