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Revue des sciences philosophiques et théologiques

2001/1 (TOME 85)

  • Pages : 216
  • DOI : 10.3917/rspt.851.0205
  • Éditeur : Vrin


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ANGELICUM. 76 (1999) 4.Kaczyński E. La « nuova morale » della Chiesa. (La propettiva della Veritatis Splendor). (Veritatis Splendor présente la nouvelle morale chrétienne fondée sur un personnalisme intégral : Dieu conçu comme Bien suprême et Fin ultime, le message de Vérité et de Liberté du Christ, l’Église comme communio personarum, l’unité de la vie chrétienne qui exige une formation intégrale) p. 501-528. — Neckebrouck V. Inculturation et changement socio-culturel : options missiologiques et critères d’humanité. (Présupposés anthropologiques du débat sur l’inculturation opposant « convergistes » et « différenciationistes ») p. 529-582. — Fox J. Introductory Thoughts about Public Ecclesiastical Juridical Persons and their Civilly Incorporated Apostolates. (Concept de personne juridique publique dans le Code de Droit Canonique. Le droit civil aux États Unis et les apostolats qui sont confiés à de telles entités [écoles, universités, hôpitaux...] p. 583-613. — Krapiec M. A. Il teatro come modo di vita dell’uomo. (Tout homme dans sa propre vie interprète un rôle qui lui est tout particulièrement attribué, assigné par l’idée que Dieu a de sa personne. Le caractère sémiotique de toutes les œuvres et de toute la culture humaine. L’homme comme signe personnel, s’interprétant lui-même, se créant lui-même par ses choix) p. 615-625. = 77 (2000) 1.Bandera A. El milenio. (Les « mille ans » d’Ap 20 comme temps où les persécutions ont cessé pour les chrétients, qui passent ainsi de la mort à la vie.) p. 3-42. — Krapiec A. Towards an Integral Anthropology. (En examinant de près le plan de la Somme, l’A. cherche les principes d’une compréhension ultime du sens de l’existence humaine : contexte intelligible de l’existence humaine [prima pars]; structure dynamique de la nature humaine [prima secundae]; développement moral de la personne humaine (secunda secundae); accomplissement du désir naturel de l’homme [tertia pars] p. 43-64. — Caparello A. De Divinis nominibus : aspetti lessicographici e il vocabolario Albertino. (Nouveautés introduites dans le latin d’Albert pour l’interprétation du mot « harmonia » chez le Pseudo Denys : verbes, noms, adjectifs utiles pour définir le concept de proportion et de mesure, et développements doctrinaux qu’a permis cette recherche) p. 65-98. — Seidl H. L’importanza della dottrina di s. Tommaso d’Aquino sull’anima umana e Dio come sostanze. (Problèmes soulevés par la désignation chez T. d’A. 1) de l’âme et du corps par le même terme de “substance” : l’être de l’âme est l’acte même d’être en son essence, l’être du corps est puissance, l’être humain est l’acte même d’être comme existant dans la matière; 2) de Dieu comme substance : il ne l’est pas comme une substance parmi d’autres du même genre, mais comme cause première, premier analogué des substances de tout genre. Ainsi, tous ses attributs sont prédiqués de Dieu, substantialiter, per analogiam.) p. 99-124. — Pietrosanti R. Tra Anselmo e Tommaso : due concezioni di Dio. Id quo maius cogitari nequit ed Ipsum Esse Subsistens a confronto. (Reprise critique des diverses objections à l’argument dit “ontologique” d’Anselme. On peut en ajouter une nouvelle, en montrant ce que la notion anselmienne a de contradictoire à partir de l’antinomie tout-puissance mise en lumière par G. Cantor.) p. 125-164.Barrett R. J. The Pitfalls of the Imprimatur : a Gloss on Canon 827 § 2. (Après avoir étudié le canon 752 sur la manière dont les fidèles doivent répondre à l’exercice du magistère ordinaire des évêques, l’A. traite de l’approbation des livres qui fait l’objet du canon 827 § 2, et tire les leçons d’un cas de retrait d’imprimatur dans un diocèse anglais) p. 165-202.

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ANTONIANUM. 75 (2000) 3.Volgger D. Heilige, kanonische Schriften. (La constitution progressive des Écritures canoniques au sein du judaïsme d’abord limité aux traditions orales s’éclaire par les contacts avec la culture hellénisque ambiante qui, notamment à Alexandrie, ont suscité le souci de faire connaître la foi juive et aussi de l’affermir face au paganisme) p. 429-459. — Uribe F. La natura nei Sermones di S. Antonio. (Relevé des études récentes sur les sermons de S. Antoine de Padoue évoquant la faune [cerf, aigle, colombe, âne, etc.] avec son symbolisme) p. 461-480. — Paolazzi C. Gli « Scritti » tra Francesco e i suoi scrivani : un nodo da sciogliere. (L’examen des écrits de S. François d’Assise manifeste, plutôt que leur mise en forme par des secrétaires sur indication orale comme l’expose Esser, qu’ils sont pour l’essentiel de la plume de François fort probablement latiniste) p. 481-497. — Jaeger D. M. Erezione di circoscrizioni ecclesiastiche orientali in territori a popolazione cattolica prevalentemente di rito latino : considerazioni canoniche e presupposti ecclesiologici. (Selon les textes de Vatican II et du Code oriental, les communautés chrétiennes dans les régions de l’Est ne requièrent pas, sauf difficultés particulières, de disposer, pour célébrer leur rite pascal, d’installations propres; la réciprocité est de règle pour le rite oriental en Occident) p. 499-521. — Mertens B. Franciscans and Parochial Ministry Past and Present. Aspects of a Debated Question. (Les problèmes posés, pour la vie franciscaine, par l’engagement dans le ministère paroissial hier et à présent; diversité des réponses selon les différentes sociétés) p. 523-554.

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ARCH. DE PHILOS. 63 (2000) 2. — Ladrière J. L’ultime du savoir et la rencontre de l’Ultime. Religion et sciences. (Visée de l’ultime dans la science et rencontre de l’Ultime dans la religion ont des affinités, plus que la considération du « corps des propositions scientifiquement établies » ne le laisse penser) p. 183-194. — Dastur F. Le « dieu extrême » de la phénoménologie. Husserl et Heidegger (Husserl attribue à Dieu l’intuitus derivatus, alors que Heidegger annonce la survenance énigmatique du « dieu ultime » dans « l’espace abyssal de l’être lui-même ») p. 195-204. — Lardic J.-M. La vérité dialectique de la religion. (La philosophie de la religion comprend la religion comme réconciliation de l’Esprit avec le temps, le monde actuel et l’esprit dans l’histoire) p. 205-216. — Laux H. La raison mystique. (L’objet de la raison mystique est la constitution d’une parole libre, et sa modalité est le secret engendrement de cette parole) p. 217-227. — Greisch J. La religion et les religions. (Entre le concept de religion et la pluralité irréductible des religions. Originalité et actualité de la philosophie de la religion de Schleiermacher) p. 229-246. — Notes. Lécrivain P. Faire de l’histoire et de la théologie avec Michel de Certeau (1925-1986). (Contexte et sens de l’œuvre de Michel de Certeau) p. 249-253. — Calvez J.-Y. Philosophie et religion chez Gaston Fessard (1897-1978). (Bases philosophiques, impact théologique [christologique et ecclésial] de la pensée de Gaston Fessard) p. 255-262. — Petitdemange G. Les obscurs chemins du désir. Sur la philosophie de Georges Morel. (Pour sortir de l’ostracisme : la pensée de Dieu chez G. Morel implique un combat avec l’anthropocentrisme et une forte discussion avec le christianisme) p. 263-271. — Chalier C. Sur la philosophie d’Emmanuel Levinas. (Une philosophie intempestive fondée sur une orientation vers l’autre : responsabilité à laquelle on ne peut se dérober) p. 273-277. — Pareydt L. Paul Ricœur. Comprendre ce que l’on croit et agir où l’on est. (Ricœur, philosophe et croyant : ses lieux majeurs sont les Écritures, l’identité croyante, le témoignage, les autres) p. 279-284. = 63 (2000) 3.Zarka Y. C. Politique et fiction. (La fiction comme leurre et la fiction comme récit sont au cœur du politique; il y a des rapports multiples entre le réel et le fictif. On distingue des strates d’action de la fiction, puis on étudie son fonctionnement dans l’art de gouverner) p. 373-390. — Michaud Y. Identité et politique. Réflexions sur les projections humaines. L’identité individuelle et collective en politique) p. 391-403. — Weinstock D. Démocratie et délibération. (Le libéralisme ne peut fonder rationnellement les normes de la justice sociale; la délibération prônée n’y suffit pas) p. 405-421. — Lejbowicz A. Le droit international et la guerre aujourd’hui. (Les formes modernes de guerre ont fait disparaître ce concept du droit international, et toutes sortes de confusions en résultent; la justice, le dépassement de la souveraineté étatique ne peuvent être honorées; propositions constructives) p. 423-443. — Karsenti B. Le problème des sciences humaines. Comte, Durkheim, Lévi-Strauss. (L’homme des sciences humaines ne représente que l’espace d’un problème, et il faut étudier la façon dont les approches de l’anthropologie, de la sociologie et de la psychologie se sont articulées, du positivisme à nos jours) p. 445-465. Études. Romano C. La liberté sartrienne, ou le rêve dAdam. (Quelque chose de décisif est-il en jeu dans la filiation chrétienne de la liberté et l’analogie entre le Dieu de Descartes et le « Pour-soi » ? Que signifie soustraire un concept à son contexte originel ?) p. 467-493. — Guibal F. Histoire, raison, action. La question du droit dans la pensée d’E. Weil. (Weil repose la question aristotélicienne du « juste de nature », non fixation essentialiste, mais pour faire du droit une instance de jugement raisonnable) p. 495-513.

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ARCH. DE SC. SOC. DES REL. 45 (2000) N° 110. — Dialmy A. L’islamisme marocain : entre révolution et intégration. (L’islamisme marocain ne peut accéder à son intégration politique qu’en devenant une association culturelle légaliste, stratégie que n’adoptent pas toutes ses composantes) p. 5-27. = 45 (2000) N° 111.Lautman F. Des formes sensibles de la religion. (Présentation du dossier sur les formes sensibles de la religion, résultant pour la plupart de la journée de l’Association française de sociologie religieuse de juin 1996) p. 5-6. — Julliard A. Quand Dieu souffle. Vent, respiration et notion de personne chez les Diola-Adiamat (Guinée-Bissau). (Le vent qu’émet Emitay est une expression par laquelle Dieu entre en relations avec l’homme, tant d’un point de vue personnel, par le souffle biologique, que d’un point de vue collectif, par les épidémies apportées par le vent) p. 7-24. — Andezian S. Dire la transe en islam mystique de l’expérience au langage autorisé. (En Islam, la religion des textes et l’expérience religieuse sont mises en relation dialectique grâce au langage coranique) p. 25-40. — Bégot A.-C. Les mutations de la représentation du divin au sein d’un groupe à vocation thérapeutique. Le cas de l’antoinisme. (L’antoinisme s’est constitué en deux phases, d’abord par le Père puis par la Mère. La reconnaissance de ces deux héritages par les antoinistes français les conduit à adopter des pratiques thérapeutiques et cultuelles, ainsi que des représentations du divin, distinctes de celles de leurs homologues belges) p. 41-55. — Saint-Martin I. “Catéchisme en images”, une pédagogie par le sensible ? (Les catéchismes en images, particulièrement en vogue entre 1860 et 1930, ont une vocation mnémonique de manière à favoriser non seulement la mémorisation, mais encore l’actualisation, et l’appropriation de la tradition) p. 57-78. — Hérault L. Mais qu’est-ce qu’ils apprennent au “caté” (1) ? (Approche du catéchisme en termes d’apprentissage de compétences) p. 79-93. — Lautman F. Le Sensible incontournable. Rites et refus du ritualisme au sein de l’Église Réformée. (Le sensible a sa place dans le culte réformé, et fait même l’objet de débat) p. 95-110. — Albert J.-P. Des lieux où souffle l’esprit. (Examen de la place et de la fonction des lieux saints dans le catholicisme en fonction de la perception cognitive des anomalies, de la réification de la foi, et du caractère prophétique de certains lieux) p. 111-123. —Piette A. Des formes ordinaires de la vie religieuse. Entre anthropologie et ethnologie. (Critique des modalités d’observation du fait religieux en sciences sociales, et proposition d’une approche différente à partir de la compétence interactionnelle et des limites de la rationalité) p. 125-133. — David B. L’échange verbal entre les morts et les vivants en Chine. La médiation rituelle de la Manmaipo, « la femme-qui-interroge-le riz » (I). (Le rituel de l’intervention médiumnique de la femme qui interroge le riz dans le Guangdong est resitué dans le contexte des changements économiques dus au réformes de décollectivisation de la fin des années 1970) p. 135-148. — Wadbled M. Même les esprits s’acculturent. Les Thánh Thãn (1) dans la migration. (Transformation, en situation migratoire, du culte de possession des Saintes Mères et des génies des Quatre Palais) p. 149-177.

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ARCHIV. FRANCISC. HISTOR. 92 (1999) 3-4. — Traver A. G. The Reportatio of St. Bonaventure’s disputed question De mendicitate. (Il n’y a pas de variantes substantielles entre les trois traditions manuscrites qui ont transmis, en y ajoutant des commentaires de Guillaume de Saint-Amour, la Disputatio de mendicitate de 1255) p. 287-298. — Murano G. Postille perdute e problemi d’autenticità (Nicola di Gorran, OP e Guglielmo di Melitona, OMin). (À partir des documents commerciaux du moyen âge sur la reproduction et diffusion des écrits, c’est bien au dominicain Nicolas de Gorran qu’il faut attribuer le commentaire de l’Ecclésiastique qui a circulé sou le nom du franciscain Guillaume de Melitona) p. 299-327) p. 299-327. — Gain B. Ange Clareno († 1337) lecteur et traducteur de S. Basile. (Que le franciscain Pierre de Fossombrone, dit Angelo Clareno, soit bien le traducteur des écrits de S. Basile, n’est plus une probabilité, mais une certitude) p. 329-350. — Lemaitre J.-L. Le Martyrologe retrouvé des Cordeliers de Limoges. (Présentation, édition et commentaire de cet Obituaire) p. 351-394. — D’Andrea G. F. La Biblioteca del convento di S. Angelo del Palco di Nola. (Inventaire de la bibliothèque de ce couvent napolitain fondé avant 1436, où 40 ouvrages sont notés comme disparus) p. 395-412.

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BIBLICA. 80 (1999) 3. — Commentationes. Luzarraga J. El Benedictus (Lc 1,68-79) a través del arameo. (L’A. propose la première traduction du Benedictus en araméen et en infère quelques hypothèses sur le substrat du texte g) p. 305-359. — Goldberg J. Two Assyrian Campaigns against Hezekiah and Later Eight Century Bibilical Chronology. (En distinguant deux invasions, l’une en 712 limitée, l’autre en 701 désastreuse, on obtient une chronologie beaucoup plus satisfaisante de la fin du viiie s.) p. 360-390. — Animadversiones. Hurowitz V. A. Nursling, Advisor, Architect ? ךומא and the Role of Wisdom in Proverbs 8,22-31. (La traduction par Nourrisson s’impose par sa cohérence avec les autres désignations de la Sagesse dans ce livre) p. 391-400. — Kilgallen J. J. Jesus’ First Trial : Messiah and Son of God (Luke 22,66-71). (À dessein Luc sépare ici les deux titres, le verset, 2,31 devant servir à interpréter 22,70) p. 401-414. — Mrozek A. & Votto S. The Motif of the Sleeping Divinity. (Les parallèles au Dieu qui dort [1 R 18,27 et Ps 44, 25] se trouvent dans Atrahasis I et Enuma Elish.) p. 415-419. = 80 (1999) 4.Meier J. P. The Present state of the « Third Quest » for the Historical Jesus : Loss and gain. (Évaluation critique du « Jesus Seminar » tenu à Sonoma [Californie] par J. D. Crossan et R. W. Funk. Malgré d’évidentes limites [trop grande confiance dans les écrits gnostiques], il a le mérite d’avoir été international et œcuménique, avec des participants juifs, d’avoir examiné la fiabilité des sources, présenté une vue plus juste du judaïsme du temps, intégré les données archéologiques, philologiques, sociologiques, clarifié les critères d’historicité, réévalué la tradition des miracles et le judaïsme de Jésus. La méthode historico-critique, trop dévaluée aujourd’hui, se révèle très fructueuse) p. 459-487. — Liverani M. Nuovi sviluppi nello studio della storia dell’Israele biblico. (D’abord auto-référentielle et littéraire, l’histoire d’Israël est devenue multidisciplinaire [sous l’influence de la nouvelle histoire] tandis que l’archéologie de la protohistoire joue désormais un rôle décisif. L’historicité des patriarches, de l’exode, des juges, et même de la monarchie davidico-salomonienne n’est plus tenable. La tâche historique demeure même si le climat post-moderne ne lui est plus favorable [bibliographie exclusivement anglophone]) p. 488-505. — Rösel M. Wie einer vom Propheten zum Verführer wurde. Tradition und Rezeption der Bileamgestalt. (Premier prophète biblique, Balaam [Nb 22-24] est un étranger, ce qui explique sa réception négative dans les textes post-exiliques [Nb 31,16; Dt 23,4-6; Jos 13,22; 24; 9-10; Ne 13,2]. Illustre comment la méthode de la réception peut devenir un instrument important en exégèse) p. 506-524. — Animadversiones. Lambrecht J. Abraham and His Offspring. A Comparison of Galatians 5,1 with 3,13. (Commentaire christologique) p. 525-536. — Plevnik J. 1 Thessalonians : The Bringing in of the Lord or the Bringing in of the Faithful ? (Ce verset dit clairement que les chrétiens seront pris dans le Christ, ils ne reviennent pas sur terre. Peterson et ceux qui le suivent [Holtz, Luedemann, Merklein] se sont trompés en voyant ici le modèle de la parousie du roi dans une cité grecque) p. 537-546. — Paffenroth K. Jesus as Anointed and Healing Son of David in the Gospel of Matthew. (A la différence de Mc, pour Mt seul Jésus est oint, une seule fois, et il est le seul à guérir [Mt transforme ainsi les exorcismes relatés par Mc]. But : souligner qu’oint comme son père David [« fils de David »] est un titre qu’il fait prévaloir; il est, comme guérisseur, plus que lui) p. 547-554. — Ausloos H. Exod 23,20-33 and the « War of YHWH ». (S’agissant de la guerre de Yahweh, la source d’Ex 23,20-33 diffère de celle d’Ex 14, Jos 10, Jg 4 et 1 S 7) p. 555-563.

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BIJDRAGEN. 61 (2000) 2. — Van Sluis J. Cartesian physics in two unknown disputations by Pierre Bayle. (Compte rendu de deux « disputations » jusque là inconnues, patronnées par P . Bayle à Rotterdam entre 1681 et 1693 et portant sur la Physique de Descartes) p. 123-135. — Commandeur P. Tijd en eeuwigheid bij Meester Eckhart. (Comment s’articulent le temps et l’éternité ? S’appuyant sur la pensée de Maître Eckhart, l’A. cherche la solution dans l’unité entre Dieu et l’homme, réalisée par la Création et l’Incarnation. La fameuse thèse de l’humanisation de Dieu en vue de la divinisation de l’homme aide à surmonter la difficulté) p. 136-151. — Veldhuis H. De hermeneutische betekenis van de supralapsarische christologie van Johannes Duns Scotus. (L’A. soutient la position de Duns Scot sur les motifs de l’Incarnation : Dieu ne s’est pas incarné en Jésus à cause du péché de celui-ci, mais par pure libéralité d’amour [supralapsisme]. Implications herméneutiques de cette thèse) p. 152-174. — Tinnevelt R. Resonantie en herkenning. Walzers minimale moraal. Walzer’s Minimal Morality. (Étude critique de la distinction originale de M. Walzer entre « gros » et « mince » appliquée à la morale [1994]. En référence à Rawls et Habermas, l’A. estime que W. ne cesse de confondre éthique et morale) p. 175-200.

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BULL. DE LA SOC. FRANÇ. DE PHIL. 93 (1999) 1. — Séance du 21 novembre 1998 : Y a-t-il place, aujourd’hui, pour une philosophie de la nature ? Exposé : Bertrand Saint-Sernin. (Différents types de philosophie de la nature [Newton, Whitehead, Cournot]; les conditions actuelles de la pensée et de l’action [biotechnologie] rendent utile l’entreprise d’une philosophie de la nature). Discussion : Barreau H., Beyssade J.-M., Bourgeois B., Bloch O., Jacques F., Kintzer C., quillet J., Saint-Girons B., Souriau A., trotignin P., p. 3-46.

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CAH. INTERN. DE SOCIOL. 108 (2000) 1. —Sociologies inactuelles, sociologies actuelles ? — Wieviorka M. Sociologie postclassique ou déclin de la sociologie ? (L’hypothèse du sujet, qui fait son retour suite aux débats de la post-modernité, apporte une perspective nouvelle, ou renouvelée, qu’il s’agisse de s’intéresser au sujet corporel, aux conditions de l’aggiornamento des institutions, aux mouvements sociaux, ou bien encore à la violence et aux conduites définies par l’oppression, le rejet, la difficulté de construire son existence, de produire ses propres choix) p. 5-35. — Montero Casassus C. Crépuscule ou renouveau de la sociologie : un débat chilien. (Quelle est la portée des débats traversant la sociologie contemporaine dans les pays en voie de développement ? Les sociologues chiliens sont divisés sur l’avenir de leur discipline) p. 37-56. — Steiner P. Marx et la sociologie économique. (L’œuvre de Marx n’appartient pas historiquement et méthodologiquement au domaine sociologique, apparu après sa mort, alors même que son analyse de l’exploitation est un magnifique travail situé au croisement de la sociologie et de l’économie) p. 57-77. — Letonturier É. Gabriel Tarde, sociologue de la communication et des réseaux. (L’œuvre de Tarde se présente comme une contribution originale à l’émergence de la notion de réseau. Celle-ci procède d’une conception graphique du réel et se définit comme une forme d’organisation dont Tarde expose successivement les caractéristiques dans son système monadologique, dans sa philosophie de l’histoire et dans sa logique des idées et des inventions) p. 79-102. — Demailly L. Les modes d’existence des techniques du social. (Explore la nature des « techniques du social », gérer, évaluer, transmettre, communiquer, manager, etc., ensembles d’outils et de savoirs pour l’action, construits en partie par des producteurs spécifiques, mais aussi par les praticiens eux-mêmes et par des sciences sociales spécialisées) p. 103-124. — Moulin P. Les soins palliatifs en France : un mouvement paradoxal de médicalisation du mourir contemporain. (Segment contestataire de la biomédecine moderne, le mouvement des soins palliatifs constitue actuellement un « paradigme global » de prise en charge du mourir, de la mort et du deuil, proposant simultanément une approche holistique du malade, un modèle d’organisation des soins, une éthique alternative et un projet politique dont l’ensemble fusionne en une synthèse inédite) p. 125-159. — Faure S. Dire et (d’)écrire les pratiques de danse. Opposition entre pratiques discursives et non discursives (En rendant compte des manières de dire et de décrire les pratiques de danse, l’A. en vient à mettre en question la pertinence de ces oppositions, en montrant que des pratiques langagières participent de l’incorporation des savoirs et savoir-faire du danseur. ) p. 161-178. — Études critiques. Gaulejac V. de. À propos d’un paysan polonais… un nommé Wladek Wiszniewski. (À propos de la parution en français d’un récit d’un paysan polonais, recueilli par Thomas et Znaniecki en 1919 à Chicago et popularisé en France par D. Bertaux) p. 179-186. — Joignant A. Agent, structure et cognition. Questions de recherche à partir de la sociologie de Pierre Bourdieu et Anthony Giddens, p. 187-196.

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CIENCIA TOMISTA. 127 (2000) 1. — García Cordero M. El mesianismo en los salmos. (L’idéalisation du messianisme vétérotestamentaire part de l’origine davidique pour se tourner vers l’eschatologie en se centrant sur l’élection; analyse des Ps. 45, 72, 87, 110) p. 5-58. — Díez Merino L. La numerología en el Apocalipsis : un principio de hermenéutica. (La structure numérique de l’Ap, le symbolisme des nombres utilisés et les essais d’élucidation par les exégètes) p. 59-98. — Vicente-Burgoa L. ¿Abstracción formal o separación ? Desde Tomás de Aquino a Cayetano. (La distinction chez Thomas d’Aquin entre abstraction et séparation en métaphysique; aperçu historique du débat; essai d’élucidation) p. 99-134. — Callejo de Paz R. El “favor matrimonii” (c. 1060) : aspectos a revisar. (Explicite le souci du canon 1060 du droit canon concernant les cas douteux à résoudre en faveur du mariage à protéger et non pas d’abord en faveur du droit) p. 135-159. — Artola J. M. Ética y religión en el pensamiento de Kant. (Pour Kant l’impérative universalisation de la règle éthique, en tendant vers l’idéal du bonheur pour tous, s’enracine dans la doctrine chrétienne) p. 161-171.

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COLLECT. CISTERCIENSIA. 62 (2000) 2.Arnáiz y B.arón R. (†) « Dieu et mon âme ». Le dernier cahier (février 1937 – avril 1938). (Ultime carnet spirituel de Raphaël Arnáiz y Barón [1911-1938], moine cistercien sous le nom de fr. Marie-Raphaël; béatifié le 27 sept. 1992) p. 101-153. — Tímár Á. Comment l’impulsion cistercienne des origines concernant la pauvreté, le silence, et la séparation du monde peut-elle se vivre aujourd’hui ? (L’A. est cistercienne de l’abbaye de Kismaros, en Hongrie) p. 154-172. — Bianchi E. L’esprit Saint dans la vie monastique. (L’A. est abbé du monastère de Bose, à Magnano, Italie) p. 173-186. — Bourguet D. Théologie et prière. (L’A. est pasteur de l’Église réformée de France) p. 187-192. — Vogüé A. De. Du nouveau sur les Dialogues de saint Grégoire ? (Les travaux de l’historien anglais Francis Clark ne peuvent mettre en cause l’authenticité des Dialogues de S. Grégoire le Grand) p. 193-198.

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COMMUNIO. 25 (2000) 4. Musique et liturgie. — Hameline J.-Y. Fragment d’une histoire moderne du chant d’Église. (Depuis le xixe s. on constate, à plusieurs niveaux de la liturgie, des directives contradictoires dans la recherche d’un difficile équilibre entre qualité esthétique et résonance populaire chez les fidèles) p. 24-33. — Armogathe J.-R. Les normes générales de la musique sacrée. (Dans les débats parfois virulents autour du chant liturgique, on ne peut faire l’économie des textes normatifs du magistère. Histoire contrastée où l’on peut reconnaître quelques lignes de force : participation de l’assemblée, qualité artistique de la musique, fonction catéchétique des textes) p. 34-50. — Dobszay L. Musique liturgique et tradition populaire. (Depuis Vatican II, les évêques hongrois ont tenté de constituer un nouveau répertoire liturgique emprunté à la « tradition populaire », en fait : à l’héritage baroque d’Europe Centrale. Fausse réforme, qui pose la question de l’impact de la musique populaire sur la musique liturgique . Enquête historique et analyse des adaptations contemporaines) p. 51-65. — Lustiger J.-M. Adresse au Symposium des amis de l’orgue. (L’organiste doit respecter et favoriser la construction de « l’ensemble de l’acte liturgique » comme un tout se déroulant dans un temps donné. L’écoute de grandes œuvres musicales, elles-mêmes construites dans le temps, permet d’en percevoir le sens. Repenser le rôle des musiciens comme serviteurs de la liturgie) p. 66-70. — Dieuaide J.-M. Le répertoire musical des assemblées : un instrument du mémorial. (« Outil à chanter », le répertoire conscient d’une assemblée est fondé sur la liturgie et l’art musical, instrument véhicule d’une mémoire. L’élaboration du répertoire appelle de la part du responsable une pédagogie souple, capable d’accorder les moyens de l’assemblée au rythme du temps liturgique) p. 71-77. — Longeat J.-P. Musique liturgique et contemplation. (Mettant en jeu l’homme tout entier avec ses moyens d’expression, la musique liturgique doit orienter vers la contemplation. Le chant en est la forme la plus haute : musique du verbe, la psalmodie prépare le cœur à l’écoute de la Parole, pour aboutir au silence de la contemplation) p. 78-92. — Harada D. La contemplation et la musique. (Témoignage d’un membre des Fraternités de Jérusalem, de nationalité japonaise et musicien) p. 93-96. — Balthsar H. U. von « Ce que je dois à Goethe ». (Dans un discours de 1987 à Innsbruck, l’A. évoque l’instrument déterminant qu’il doit à Goethe et qui est au principe de toute son œuvre : la capacité de saisir la « figure » [Gestalt] vivante et synthétique des choses, à partir de laquelle il a construit sa propre théologie non comme une science, mais comme « l’encerclement incessant du mystère insondable ») p. 97-102. — Puskás L. To be or not to be. (Témoignage sans concession sur les difficultés des Églises orientales gréco-catholiques. Appel à une réflexion ecclésiologique sur les voies de l’unité, qui tienne compte des traditions respectives, et de la foi vécue jusqu’au martyre, de toutes les Églises, catholiques comme orthodoxes) p. 103-121. = 25 (2000) 5. Justice et tempérance — Boulnois O. La fin des vertus. (La grâce n’abolit pas la morale. Il serait paradoxal que le christianisme oublie les vertus au moment où le monde, le nôtre, en découvre le bien-fondé) p. 5-10. — Ouellet M. La justice de l’Alliance. (Comme dans l’âme en harmonie les passions sont soumises à la raison, la justice de l’Alliance propose un nouvel équilibre entre justice et miséricorde : l’amour fidèle du Dieu sauveur se révèle en donnant au monde son Fils, le juste exemplaire) p. 11-24. — Béthouart B. Justice pour les travailleurs. Le syndicalisme chrétien en Europe. (Ce que plusieurs encycliques ont rappelé depuis Rerum Novarum en 1891, l’histoire du syndicalisme en Europe le montre de manière diversifiée, selon les pays et les situations économiques ou sociales) p. 25-37. — Duchesne J. Bienheureux Jacques Fesch ? Une provocation bienvenue. (Meurtrier, converti en prison avant d’être guillotiné en 1957, Jacques Fesch met en relief la contradiction entre plusieurs formes de justice. S’il était béatifié par Rome, son cas serait sans exemple. Mais peut-on passer de la condamnation humaine, par hypothèse justifiée, à la gratuité de la justification divine ?) p. 39-47. — Machefert H. La vertu du plaisir. (Notre monde schizophrène pratique l’hédonisme et admire l’ascétisme. La tempérance, elle, consiste à orienter le plaisir, bien subjectif, vers le bien objectif; elle constitue une manière d’assumer positivement nos limites) p. 49-60. — Les Clarisses d’Eindhoven : Mourir à soi-même. (Au-delà d’une sérénité que l’homme peut atteindre par ses propres forces, la tempérance franciscaine est sans mesure; elle attend de la contemplation le repos en Dieu se révélant lui-même, à qui elle se donne totalement dans le silence de l’esprit) p. 61-67. — Lehmann K. Libres dans la foi. (Avec une sérénité clairvoyante, l’A. pèse les acquis d’un « consensus différencié » [après la Déclaration commune sur la justification], sans minimiser les questions qu’il laisse ouvertes. Il en tire la signification œcuménique, demandant aux deux Églises de proposer de manière renouvelée, aux hommes d’aujourd’hui, le message de la justification) p. 71-80. — Cazelles H. Dieu sauveur et créateur de l’univers. (Depuis la vie du peuple élu au milieu des nations jusqu’à la glorification de Jésus, fondateur de l’Église, l’Écriture témoigne que le salut de l’univers dépend de l’action de Dieu dans l’histoire – histoire tourmentée où les relations de l’Église et du monde demeurent toujours problématiques) p. 81-95. — Borrmans M. Les évaluations en conflit autour de Nostra Aetate. (Il importe d’étudier l’élaboration progressive de la Déclaration conciliaire Nostra Aetate [15 octobre 1965], qui ouvrit la mission de l’Église, sacrement universel du salut, au dialogue interreligieux, fondé sur une approche renouvelée mais exigeante de la théologie des religions) p. 96-123. = 25 (2000) 6. Fides et ratio — Tilliette X. L’encyclique du siècle à venir. (Cette encyclique porte la trace de multiples influences : encouragement donné au travail philosophique et théologique; souci d’assurer à la fois l’héritage thomiste et toute la riche diversité de la philosophie chrétienne contemporaine; appel et signe vers le Christ, étoile de la Révélation) p. 5-12. — Brague R. Angoisse de la raison (Fides et Ratio). (Face au présent malaise de la rationalité, le pape trace l’histoire d’une pathologie. Contre le désarroi, le christianisme soutient fermement la raison, spécialement contre les nihilismes qui abandonnent les idées de raison et de vérité. L’amour de la vie est inséparable de celui de la vérité) p. 13-24. — Scola A. Liberté humaine et vérité selon l’encyclique Foi et Raison. L’Encyclique Foi et Raison : début ou fin ? (L’encyclique est une ouverture, un appel lancé à la raison aux prises avec ses propres difficultés, minée qu’elle est par sa défiance à l’égard d’elle-même. Il faut aller de la vérité comme événement à une théorie sacramentelle de l’action) p. 25-39. — Cessario R. Ce que les anges voient au crépuscule. (À partir d’une image que S. Thomas reçoit de S. Augustin, l’encyclique rappelle que les chrétiens, tout en adhérant à un enseignement révélé, se doivent de rechercher l’être des choses dans leur nature propre) p. 41-51. — Henrici P. L’innommé. Maurice Blondel dans l’Encyclique Fides et Ratio. (En insistant sur le problème du sens de la vie, auquel elle répond ultimement par la personne du Christ, l’encyclique propose une conception en partie nouvelle de la philosophie : une approche qui porte incontestablement la maque de l’influence blondélienne, que l’A. se propose de mesurer) p. 53-66. — Armogathe J.-R. Épouse du Christ et mère des fidèles. À propos de la déclaration Dominus Iesus. (La récente Déclaration Dominus Jesus réaffirme des dogmes fondamentaux sur le Christ et l’Église. Écartant des opinions erronées, elle clarifie les enjeux contemporains de la recherche théologique) p. 67-80. — Henry M. Incarnation. (La vie de notre chair ne se réduit pas l’existence mondaine de notre corps; il importe d’élucider l’origine de notre vie charnelle; on rencontre ainsi l’affirmation du Prologue de Jean : « Le Verbe s’est fait chair ». Cette double interrogation ouvre à une philosophie intégrale de l’Incarnation, à une phénoménologie de la chair du Christ, premier vivant à la racine de toute vie charnelle) p. 81-96. — Bédouelle G. Ruptures ecclésiales et réponses œcuméniques. Le drame d’un millénaire. (Au cours du dernier millénaire, des ruptures se sont élargies et confirmées dans l’Église du Christ; mais, en même temps, des voix n’ont cessé d’appeler à l’unité et à la recherche de la vérité qui unit. Conscients du drame des séparations, il nous faudrait interroger de plus près les artisans de l’unité dans l’histoire) p. 97-112. — Laurent A. L’Église de France et l’islam : histoire d’une rencontre. (Des premières vagues d’immigrés, « étrangers » aux nouvelles générations de « citoyens français », l’islam lance un défi à l’Église qui s’efforce d’adapter la rencontre interreligieuse à une situation qui ne cesse d’évoluer) p. 113-124.

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CRISTIANESIMO NELLA STORIA. 21 (2000) 1.Menozzi D. La professione di fede del « motu proprio » in una prospettiva storica. (Mise en perspective historique de la profession de foi du « motu proprio » Ad tuendam fidem : c’est toujours l’instrument pour démasquer des sujets internes portant des éléments de la modernité redoutée) p. 7-35. — Theobald C. Le développement de la notion des « vérités historiquement et logiquement connexes avec la Révélation », de Vatican I à Vatican II. (Les conciles ne se sont guère intéressés à la notion de « connexité », dont le contenu s’est gonflé pendant la période antimoderniste, sans aucun sens du caractère historique de celle-ci) p. 37-70. — Hünermann P. Die Herausbildung der Lehre von den definitiv zu haltenden Wahrheiten seit dem Zweiten Vatikanischen Konzil. Ein historischer Bericht und eine systematische Reflexion. (L’évolution de la doctrine de 1983 à 1998; elle dépasse l’enseignement des conciles et possède une structure étroitement juridique) p. 71-101. — Ruggieri G. La politica dottrinale della curia romana nel postconcilio. (L’héritage de la mentalité de controverse dans la conception de la vérité chrétienne et de la fonction doctrinale de l’Église, sans tenir compte des acquis de Vatican II) p. 103-131. — Gaudemet J. Regards d’un historien. (Le rapport entre foi et discipline vu à partir de l’histoire et des divers contextes de son évolution) p. 133-144. — Boyle J. P. Ad tuendam fidem on the regula fidei and the papal magisterium. (L’évolution historique de la notion de regula fidei, et la concentration progressive au xixe s. sur le pape comme seul porte-parole de la communauté ecclésiale) p. 145-170. — Melloni A. Definitivua/definitive. (La nouveauté de l’usage récent de ce vocabulaire, et son origine juridique; son introduction sous le couvert d’un texte conciliaire, sans considération du contexte) p. 171-205. — Komonchak J. Authority and Conversion or : the Limits of Authority. (L’objectivité supposée de l’autorité, et la réalité de la nécessité de s’acquérir un crédit, ainsi que d’une double conversion : celle des autorités et celle des fidèles) p. 207-229. — Alberigo G. Difendere la fedo o « disciplinarla » ? (L’attitude disciplinaire tend à se transférer sur le terrain de la doctrine depuis les années 30, en s’engageant sur des matières qui relèvent de l’opinion) p. 231-245.

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DIVINITAS. 41 (1998) 1.Gherardini B. Qui fecit te sine te non te iustificat sine te. (Critique du second volume de la collection « I libri di 30 giorni » s’opposant aux resurgences contemporaines du pélagianisme. Il convient de ne pas sous-évaluer le libre concours de l’homme soutenu par la grâce) p. 3-18. — Barreiro I. Esperienza di Dio e della fede in Dio in S. Tommaso d’Aquino. (Analyse à partir de Thomas d’Aquin des différentes sources [cosmologique, anthropologique, surnaturelle], des dimensions intellectuelle et affective, singulière et universelle, de l’expérience religieuse.) p. 19-48. — Stramare T. Il mistero dell’Epifania. (Exégèse de Mt 2, 1-12; interprétations dans la Tradition patristique, liturgique, chez Jean-Paul II et dans l’art, représentations des mages.) p. 49-61. — Vibrac D. L’amour de Dieu et l’amour de soi à la lumière de l’affirmation thomiste d’un amour naturel de Dieu au-dessus de tout. (Selon P. Rousselot, l’amour naturel de soi est en lui-même d’abord amour de Dieu; le dépassement de cette thèse par S. T. Pinckaers : contestant l’antagonisme moderne entre sujet et objet, il rappelle que l’amour d’amitié est appétit vers le bien honnête, et ainsi c’est le bien en soi qui est cause propre de l’amour et non un intérêt égoïste.) p. 62-77. — Chitarin L. Le discussioni sul filioque al concilio de Ferrara-Firenze (1432-1439). (Débats entre Grecs et Latins sur la prescription du Concile d’Éphèse interdisant de formuler la foi différemment de Nicée) p. 78-96. =43 (2000) 1.Cavalcoli G. M. La misericordia divina negli scritti di S. Teresa di Gesú Bambino. (T. de L., Doctor misericordiae : Nature et manifestations de la miséricorde divine; ses rapports avec la justice; obtenir miséricorde et être soi-même miséricordieux) p. 5-30. — Spiazzi R. Studio e apostolato secondo San Tommaso d’Aquino. (À partir de l’enseignement et de la vie de T. d’A., présentation d’une ascèse de l’étude et du ministère de la Parole) p. 31-53. — Balmaseda Cinquina M. F. Santo Tomás de Aquino primer renacentista. (Thomas d’Aquin a anticipé la Renaissance des xve et xvie siècles) p. 54-71. = 43 (2000) 2. — Lavatori R. Lo Spirito Santo dono eterno del Padre e del Figlio. (L’identité hypostatique de l’Esprit Saint comme don éternel permet de renouveler l’approche oecuménique de la question du Filioque) p. 107-132. — Burton Calkins A. Blessed Dina Bélanger and Priests. (Message transmis par Dina Bélanger [1897-1929], religieuse québecoise de la congrégation de Jésus et Marie, béatifiée en 1993 par Jean-Paul II : le rôle des prêtres et la nécessité de prier et de se sacrifier pour eux) p. 133-154.Berger D. War Karl Rahner Thomist ? Überlegungen anhand der Rahnerschen Gnadenlehre. (Distance entre la théologie rahnérienne de la grâce, ici étudiée des premiers écrits [1938] au Traité fondamental [1976] et la théologie de saint Thomas) p. 155-199.

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EPHEM. LITURG. 114 (2000) 3. De Exorcismis. — Pistoia A. Riti e preghiere di esorcismo : problemi di traduzione. (No tout entier consacré au nouveau Rituel des exorcismes, publié, dans l’original latin, p. 213-226. D’après l’A., sa terminologie pose de délicats problèmes de traduction; il propose quelques orientations prospectives, compte tenu de la diversité des cultures) p. 227-240. — Triacca A. M. Spirto Santo ed esorcismo : in margine al recente Rituale. (Le Rituel rénové met en relief l’actualisation ecclésiale du mode d’agir du Christ Seigneur en la force de son Esprit. D’où trois thèmes de réflexion sur le dynamisme pneumatologique, l’accent étant mis sur les personnes plus que sur les choses, ainsi que sur l’importance du rôle déprécatoire de l’Église) p. 241-269. — Ward A. The Psalm Collects of the New Rite of Exorcisms. (Le Rituel rénové fait place à la récitation de divers Psaumes repris du Rituale de 1614, avec addition de quelques versets du Ps 53; mais il accompagne chacun d’une Collecte, le plus souvent reprise ou inspirée de collections anciennes, surtout hispaniques ou mozarabes) p. 270-301. = 14 (2000) 4.Barba M. I prodromi redazionali dell’articolo 50 della Costituzione « Sacrosanctum Concilium ». (La rénovation de l’Ordo Missae demandée par la Constitution Sacrosanctum Concilium posait de nombreuses questions historiques, théologiques, pastorales ou spirituelles, qui firent l’objet des délibérations du Coetus X conciliaire. Le présent art. porte sur les périodes antépréparatoire [1959] et préparatoire [juin 1960-février 1962] de consultation des évêques, à propos notamment des rites d’entrée, d’offertoire et de communion) p. 305-328. — Neil B. Anastasius Bibliothecarius’ Latin Translation of Two Byzantine Liturgical Commentaries. (Lors du couronnement impérial de Charles le Chauve [Noël 875], Anastase présenta la traduction latine de deux textes liturgiques grecs : la Mystagogie de Maxime le Confesseur, et l’Historia Mystica attribuée au patriarche Germain de Constantinople. Étude des sources de ces textes, de leur intérêt liturgique et des raisons de leur don à l’empereur d’Occident) p. 329-346. — Ward A. A Version in Modern Spelling of the Sermon for Easter Monday by Richard Fitzjames. (Version en anglais moderne du Sermon pour le lundi de Pâques de R. Fitzjames, publié in E. L., p. 134-188, d’une livraison antérieure de cette année) p. 347-378. — Balzaretti C. Ancora sull’etimologia di « Missa ». (La présente Note à propos d’études récentes sur les origines du latin Missa laisse ouvertes de nombreuses questions, que l’A. se propose de traiter dans un ouvrage en préparation) p. 379-385.

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ÉTUDES PHIL. (2000) 3. — Blanc S. L’ontographie ou l’écriture de l’être chez Merleau-Ponty. (Cherche à interroger l’œuvre de Merleau-Ponty à travers la métaphore de l’écriture : depuis la Phénoménologie de la perception jusqu’aux dernières notes du Visible et l’invisible, un même réseau conceptuel revient en effet, celui de la trace, du texte, de l’inscription : l’article tente d’en cerner le sens et la fonction) p. 289-310. — Rouger F. Le déplacement d’une thématique : finitude et mortalité chez Heidegger et Sartre. (Si la mort vaut pour l’équivalent soit d’une expérience-limite [Jaspers] soit d’une expérience impossible et d’un irréalisable absolu [Sartre], il devient abusif et illégitime de tenir Sein und Zeit pour ce en quoi et par quoi l’existant singulier et fini accède au propre de son essence. Il faut au contraire tenter d’établir que le Sein-zum-Tode appartient à la constitution fondamentale et à la structure existentiale articulée-différenciée de cet existant, de ce Dasein singulier que je suis en propre) p. 311-331. — Bernier J.-F. Négation et révélation. L’ontologie et la question de l’au-delà dans la philosophie d’Emmanuel Levinas. (Se propose d’analyser un principe de résistance à l’ontologie, qui se signifie intimement et radicalement chez Levinas dans le contexte des œuvres du début; plus précisément, se propose d’établir la genèse d’une insuffisance déclarée, de fixer la logique de cette impuissance qui entrave et définit la pensée levinassienne de l’être, logique où un certain usage du négatif intervient d’une façon, croyons-nous, déterminante) p. 333-353. — Calin R. Passivité et profondeur, l’affectivité chez Levinas et M. Henry. (Interroge la notion d’ipséité chez Levinas et Michel Henry, dans la mesure où ces pensées ont en commun de rechercher l’ipséité en deçà de l’intentionnalité, dans l’expérience du sentir, que M. Henry nomme « affectivité ») p. 355-378. — Zavadil S.-A. Examen du rôle de la peau dans la constitution de la pensée kantienne de l’histoire. (La doctrine kantienne concernant le rôle adaptatif de la peau prend place dans le cadre général du providentialisme téléologique qui, à la suite de la refondation pratique de la métaphysique, caractérise l’une des options les plus fortes du criticisme dans sa manière de poser la question du sens) p. 379-403. — Notes et documents. Schmitt C. Une vue « critique » de Carl Schmitt sur la philosophie de l’histoire en 1950. « Trois possibilités d’une image chrétienne de l’histoire ». (Ce texte d’une douzaine de pages est introduit et traduit par André Doremus) p. 405-421.

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GREGORIANUM. 81 (2000) 3.Calduch-Benages N. Es mejor perdonar que guardar rencor : estudio de Sir 27,30-28,7. (Étudie la sentence du S avec ses versions grecque, syriaque et latine, qui invite au pardon; parallèles scripturaires et rabbiniques) p. 419-439. — Lambrecht J. The Implied Exhortation in Romans 8,5-8. (Expose la nature parénétique de Rm 8, 5-8 exhortant à vivre selon l’Esprit) p. 441-451. — Pastor F.-A. « Quaerentes summum Deum ». Búsqueda de Dios y Lenguaje de fe en Agustin de Hipona. (L’évolution du langage de S. Augustin en son cheminement de conversion et de maturation de la foi part de la notion de Dieu Créateur pour se centrer sur celle de Dieu Père miséricordieux tout aimant) p. 453-491. — Rosato P. The Transocialization of the Eucharistic Elements. Rereading the Tradition in the Light of a Metaphysics Based on Justice. (Avec Mysterium Fidei de Paul VI et autres documents, souligne les rapports fondamentaux de la célébration eucharistique avec le dessein du Christ d’accueillir tout homme, fût-il objet de mépris, dans le Royaume) p. 493-540. — Yun-Ka Tan J. Theologizing at the Service of Life. The Contextual Theological Methodology of the federation of Asian Bishops’ Conferences (FABC). (Buts et critères de la méthode théologique des Conférences épiscopales d’Asie : servir la vie; analyse de la vie sociale; la contemplation; le dialogue avec les cultures et les classes sociales; recherche de l’harmonie) p. 541-575. — Tilliette X. La Vierge Marie de Paul Claudel. (En L’épée et le Miroir et La Rose et le Rosaire, Claudel exalte la figure de la Femme Mère de Dieu en termes de portée théologique où Marie confine à la Sagesse, la Grâce et l’Église) p. 577-588.

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IRISH THEOL. QUARTERLY. 65 (2000) 3. — Desmond W. On the Betrayals of Reverence. (À propos des rapports entre sciences, philosophie et théologie, l’A. dénonce ce qu’il nomme les « trahisons du respect ». Au nom du respect des autres disciplines, chacune d’entre elles peut finir par réduire, voire oublier son propre projet, ou ignorer les autres. Le respect prôné par l’A. en appelle au contraire à l’étonnement et à la finesse dans la recherche d’un équilibre entre la conscience de soi et l’ouverture à l’autre) p. 211-230. — Moloney F. J. The Scriptual Basis of Jubilee, Part II : The Second Testament : At What Price ? (L’A. montre comment plusieurs thèmes néotestamentaires et de l’Église primitive s’enracinent dans la notion de Jubilé, héritée en particulier du livre d’Isaïe. Le « Jour de Dieu » se réalise par la venue du Christ dans le monde; à son appel, se mettre à sa suite, comme l’ont fait ses premiers disciples, constitue désormais la manière d’entrer dans la démarche jubilaire) p. 231-243. — Ratzinger J. Eucharist and Mission. (Surtout à partir des écrits pauliniens [1 et 2 Co; Rm], l’A. analyse la place centrale occupée par l’eucharistie entre le mystère de la Passion et l’appel à la mission. D’une part, « sans la Croix, l’eucharistie ne serait qu’un rituel; sans l’eucharistie, la Croix ne serait qu’un événement profane et cruel ». D’autre part, la communauté des croyants trouve son unité dans l’eucharistie, en même temps qu’un appel, un élan missionnaire, comme l’a compris Thérèse de Lisieux) p. 245-264. — Devlin K. The Beatified Martyrs of Ireland (7) : Conor O’Devany, O.F.M., Bishop of Down & Conor, Patrick O’Loughran, Priest. (Suite de l’histoire des martyrs d’Irlande) p. 265-293. — Kelly T. J. Maynooth Conference on Fides et Ratio. (Compte rendu d’une conférence qui s’est tenue les 20-21 mai 2000 à l’université Saint-Patrick [Maynooth, Irlande], sous le titre The Diakonia of Truth, autour de l’encyclique pontificale Fides et Ratio. Les conférenciers se sont attachés à présenter et analyser la nature de la raison et de la vérité, de la révélation et de la foi, dans la pensée contemporaine, pour examiner la place relative de la philosophie et de la théologie, comme de la foi et de la raison, tant au sein des thématiques chrétiennes [le salut par la Croix, la mariologie] que dans le dialogue interreligieux ou encore dans la participation aux débats éthiques actuels) p. 295-296.

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ISTINA. 45 (2000) 1.Fortino E. F. Les actes qui marqueront le Jubilé de l’en 2000. (Perspectives œcuméniques de quelques actes marquants du Jubilé du Millénaire : ouverture de la Porte Sainte; semaine de prière pour l’unité; commémoration œcuménique des « nouveaux martyrs »; souhaits d’une rencontre pan-chrétienne. Comment manifester cette perspective au sein des Églises locales ?) p. 5-9. — Heller D. L’entrée dans le troisième millénaire : l’espérance œcuménique. (Par la secrétaire exécutive de la division « Unité et Renouveau » de « Foi et Constitution ». Compte tenu de l’importance des problèmes et des difficultés soulevées, le COE n’a pas voulu prendre d’initiatives particulières pour l’an 2000, laissant aux différentes Églises le soin de promouvoir les démarches les mieux adaptées aux situations) p. 10-15. — Guéna S. La passion d’Israël. Réflexions de Jacques Maritain sur la Shoah. (À propos de l’importante conférence donnée à New York le 25 janvier 1943, réflexions et informations sur la place tenue dans la pensée et l’action de J. M. par l’extermination des juifs d’Europe. Pour lui, la « passion » touche au cœur du mystère d’Israël, mais les visions de ce qui se passait alors dans les camps de la mort l’ont toujours horrifié) p. 16-36. — Dupuy B. Une même herméneutique du salut. La déclaration luthéro-catholique sur la justification. (Signification et portée de la Déclaration commune d’Augsbourg du 31 octobre 1999 sur la justification) p. 37-40. — Feigan G. Qui défendra demain à la Douma la liberté de conscience et d’opinion ? (Perspectives ouvertes par la nomination et les premières déclarations, devant le « Comité des affaires religieuses » de la Douma, par A. Tchouyev, nouveau suppléant du président et membre de l’« Unité ») p. 41-46. — Novik B. Un « communisme pravoslave » au fond de nos cœurs. (Par-delà le sens que lui a donné Khomiakov, sobornost est le terme employé pour désigner en russe le collectivisme. Cela explique le regain d’intérêt de la notion aux yeux des communistes qui, par ailleurs, tendent soit vers l’orthodoxie, soit vers le « souverainisme », soit vers les deux; quant aux démocrates, ils voient cette symbiose avec suspicion) p. 47-53. = 45 (2000) 2.Bernheim G. Quelques Appréciations juives sur la visite de Jean-Paul II à Jérusalem. (Autour du voyage de Jean-Paul II à Jérusalem en mars 2000) p. 115-126. — In memoriam. Dupuy B. Irène Alberti-Illovaïskaia (1924-2000). (Une grande figure de l’émigration russe en Europe, mariée à un diplomate italien, a partagé dix-sept ans de prison avec des déportées juives. Dans son attachement à la foi orthodoxe, elle perçoit que sa conviction profonde est l’unité de l’Église non déchirée par les schismes. À partir de 1980, elle dirigea à Paris la revue de l’émigration russe : La Pensée russe) p. 127-133.

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JOURN. OF THEOL. STUD. 51 (2000) 1. — Mckechnie P. The Career of Joshua Ben Sira. (Observations biographiques sur l’auteur de l’Eccésiastique) p. 3-26. — Nicholl C. Michael, The Restrainer Removed (2 Thess. 2 : 6-7). (C’est l’archange Michel qui retient la venue de la parousie) p. 27-53. — Lang U. M. The Christological Controversy at the Synod of Antioch in 268/9. (La christologie du concile n’est pas un Apollinarisme avant la lettre, il est inspiré d’Origène) p. 54-80. — Logan A. H. B. Marcellus of Ancyra (pseudo-Anthimus), ‘On the Holy Church’ : Text, Translation and Commentary. (Étude exégétique de ce texte qui défend l’Église contre les hérésies) p. 81-112. — Pailin D. A. Should Herbert of Cherbury be Regarded as a ‘Deist’? (Herbert était un libre penseur, mais c’est anachronique de le qualifier de déiste) p. 113-149. —Notes and studies. Burgess R. W. The Date of the Deposition of Eustathius of Antioch. (Probablement fin 328) p. 150-160. Adkin N. Julian of Eclanum on Psalm 103 : 2. (Dans l’Epitome Julien, le texte est bon, on doit y reconnaître une citation de Jérôme qui fait écho à Horace) p. 161-163.

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LUMIÈRE ET VIE. 49 (2000) N° 246. La vertu. Une réhabilitation. — Duquoc C. Du retour d’un archaïsme. p. 3-5. — Thiel M.-J. La vertu au défi du pluralisme. (La vertu a souvent changé de concept au cours de l’histoire. Aristote et saint Thomas s’accordent sur sa définition, mais l’inscrivent sous des horizons différents. Kant la marginalise. Il se trouve que des contemporains la réhabilitent). p. 7-25. — Boissieu E. Le désir et la vertu. (Selon sa définition, la vertu semble nier le désir qu’elle juge destructeur. L’ascèse a ses dangers : elle cède au dualisme. Spinoza articule rationnellement désir et vertu) p. 27-34. — Demaison M. Prudence ou l’infortune de la vertu. (Le destin de la prudence est étroitement lié à celui de la vertu. Leur double évolution, marquant des différences considérables avec les manières anciennes de les approcher, éclaire celles de l’éthique contemporaine) p. 37-50. — Duquoc C. & Sagne J.-C. L’excès et la vertu. (Il n’existe pas de chemin paisible pour la vertu. Affrontée à l’inattendu de l’événement ou à l’inouï du don de Dieu, la vertu ne s’accomplit pas sans un zeste de folie) p. 51-60. — Chareire I. Foi, espérance et charité : dons ou vertus ? (L’inscription dans la durée de la régulation des passions et pulsions en vue d’une vie bonne désignée par le terme « vertu » ne se marie pas spontanément avec le don que Dieu fait de son amitié. Le sens des vertus théologales est de penser l’étrange alliance de la gratuité et de l’existence morale) p. 61-79. Position. — Rigal J. L’appel au ministère. (La pratique de l’Église ancienne; une évolution regrettable; reprendre l’initiative de l’appel) p. 80-84. = 49 (2000) N° 247. — Une autorité affaiblie. L’épiscopat. — Duquoc C. Une célébration rhétorique, p. 3-6. — Duquoc C. Vatican II et l’épiscopat : une déception programmée. (Vatican II a écrit avec vigueur sur l’épiscopat et la collégialité, tout en omettant la traduction juridique de ses intuitions neuves) p. 7-12. — Simon H. L’autorité épiscopale : témoignage. (L’auteur situe son témoignage en relation avec l’ébranlement des institutions. Dans son diocèse, il fait la part du rêve sans oublier qu’il faut assumer le réel avec les contraintes qu’il impose) p. 13-21. — Cattin Y. Pouvoir, autorité et liberté dans l’Église. (L’autorité n’appartient qu’à Dieu et au Christ. Les responsables ecclésiaux disposent de pouvoirs, mais ceux-ci ne sont pas leur propriété, ils appartiennent à tous) p. 23-43. — Manigne J.-P. Quelle autorité pour les évêques ? (Après l’analyse de l’autorité reconnue à Jésus – l’un des critères étant la nouveauté – l’A. la déclare « événement ». La transposition au magistère est nécessaire : l’autorité épiscopale n’est pas un double de l’autorité civile; elle est délicate : elle se manifeste par ce qu’elle autorise, une réception libératrice) p. 45-51. — Singles D. Des mésaventures d’une conférence épiscopale. (Examine deux pratiques de la conférence épiscopale américaine : celle de l’arbitrage au sujet de conflits potentiels avec des théologiens, celle de la production de lettres pastorales. Examen des réactions romaines à ces initiatives; quelques conclusions sont suggérées sur les raisons des divergences d’interprétation) p. 53-63. — Antoine C. Les rapports entre l’épiscopat brésilien et le Saint-Siège. (Expose l’histoire généalogique des instances du CELAM et de l’Assemblée générale des évêques d’Amérique latine; raconte les conflits qui ont émaillé ces assemblées. Leur statut original, voix délibérative, demeure actuellement en suspens) p. 65-73. — Hünermann P. Autorité épiscopale et primatiale dans l’Église catholique allemande. (Expose quelques exemples de conflits avec le Vatican, puis en esquisse les raisons canoniques et propose une réflexion théologique qui permettrait d’éviter le retour de telles tensions) p. 75-82. — Martineau S. Autorité épiscopale et démocratie dans la Communion anglicane. (Un bref rappel de la structure de l’Église anglicane permet de comprendre les débats récents en son sein et de saisir les procédures mises en place pour réguler les conflits sans briser la communion) p. 83-89.

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MAISON-DIEU. 222 (2000) 2.— Autorité de la liturgie — Marty F. L’autorité du corps. Rite et règle. (L’anthropologie montre qu’il n’y a pas de corps social sans autorité, ni de rite, parole du corps social, sans règle) p. 21. — Souletie J.-L. L’autorité du geste. (Les gestes et les postures qui structurent l’identité du corps et le lien qui relie la proclamation de la Parole du salut à la scène liturgique) p. 23-36. — Wainwright G. La règle liturgique est-elle universelle ? Échanges entre les Églises. (Les dimensions confessionnelles des règles liturgiques, à la lumière des étapes du travail de « Foi et Constitution » au sujet du culte) p. 37-60. — Clerck P. De Lex orandi, lex credendi. Un principe heuristique. (Cet adage, dont le sens originel est rappelé, est trop souvent banalisé : il convient d’en faire usage avec méthode, sans omettre de recourir à la liturgie comparée) p. 61-78. — Hameleine J.-Y. De l’usage de l’adjectif « liturgique ». Ou les éléments d’une grammaire de l’assentiment cultuel. (L’évolution du sens de cet adjectif, aux orientations et usages variés, passe de la prescription salutaire à une signification programmatique; le cas du « chant liturgique » ) p. 79-106. — Hameline D. Prescrire ce qu’il faut faire aujourd’hui. (Les évolutions de la prescription liturgique comparées à celles de l’organisation scientifique des biens et des services; le fidèle et l’usager) p. 107-130. — Jounel P. Dom Antoine Dumas. 1915-1999. (Ses travaux, son rôle à la Congrégation romaine pour le culte divin lors de la réforme liturgique, sa bibliographie) p. 131-140.

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NEUE ZEITSCHR. F. SYST. THEOL. U. RELIGIONSPHIL. 42 (2000) 2.Bayer O. A priori willkürlich, a posteriori notwending. Die sprachphilosophische Verschränkung von Ästhetik und Logik in Hamanns Metakritik Kants. (Contemporain et ami de Kant, J. G. Hamann se sépare de sa pensée dans des textes [correspondance] pour la plupart inédits, dont l’un sur la Critique de la raison pure, fait l’objet de cette étude) p. 117-139. — Baur J. Goethe und das Christentum in der Sicht des Theologen. (Goethe était-il chrétien ? Né luthérien, il s’est intéressé toute sa vie à la Bible mais, de son propre aveu [dans Dichtung und Wahrheit], il s’est forgé progressivement une religion « à usage personnel », proche du panthéisme) p. 140-159. — Rahe K. Die Gestalt Christi in Goethes Venezianischen Epigrammen. Den Goethefreunden Matthias Kroeger zum 11. Juni 2000, Jörg Baur zum 17. Juli 2000. (Goethe niait la divinité du Christ et a formulé, à mainte reprise, des critiques sévères à l’encontre de sa vie et de son œuvre, p.ex. dans ses Épigrammes vénitiennes de 1795) p. 160-180. — Dietz W. Servum arbitrium. Zur Konzeption der Willensunfreiheit bei Luther, Schopenhauer und Kierkegaard. (La libre volonté humaine est très relative, souvent incertaine et contradictoire. Examen des positions respectives, assez concordantes, de Luther, Schopenhauer et Kierkegaard) p. 181-194. — Hermanni F. Gott oder Freiheit. Philosophische Überlegungen zu einem theologischen Dilemma. (La liberté humaine est-elle compatible avec la toute-puissance de Dieu ? Cela dépend du sens où on l’entend. L’A. passe en revue différentes acceptions du mot et esquisse les positions de nombreux penseurs, du xvie s. à nos jours) p. 195-208.

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NOUV. REV. THÉOL. 122 (2000) 3. — Sonnet J.-P. Le Christ et l’accomplissement de la loi : la halakhah du Juif, l’éthique du Gentil, p. 353-368. — Troisfontaines C. Foi et Raison. Une vision personnaliste de la révélation. (Signification essentielle, pour un public cultivé, de l’encyclique Fides et ratio de Jean-Paul II) p. 369-385. — Pottier B. « Fides et Ratio » dans le débat philosophique. (La réception possible par des philosophes des prises de position de Jean-Paul II, dans Fides et Ratio, concernant la philosophie moderne et contemporaine) p. 386-399. — Solignac A. Le Bien originel chez Augustin. Cité de Dieu, XXII, 24. (Analyse de ce chapitre où Augustin présente les « valeurs profanes » de l’homme : biens de l’âme, biens du corps, bien de l’univers mis à sa disposition; présentation de textes peu connus où Augustin laisse percer son estime des valeurs profanes et d’une correspondance avec un prêtre païen de Rome) p. 400-415. —Kipanza Tumwaka B. Le ministère de guérison en Afrique. Chance et défi pour l’Église. (Cette pratique, qui a cours dans des communautés charismatiques, vise la dimension globale de l’homme et rejoint une caractéristique de la culture africaine) p. 416-430. — Clavier M. Vivre la liturgie au temps du catéchuménat. (Les enseignements du Rituel et la particularité du statut catéchuménal en matière de participation à la liturgie, avec une insistance sur l’initiation progressive à l’eucharistie) p. 431-439. — Roelandt R. Suivre Jésus sauveur dans l’histoire. Un aspect de la spiritualité ignatienne, p. 440-457.— Renwart L. Je crois en l’Église. (Confession de foi de l’auteur) p. 458-459 = 122 (2000) 4.Gilbert P. Joseph Maréchal et la réflexion chrétienne aujourd’hui. (Un colloque et un livre consacrés à la pensée du P. Maréchal ont redit l’actualité et la pertinence de sa recherche, qui voulait rendre force au thomisme grâce à Kant) p. 529-532. — Tilliette X. À propos des études mystiques du Père Joseph Maréchal, p. 533-546. — Chapelle A. Mystiques et mystère chez le P. J. Maréchal. (L’extension large du terme mystique et l’importance donnée à l’extase dans Études sur la psychologie des mystiques) p. 547-554. — Pottier B. Maréchal et Rahner : portraits contrastés. (Pôles rationnel et religieux et forme dynamique de la pensée chez l’un et l’autre) p. 555-563. — Légasse S. Fils de David et fils de Dieu. Note sur Romains 1, 3-4. (Paul en cet endroit, et d’autres auteurs du N. T., utilisent une christologie traditionnelle mais dans un contexte qui en exclut l’adoptianisme primitif) p. 564-572. — Labbé Y. La réalisation du sens dans les symboles. (Le sens se réalise dans les symboles suivant différents stades et à travers des usages différents; l’A. propose ici une présentation rigoureuse mais simplifiée de l’apport de son ouvrage Le Nœud symbolique, paru en 1997) p. 573-596. — Blanpain J.-L. La foi chrétienne à la rencontre de l’Islam. (Leçons d’une rencontre avec l’Islam qui s’est effectuée eu Europe occidentale; pistes de réflexion en théologie des religions non chrétiennes) p. 597-610. — Renwart L. Pourquoi le Verbe de Dieu s’est-il incarné ? Chronologie de christologie. (Présentation de onze ouvrages parus en 1998, 1999 et 2000) p. 611-624.

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NUMEN. 47 (2000) 3. Dossier consacré à un siècle d’histoire des religions. — Kippenberg H. G. Religious History, Displaced by Modernity. (Nécessité de reconsidérer les notions d’histoire et de tradition à la lumière des déplacements de l’histoire des religions qu’a opéré l’expérience du désenchantement mise en valeur par Max Weber) p. 221-243. — Krech V. From Historicism to Functionalism : the Rise of Scientific Approaches to Religions around 1900 and their Soci-Cultural Context. (Examen, à partir des théories évolutionnistes, du problème de l’ordre social et de celui de la personnalité, des relations entre les approches scientifiques des religions et leurs contextes socio-culturels, notamment d’institutionnalisation) p. 244-265. — Riesebrodt M. Fundamentalism and the Resurgence of Religion. (Caractérisation des mouvements fondamentalistes d’un point de vue sociologique. Ces mouvements sont des mouvements culturels, idéalisant les structures patriarcales d’autorité et de moralité, et mobilisant les laïcs) p. 266-287. — Hanegraaff W. J. New Age Religion and Secularization. (Le défi de la sécularisation ne se pose pas nécessairement comme une opposition entre le christianisme et des perspectives non-religieuses, car le Nouvel Âge est une religion séculière, c’est-à-dire engendrée par la sécularisation) p. 288-312. — Baumann M. Diaspora : Genealogies of Semantics and Transcultual Comparison. (L’étude de la diaspora comme catégorie analytique requiert le recours à la comparaison transculturelle) p. 313-337. — Lawson E. T. Towards a Cognitive Science of Religion. (Possibilité et nécessité d’une approche cognitive des religions comme phénomènes culturels) p. 338-349.

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ORIENT. CHRIST. PERIOD. 66 (2000) 1.Uthemann K.-H. Severian von Gabala in Florilegien zum Bilderkult. (L’A. fait le point sur l’établissement des textes de Sévère qui ont été faussement attribués à Jean Chrysostome lors de la querelle des images) p. 5-47. — Mayer W. Cathedral Church or Cathedral Churches ? The Situation at Constantinople (c. 360-404 AD). (Les notations des auteurs de l’époque - notamment de Pères - permettent-elles de préciser l’importance respective des églises de la capitale ? Sans doute vaut-il mieux parler d’un système stationnal que d’une église cathédrale au sens formel du terme) p. 49-68. — Ruggieri V. & Zaffanella G. C. La valle degli eremiti nel canyon del Koça Çay a Kizilbel in Licia. (Description d’un site byzantin du xe-xie s. (plan des lieux et photographies) p. 69-88. — Van Esbroeck M. David Tserouni sur la hiérarchie ecclésiastique. Un traité arménien du viie siècle. (Tserouni recourt à l’Écriture pour situer les événements fondateurs de l’Église arménienne dans le plan providentiel de Dieu) p. 89-117. — Gigineishvili L. Soul in Ioane petritsi’s Ontology. (Élève de Psellos et d’Italos, le Géorgien intègre sans la moindre réserve la métaphysique de Proclus au sein de la théologie chrétienne) p. 119-145. — Becket Soule W. The Stauropegial Monastery. (Après avoir décrit le développement de la notion dans le droit oriental, l’A. rend compte des dispositions du CCE0) p. 147-167. — Commentarii Breviores. Pasini C. Nuovi frammenti basiliani nell’Ambr–osiano A 245 inf., p. 169-171. — Bottecchia Dehó M. E. Nota a un testo delle Costituzioni Apostoliche Libro VIII, capitolo 46, p. 173-183. — Swanson M. N. Two Vatican Manuscripts of “The Book of the Master and the Disciple” (Eight Chapters) of Mark ibn al-Qunbar, p. 185-193.

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RECH. DE SCIENCE REL. 88 (2000) 3.Breton S. Les textes fondateurs dans la Compagnie de Jésus. (La Compagnie de Jésus, tant par son premier maître que par ses premiers compagnons, est l’« unité plurielle » d’une fondation. C’est par ce trait d’origine que la fondation de la Compagnie affirme sa différence à l’égard des autres « religions » ou ordres. Ignace a été, de manière essentielle, lié à ses collègues et compagnons, et ceux-ci à Ignace, par un double rapport réciproque d’amitié d’abord, de dépendance ensuite) p. 329-345. — Forni Rosa G. Mythe et science dans la perspective d’Auguste Sabatier. (Confronté à un double souci d’une adaptation du christianisme à la mentalité moderne, et d’un souci de rigueur épistémologique en histoire notamment, A. S., [1839-1901], tenta une synthèse qui devait progressivement l’éloigner de la foi envers la divinité du Christ qui avait caractérisé ses débuts comme professeur de théologie dogmatique à Strasbourg) p. 347-363. — Chroniques. Souletie J.-L. 1. L’absolu au cœur de l’histoire, la notion de compromis chez Ernst Troeltsch. (Compte rendu de l’ouvrage de G. Médevielle, portant le même titre, Paris, Cerf, 1998) p. 365-371. — Brosse R. 2. « Theologie im III. Millennium – Quo vadis ? ». (compte rendu de l’ouvrage de R. Fornet-Betancourt, portant le même titre, Frankfurt a. M. 2000) p. 371-378. — Quaestiones. « Dieu est-il mort en Europe ? » À propos de La troisième mort de Dieu d’André Gluscksmann, p. 379-390. — 2. Sesboüé B. À propos de la Déclaration commune sur La doctrine de la justification (31 octobre 1999) p. 391-398. Bulletins. — Holzer V. & Souletie J.-L. Théologie fondamentale, p. 399-442. Lécrivain P. Bulletin d’histoire des idées médiévales, p. 443-472.

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RECH. DE THÉOL. ET PHIL. MÉDIÉV. 67 (2000) 1.Michiels. G. L’apport de l’abbaye du Mont-César aux études patristiques et médiévales. (Une évocation des représentants les plus marquants de la tradition des études médiévales à l’abbaye, au nombre desquelles figurent B. Capelle, M. Cappuyns, O. Lottin) p. 1-9. — Meyer C. H. F. Spuren im Wald der Erinnerung. Zur Mnemotechnik in Theologie und Jurisprudenz des 12. Jahrhunderts. (Lâchés dans l’épaisse silva des connaissances théologiques, juridiques, etc., accumulées par les siècles précédents, les médiévaux du xiie s. ont usé d’ « arbres » mnémotechniques comme d’autant de tables d‘orientation) p. 10-57. — Gorman M. Uses of the person-nature distinction in Thomas’s christology. (La manière dont S. Thomas rend compte de l’union hypostatique comme subsistance de la nature humaine dans le Verbe, semble jouer constamment d’une ambivalence logique liée à la définition du concept de nature) p. 58-79. — Johnson M. St Thomas and the « Law of Sin ». (Loin de contredire le concept ontologiquement positif auquel il recourt pour définir l’essence de la loi, S. Thomas montre que la possibilité d’une loi négative [« Loi du péché »] est le corrélat exigé par une telle définition) p. 80-95. — Flores J. C. Accidental and essential causality in John Duns Scotus’ treatise on the first principle. (Chez Scot, la possibilité de démontrer l’existence d’une première cause incausée repose sur la dépendance hiérarchique des différents ordres de causalité, tant essentiels qu’accidentels) p. 96-113. — Stone M. W. F. The origins of probabilism in late scholastic moral thought : a prolegomenon to further study. (Si des théologiens comme De Soto et Cajetan ont su développer au xvie s. une réflexion originale sur les conditions de l’action confrontée à des cas d’incertitude morale, c’est qu’ils ont intégré à la perspective de S. Thomas les avancées postérieures réalisées par Henri de Gand, Jean Scot, Gerson, etc.) p. 114-157. — Thijssen J. M. M. H. Late-medieval natural philosophy : some recent trends in scholarship. (Thijssen J. M. M. H. (Maintenant, contre certaines mises en question récentes, la pertinence de la notion de « philosophie naturelle » dans le contexte du Moyen Âge tardif, l’A. rend compte de travaux récents, où les rôles de Paris et d’Oxford sont particulièrement mis en valeur) p. 158-190.

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REV. BIBLIQUE. 107 (2000) 3.Tappy R. E. The Code of Kinship in the Ten Commandments. (Étude sur la transmission littéraire et historique du Décalogue, dont la fonction primitive comme loi familiale aurait diminué, tandis que le Code devenait un préambule archaïque à un corpus légal et cultuel en expansion) p. 321-337. — Galpaz-Feller P. Is that So ? (2 Kings XVII 4). (Des événements internes à l’Égypte et la lutte entre Tafnakht et Piye, menèrent Ose à considérer le premier comme souverain du Delta du Nil, ce qui influença sa stratégie quand il appela l’Égypte à l’aide) p. 338-347. — Hermant D. Les redites chez Marc et les deux autres Synoptiques (IIe Partie). (Suite de l’art. paru dans RB, 1999, p. 511-548, et consacré à l’usage que font les Synoptiques de procédés de style regroupés sous le nom de « redites ». Les textes de Mt et de Lc qui n’ont pas de parallèles chez Mc sont étudiés ici, ainsi que les textes propres à l’un ou l’autre des trois) p. 348-382. — Murphy-O’Connor J. To Run in Vain (Gal 2 : 2). (Dans la stratégie rhétorique de Paul, la formulation de Ga 2, 2 est calculée pour faire illusion. Paul veut inspirer à ses adversaires un sentiment de complaisance, fondé sur un malentendu, pour renforcer l’impact dramatique de la nouvelle de sa victoire [Ga 2, 3]) p. 383-389. — Saliou C. Gaza dans l’Antiquité tardive : Nouveaux documents épigraphiques (Planches I-VIII). (Le pavement d’une église et d’un baptistère découverts à Jabaliyeh, près de Gaza, a livré 17 inscriptions qui sont essentiellement des dédicaces commémorant la pose d’un pavement ou d’une portion de pavement. Huit ont des datations qui s’échelonnent entre 496/97 et 732) p. 390-411. = 107 (2000) 4.Vermeylen J. David a-t-il été assassiné ? (L’accession de Salomon à la royauté semble résulter d’un véritable coup d’État [1 R, 1-2]. Mais est-il sûr que S. soit le fils de David ? Il faut se demander si les conspirateurs n’ont pas assassiné le roi, puis maquillé leur crime et annoncé les dernières volontés supposées du défunt) p. 481-494. — Vincent J. M. « Qu’est-ce que la théologie ? » Une approche par l’interprétation du Ps 116. (Qu’est-ce que la théologie dans l’optique des sciences vétérotestamentaires ? L’A. esquisse d’abord cinq domaines dans lesquels la question lui semble particulièrement virulente, puis fait, dans une seconde partie, une interprétation théologique détaillée du Ps 116) p. 495-525. — Hurowitz V. A. An often overlooked alphabetic acrostic in Proverbs 24 : 1-22. (À propos d’un acrostiche alphabétique en Pr 24, 1-22, n’ayant pas que des traits alphabétiques; la composition témoigne d’une structure en chiasme, dont la ligne médiane [v. 12 b] a un parallèle textuel iconographique dans le Livre des Morts égyptien) p. 526-540. — Mora V. Romains 16,17-20 et la lettre aux Éphésiens. (Contre la proposition de M.-É. Boismard de rattacher le texte de Rm 16, 17-20 à l’épître aux Éphésiens; pour l’A., le passage contient trop de notes stylistiques difficilement attribuables à Paul) p. 541-547. — Boismard M.-É. Rm 16,17-20 : Vocabulaire et style. (Rm 16, 17-18a et 20, comme les salutations de Rm 16, 3-15, appartenait primitivement à la lettre aux Éphésiens. Mais voir l’opinion de Mora, ci-dessus) p. 548-557. — Puech É. Une lampe byzantine inscrite de Dayr Al-Qattar Al-Byzanti (Jordanie). (Découverte d’une lampe byzantine, portant six lettres grecques majuscules, dans la Lisan jordanienne. D’après l’A., l’inscription signifierait : « La lumière du Christ illumine tout. Bonne [soirée] ! ») p. 558-560. — Coblentz Bautch K. et Alii. “The vessels of the potter shall be broken” (Planches IX-XII). (Présentation de la documentation anthropologique de l’ossuaire d’un hypogée du couvent Saint-Étienne à Jérusalem. Les analyses chimiques, les données ostéologiques, l’étude des 202 objets retrouvés et les sources anciennes plaident en faveur d’une datation byzantine des ossements) p. 561-590.

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REV. D’ÉTHIQUE ET DE THÉOL. MOR. (« Le Supplément »). N° 213 (2000). Enjeux des morales fondamentales — Ferry J-M. La loi de l’argument meilleur peut-elle valoir comme loi morale ? (La loi de l’argument meilleur est un concept appartenant à la philosophie pratique, qui signifie que l’accord réalisé sous sa juridiction est présomptivement exempt de violence et que la procédure suivie pour cette réalisation est moralement significative. La loi de l’argument meilleur se laisse aussi justifier comme principe éthique et règle pragmatique) p. 15-30. — Müller D. La théologie morale a-t-elle encore sa place dans la discussion éthique ? Le conflit entre arguments rationnels et recours à la tradition en éthique fondamentale. (Une clarification du statut de l’éthique fondamentale et des morales théologiques est une tâche décisive pour quiconque entend intervenir à bon escient dans les débats complexes des éthiques appliquées où, dans le meilleur des cas, le théologique ne fonctionne que comme possible contribution) p. 31-46 — Ansperger C. Échange, besoin, désir : l’économie de marché comme enjeu clé de l’éthique économique contemporaine. (L’A. tente de clarifier la structure qu’il faut donner à une éthique économique qui doit résister à sa propre sectorisation, dans la mesure où c’est la condition humaine dans son entier qui est économique. L’interaction entre la logique de marché et la question anthropologique est au cœur de l’éthique économique. On peut craindre que la logique de marché ne mène, à terme, à l’extinction de la possibilité de poser la question de l’homme et de sa fécondité) p. 47-82. — Verstraeten J. Dépasser la morale sectorielle : la contribution d’une éthique herméneutique et théologique. (La morale sectorielle est une des conséquences de la rationalité moderne. Elle a des significations différentes, mais l’A. essaie d’esquisser quelques caractéristiques générales : elle produit une fragmentation de la vie humaine; elle est marquée par la dominance de la rationalité instrumentale ou manipulative… L’A. examine et critique ensuite une thèse de Richard De George concernant la contribution des théologiens à l’éthique de l’entreprise) p. 83-104. — Wénin A. De la violence à l’alliance. Un chemin éthique inspiré des Écritures (La présence massive de la violence dans la Bible constitue parfois un problème insurmontable. Or, dans les récits, les oracles prophétiques ou la prière des psalmistes, la Bible ébauche des issues possibles à la violence. L’alliance que Dieu conclut avec ses élus semble destinée à favoriser les alliances entre humains, entre peuples, de sorte que les nations forment, au-delà de la convoitise et de la violence, une humanité à l’image de Dieu) p. 105-123. — Colllange J.-F. Écriture et droits de l’homme : violence, parole, écrit. Un projet d’éthique fondamentale. (Le lien entre violence, parole et écrit, demande à être interrogé à partir de l’Écriture. Du cœur même de celle-ci, on tentera de dégager quelques éléments fondamentaux de l’énigme de l’apparition de la violence et de sa possible circonscription par la force de la loi et du droit) p. 125-135. — Duffé B. Face à la violence, comment fonder un légitimité à la référence aux droits de l’homme ? Contribution catholique. (L’A. s’interroge sur la question de l’universalité des droits de l’homme et de la pertinence de cette qualification morale de la Déclaration de 1948 ; également, sur la possible légitimation morale d’une intervention militaire, au nom de la défense des droits d’une minorité, face à des pratiques d’élimination systématique qui relèvent d’un pouvoir totalitaire) p. 137-158. — Maesschalck M. Le débat théologique autour du procéduralisme en éthique. (Le débat théologique autour du procéduralisme en éthique a pris une tournure très différente en Allemagne [Habermas; mise en question du contenu même d’une éthique religieuse] et en Amérique du Nord [Rawls; rôle et place des religions dans l’espace public]. La relecture philosophique de ce débat met en évidence un déplacement décisif quant à la compréhension des enjeux des rapports entre pluralisme et normativité sociale) p. 159-180. — Lesch W. L’équilibre réflexif et les déséquilibres de l’expérience morale. Un programme de recherche pour l’éthique théologique et l’éthique philosophique. (La morale est une série d’exercices d’équilibre. Malgré un refus des fondements et une méfiance à l’égard des grandes théories, la question de l’orientation en morale se pose toujours. Loin de toute sorte de fondamentalisme, on doit se demander s’il y a encore une boussole capable de nous aider à repérer quelques points cardinaux du terrain) p. 181-204. — Heyer R. Des lieux pour fonder : une relecture des travaux du congrès. (La recherche du fondement moral est une tâche à la fois nécessaire et impossible. Danger de s’en tenir à des éthiques sectorielles, rationalisantes et minimalistes. Le fond du fondement serait-il dans l’utopie d’un accomplissement sans cesse différé ? Fonder la morale, c’est la fonder une : le problème aura toujours été de l’interprétation de cette unicité qui nous implique tous, dans nos traditions, notre histoire et, tous ensemble, dans la cité) p. 205-216. — Retour sur image. Boieldieu J. La repentance de l’église catholique. L’une des nouveautés du pontificat, p. 217-219. — Poulat É. De la détestation à la réflexion à travers la repentance. Retour sur trois événements récents. (L’Église catholique est engagée dans une démarche, sans retour possible en arrière, dans sa relation au judaïsme. Retour sur trois événements récents : les évêques français à Drancy [1997]; le cardinal Lustiger à New York [1998]; le pape Jean-Paul II à Rome et à Jérusalem [2000]) p. 220-230. = N° 214 (2000). Éthique et mystique (II) — Gira D. Éthique et mystique : une perspective bouddhiste. (Dans la trdition bouddhique, il n’y a pas de Dieu unique, personnel et radicalement autre, présent au cœur de l’expérience mystique et éthique, et l’individu n’a pas d’existence propre. L’éthique bouddhique et la compassion d’une part, la vertu de sagesse d’autre part, s’alimentent mutuellement pour conduire l’individu à l’expérience libératrice de l’Éveil suprême et à la pleine réalisation de sa nature fondamentale, qui n’est autre que celle du Bouddha) p. 11-22. — Goetschel R. Éthique et mystique dans le judaïsme. Le Sha’arey ha-Qedûshah de R. Hayyim Vital. (Étude d’un ouvrage d’un kabbaliste du xvie s. L’éthique y apparaît non dissociable du Révélé, et comme préalable nécessaire à tout cheminement mystique) p. 23-33. — Baudoz J.-F. Mystique et éthique dans le Quatrième Évangile. (Le quatrième évangile témoigne qu’il n’est pas possible de connaître Dieu et son Fils, c’est-à-dire confesser l’amour qui les unit, sans prendre à son compte le commandement de l’amour. L’éthique y est constitutive de la Révélation) p. 35-44. — Jarczyk G. & Labarrière P.-J. Maître Eckhart et « l’œuvre intérieure ». (L’article s’intéresse aux deux concepts eckhartiens d’intériorité et d’extériorité, chacun en lui-même et dans sa corrélation à l’autre, et met en lumière la nécessité d’un accomplissement de la mystique dans l’éthique) p. 45-55. — Eschbach G. Johan Tauler : l’abîme appelle l’abîme. (La voie mystique de Tauler se veut simple, rapide et directe vers l’essentiel. Elle n’a de sens que dans la profonde célébration du mystère chrétien. L’aventure mystique qui livre le croyant à Dieu ne lui fait pas perdre l’essentiel de son humanité, tout au contraire) p. 57-70. — Gisel P. La mystique en protestantisme. Données et évaluation. (En protestantisme, la mystique apparaît tout à la fois contestée, prudemment tenue en lisière et objet de séduction. L’A. passe succinctement en revue quelque données au travers desquelles la mystique protestante s’est déployée, recomposée, niée, transformée ou cachée) p. 71-88. — Flipo C. Ignace de Loyola : Une mystique de service. (La notion de service caractérise la mystique ignatienne, dont le présupposé fondamental est que la volonté de Dieu n’est pas d’abord une norme ou un vouloir abstrait, mais l’action permanente et directe de Dieu, qui attire en produisant quelque motion intérieure. Il y a synergie entre l’action de Dieu, qui travaille sans cesse, et celle de l’homme engagé dans les réalités du monde) p. 89-98. — Tavard G. Éthique et mystique chez Jean de la Croix. (Pour Jean de la Croix, le véritable progrès de la vie humaine est d’avancer vers Dieu par la foi, puisque le but de la vie est l’union à Dieu par la grâce. L’éthique est le renoncement délibéré à des buts simplement humains, pour laisser Dieu agir en soi par la grâce. Cette perspective déplace le domaine de l’action et lui donne un sens qui bouscule les relations de soi à soi, au monde et au prochain) p. 99-108. — Lemieux R. Éthique du désir et mystique de l’action : Marie Guyard de l’Incarnation. (Femme de contemplation, Marie de l’Incarnation trouve dans la radicalité de son abandon mystique une formidable liberté d’action, qui lui permettra de vaincre les épreuves. Tant que l’amour préside à ses décisions, elles sont aussi les décisions de son Époux. Elle trouve là le principe même d’une éthique de l’expérience) p. 109-119.Menard L. Comment reparler des Serbes du Kosovo ?, p. 121-123. — Parlea D. Image serbe et rage de l’identitaire. (Point de vue d’un politologue sur les Serbes du Kosovo et les regrettables stigmates du conflit dans les Balkans, que seuls la démocratie et le respect des droits de l’homme sont en mesure de sauver du démon totalitaire et nationaliste) p. 124-134. — Perru O. La nature de l’association chez Aristote et Saint Thomas. (Pour Aristote comme pour S. Thomas, la cité représente un sommet de l’expérience de coopération, mais elle assume toutes les autres communautés, associations particulières, qui sont indispensables à leur niveau, et a essentiellement une finalité éthique : la vie heureuse, le bien être de tous) p. 135-166.

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REV. D’HIST. DE L’ÉGL. DE FRANCE. 86 (2000) N° 216. — Charansonnet A. Du Berry en Curie, la carrière du cardinal Eudes de Châteauroux (1190 ?-1273) et son reflet dans sa prédication. (Biographie du théologien et cardinal Eudes de Châteauroux [c. 1190-1273], p. 5-37. — Maurice P. Évêque par l’élection du chapitre ou par la volonté du roi ? François Alamand (env. 1413-1505), protonotaire apostolique, élu de l’Église de Mende et vicaire général de Julien Della Rovere. (Biographie de François Alamand, mettant en valeur son importance dans l’histoire mendoise et dans la question de la nomination des évêques par le pape et le roi) p. 39-54. — Blanquie C. Un procès en jansénisme ? Le curé de Libourne (1656-1657). (Examen du conflit qui opposa les récollets de Libourne au curé Jacques Ménard. L’accusation d’hétérodoxie [jansénisme] recouvrait des antagonismes quant à l’étendue de l’autorité curiale) p. 55-66. — Regnault J.-M. Église visible et église invisible. Les fragiles équilibres expérimentés par les églises protestantes de Polynésie française, 1815-1999. (Difficulté de l’Église protestante polynésienne à articuler et équilibrer dans les rapports d’autorité l’aspect visible et l’aspect invisible de l’Église) p. 67-93. — Boutry P. & Julia D. Une anthropologie religieuse du jubilé. L’année sainte d’Alphonse Dupront. (En 1975, Alphonse Dupront lance une enquête d’anthropologie religieuse sur l’Année sainte 1975, qu’il ne put mener à bien faute d’être autorisé à consulter les archives du Saint-Siège) p. 95-117. — Mélanges. Savart C. Deux siècles d’enseignement épiscopal. Les lettres pastorales des archevêques de Paris. (Étude des lettres pastorales des évêques parisiens de 1802 à 1966, date de la dernière d’entre elles, la communication épiscopale parisienne passant désormais par d’autres médias. Anthologie et index thématique) p. 119-184.

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REV. D’HIST. ECCL. 95 (2000) 1.Marchal G. P. Was war das weltliche Kanonikerinstitut im Mittelalter ? Dom- und Kollegiatstifte : Eine Einführung und eine neue Perspektive (suite et fin) (L’institution de chanoines séculiers a particulièrement contribué au développement culturel de l’Europe médiévale) p. 7-53. — Dickson G. Medieval Christian Crowds and the Origins of Crowd Psychology. (Il est important d’observer comment, au moyen âge, les chroniqueurs rendent compte des mouvements de foule, au-delà de simples explications magiques) p. 54-75. — Kowalski W. Revenues of the Parochial Benefices in the Sandomierz Archdeaconry in the 14th-18th Centuries. (Dans cet archidiaconé du diocèse de Cracovie, la situation matérielle ne cesse de se détériorer du xive au xviiie s. Les bénéfices ne représentent que 40 % du revenu des cures ; la plupart de leurs dépenses sont liées à la production agricole de leurs propres métairies et à l’entretien de l’église, de très petites sommes étant consacrées à l’entretien du personnel paroissial, aussi bien laïc qu’ecclésiastique) p. 76-106. — Cholvy G. Aux origines de la JOC française : le temps de la conquête (1927-1943). (Pierres d’attente pour une histoire qui reste à écrire, à partir de l’expérience belge. Rôle considérable des aumôniers) p. 107-135. — Béthouart B. Le mouvement Républicain Populaire et la question sociale. (Comment se déploie en France le grand débat entre la liberté d’entreprise et la nécessité de tendre vers la justice et l’égalité sociales) p. 136-187. — Mélange. Platelle H. Une histoire de l’homo religiosus au moyen âge. (Présentation critique de l’ouvrage monumental de Arnold Angenendt, Darmstadt, 1997) p. 188-196.

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REV. DE L’HIST. DES REL. 217 (2000) 2.Delpech F. Le plongeon des origines : variations méditerranéennes. (Des éléments constitutifs du plongeon cosmogonique, sans doute d’origine mésopotamienne, se retrouve dans les cultures méditerranéennes : sacrifices de fondation, rites de construction, ordalies, immersions mystiques, etc.) p. 203-256. — Hansel J. La « racine » et les « branches ». Logique et Cabale dans l’œuvre de Moïse Hayyim Luzzatto. (La méthode de Luzzato, inspirée de Louria, fait place à une authentique logique, comprise comme une propédeutique) p. 257-278. Pucci P. Entre mythe et poésie : le tissage du chant de Pénélope. = 217 (2000) 3. La prière dans le christianisme moderne — Châtellier L. & Martin P. La prière dans le christianisme moderne. Présentation. (Présentation du dossier sur la prière dans le christianisme moderne, qui donne les actes du colloque Dévotion de groupe et piété personnelle de Pont-à-Mousson en novembre 1998.) p. 325-326. — Henneau M.-É. Entre stalle et prie-Dieu : la religieuse liégeoise en prière. (Enquête sur la prière des religieuses liégeoises du xve au xviie siècle, mettant en valeur l’articulation de la prière personnelle et de la prière commune) p. 327-344. — Arnold M. Invitation et initiation à la prière dans les lettres de Martin Luther. (Présentation, à travers sa correspondance, de la pratique de prière de Luther; invitation à intercéder en sa faveur; dimension théologique de sa propre prière) p. 345-361. — Carbonnier-Burkard M. Les manuels réformés de préparation à la mort. (Étude sur les ars moriendi réformés français des xvie et xviie siècles et leurs spécificités par rapport à leurs homologues catholiques) p. 363-380. — Amann J.-P. La « Prière » de Pascal « pour demander à Dieu le bon usage des maladies ». (Étude de l’opuscule posthume de Pascal sur la « prière pour demander à Dieu le bon usage des maladies ») p. 381-396. — Pupil F. Les fidèles à l’église dans la peinture française. (Représentation des lieux de cultes et des dévotions dans quelques œuvres picturales) p. 397-414. — Favier T. Les leçons de Ténèbres mises en musique : les enjeux d’une querelle théologique. (Les Leçons des ténèbres, malgré l’opposition de la hiérarchie ecclésiastique et leur circonscription à quelques couvents parisiens, connurent un grand succès au début du xviiie siècle et contribuèrent à favoriser la sécularisation de la musique religieuse) p. 415-427. — Viard G. Un dévot à l’écoute des prédicateurs : Africain Senault, apothicaire langrois. (L’examen du journal inédit d’Africain Senault [mort en 1624] montre que les convictions religieuses de la majeure partie de la population étaient alors encore très marquées par les guerres de religions) p. 429-441. — Dompnier B. Les pratiques dévotionnelles du jubilé. (Les documents épiscopaux qui relaient les bulles pontificales d’annonce des jubilés montrent comment les dévotions recommandées visent à renforcer à la fois le sentiment d’appartenance à l’Église et la reconnaissance de l’autorité pontificale) p. 443-457. — Gantet C. Les fêtes luthériennes de la paix de Westphalie. (Les fêtes de la paix célébrant la fin de la guerre de Trente ans en Westaphalie furent déterminées par la redéfinition du rôle du clergé dans la politique du temps de paix) p. 459-472. — Provost G. Dévotion de groupe et piété personnelle dans les pèlerinages bretons de la Réforme catholique. (Les pèlerinages bretons des xviie et xviiie siècles n’ont pu favoriser la piété individuelle, objectif tridentin, qu’en l’inscrivant dans des démarches essentiellement collectives) p. 473-487. — Martin P. Paroles de pèlerins. (Les livres de pèlerinage des xviie et xviiie siècles offrent aux fidèles des exemples et des formules de prières de manière à intégrer l’individu à une manifestation collective) p. 489-502. — D’hollander P. Les ostensions en Limousin au xixe siècle. (À partir des années 1840, l’accent est mis, dans les ostensions limousines de reliques, sur l’autochtonie du saint vénéré et les pratiques extérieures et collectives) p. 503-516. — Martin C. La spiritualité des compagnies de la Propagation de la foi : une dévotion de combat. (Ces compagnies, créées pour la conversion des hérétiques et des infidèles, articulaient à cet objectif premier la promotion de prières individuelles en faveur de la compagnie, et de dévotions collectives dans l’esprit de la Contre-Réforme) p. 517-530. — Froeschlé-chopard M.-H. La dévotion au Sacré-Cœur. Confréries et livres de piété. (La dévotion au Sacré-Cœur présentée par des livres de piété français du xviie siècle montre la difficulté à tenir ensemble le pur amour de Dieu et les pratiques de protection) p. 531-546. — Quéniart J. La « retraite de Vannes » à la fin du xviie siècle. (Présentation de la Retraite de Vannes, institution créée en 1661 et dirigée par des Jésuites) p. 547-561. — Belly M. Le cantique : l’adhésion par le chant. (Place et fonction du chant dans la pastorale de Grignion de Montfort.) p. 563-576. — Choné P. Le fidèle en son « cabinet d’oraison » au début du xviie siècle. (Dans les ouvrages illustrés anversois d’édification du xviie siècle, la figure, apparemment conventionnelle, du fidèle en oraison véhicule une nouvelle anthropologie chrétienne) p. 577-592. — Veit P. La dévotion domestique luthérienne : instructions, images et pratiques. (Dans l’Allemagne luthérienne de la fin du xvie siècle et du xviie la maison prend une place de plus en plus importante à côté de l’église) p. 593-606. — Christin O. Le lit, la Vierge, la mort. Intimité et image de dévotion à l’époque moderne. (Importance de la localisation des images domestique de piété) p. 607-622. — Krumenacker Y. La place du culte privé chez les protestants français au xviiie siècle. (Présentation du culte privé, à travers les livres qu’il utilise et les controverses qu’il suscite, chez les réformés français à l’époque du Désert) p. 623-638. — Châtellier L. De la prière interdite à la prière impossible. (Au xviie siècle on poursuit volontiers ceux qui ne prient pas selon les normes fixées et cherchent à les changer. Cela conduira, au siècle suivant, à faire douter de l’utilité de la prière, voire à la rejeter) p. 639-648. — Massaut J.-P. De l’inflation à l’impasse. (Conclusion du dossier) p. 649-659.

REV. DE MÉTA. ET DE MOR. 105 (2000) 3. Varia. — Fronterotta F. « Que feras-tu, Socrate, de la philosophie ? ». L’un et les plusieurs dans l’exercice dialectique du Parménide de Platon. (Propose une nouvelle interprétation de la seconde partie du Parménide de Platon. L’opposition entre l’un et les plusieurs, qui constitue l’objet de l’exercice dialectique suggéré par Parménide, reproduit et illustre l’opposition ontologique entre les idées et les choses empiriques à laquelle fut consacrée l’analyse de la première partie du dialogue) p. 273-299. — Desclos M.-L. Idoles, icônes et phantasmes dans les dialogues de Platon. (On considère souvent que Platon rejette globalement icônes, idoles et autres phantasmes dans le champ de l’illusionisme, du faux-semblant, et de la duperie en raison de leur relation avec l’imitation. Reste néanmoins à savoir si l’on peut véritablement englober les unes et les autres dans le même discrédit, si les unes et les autres sont également éloignées du réel et du vrai, si l’imitation enfin doit être en tant que telle disqualifiée) p. 301-327. — Wolf F. Les principes de la science chez Aristote et Euclide. (Pourquoi la science grecque a-t-elle cherché son achèvement dans la forme axiomatique ? Les Seconds Analytiques tentent de concilier deux conceptions grecques de la science : l’une, antérieure, qui en faisait un système de transmission interlocutive; l’autre, postérieure, qui en fera un système de connaissances objectives. C’est au point d’achèvement de cette préhistoire de l’axiomatique ancienne que se situent les Éléments d’Euclide) p. 329-362. — Mall L. Des monstres et d’un prodige : les commencements de l’Émile. (Analyse les fondements rhétoriques et conceptuels de l’Émile, le traité-roman d’éducation de Rousseau, composé à la première personne. Au commencement de l’ouvrage, après avoir décrit la monstruosité de l’homme social, le « je » auteur crée un prodige, le précepteur idéal également désigné par le prénom « je ». L’article examine les implications de cette création) p. 363-380. — Schmid P. A. Angoisse et finitude : Heidegger et Cassirer à Davos en 1929. (Aux deuxièmes sessions de Davos, les sujets principaux de la controverse entre Cassirer et Heidegger sont des questions sur la liberté, l’humanité et le supra-personnel. Les différences entre les deux penseurs se manifestent très clairement à propos de la question du sens philosophique de l’angoisse face à la finitude et à la mort) p. 381-399.

REV. DE THÉOL. ET DE PHIL. 132 (2000) 1. — Imhoof S. Logos et bonheur chez Démocrite. (Se propose de faire comprendre l’usage du mot logos chez Démocrite. Celui-ci insiste sur la part essentielle de la responsabilité humaine et élabore le concept de « loi de l’âme », l’âme apparaissant elle-même comme principe directeur du corps) p. 3-20. — Barnes J. Une définition aristotélicienne de la comédie ? (Dans le deuxième livre de sa Poétique, perdu depuis fort longtemps, A. a discuté de la comédie. Dans un texte tardif, on a parfois voulu découvrir un résumé de cette discussion, ainsi que quelques fragments de son texte, dont le plus intéressant nous offrirait une définition de la comédie. Un examen ponctuel du passage rend probable la conclusion décevante selon laquelle il ne s’agit pas d’un fragment aristotélicien) p. 21-30. — Joosten J. Une théologie de la Septante ? Réflexions méthodologiques sur l’interprétation de la version grecque. (La version grecque de l’AT est-elle porteuse d’une théologie qui lui soit propre ? On a tendance à répondre par l’affirmative. Mais élaborer la théologie d’une traduction ancienne est une entreprise hasardeuse qui soulève de multiples obstacles d’ordre méthodologique. L’A. offre une présentation critique des approches mises en œuvre et tente d’identifier quelques pistes pour la recherche future) p. 31-46. — Sauge A. Traduire l’Évangile sans perdre sa saveur ? Réflexions critiques sur la traduction de Luc 14. (Prend appui sur une division en trois parties : à travers la guérison d’un hydropique, Jésus affirme son autorité personnelle; puis, par une parabole, il explique comment on participe au banquet du Royaume; enfin, à travers trois préceptes qui concluent le chapitre, il indique à quelles conditions il est possible d’être son disciple. Des considérations syntaxiques et sémantiques d’un côté, une analyse contextuelle de l’autre, montrent qu’en chacun de ces trois moments l’interprétation littérale du texte est déficiente, et que la traduction doit en être révisée) p. 47-68. = 132 (2000) 2. — Bornet P. Platon et les étrangers. (On a souvent affirmé qu’en sa double portée politique et ontologique, la pensée platonicienne ignorerait tout ce qui relève de l’altérité : P. serait le « philosophe du Même ». Par la relecture de quelques extraits d’un texte politique – les Lois – puis de passages à tonalité épistémologique – le Sophiste – l’A. montre que la philosophie de P. réserve au genre de l’Autre une place centrale) p. 113-129. — Blaser K. Le peuple de Dieu en quête d’une identité tangible. « Von den Konziliis und Kirchen » (1539) dans l’ecclésiologie de Luther. (Rappelle d’abord les nouveautés de l’ecclésiologie de Luther et analyse ensuite l’écrit de 1539 dans lequel L. vulgarise ses idées au sujet notamment de la visibilité du peuple de Dieu dans le monde; sept critères servent à l’identifier. Une dernière partie résume la position que le réformateur développe à propos des conciles) p. 131-150. — Barilier É. Spinoza, lecture de Castellion ? (Sur deux points importants, la pensée de Castellion a préfiguré celle de Spinoza : l’auteur du De arte dubitandi et celui du Tractatus theologico-politicus partagent une conception éthique de la religion et une conception critique de l’Écriture. Pour l’un et l’autre, éthique et critique procèdent d’une même exigence de concorde et de paix. Sur le terrain critique, Spinoza ira beaucoup plus loin que Castellion) p. 151-162. — Schmid M. L’univers de Sade en théologie : du scandale à la dénonciation. (La confrontation théologique à la critique du christianisme contenue dans l’œuvre du Marquis de Sade n’est pas encore habituelle. Sur sept points, l’A. entreprend cette confrontation. La question du mal semble être au centre de ce dialogue. C’est autour de notions telles que le péché, la responsabilité, la culpabilité ou le mal radical que s’articule l’argumentation) p. 163-174. — Bourdeau M. L’esprit ministre du cœur. Auguste Comte et la place de l’affectivité dans la vie morale. (La religion de l’Humanité prenant pour principe la prépondérance normale du cœur, le positivisme a été très tôt accusé de verser dans un sentimentalisme de mauvais aloi. En réalité, la solution du grand problème humain, qui consiste à faire prévaloir l’altruisme sur l’égoïsme, dépend pour l’essentiel du bon usage de l’intelligence : il s’agit de régler le dedans par le dehors, et c’est pourquoi les pensées devront toujours être systématisées avant les sentiments) p. 175-192. = 132 (2000) 3.In-Sup S. Merleau-Ponty devant l’histoire de son temps. (Merleau-Ponty a cherché en politique une « troisième voie », par-delà l’idéalisme subjectiviste qui neutralise l’historicité et le réalisme objectiviste qui alimente un relativisme historiciste, autant de manières de manquer les structures de l’action en négligeant la dimension existentielle de l’être-avec et de l’être-au-monde. Le motif de l’intercorporéité, inscrit dans une ontologie de la chair – tissu commun du corps et du monde – permet de penser l’affinité transcendantale des libertés, leur ouverture à la vérité par-delà tout arbitraire et tout déterminisme) p. 209-222. — Vianu S. L’intellect divin et l’intellect humain selon maître Eckhart. (L’intellect humain occupe une place à part dans la création : il est créé à l’image de Dieu lui-même, et non pas de l’une de ses idées. Issu de Dieu, l’intellect humain a la possibilité d’y retourner : Dieu est, en tant qu’être pur, la fin de son devenir. Le retour en Dieu signifie l’union à l’Être divin : l’opération de l’intellect humain divinisé est celle de l’Intellect divin lui-même) p. 223-237. — Demissy C. La transposition didactique en pédagogie religieuse. Premiers jalons. (La recherche sur la manière dont les savoirs scientifiques sont transposés dans les contenus éducatifs se développe depuis 1985. L’A. part de cette recherche pour entamer la même réflexion en pédagogie religieuse) p. 239-258. Étude critique. — Blaser K. La pneumatologie de Jürgen Moltmann, p. 259-267.

REV. HIST. DE DROIT FRANÇ. ET ÉTRANG. 78 (2000) 2.Bertrand J.-M. La fiction en droit grec. La loi sur l’homicide dans une inscription de Locride. (Analyse des lignes 9 à 16 de la loi foncière publiée naguère par Pappadakis, IG IX, I2, 3, 609; Nomina, I 44; IGT 47, dans le cadre d’une réflexion sur la fiction en droit grec) p. 219-231. — Poudret J.-F. Liberté et mutabilité des conventions matrimoniales en pays romands (xiiie-xvie siècle). (Comme ceux de droit écrit, les pays qui constituent l’actuelle Suisse romande admettent tous, au moyen âge déjà, la liberté des conventions matrimoniales, c’est-à-dire la liberté des époux de soumettre leur régime à une coutume de leur choix, soit d’apporter des modifications substantielles au régime légal, qui semble être en cas de conflit celui de l’épouse) p. 233-248. — Variétés. Ménard H. Le vol dans les tablettes de la Bretagne romaine (Britannia). (L’analyse des tablettes, découvertes en Bretagne, essentiellement à Bath et Uley, montre l’importance du phénomène du vol. Les plaignants, issus de la population locale, cherchent à obtenir l’intervention divine, espérant le retour du bien volé, et surtout la punition du voleur, sous peine de mettre en danger la cohésion sociale. Ces textes semblent plus proches de prières juridiques que de classiques tablettes de défixion) p. 289-299.

REV. PHIL. DE LOUVAIN. 98 (2000) 2.Breton S. Est–Je suis. Parménide ou Moïse. (Est-Je suis forment un couple qui, aujourd’hui, qu’il s’agisse de philosophes ou de théologiens, devrait stimuler la pensée. Dans les deux cas, il s’agit du verbe être, de l’importance qu’on donne à ce lexique et finalement, de l’histoire de la pensée occidentale. Dans les deux cas, il s’agit du verbe être au présent de l’indicatif; leur seule différence concerne la personne : la troisième dans le Poème de Parménide, la première dans l’oracle d’Exode 3,14. Que signifie et suggère cette différence ?) p. 235-249. — Solère J.-L. La logique d’un texte médiéval. Guillaume d’Auxerre et le problème du possible. (En examinant quelles sont les limites éventuelles ou les conditions de la puissance de Dieu, la pensée médiévale en est arrivée à se demander comment définir le concept même de possible. La notion élaborée par Aristote dans le cadre d’une science de la nature a fait l’objet d’une reprise critique. Ce travail se laisse saisir sur le vif chez Guillaume d’Auxerre, dans ses tâtonnements et ses détours) p. 250-293. — Bouton C. L’histoire dont les évènements sont des pensées. Hegel et l’histoire de la philosophie. (Pour quelle raison la philosophie se manifeste-t-elle comme un développement dans le temps et comporte-t-elle une histoire ? Quels sont, au juste, l’origine et le statut de l’histoire de la philosophie ? L’A. s’efforce de dégager et d’analyser les réponses que Hegel a apportées à ces questions, en suivant deux démarches complémentaires : l’étude des différentes versions de l’introduction aux Leçons sur l’histoire de la philosophie, étalées de 1820 à 1831, et la confrontation de l’histoire de la philosophie avec la philosophie de l’histoire, s’il est vrai que Hegel s’est fortement inspiré de cette dernière pour concevoir l’histoire des pensées) p. 294-317. — Fronterotta F. L’interprétation néo-kantienne de la théorie platonicienne des idées et son « héritage » philosophique. (Propose une reconstruction schématique de l’interprétation néo-kantienne de Platon, avancée dans le cadre de l’école de Marbourg, entre la seconde moitié du xixe et la première moitié du xxe siècle) p. 318-340. — Theis R. Dieu éclaté. Hans Jonas et les dimensions d’une théologie philosophique après Auschwitz. (Reconstruit la pensée « théologique » de Hans Jonas en s’interrogeant, d’abord sur le concept de Dieu tel que H. J. l’envisage à la lumière d’Auschwitz. Au concept « fort » de la tradition philosophique, Jonas oppose un concept « faible », à savoir celui d’un Dieu qui se dépouille, dans l’acte de la création, de toute sa puissance et se dépose. Or, de ce fait, le sens même de la création change : l’évolution naturelle et l’avènement de l’homme deviennent autant de moments d’un devenir de la divinité même, et d’une divinité qui souffre là où la création est défigurée. Il en résulte que la question d’Auschwitz « où est Dieu ? » se voit transformée en la question de la responsabilité de l’homme : « homme, comment as-tu pu rendre possible Auschwitz ? ») p. 341-357.

REV. THÉOL. DE LOUVAIN. 30 (1999) 3. — Bogaert P.-M. Ordres anciens des évangiles et tétraévangile en un seul codex. (Regroupement progressif et en différents lieux des évangiles par deux ou trois dans des ordres variables; les quatre en un seul codex durant le troisième siècle. Néanmoins, l’affirmation selon laquelle l’unique Évangile est transmis dans les quatre évangiles précède largement cette date.) p. 297-314. — Gaziaux É. L’autonomie en morale. Entre l’affirmation de l’homme et la quête de Dieu. (Approche philosophique du concept d’autonomie à partir de Kant et d’Hegel. La scission entre éthique philosophique et éthique théologique peut être surmontée si l’on maintient d’une part une forme autonome de réalisation et d’autre part une ouverture au sein même de l’autonomie) p. 315-335. — Gesché A. Pour une identité narrative de Jésus (suite et fin). (La théorie de l’identité narrative, sur le plan exégétique, philosophique et théologique, permet de dépasser l’alternative entre le Jésus de l’histoire et le Christ de la foi) p. 336-356. — Côté A. De l’arraisonnement de la transcendance À propos d’un ouvrage récent. (Présentation du livre de W. Placher opposant deux façons de comprendre la transcendance divine : pas de connaissance possible pour l’homme de l’essence divine [Thomas d’Aquin, Luther, Calvin]; ou la théologie soumise à un mode univoque de pensée [Descartes]. En fait, on ne peut affirmer un accord doctrinal profond entre Thomas, Luther et Calvin) p. 357-375. =30 (1999) 4.Boné É. Perplexité éthique devant le clonage. (Les applications thérapeutiques possibles du clonage, examiné auparavant seulement dans une visée de reproduction humaine, conduisent à reposer la question de sa légitimité) p. 437-455. — Luciani D. Le jubilé dans Lévitique 25. (Unité et structure concentrique de Lv 25. Fort des bénédictions reçues dans la foi, Le peuple est appelé à institutionnaliser ce que Dieu a fait pour lui dans l’Exode. Pertinence de la référence de Tertio Millenio Adveniente à ce texte) p. 456-486. — Ledure Y. Gabriel Marcel ou l’homme à la mesure de la transcendance. (Chez G. M., l’écriture fragmentaire reflète une réalité anthropologique éclatée. Il s’oppose à la tradition idéaliste et se montre proche de Nietzsche. L’itinérance de l’homme ne doit pas être conçue sur le mode d’un devenir sans fin, mais doit avoir comme horizon une transcendance) p. 487-497. — Haquin A. Ministères – Sacrement – Eucharistie. De quelques livres récents (Bulletin de théologie sacramentaire, présentant une vingtaine d’ouvrages récents traitant de l’eucharistie, du baptême, des ministères, de la sacramentalité fondamentale et de la prédication. On relève des tendances : approche œcuménique, anthropologique, intérêt pour les questions fondamentales, attention aux nouveaux agents pastoraux) p. 498-517. = 31 (2000) 1. — Geffré C. Le pluralisme religieux et l’indifférentisme, ou le vrai défi de la théologie chrétienne, (L’horizon d’un pluralisme religieux de droit et l’impératif du dialogue religieux invitent à un renouvellement de la théologie. La prise au sérieux du paradoxe christologique peut faire du christianisme une religion de l’altérité. La théologie des religions est en passe de devenir théologie interreligieuse manifestant une fécondation mutuelle des religions) p. 3-32. — Hort B. Millénarisme ou amillénarisme ? Regard contemporain sur un conflit traditionnel. (La théologie millénariste est potentiellement porteuse de violence. L’A. prône un amillénarisme sous condition : il critique la pensée d’O. Cullmann selon laquelle la victoire de Dieu est déjà complète dans le Christ. La théologie du « kairos » chez P. Tillich permet de tenir l’accomplissement de la vie éternelle et l’expérience de la négation et de la créativité) p. 33-42.Escaffre B. Pierre et Jésus dans la cour du grand prêtre (Jn 18,12-27) (Qui interroge Jésus ? Anne ou Caïphe ? L’analyse narrative montre que cette confusion est peut-être intentionnelle. Celle-ci soulignerait l’inconsistance des grands prêtres face à un prisonnier souverain de ses actes) p. 43-67. — Wattiaux H. Le corps et la parole. Réflexions morales à partir d’un livre récent (Présentation de quelques thèmes abordés par X. Dijon dans La réconciliation corporelle. En médecine et en droit, les pratiques concernent l’être humain comme être corporel et de parole. Cette considération permet la formulation d’une éthique réconciliant gestion médicale du corps et intériorité personnelle du corps souffrant) p. 68-74.

RIV. DI FILOS. 91 (2000) 2.Per una geografia della cultura filosofica italiana del Novecento. Les deux premiers articles de ce numéro continuent le dossier du numéro précédent consacré à la géographie de la culture philosophique italienne du xxe siècle — Berti E. La filosofia a Padova. (La faculté de philosophie de Padoue, après avoir été marquée, de 1945 à 1960, par la philosophie catholique personnaliste et thomiste, s’est tournée ensuite plutôt vers l’aristotélisme. Mais d’autres courants sont représentés) p. 197-217. — Pasini M. & Rolando D. La filosofia a Genova. (Étude du développement de l’enseignement de la philosophie à la faculté des Lettres de Gênes depuis la fin des années 1910, puis, dans les années 1960-1970 à la faculté de Droit) p. 219-249. — Casini P. Newton in Prussia. (Le débat entre la pensée de Wolff et celle de Newton, tel qu’il apparaît dans la correspondance échangée entre Voltaire, Mme du Châtelet et Frédéric II, et qui aboutit, sous l’influence de Voltaire, à la victoire en Prusse de la philosophie naturelle de Newton sur la métaphysique de Wolff) p. 251-282. — Egidi R. Filosofia e psicologia del pensiero tra Frege e Külpe. (Controverse entre psychologisme et antipsychologisme à propos de l’intentionnalité, des pensées et des représentations, autour de l’école de Würzburg, de Frege, Brentano et Külpe) p. 283-308. — Pellegrino G. L’etica filosofia e la spiegazione del senso comune in Henry Sidgwick. (L’éthique, pour Henry Sidgwick, repose sur le sens commun; l’utilitarisme n’en est que la meilleure explication, pas le fondement) p. 309-331. — Festa R. Preferenze, razionalitá, etica. (Examen critique des contributions au volume collectif Preferences [C. Fehige et U. Wessel, éd., Berlin : W. de Gruyter, 1998]) p. 333-343.

SCIENCE ET ESPRIT. 52 (2000) 2.Tourpe E. Un thomisme existentiel et dialectique : Introduction à la métaphysique réflexive d’André Marc. (Deux traditions philosophiques nouent en lui une heureuse alliance : le réalisme spiritualiste français et le thomisme maréchalien) p. 137-157. — Fruchon P. Sur une théologie chrétienne du pluralisme religieux. (La position théologique du Père Claude Geffré; ce dernier introduit cet inédit, publié après la mort brutale de son auteur) p. 159-169. — Burigana R. & Routhier G. La conversion œcuménique d’un évêque et d’une Église : le parcours œcuménique du cardinal Léger et de l’Église de Montréal au moment de Vatican II. (D’un œcuménisme unioniste à un œcuménisme de dialogue, devenu affaire diocésaine) p. 171-191. — Feist R. Edmund Husserl as Part of the Göttingen Scientific Tradition. (Les influences subies par Husserl, ce qu’il reçut de mathématiciens et ce qu’il leur apporta) p. 193-213. — Kinsella S. E. The transformation of the Jewish Passover in an early Christian liturgy : The influence of the Passover Haggadah in the Apostolic Tradition. (La Prière eucharistique présentée par la Tradition apostolique, dans le contexte de ses bases liturgiques juives) p. 215-228.

THEOL. STUDIES. 60 (1999) 4.Minnihan P. D. Encountering the American Synod. (Comparaison de l’instrumentum laboris et de l’exhortation apostolique postsynodale Ecclesia in America : rencontre avec le Christ, conversion, communion, solidarité. Manière dont le discours du synode lui-même a contribué à la nouvelle évangélisation) p. 597-624. — Sanks T. H. Globalization and the Church’s Social Mission. (Contextualisation de la mission sociale de l’Église. Pertinence de la notion de globalisation pour caractériser le contexte actuel, analyse de ce phénomène et mise en lumière de ses implications pour la mission de l’Église aujourd’hui) p. 625-651.Doran R. M. System and History : The Challenge to Catholic Systematic Theology. (La théologie systématique comme théorie de l’histoire. Apport de B. Lonergan pour fonder une nouvelle systématique) p. 652-678. — Williams A. N. The Logic of Genre : Theological Method in East and West. (Diversité des théologies occidentale et orientale pensée à partir de la catégorie de genre empruntée à K. Barth et de sa distinction entre dogmatique régulière et irrégulière. Utilité de l’analyse des genres appliquée aux discours théologiques) p. 679-707. — Edwards D. The Ecological Significance of God-Language. (Il convient d’utiliser à nouveau les catégories de Sagesse et de Logos en théologie trinitaire, liées à une théologie de la création et ouvertes à l’écologie. W. Pannenberg ouvre des voies dans ce sens, avec sa théologie du Verbe, principe de distinction du créé, comprise à la lumière de la théologie bonaventurienne de la Sagesse) p. 708-722. — Panicola M. R. Discernment in the Neonatal Context. (Difficultés des prises de décision concernant des nouveaux-nés gravement malades. Apport possible de la tradition chrétienne du discernement : réflexion personnelle, analyse du contexte, évaluation critique) p. 723-746. = 61 (2000) 1.Rahner K. Experiences of a Catholic Theologian. (Peu avant sa mort, en mars 1984, K. R. a laissé une brève rétrospective de son œuvre insistant sur quatre expériences : la nature analogique de toute affirmation théologique; l’autocommunication de Dieu; l’affinité de sa démarche théologique avec l’existentialisme ignatien; le décalage entre la théologie et les autres sciences) p. 3-15. — Ashley J. M. Ignacio Ellacuría and the Spiritual Exercises of Ignatius Loyola. (Selon E., les Exercices apportent une aide décisive pour répondre aux requêtes exprimées par la Conférence de Medellin. L’élaboration par E. d’une « philosophie de la réalité historique » doit être comprise comme la recherche d’une philosophie et d’une théologie correspondant à une rencontre du Jésus historique telle que la structure les Exercices) p. 16-39. — Phan P. C. Method in Liberation Theologies. (Trois composantes d’une méthode commune aux théologies de la libération dans leurs diversités : le recours aux disciplines universitaires non philosophiques (sociologie, psychologie, histoire); la médiation herméneutique et pratique) p. 40-63. — Prusak B. P. Bodily Resurrection in Catholic Perspectives. (Débats actuels relatifs à la résurrection des corps. Réinterprétation de l’état intermédiaire entre mort et résurrection : la relation d’une personne au monde ne sera pleinement intégrée à son identité qu’à l’achèvement de l’histoire) p. 64-105. — Bretzke J. T. Moral Theology out of East Asia. (Le Synode d’Asie tenu à Rome en 1998 offre un panorama de nombreuses questions posées par l’effort de dialogue inter- et intra-culturel. Confrontation de la théologie avec les traditions religieuses et philosophiques d’Asie, relativement au féminisme notamment) p. 106-121. — Spohn W. C. Conscience and Moral Development. (La conscience comme capacité, processus, jugement. Sa dimension sociale. Difficultés que pose la présentation du développement moral chez L. Kohlberg et C. Gilligan. Nombreuses références aux publications actuelles relatives à la formation morale et spirituelle) p. 122-138. — Murphy R. E. Quaestio disputata : Is the Paschal Mystery Really the Primary Hermeneutical Principle ? (Réponse à une question soulevée à l’occasion de la critique adressée par L. Ayres et S. E. Fowl au document de la Comission Biblique Pontificale consacré à l’interprétation de la Bible dans l’Église : selon l’A. le mystère pascal n’est pas un principe herméneutique fondamental, mais un contexte dans lequel un autre sens du texte biblique peut être discerné) p. 139-146.

THEOL. QUARTALSCHR. 180 (2000) 2.Ehrlich E. L. Fortschritte im christlich-jüdischen Dialog. (Dans ce No entièrement consacré au dialogue judéo-chrétien, et qui en souligne surtout les lenteurs et les insuffisances, ce premier article, dont l’A., juif, enseigne à Berne, fait état des progrès déjà réalisés ou en cours, notamment en exégèse et en théologie systématique) p. 86-101. — Henrix H. H. Mit einem Tumor im Gedächtnis : Erfahrungen und Herausforderungen des christlich-jüdischen Dialogs. (S’appuyant sur les pensées croisées de F. Rosenzweig et de E. Levinas, l’A. postule comme condition préalable à tout dialogue la connaissance de l’autre tel que celui-ci se comprend lui-même, et met l’accent sur les différences structurelles et l’inégalité de départ entre les deux communautés, à savoir l’idée de peuple singulier, Israël, d’une part, celle d’Église de nations d’autre part) p. 102-114. — Kienzler K. Nachdenken über die Shoah (Vatikan 1998). Jüdische Anfragen an das Selbstverständis der Kirche. (Commentaire et interprétation du document Nous nous souvenons. Réflexions sur la Shoah, publié le 16 mars 1998 par la Commission pontificale pour les relations avec le judaïsme) p. 115-126. — Freyer T. Vom christlich-jüdischen Ge-spräch zum Dialog ? Theologische Notizen zur Semantik eines Leitbegriffs. (En référence à J.- F. Lyotard et E. Levinas, étude sémantique sur la notion de « dialogue », où l’A. pose en préalable la question de la possibilité même d’une communication équitable entre responsables [fût-ce par omission] et victimes de la Shoah) p. 127-146. — Glosse. — Gross W., Nierl H. & Theobald M. Israel sichtbar machen in der Liturgie. (Dans cette note, les A. A. déplorent l’absence de toute mention d’Israël dans le passage de la 4e Prière eucharistique qui traite des alliances conclues entre Dieu et l’humanité) p. 147-148. = 180 (2000) 3. — Puza R. Siebzehn Jahre Codex Iuris Canonici. Eine Bilanz – Wie geht es weiter ? (Examen critique du CIC de 1983, de sa réception, de ses déficits et difficultés d’application, des marges de manœuvre qu’il laisse néanmoins. Analyse de situation en Allemagne, spécialement en ce qui concerne la prédication confiée à des laïcs en charge pastorale) p. 161-174. — Winkler G. Anmerkungen zum »Opferbegriff« und seine Ausweitung auf den alltäglichen Sprachgebrauch im Kontext kultureller Unterschiede. (Observations sur les notions de « sacrifice » et d’ « offrande » dans différents contextes tant cultuels que culturels, y compris dans le domaine profane et le langage courant) p. 175-190. — Fuchs O. Wie funktioniert die Theologie in empirischen Untersuchungen ? (Étude sur les rapports souvent conflictuels entre théologie systématique et théologie pratique, notamment en matière de recherches et d’enquêtes pluridisciplinaires. Comment l’une et l’autre pourraient-elles au contraire se féconder mutuellement ?) p. 191-210. — Sandherr S. Subjekt-Passagen. Im Ausgang von Emmanuel Levinas’ Konzeption einer » Religion für Erwachsene «. (Évolution de la pensée de E. Levinas, spécialement en ce qui concerne les rapports entre subjectivité et altérité. Questions que cela pose à la pensée chrétienne et à l’expérience de la foi de L. lui-même) p. 211-224. Glosse. Theobald M. » Der römische Zentralismus« und die Jerusalemer Urgemeinde. (À la suite de la controverse suscitée par deux documents romains [antérieurs à Dominus Jesus], discussion sur la nature de l’Église : l’Église romaine est-elle « mère » ou « sœur » des autres Églises locales ? Mise en cause du centralisme romain) p. 225-228.

TIJDSCHR. V. FILOS. 61 (1999) 4.Vandenabeele B. Wij wenen maar zijn niet gewond. Het sublieme gevoel in Schopenhauers esthetica. (Une lecture attentive de la théorie du sublime chez Schopenhauer conduit à réinterpréter sa philosophie, en y manifestant le fossé entre esthétique et éthique) p. 663-695. — Van Eynde L. Husserl et la reprise génétique de la méréologie. (La méréologie, théorie du tout et des parties, conduit à la distinction des deux a priori, matériel et formel, qui légalisent le milieu objectif de l’intentionnalité; les deux a priori sont articulés dans la tension reliant généalogie et téléologie dans la légalité de l’a priori subjectif) p. 697-727. — Welten R. Michel Henry en de cartesiaanse ziel van de fenomenologie. (Selon M. Henry, la conscience d’être affecté, qui peut être comprise comme l’âme cartésienne elle-même, est le noyau, ou l’âme, réels de la phénoménologie. La philosophie de la conscience à laquelle s’essaye Descartes dans les Passions de l’âme est le début de la phénoménologie, négligé par Husserl et Heidegger) p. 729-746. — Horsten L. De gelaagde structuur van de natuurkunde volgens Peter Galison. (Selon P. Galison, la pratique de la physique comporte trois niveaux relativement autonomes : expérimental, instrumental et théorique; le niveau instrumental en physique des particules; la « métaphore du mur » comme alternative à l’image kuhnienne des paradigmes et des révolutions scientifiques; comparaison avec le modèle de L. Laudan; tentative de résoudre le problème de l’« incommensurabilité ») p. 747-778. = 62 (2000) 1.Speer A. Philosophie als Lebensform ? Zum Verhältnis von Philosophie und Weisheit im Mittelalter. (La philosophie comme sagesse orientant l’existence au Moyen Âge; tentatives chez Bonaventure, Eckhart, N. de Cues, d’embrasser les fonctions pratiques et théoriques de la philosophie) p. 3-25. — Vanden Berghe P. Alle lust wil eeuwigheid. Een kleine freudiaanse taxonomie van de lust. (Trois sources du plaisir selon Freud associées à trois traditions philosophiques : la satisfaction du besoin et le platonisme; le mouvement et l’aristotélisme; l’anticipation et le thomisme) p. 27-65. — Buekens F. Liefde De re : over singuliere emoties. (À partir des perspectives ouvertes par G. Evans et J. McDowell : l’amour de re ne peut être réduit à l’amour de dicto : la façon dont la personne aimée apparaît à l’amant ne peut être réduite à l’appréciation d’un ensemble de propriétés, contrairement à ce que tendent à affirmer les cognotivistes) p. 67-90. — Kortooms T. Over de zelfconstitutie van de Absolute bewustzijnsstroom. De restitutie van een leerstuk van Brentano in Husserls analyse van het tijdbewustzijn. (À propos d’un essai inédit où, reprenant et modifiant la doctrine de la conscience interne de F. Brentano, E. Husserl entreprend de décrire la structure de la conscience du temps intérieur) p. 91-124. = 62 (2000) 2.Baumeister T. Selbstbewusstsein — Selbstporträt. (Relation entre conscience de soi et autoportrait; en s’appuyant sur Sartre, Derrida, J. L. Koerner, interprétation d’autoportraits de Dürer et de Rembrandt) p. 219-251. — Breeur R. Vrijheid en identiteit. (Recherche de l’origine de la subjectivité dans une conscience caractérisée par sa radicale lucidité; distinction entre le soi de la conscience et le soi du sujet; le fait que la connaissance de soi n’est pas entièrement claire et distincte, ne dit rien de la clarté et de la distinction de la conscience de soi) p. 253-281. — Cuypers S. E. Comptatibele persoonlijke autonomie : structuralisme versus historicisme. (Tant le structuralisme, illustré ici par H. Frankfurt, que l’historicisme, illustré par J. Elster, ne peuvent rendre compte de la compatibilité entre l’autonomie de la personne et ses déterminations biologiques, psychologiques et sociales) p. 283-312. — Raes P. Erwin Straus over de ruimte van het landschap en de geografische ruimte. (Distinction posée par E. Strauss, dans Vom Sinn der Sinne [1935], entre espace du paysage et espace géographique; clarification à partir de G. Bachelard) p. 313-340. — Kritische Studies. Vanheeswijck G. Is R. G. Collingwood wel een Metafysicus ? (Discussion de l’interprétation du concept de métaphysique chez R. G. Collingswood proposée par R. Martin) p. 341-353. — De Muijnck W. Causaliteit en Menselijk Handelen, p. 355-361. = 62 (2000) 3.Jaeschke W. Substanz und Subjekt. (Notions de substance et de sujet chez Descartes, Kant, Hegel) p. 439-458. — Tinnevelt R. Universaliteit en loyaliteit. Een discourstheoretische benadering van de rechten van de mens (Droits de l’homme chez Kant et Habermas; selon R. Rorty, l’approche kantienne pour fonder ces droits est dépassée; cependant K. et H. ne veulent pas tant faire connaître la nature des droits de l’homme que de poser les conditions d’un système de droits) p. 459-491. — Dossier Dierenrechten ? Melle U. Recht op dieren of dierenrecht ? Het mœilijke debat over de dierenethiek. (Grandes lignes du débat actuel sur le statut éthique des animaux; conscience des animaux; critiques féministes du débat; une communauté où les humains respecteraient les besoins des animaux exigerait l’abandon de l’élevage des animaux) p. 495-520. — Mackor A. R. De morele status van dieren : een kritiek op Rawls en Carruthers. (Analyse critique des arguments développés par J. Rawls et P. Carruthers contre la reconnaissance de droits moraux et juridiques aux animaux) p. 521-547. — Burms A. De plaats van het dier. Enkele beschouwingen bij de voorafgaande artikelen. (Le débat sur les droits des animaux est fortement déterminé par une mauvaise compréhension du rôle des intuitions morales; le lien entre intuitions et énoncés des principes en morale; le changement des attitudes profondes auxquelles ces intuitions sont liées ne résultera pas d’un raisonnement abstrait) p. 549-564.

TIJDSCHR. V. THEOL. 40 (2000) 2.Jespers F. Gelegenheidsgelovigen : Bewust genieten van genereuze tradities (Dans le monde occidental, la plupart des croyants sont devenus des pratiquants occasionnels. L’A. tente de les portraiturer du point de vue de la philosophie des religions, en mettant en avant leur loyauté, leur aspiration au dialogue et leur ouverture à d’autres traditions religieuses) p. 111-121. —wieringen A. van De vondsten in de woestijn van Juda : Oude mythen en nieuwe inzichten. (Les nombreuses recherches consacrées aux découvertes de Qumran ont conduit les spécialistes à réviser bien des positions sur la nature, l’importance et le rôle joué par la secte des Esséniens, ainsi que sur les textes de Q. eux-mêmes, dont l’apport a surtout permis de mieux connaître la période intertestamentaire) p. 122-143. — Steenbrink K. Islamitische varianten van de mythe van Adam : Perspectieven voor het gesprek tussen moslims en christenen. (Des études approfondies sur le rôle d’Adam dans le coran révèlent une grande variété d’interprétations à l’intérieur de l’islam, dont certaines caractérisent celui-ci comme religion de réconciliation, et non de rédemption, ce qui pourrait favoriser le dialogue islamo-chrétien) p. 144-163. — Schillebeeckx E. Naar een herontdekking van de christelijke sacramenten : Ritualisering van religieuze momenten in het alledaagse leven. (Pourquoi un nombre croissant de catholiques s’éloignent-il de la pratique des sacrements ? Parce qu’ils n’y comprennent plus rien, ne voient plus leur rapport avec la vie quotidienne-pense le théologien de Nimègue. Ce constat le conduit à étudier de près la nature et la fonction du rite, et du symbolisme en général, qui feront l’objet d’un livre dont il esquisse ici les linéaments) p. 164-187. = 40 (2000) 3.Lange F. de Schipperen met de dood : Jacques Pohier en de euthanasie. (L’A. analyse le livre de J. Pohier La mort opportune, de 1998, en s’efforçant de le situer dans la continuité des réflexions de P. depuis son livre de 1977 Quand je dis Dieu) p. 215-226. — Berges U. Armoede en haar bestrijding in de wetten van het oude testament. (Dans l’AT, la notion de pauvreté et la lutte contre elle revêt des aspects multiples selon les époques et les contextes, comme le montrent les différents Codes contenus dans le Pentateuque. Ainsi, « pauvre » ne s’oppose pas forcément à « riche », mais peut désigner n’importe quel débiteur. L’A. analyse toutes les variantes repérables dans les livres de la Première Alliance) p. 227-250. — Korte A.-M. Gods geslacht. Gender en verwantschap in vrouwenstudies theologie. (La théologie féminine s’est maintes fois élevée contre la représentation univoque de Dieu comme étant de genre masculin. L’A. montre que la difficulté, loin d’être une contestation simplement féministe, est liée à une problématique de mutations sociales concernant la famille, l’idée de parenté, etc.) p. 251-275. — Logister W. Theologie van de Drie-ene : waarom en hoe ? Reflecties bij de dramatische benadering van F.-W. Marquardt. (Réflexions sur les mises en question de la doctrine trinitaire classique par F.-W. Marquardt, sous l’influence de penseurs juifs réagissant au drame d’Auschwitz) p. 276-298.

ZEITSCHR. F. D. ALTTEST. WISS. 112 (2000) 2.Müller H.-P. Der Welt- und Kulturentstehungsmythos des Philon Byblios und die biblishche Urgeschichte. (D’après Eusèbe, Philon interprète les récits du début de la Genèse avec les mythes cosmogoniques considérés selon la critique euhémériste et les essais des présocratiques) p. 161-179. — Hurvitz A. Once Again : The Linguistic Profile of the Priestly Material in the Pentateuch and its Historical Age. A Response to J. Blenkinsopp. (À propos des textes de la veine sacerdotale, souligne, en contestant la lecture de J. Blenkinsopp les datant de l’époque du premier Temple, leur origine plus tardive selon des sources extra-bibliques [Qumran, textes rabbiniques] p. 180-191. — Wagenaar J. A. The Cessation of Manna. Editorial Frames for the Wilderness Wandering in Exodus 16,35 and Joshua 5,10‑12. (Le don de la manne se répétant jusqu’à l’entrée en Terre promise est évoqué aussi bien par la veine sacerdotale que par celle du Yahwiste) p. 192-209. — Becker U. Die Reichsteilung nach I Reg 12. (Le récit de 1 Rois 12, 1-20 éclairant la différence des deux royaumes d’Israël et de Juda, n’est pas une chronique, mais une explication tardive, peu après la mort de Salomon, d’un état de fait) p. 210-229. — Höffken P. Bemerkungen zu Jesaja 31,1‑3. (Considérés comme primitifs, les v. 1-3 sont référés à la situation de Jérusalem en 701 et non à l’étape rédactionnelle ultérieure) p. 230-238. — Peels H. G. LSanctorum Communio vel Idolorum Repudiatio ? A Reconsideration of Psalm 16,3. (Établit, en référence à d’autres Ps, que l’obscur v. 3 vise, en dépit du v. 2 protestant de la foi en Dieu, le culte effectivement rendu aux idoles) p. 239-251. =112 (2000) 3.Hasel G. F. (†) & Hasel M. G. The Hebrew Term ’ed in Gen 2,6 and Its Connection in Ancient Near Eastern Literature. (Le terme énigmatique ’ed de Gn 2, 6, examiné en rapport avec les différentes langues voisines, signifie une onde sortant d’en-bas) p. 321-340. — Arbeitman Y. L. Tamar’s Name or is it ? (Gen 38). (Entendu selon la linguistique, le nom de Tamar, celui de la femme séduisant Juda, évoque une population étrangère, d’où le sens du récit : non pas de rapporter la ruse d’une femme désireuse d’enfanter, mais d’éclairer l’origine mêlée de la tribu de Juda) p. 341-355. — George D. B. Yahweh’s Speech at Jos 1,2-6 and Deut 11 : Semantics, Intertextuality, and Meaning. (La promotion de Josué établi guide pour l’entrée en terre promise évoque, en remaniant Dt 11, la nécessité d’un chef énergique) p. 356-364. — Dafni E. G. und falsche Prophetic in I Reg 22. (Dégage la cohérence de 1 R 22 montrant, à partir d’une situation concrète de Michée, ce qui oppose l’inspiration du vrai prophète axée sur le salut de tous et l’intention égocentrique du faux prophète trompeur) p. 365-385. — Glatt-Gilad D. A. Reflections on the Structure and Significance of the ’amânâh (Neh 10,29-40). (Examine le contenu et la situation socio-politique de retour d’exil pour l’engagement écrit avec Néhémie d’observer fidèlement le code del’Alliance) p. 386-395.

ZEITSCHR. F. D. NEUTEST. WISS. 91 (2000) 3-4. — Gundry R. H. In Defense of the Church in Matthew as a Corpus Mixtum. (Discute la thèse de P. Luomanen sur l’Église selon Mt. qui serait mêlée de vrais et de faux disciples) p. 153-165. — Strelan R. A Greater Than Caesar : Storm stories in Lucan and Mark. (Compare les deux récits, l’un de la tempête apaisée par le Christ en Mc 4, 35 et l’autre de celle subie par César soumis au fatum dans la Pharsale V de Lucien) p. 166-179. — Poirier J. The Interiority of True Religion in Mark 7,6‑8. With a Note on Pap. Egerton 2. (Dans le texte exposant la dissension de Jésus et des Pharisiens, la citation d’Is 29 sur l’honneur rendu des lèvres à Dieu recouvre, selon le Pap. Egerton 2, le reproche formulé par le Christ d’être honoré en l’appelant Maître tout en n’écoutant pas son enseignement) p. 180-191. — Becker J. Die Hoffnung auf ewiges Leben im Johannesevangelium. (Jean conserve de nettes indications trop peu remarquées, mais ici relevées, qui sont relatives à l’espérance de la vie éternelle réservée, comme l’a estimé la première génération chrétienne, pour le tout prochain retour en gloire du Christ) p. 192-211. — Frenschkowski M. (Joh 12,13) und andere Indizien für einen ägyptischen Ursprung des Johannesevangeliums. (Cette expression qui désigne les palmes acclamant l’entrée à Jérusalem n’est pas courante à Éphèse au premier siècle, car elle est d’origine égyptienne, ce qui suggère intervention d’un auteur du cercle johannique peut-être alexandrin) p. 212-229. — Longenecker B. W. Revelation 19,10 : One Verse in Search of an Author. (Ce v. 10, qui conclut une vision de 17,1-19, 10, a son pendant en 22, 6-9 pour la vision de 21, 9-22, 9; il indique, non pas un scribe incompétent comme on l’estime souvent, mais plutôt l’auteur lui-même) p. 230-237. — Buchinger H. I Kor 5,7 als Schlüssel der Paschatheologie des Origenes. Das Pascha der Juden, das Opfer Christi und das Pascha der Christen – eine Aporie ? (La théologie pascale d’Origène engage I Co 5, 7 pour établir que la pâque juive est rite aboli car la Pâque véritable est accomplie par le sacrifice du Christ) p. 238-264.

ZEITSCHR. F. KIRCHENGESCH. 110 (1999) 3. — Untersuchungen. Fürst A. Augustinus im Orient. (Tout a été dit, écrit, sur l’influence considérable de S. Augustin sur l’histoire de la pensée chrétienne occidentale; très peu, au contraire, sur sa place dans les Églises d’Orient, pourtant réelle. L’A. relève ce que doivent à l’évêque d’Hippone les Églises de langue grecque [querelle autour du pélagianisme au 5e s.] et Byzance [autour du palanisme, xive s.]) p. 294-314. — Sarnowsky J. Das historische Selbstverständnis der geistlichen Ritterorden. (On sait que les Ordres chevaliers sont nés dans la mouvance des premières croisades, et avaient pour idéal de combiner la tradition monastique et la militance de « guerriers du Christ ». L’A. tente de retracer, sur la base de Règles et de documents divers, l’histoire complexe de ces institutions souvent contestées, persécutées, voire interdites, tel l’Ordre des Templiers en 1312) p. 315-330. — Steiger J. A. Martin Luthers allegorisch-figürliche Auslegung der Heiligen Schrift. (L’interprétation allégorisante et typologique de l’Écriture par M. Luther; son influence sur des générations de prédicateurs, même postérieurs au Réformateur) p. 331-351. — Strohm C. Theologie und Zeitgeist. Beobachtungen zum Siegeszug der Methode des Petrus Ramus am Beginn der Moderne. (Étude de l’œuvre de Pierre de la Ramée, dont l’élaboration d’une méthode dialectique originale eut un grand succès aux xvie-xviie s. pour relayer la scolastique décadente) p. 352-371. — Ziegler W. Sozial-und Religionsgeschichte in Deutschland in der Frühen Neuzeit. Eine historiographische Bilanz. (Développement et rapprochement des sciences sociales et de l’histoire des religions, dans l’Allemagne de la première moitié du xxe s. Un bilan historiographique) p. 372-385. = 111 (2000) 2. — Untersuchungen. Padberg L. E. von. Missionare und Mönche auf dem Weg nach Rom und Monte Cassino im 8. Jahrhundert. (Récits de chroniques relatant des pèlerinages de moines missionnaires à Rome et à Monte Cassino au viiie siècle; l’impulsion en provenait du monachisme anglo-saxon) p. 145-168. — Wallraff M. Die Ursprünge der christlichen Gebetsostung. (Un usage chrétien attesté dès l’époque des martyrs s’et perdu au cours des âges : celui de s’orienter vers l’Est pour la prière tant communautaire qu’individuelle. Étude des origines de cette pratique, dont on trouve des traces pré-chrétiennes en rapport avec le culte du soleil) p. 169-184. — Wolfes M. Schuld und Verantwortung : Die Auseinandersetzung des Heidelberger Theologen Martin Dibelius mit dem Dritten Reich. Mit einer aus dem Nachlas herausgegebenen „Lebensbeschreibung”aus dem Jahr 1946. (Vie et œuvre de l’éminent théologien protestant M. Dibelius [Heidelberg]. Son combat contre le nazisme et sa contribution, avec K. Jaspers, aux discussions d’après guerre autour de la notion de « culpabilité collective » du peuple allemand) p. 185-209. — Kritische Miszelle. Weitlauff M. Adolf von Harnack, Theodor Mommsen, Martin Rade. Zu drei gewichtigen Neuerscheinungen. (Réflexions après la parution d’ouvrages importants sur A. von Harnack, T. Mommsen et M. Rade) p. 210-246.

ZEITSCHR. F. REL.- U. GEISTESGESCH. 52 (2000) 1.Iwersen J. Was ist New Age ? – Was ist Esoterik ? (Spécialiste de la gnose et de l’ésotérisme, l’A. examine les rapports entre New Age, ésotérisme et religion; dénonce les confusions ou amalgames très répandus dans ce domaine) p. 1-24. — Krell M. A. Schoeps vs. Rosenzweig : Transcending Religious Borders. (Convergences et divergences de vue entre deux grands penseurs juifs allemands, H. J. Schoeps et F. Rosenzweig, sur les rapports entre judaïsme et christianisme, dont l’un et l’autre étaient de bons connaisseurs) p. 25-37. — Mehmel A. « Ich richte nun an Sie die Große Bitte, eine zweckdienliche Eingabe in dieser Sache zu machen… » Zwei Briefe von 1942 an Sven Hedin von Hans-Joachim Schoeps. (Deux lettres adressées en 1942 par H. J. Schoeps au savant suédois Sven Hedin) p. 38-46. — Blaschke O. Die « Reichspogromnacht » und die Haltung von katholischer Bevölkerung und Kirche. Mentalitätsgeschichte als Schlüssel zu einem neuen Verständnis ? (Étude approfondie sur le comportement des catholiques allemands lors de la « Nuit de cristal » du 9. 11. 1938, qui donna le signal aux persécutions massives de juifs par les Nazis; constat : le silence général, qui peut s’expliquer de multiple façon, parmi lesquelles il faut ranger l’antisémitisme propre à une fraction du catholicisme et/ou la crainte d’être promis à terme au même sort qu les juifs) p. 47-74. — Miszellen. — Riemer U. Domitian – (k)ein Christenverfolger. (Thèse selon laquelle l’empereur Domitien, qui régna de 81 à 96 de notre ère, n’a pas persécuté systématiquement les chrétiens et n’est en aucun cas visé par l’Apocalypse [composée vraisemblablement à cette époque], dont l’auteur n’est pas, par ailleurs, à identifier avec le 4e évangéliste) p. 75-80. — Beltz W. Zum Verhältnis von Religions- und Kulturgeschichte, dargestellt an jüngsten, die Judaistik betreffenden Publikationen. (Des publications récentes sur le judaïsme en Orient apportent des lumières sur un sujet peu étudié jusqu’ici, et tendent à montrer que les juifs en question se sont généralement bien intégrés dans les cultures ambiantes et y ont joué un rôle non négligeable) p. 81-85. = 52 (2000) 2.Angelow J. Edmund Burke und die Französische Revolution. Von konservativer Kritik zur Idee des modernen Weltanschauungskrieges. (Vie, œuvre et influence de E. Burke [1729-1797], philosophe, publiciste et politicien britannique devenu célèbre par son opposition farouche aux ides révolutionnaires françaises, et considéré comme le père du conservatisme politique d’outre Manche, dont purent se réclamer des leaders tels que W. Churchill et M. Thatcher) p. 97-114. — Heimann H.-D. Brandenburger Toleranz zwischen Anspruch, Mythos und Dementi-Historisch-politische Annäherungen an das „Edikt von Potsdam“. (La tolérance, mythe ou réalité ? L’A. suit l’évolution des idées à ce sujet, à partir de l’« Édit de Potsdam » [1685], dans l’histoire politique du Land Brandebourg, berceau de la Prusse. Puis il ouvre son horizon à des réflexions plus générales et actuelles sur le sujet. Allusions à l’ « Année de la tolérance » décrétée par l’UNESCO en 1955) p. 115-125. — Gantke W. „Die Welt ist wunderbar im Ganzen“. Literatur und Religion am Beispiel Ernst Jüngers. (Étude sur E. Jünger [1895-1998], un des littérateurs les plus importants de l’Allemagne du xxe s., dont malheureusement la critique et l’opinion n’ont guère retenu que l’œuvre de jeunesse, traitant de politique, au détriment d’ouvrages plus tardifs, où les préoccupations religieuses tiennent la plus grande place, ce que seul H. Hesse semble avoir dignement honoré) p. 126-140. — Kourilo O. Der konfessionelle Faktor bei der Integration und Desintegration der russischen Gesellschaft in der heutigen Zeit. (Dans l’histoire des peuples, la religion comme Weltan-schauung joue un rôle ambivalent, facteur tantôt d’intégration, tantôt de désintégration, suivant qu’elle unifie là où elle est majoritaire et homogène, ou divise là ou elle est plurielle. Illustration éclairante par l’exemple de la Russie) p. 141-159. = 52 (2000) 3.Colpe C. Die „Natürliche Religion“ und das Schulfach „Lebensgestatung – Ethik – Religion“. (Partant de la nécessité de donner un contenu à l’enseignement scolaire de la religion [ou de la morale, du civisme…], l’A. pose des questions fondamentales sur la nature de toute religion, dans son rapport avec d’autres réalités ou instances sociales) p. 193-209. — Cosmann P. Neubelebung und Überbietung socinianischer und deistischer Interpretamente im „geistlichen Antisemitismus“ (L’A., enseignante pluridisciplinaire aux Universités de Berlin et de Potsdam, propose un inventaire minutieux de toutes les variantes d’antisémitisme, notamment protestant, qui ont marqué la pensée allemande; aperçu sur ses formes récentes de toute provenance) p. 210-242. — Ahrens J. Selbstmord und Unsterblichkeit. Zur Praxis metaphysischer Annäherungen. (Réflexions métaphysiques d’un enseignant en « sociologie de la mort » [Berlin] sur « suicide et immortalité ». En exergue, de J. L. Borges : « Ne sont immortels que les êtres qui ignorent la mort ») p. 243-265. — Schoeps J. H. „Nil inultum remanebit“. Die Erlanger Universität und ihr Umgang mit dem deutsch-jüdischen Remigranten Hans-Joachim Schoeps (1909-1980) p. 266-278. — Hasenfratz H.-P. Die Seele als Verursacherin von Krankheit in traditionellen Gesellschaften. (Représentations de différents types d’ « âmes » dans des sociétés archaïques traditionnelles, souvent marquées par le chamanisme; relevé de maladies à caractère nettement psychosomatique) p. 281-285.

ZEITSCHR. F. THEOL. U. KIRCHE. 97 (2000) 2.Müller H.-P. Das Ganze und seine Teile. Anschluserörterungen zum Wirklichkeitsverständnis Kohelets. (Tentative de description de la Weltanschauung de Qohéleth, qui balance entre une conception hollistique et l’intérêt pour le particulier comme porteur de vérité et source de vie. Repérage d’influences grecques et constat de la vanité de la recherche de la sagesse, qui conduit au scepticisme) p. 147-163. — Demke C. Das Evangelium der Dialoge . Hermeneutische und methodologische Beobachtungen zur Interpretation des Johannesevangeliums. (Présence et signification des dialogues dans le 4e évangile; ils font partie de l’action, qui elle-même devient parole de Celui qui est tout entier révélation de Dieu) p. 164-182. — Mühlenberg E. Scriptura non est autentica sine authoritate ecclesiae (Johannes Eck). Vorstellungen von der Entstehung des Kanons in der Kontroverse um das reformatorische Schriftprinzip. (La théorie, rejetée par Luther, selon laquelle l’autorité de l’Église serait supérieure à celle de l’Écriture présuppose à l’évidence que le Canon scripturaire est l’œuvre de la première. Discussions à ce sujet, entre la Disputatio de Leipzig de 1519 et le concile de Trente) p. 183-209. — Beutel A. Kunst als Manifestation des Unendlichen. Wackenroders » Herzensergiessungen eines kunstliebenden Klosterbruders « (1796/97). (La religion doit ou peut-elle mettre l’art expressément à son service ? Étude de la question à partir d’écrits du préromantique Wackenroder et de discours de Schleiermacher) p. 210-237. — Webster J. Theologische Theologie. (L’A. oppose une tendance contemporaine à exiger de la théologie plus de rationalité à une « théologie théologique », fondée uniquement sur les textes révélés, donc sur Dieu lui-même. L’A. reconnaît peu de pertinence à cette distinction) p. 238-258.

Pour citer cet article

« Recension des revues », Revue des sciences philosophiques et théologiques 1/ 2001 (TOME 85), p. 205-238
URL : www.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2001-1-page-205.htm.
DOI : 10.3917/rspt.851.0205


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