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Médecine & Hygiène

I.S.B.N.sans
64 pages

p. 5 à 15
doi: en cours

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Recherche clinique

Volume 16 2004/1

La quantité de temps de garde et le développement socio-émotionnel du jeune enfant

Jay Belsky, Ph.D.
A partir du milieu des années 80, une controverse importante a débuté aux Etats-Unis parmi les psychologues du développement, à propos des effets sur le développement de périodes de temps importantes passées dans la première année de la vie hors de la maison. En réponse, un nombre important d’études ont été conduites de façon à préciser la question, et à essayer de dépasser la faiblesse majeure des recherches précédentes: l’échec à prendre en compte (1) les facteurs qui peuvent faire en sorte que certains enfants passent plus de temps que d’autres en mode de garde (biais de sélection) et (2) la qualité du mode de garde que les enfants expérimentent. Ce dernier facteur est particulièrement important, dans la mesure où beaucoup ont soutenu – et continuent de soutenir – que les effets négatifs apparemment manifestés sur le comportement social ne se développent que lorsque la qualité du mode de garde est faible. Les recherches qui sont résumées ici montrent que même quand on tient compte des effets de sélection et de la qualité du mode de garde, un ensemble important d’études continuent de montrer que la quantité de temps passée dans un mode de garde, quel qu’en soit le type, pendant les quatre ou cinq premières années de la vie, s’associe avec des relations mère-enfant moins harmonieuses, et avec plus d’agression et plus de difficultés d’obéissance chez l’enfant. Bien que les ampleurs de ces effets soient modestes, le fait que ces conditions de développement soient si largement répandues est en soi une raison de préoccupation.Mots-clés : mode de garde, qualité vs quantité, agression et difficulté d’obéissance. Beginning in the mid 1980 a major controversy erupted in the USA among developmental psychologists regarding the developmental effects of lots of time spent in routine nonmaternal child care arrangements beginning in the first year of life. In response, a sizeable number of studies have been conducted trying to further illuminate the issue, especially by overcoming two major weaknesses of prior research: the failure to take into account (1) factors that might make children spending lots and little time in child care different in the first place (i.e., selection effects), and (2) the quality of child care which children experience. The latter is particularly important because many argued – and continue to argue – that apparently negative effects on social behaviour only emerge when child care quality is poor. Research summarized herein shows that even with selection effects and quality of care accounted for, a rather substantial body of research continues to show that more time spent in any kind of child care across the first 4-5 years of life is associated with less harmonious mother-child relationship and more aggression and disobedience. Although effect sizes are modest, the fact that these developmental conditions are widely experienced should be a cause for concern.Keywords : child care, quantity vs. quality, aggression and disobedience.
• Conclusions
• Références


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