Déviance et Société
Médecine & Hygiène

I.S.B.N.9782825709429
156 pages

p. 405 à 419
doi: en cours

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Volume 31 2007/4

Une criminologie critique modernisatrice ?

Développements sociaux et question criminologique  [*]

Dario Melossi
Trente ans après la naissance d’une «criminologie critique» et de nombreux centres de recherche et revues à l’intérieur desquels elle apparut, l’auteur part d’une discussion sur la signification du tournant qui s’est vérifié vers 1973 dans les principaux pays occidentaux – mais surtout aux États-Unis – dans la société, comme dans le champ pénal. Ce dernier a eu un rôle symbolique que l’auteur rapproche des exigences d’ordre de la société reliées au tournant «néo-libéral» – essentiellement dans le cas nord-américain de «l’incarcération de masse» – sur la base d’une théorie des «cycles longs» de l’économie politique. Vis-à-vis de tels développements, l’auteur se pose la question de savoir quelle a été, au début des années soixante-dix, la position d’une «criminologie critique» et suppose qu’une telle position est reconductible à «l’hypothèse répressive» – critiquée ensuite par Michel Foucault – qui constitua un des aspects du mouvement plus général de réorganisation culturelle de la société capitaliste plutôt qu’un de ses contrastes. Il suppose également, qu’une nouvelle fois, l’idéologie criminologique ait eu plus un rôle de type modernisateur que la fonction «critique» à laquelle elle prétendait à l’époque.Mots-clés : CRIMINOLOGIE CRITIQUE, DROIT PÉNAL, POLITIQUE CRIMINELLE, DÉVELOP - PEMENT SOCIAL. Thirty years after the birth of a «critical criminology» within the research centres and the journals where it came to light, the author moves from a consideration of the meaning of 1973 as a turning-point in central Western countries – and especially in the United States – both within society and in the penal field. Basing himself on a theory of «long cycles»in political economy, the author claims that the penal field came to occupy centerstage in the symbolism of contemporary society because of the disciplining policies connected to a new «neo-liberal» phase – with the ensuing «mass imprisonment» in the United States. Vis-à-vis such developments, the author asks the question of what was, in the 1970s, the position of a «critical» kind of criminology and hypothesizes that such position can be brought back to that «repressive hypothesis» – later criticized by Michel Foucault – which however contributed to the general cultural reorganization of capitalist society rather than to its negation. He also hypothesizes that, once again, criminological ideologies might have plaid a «modernizing» function rather than the «critical» one it was claimed at the time. Dreißig Jahre nach der Geburt einer «kritischen Kriminologie» in Forschungszentren und Zeitschriften entwickelt der Autor Überlegungen zur Bedeutung des Jahres 1973 als Wendepunkt in westlichen Gesellschaften und insbesondere in den USA. Auf der Basis einer Theorie der «langen Zyklen» der politischen Ökonomie wird davon ausgegangen, dass das Feld der Kriminalpolitik zu einem zentralen Anliegen in der Symbolik von Zentralstaaten geworden, verbunden mit einer neuen, «neo-liberalen» Entwicklungsphase heutiger Gesellschaften und der Masseneinsperrung in den USA. Angesichts dieser Entwicklungen stellt der Autor die Frage nach der Bedeutung einer «kritischen» Perspektive der Kriminologie. Dazu wird die Hypothese entwickelt, dass diese Position auf die Foucaultsche «Repressionshypothese» – die später von ihm zurückgewiesene wurde – bezogen werden kann, die allerdings zu einer kulturellen Reorganisation kapitalistischer Gesellschaften beigetragen hat und nicht etwa zu ihrer Negation. Der Autor kommt also zu dem Ergebnis, dass kriminologische Ideologien eher eine «Modernisierungsfunktion» haben als eine kritische Funktion, die von ihr angestrebt worden war. Treinta años después del nacimiento de una «criminología crítica» a través de centros de investigación y de revistas científicas, el autor analiza el significado del cambio que se produjo en 1973 en los principales países occidentales–pero sobre todo en los Estados Unidos a través del «encarcelamiento en masa» – tanto en las sociedades como en el terreno penal. Basándose en una teoría de los «ciclos largos», considera que este último jugó un papel simbólico afín a las exigencias de orden de la sociedad provocadas por el viraje neo-liberal. Ante esta situación, el autor se pregunta cuál fue, a principios de los años 1970, la posición de la «criminología crítica». A su entender, esa posición correspondería a la «hipótesis represiva» – que luego fue criticada por Michel Foucault –, que de alguna manera contribuyó a la reorganización cultural de la sociedad capitalista antes que a su negación. El autor considera igualmente que, una vez más, la ideología criminológica habría jugado un rol «modernizador» antes que el rol crítico que pretendía desempeñar en aquella época.
La fin du libéralisme pénal
Une théorie des « cycles longs »
L’incarcération de masse et la criminologie de la revanche
La criminologie critique des années 1970, Foucault et « l’hypothèse répressive »
Libérateurs et/ou modernisateurs ?
• BIBLIOGRAPHIE14


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