2002
Revue de philologie, de littérature et d’histoire anciennes
I. – Articles originaux
Philologica varia I-II
Michel Casevitz
Université Paris X-Nanterre
On examine ici deux curiosités philologiques : d’abord, comment la correction d’épreuves a pu amener H. Grégoire dans la CUF d’Iphgénie en Tauride, à créer à son insu un verbe inconnu. Ensuite, on a tenté un classement des composés en -nicos, nombreux dans l’anthroponymie, en suggérant que certains sont en fait des composés en -icos, dérivés d’anthroponymes en -ôn.
The article examines two philological curiosities : first, how H. Grégoire, who edited the Iphigenia in Tauris for the Budé edition, inadvertently created an unknown verb ; second, in the course classifying compound nouns in -nicos, very common as anthroponyms, how many of them may be compound names in -icos, derived from anthroponyms in -on.
1. Une aberration d’éditeur
Dans l’édition d’Iphigénie en Tauride procurée par H. Grégoire dans la CUF (Paris, Belles Lettres, 1925, plusieurs fois réimprimée), on lit, aux vers 1364-1365 :
Ἀλλ᾽ οὐδὲν ἧσσον εἰχόμεσθα τῆς ξένης
καὶ πρὸς σ᾽ ἕπεσθαι διεβιβαζόμεσθά νιν…
Or, la traduction montre une discordance avec ce texte : « Nous n’en serrions que plus fort l’étrangère, et voulions la contraindre à nous suivre vers toi… »
De fait, ni le dictionnaire Bailly, ni le dictionnaire Liddell-Scott-Jones, ni la Concordance d’Allen et Italie, n’attestent un verbe *διαβιβάζομαι. À l’évidence, Grégoire, en corrigeant les épreuves du texte grec sans penser au sens du vers, a introduit un β par inadvertance, sans d’ailleurs que la métrique lui eût permis de rectifier s’il avait eu l’idée d’y recourir.
Il faut donc corriger sans hésitation le texte de l’édition Grégoire et restituer le verbe διαβιάζομαι.
2. Sur les finales en -nicos dans l’anthroponymie
Les composés dont un terme est formé sur
ν
κη ou
νῑκάω forment une famille nombreuse, particulièrement bien représentée dans l’onomastique. Lorsque c’est le premier terme qui contient
νίκη (composés en
νίκᾱ [-
η],
νικο-,
νικ-), l’analyse est aisée, alors qu’elle peut être plus délicate quand c’est le second terme qui présente le radical
νῑκ-. Ce sont ces composés-ci que nous nous proposons de classer
[1] pour voir s’ils ont tous un second terme dérivé de ce radical, bref d’en réexaminer l’analyse.
I. Il existe des composés en -νίκης qui sont soit des thèmes sigmatiques soit des thèmes en -ᾱ :
1) Les thèmes sigmatiques sont, semble-t-il, attestés seulement dans l’onomastique, et dans le domaine dorien :
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Λανίκης (Théra, IG XII 3, 580) est archaïque
[2].
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Les autres sont plus récents :
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Πολυνίκης
[3] (Sparte, IG V 1, 212, 20, Ier siècle av. J.-C.)
Καλλινίκης (Sparte, IG V 1, 211, 15, même époque)
Κληνίκης (Sparte, IG V 1, 126, 3, même époque).
Φαενίκης (Hermion, IG IV, 731, I 18, époque indéterminée).
Δαμονίκης (Sparte, IG V 1, 60, 1, IIe siècle ap. J.-C.)
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2) Les autres composés en -
νίκης sont, en ionien-attique et dans la
koinè ionienne-attique, des thèmes en -
ᾱ : à côté de l’appellatif du type
ἱερονίκης, on a, par exemple,
᾽Ολυμπιονίκας
[4],
Πυθιονίκας, et aussi semble-t-il,
βωμονίκης (
IG V 1, 554)
[5].
II. Bien plus nombreux sont les composés en -νικος, de type divers.
A. Composés à premier terme terminé par ι-.
1) Composés du type τερψίμβροτος (composés de dépendance verbale, progressifs) : les quatorze recensés sont des anthroponymes, il n’y a pas d’appellatifs :
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Ἀλεξίκακος
Δεξί-
Ἐρασι-
Ἡγησί-
Κρατησί-
Κτησί-
Λυσί-
Μνᾱσί-
᾽Ονασί-
Πεισί-
Πρηξί-
Σωσί-
Τελεσί-
Φρασί-
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2) composés du type τερπικέραυνος (composés de dépendance verbale, progressifs) :
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Ἀρχίνικος (Lindos, IIIe siècle)
Ἐλπί- (Érétrie, IVe siècle)
Χαρί- (Anaphé, IIe siècle)
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3) composés à premier terme en ι-, possessifs :
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Καλλίνικος (appellatif chez Archiloque, anthroponyme dans les documents épigraphiques)
Καρτί-
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À ce type appartient aussi l’appellatif surcomposé ἱεροκαλλίνικος (IG IV2 I, 129 13).
4) composé déterminatif dont le premier terme est une finale casuelle (ancien juxtaposé) :
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ναυσινίκᾱ, corinthienne, fille d’Adeimantos (Plut., De Herod. malign., 39), Ve siècle.
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5) composés par hypostase d’un tour prépositionnel (où le ι- est finale d’adverbe-préposition) :
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Ἀμφίνικος (IG VII, 3180, 24, Orchomène, IIIe siècle)
Ἀντί- (Oropos, vers 200)
Ἐπί- (Delphes, Ier siècle) ; c’est aussi un appellatif depuis Pindare.
On peut ajouter l’adjectif tardif μυρίνικος (Manass.)
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B) composés à premier terme terminé par ε-.
Ce sont des composés de dépendance verbale progressifs (type Ἀρχεπτόλεμος). Ils sont apparemment attestés seulement en onomastique :
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Ἐχενίκη (Phliasia, IVe siècle)
Φερένικος (Pharsale, IIIe siècle)
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Sur ce modèle, a été formé Τελένικος (Arcésiné, IVe ou IIIe siècle)
C) composés à premier terme terminé par υ-, possessifs :
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Εὔνικος (IG II, 2507, IVe siècle)
Εὐθύ- (Érétrie, date inconnue)
Θρασύ- (Milet, IIIe siècle)
Πολύ- (Chalcis, IIe siècle)
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On rangera à part l’appellatif ἀστύνικος (dont le premier terme est substantif), attesté chez Eschyle (Eum. 915), comme épithète de πόλις : il peut signifier « victorieuse des cités ».
D) composés à premier terme terminé par ω- (résultant d’une contraction), possessifs.
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Ἀγλώνικος (Mégare, IIIe siècle) = *ἀγλαό-νικος
Σωνίκᾱ (d’Ambryssos, Phocide)
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E) composés dont le premier terme se termine par une consonne, finale d’un terme adverbial :
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Πάννικος (Cnide, IVe ou Ve siècle). Bacchylide (Épin. 11, 21 Irigoin) emploie aussi l’appellatif.
‛ϒπέρ- (Argos)
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F) Les plus nombreux composés sont ceux dont le premier terme se termine par ο-. Le premier terme est le plus souvent un adjectif, un nom ou un pronom thématiques. Il s’agit en général de possessifs. En voici la liste :
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Ἀφαθόνικος (« qui a belle victoire »)
Ἀξιονίκη (voir aussi Hérodote, Xénophon : « qui a victoire méritée »)
Ἀριστόνικος (voir aussi Fr. Tr. Gr, Nauck2, Adesp. 97, vers cité par Athénée X, 457 B, épithète : « qui a la meilleure victoire »)
Αὐτό-
Δαμό- (Δημό-) (IIe siècle)
Δικαιό-
Ἑλλανό- (issu de * Ἑλλᾱνό-νικος)
Ἐμπεδό-
Ἐναντιό-
Ἐργό-
Ἐτεό-
Θεό-
Θετταλό-
᾽Ισθμό-
Ἱππό- (voir aussi Bacchylide, Épin. 14, 22 Irigoin, épithète)
᾽Ισό-
Καλλιστό-
Καλό-
Καρυστό-
Κριτό-
Λαό- (et Λεό-)
Λωϊό-
Νεό-
Ὁπλό-
Πετραιό-
Πλειστό-
Πολεμό-
Πρᾱτό- (et Πρωτό-)
Πυθιό (et Πυθό-)
*Σελινονίκᾱ (dans Σελινίκᾱ)
Στρατό-
Χορό-
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Mais le premier terme à finale ο- ne finit pas par une voyelle thématique orginelle dans les noms suivants :
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Ἀλᾱθόνικος
Ἀμεινό-
Ἀνδρό-
Ἁρμό-
Κυδό-
Μειδό-
Τιμό-
Φανό-
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Ces deux listes comprennent en fait des composés de formations diverses, possessifs (par ex. Ἀγαθόνικος), composés de dépendance (par ex. Ἑλλανόνικος). Mais il nous paraît que quelques noms ont été inclus abusivement dans la liste des composés en -νῑκος.
Ainsi, examinons la formation d’un anthroponyme comme
Ἁρμόνικος (Lacédémonien, dans
IG IX 2, 534,21, I
er siècle). Certes, il peut être analysé avec un premier terme
Ἁρμο- comme dans
Ἁρμοκύδης (Phocis, Hérodote, IX, 17, VI
e siècle)
[6] ou pour l’Amazone
Ἁρμοθόη (Quintus de Smyrne, I, 44 et 353), mais il est plus vraisemblable d’y voir un dérivé en -
νῑκος
[7], qu’il soit l’appellatif
[8] employé comme sobriquet
[9] ou un dérivé de
ᾍρμων (attesté à Gonnoi,
IG IX, 1044 d 7, à l’époque d’Auguste) : à côté d’un suffixe de patronymique, tel -
ίδᾱς (ionien-attique -
ίδης), attesté ainsi par
Ἁρμονίδης (cf
. Il. 5, 60
[10]) à partir de
ᾍρμων (« Ajusteur »), il a pu être formé un anthroponyme en -
ικος, indiquant l’appartenance (ou l’origine, comme un génitif adnominal déterminant un nom de parenté indique l’appartenance
et l’origine) :
Ἁρμονίκος est « De L’Ajusteur ».
L’existence d’un dérivé d’appartenance en -
ικος dans l’anthroponymie
[11] nous paraît assurée aussi pour expliquer des noms tels que
Χαρμόνικος (Rhodes, Collitz-Bechtel 3791, vers 100 av. J.-C.) : le nom
Χάρμων existe à Rhodes même (Collitz-Bechtel, 3789, c’est le fils de
Χαρμοκλῆς)
[12] ; ou
Μει[
δό]
νικος (
IG II
2, 2355, 16, Prospaltios ; c’est le frère de
Μειδόκριτος,
ibid., 17), qui suppose un
Μείδων (attesté à Styra,
IG XII 9, 56, 266, IV
e siècle)
[13]. Tel encore
Τιμόνικος (Théra, Collitz-Bechtel, 4699, III
e siècle), dérivé de
Τίμων (attesté plusieurs fois dans les inscriptions et bien sûr dans les textes littéraires). Nous alléguerons encore
Ἀνδρόνικος (dérivé de
Ἄνδρων, plusieurs fois attesté),
Ἀμεινόνικος (
IG II, 2547, II
e siècle, dérivé de
Ἀμείνων,
IG II, 794, même époque).
Décisif pour l’existence de -ικος comme dérivé d’un dérivé en -ων aurait pu être l’exemple des Thesmophories d’Aristophane, vers 807, dans la parabase (tétramètres anapestiques) : mais, au début du vers, καὶ Στρατονίκην forment un dactyle + un spondée : il s’agit bien ici d’un composé en -νικος : non pas « Victoire de l’armée », comme le traduit H. van Daele dans la note ad loc. de l’édition de la CUF, mais plutôt « Victorieuse par son armée », comme le contexte d’ailleurs le laisse supposer, avec la parodie des noms glorieux (cf. dans les Acharniens, 595, Στρατωνίδης « Sire-de-l’armée »).
·
Ammann, A.N., -ΙΚΟΣ bei Platon, Thèse de Berne, Fribourg, 1953.
·
Bechtel, F., HPN = F. Bechtel, Die historischen Personennamen des Griechischen bis zur Kaiserzeit, Halle, 1917 (réimp. 1964).
·
Chantraine, P., « Finales mycéniennes en -iko », Proceedings…, Cambridge, 1966, p. 161-179.
·
—, Études sur le vocabulaire grec, Paris, 1956, p. 97-171.
·
Dittenberger, W., Hermes 41, 1906, p. 78-102 ; 161-195 ; 42, 1907, p. 1-34 ; 161-234.
·
Frazer, P.M., Matthews, E., A lexicon of Greek personal names, Oxford, 1995-.
·
Masson, O., Onomastica Graeca Selecta, sd, Nanterre, [1990], éd. C. Dobias-Lalou et L. Dubois (2 volumes ; un troisième volume a paru chez Droz, 2000).
·
Mulliez, D., index prosopographique de sa thèse : Recherches sur les actes d’affranchissement delphiques – corpus des textes –, Paris I, 1994, volume IV « index, tables et planches ».
·
Robert, J. et L., Bulletin Épigraphique de la REG, passim (et Index du Bulletin épigraphique).
[1]
Nous avons pris d’abord pour base la liste donnée par F. Bechtel,
Die historischen Personnennamen des Griechischen bis zur Kaiserzeit, Halle, 1917, réimp. Hildesheim, 1964 (nous abrégerons par
HPN).
[2]
Ce composé qui s’insère dans l’ample série des composés dont le premier terme est tiré de
λᾱός (cf. aussi en second terme -
λᾱς) assure (comme l’indique Bechtel,
HPN, p. 335) l’ancienneté du neutre simple
νῖκος, bien qu’il ne soit pas attesté avant la
Septante.
[3]
Rien n’indique pour ce nom s’il s’agit d’un second terme formé sur
τὸ νῖκος ou sur
τὸ νεῖκος (qui a fourni le nom du héros Polynice, dans l’interprétation péjorative qui prévaut, notamment dans les
Sept contre Thèbes d’Eschyle où il s’oppose à son frère « positif » Étéocle).
[4]
La graphie -
νεικ- est une faute banale qu’expliquent la prononciation de
ei comme
i ainsi que la confusion qui s’en est suivie avec la famille de
neikos.
[5]
Voir E. Ruedi,
Vom Ἑλλανοδίκας zum ἀλλαντοπώλης, Zurich, 1954.
[6]
Cf.
HPN, p. 75.
[7]
Évidemment, en dehors des emplois en poésie, la quantité de l’iota ne peut être que supputée ; mais on verra
infra qu’il y a des documents où la métrique est décisive.
[8]
L’adjectif
ἁρμονικός est attesté depuis le IV
e siècle. Sur sa formation à partir de
ἁρμονία, voir Chantraine,
Études, p. 131 et 136.
[9]
Sur le recul de l’accent dans les anthroponymes, voir J. Vendryes,
Traité d’accentuation grecque, § 185, p. 153-154.
[10]
Dans l’
Iliade, (5, 59-60), la victime de Mérion s’appelle
Φέρεκλος, et c’est le fils de
Τέκτων (« Charpentier »), lui-même
Ἁρμονίδης (« Fils d’Ajusteur »). La note
ad loc. dans l’édition des Belles Lettres traduit ainsi, justement, Tectôn et Harmôn.
[11]
Cf. P. Chantraine, « Finales mycéniennes en -
iko »,
Proceedings…, Cambridge, 1966, p. 161. Chantraine rappelle que, selon E. Locker (
Glotta, 22, 1934, p. 95, les anthroponymes en -
κος sont généralement interpétés comme des hypocoristiques issus de composés (ainsi
Δέξικος serait l’abréviatif de
Δέξιππος), mais
Παιδικός serait, selon Bechtel, un véritable dérivé en -
ικός. Ce n’est, selon Chantraine, que dans le grec tardif que les anthropnymes en -
ικός, « indiquant notamment une aptitude », sont fréquents.
[12]
Cf.
HPN, p. 469.
[13]
Cf.
HPN, p. 302. Le dictionnaire Bailly cite un
Μειδών, -
ῶνος, anthroponyme attesté dans l’
Anthologie gr. 6, 152. Dans l’édition Beckby (utilisée par le
TLG), le mot est accentué
Μείδων, ce qui nous semble plus exact.