Aristote, le syllogisme pratique et les animaux
René Lefebvre
Aristote fait parfois état d’une pensée animale. Dans le De motu animalium, il paraît même considérer que les animaux ont recours à des syllogismes pratiques :
il vaut cependant mieux résister à toute tentation de croire qu’il explique en ces termes
le comportement animal, dans la mesure où il refuse d’attribuer aux animaux non
humains le raisonnement, et tout d’abord l’universalité de la pensée ; or, qui dit absence
de concepts ou de jugements universels dit incapacité d’établir les prémisses d’un
syllogisme.
Aristotle sometimes admits of animal thinking. But although he seems
to consider in his De motu animalium that animals even make use of practical syllogisms,
we had better avoid any temptation to believe that he explains in this way animal
behaviour, for he explicitly denies reasoning, and first of all, universal thinking to
non-human animals; now, without concepts or universal judgments, no premises of a
forward syllogism.
• LA BÊTE ET SES RAISONNEMENTS
• Ο υ᾽ γα`ρ ε῎χει προαιʹρεσιν ου᾽δε` λογισμοʹν
• D M A, 6 - 7,7 0 1 a 4 - 3 6
• LE RAPPORT À L’UNIVERSEL