2001
Dialogue
Les oripeaux du couple dans le divorce« J’aurai ta peau »
Patrice Cuynet
thérapeute familial, M.C.F. université de Besançon 1, rue Cuvier, 25000 Besançon
Lorsque le couple se divise, comment l’enfant issu de celui-ci est-il impliqué dans les processus conflictuels ? Nous montrerons la fonction de « porte-dépouille » que l’enfant est appelé
à prendre en charge, selon la structure inconsciente de l’organisation de chaque type « d’objetcouple ».Mots-clés :
Divorce, Enfant, « Objet-couple », Peau.
La banalisation du divorce nous en fait oublier la violence intrinsèque.
Même s’il est devenu de bon ton de le qualifier « à l’amiable », il demeure
une épreuve sérieuse pour le narcissisme des participants, qui n’en sortent
jamais indemnes. Que se passe-t-il notamment pour celui qui porte les restes
de l’objet-couple : l’enfant ? Plusieurs années d’expertises psychologiques
d’enfants pris dans le divorce de leurs parents m’ont montré toute la paradoxalité de leur situation. Le couple, qui devait leur assurer sécurité et affection, de par sa désintégration leur fait souvent porter le poids de la séparation,
ou même leur donne le devoir de soutenir l’un des parents. Souvent, le couple
traite sa progéniture comme symptôme de lui-même et l’enfant subit un traitement dont le but semble être de dénier la mort du couple conjugal. Peut-on
dire que l’enfant est violenté par le couple, et non spécialement par l’un des
deux parents ?
« Tâche de bien répondre au monsieur »
Ma pratique clinique dans les expertises sollicitées par le juge des affaires matrimoniales s’est construite dans l’optique d’écouter tous les protagonistes du drame familial. Je ne me focalise pas sur l’enfant qui pose problème
et qui a souvent le mérite d’être celui qui ose parler de la souffrance de tous.
J’ai comme principe de recevoir les deux parents séparément, et de faire de
même pour chaque enfant. L’enfant reçoit la garantie que ses paroles ou dessins ne seront pas dévoilés. Seul mon avis personnel, en tant que psychologue
qui recherche la moins mauvaise solution, sera transmis au juge, qui prendra
sa propre décision. Par ce préalable que j’énonce à chaque participant, j’essaie d’être le moins persécuteur possible en respectant l’espace d’intimité et
de confidentialité de chacun. Pour les enfants, mon souci est aussi d’amoindrir la culpabilité qui accompagne leurs paroles. Car, souvent, ils se tiennent
pour responsables des décisions et des suites dans leur vie future que le droit
de garde concrétise.
Paul, dix ans, vient pour un examen psychologique demandé par le juge
aux affaires familiales qui veut recueillir l’avis du praticien pour décider,
dans l’intérêt de l’enfant, du domicile et du droit de garde. Je reçois Paul
après avoir entendu séparément les deux parents. Cela fait une quinzaine
d’années que je pratique ce type d’intervention, et, d’emblée, je demande toujours à l’enfant s’il sait pourquoi il vient me voir et qui l’a informé, car je
souhaite que notre rencontre ait un sens pour l’enfant.
Paul est sur la réserve et s’exprime à demi mots, il n’ose pas terminer ses
phrases durant notre entretien sur son vécu de la situation.
Les tests projectifs employés, et particulièrement le test de l’Arbre
(R. Stora), qui me permettent d’avoir une image du vécu de la personne,
montrent l’existence d’une scission interne : l’enfant se sent écartelé, comme
l’illustre son dessin d’arbre où le tronc se divise en deux énormes branches
qui ont chacune un feuillage distinct.
Afin d’appréhender ses désirs et ses frustrations, je lui demande d’exprimer les vœux qu’un petit enfant ferait à un arbre magique. Paul souhaite qu’il
y ait la paix dans le monde, plus de guerre où des innocents sont tués (c’est
la période de la guerre du Kosovo). Dans le test de la Famille, il représente
deux parents face à face et, au milieu, un chat qui porte des rayures d’égale
épaisseur, dessinées avec minutie. Il faut savoir que ses parents demandent
chacun la garde ou, à défaut, une garde alternée qu’ils ont conçue équitablement selon un calendrier rigide et compliqué dont les horaires sont marqués
à l’heure près. J’interprète le chat coupé en rondelles comme l’enfant subissant un saucissonnage du temps.
Dans ce type d’entretien, on peut penser que l’enfant subit la violence
inconsciente du couple qui se déchire. C’est l’enfant qui subit l’examen :
celui-ci représente une « épreuve » où sa responsabilité, malgré les précautions des praticiens, sera implicitement signalée dans les suites réelles qu’il
en subira (le droit de garde). Ce poids se trouve accentué par certaines
phrases des parents lourdes de culpabilité au moment où l’enfant va rencontrer le psychologue : « Bien, à toi de jouer » ou « Tâche de bien répondre au
monsieur ». Réflexions qui prennent parfois une tonalité clairement menaçante : « Tu sais ce qui t’attend », « Si tu vas chez ton père, ne compte plus
sur moi ». Enfin, j’ai parfois rencontré le chantage sans appel d’une mère
dépressive qui menaçait de se suicider si l’enfant était récupéré par son père.
Cela ne va pas sans poser question sur le poids que nous faisons porter à
l’enfant en recueillant ses propos. Le problème est qu’en prenant acte de ses
paroles, nous favorisons chez lui une illusion d’omnipotence qui se paie
d’une insupportable culpabilité fantasmatique. Nous en trouvons l’exemple
chez ces adolescents qui maîtrisent la relation à leurs parents divorcés sous
forme d’un terrorisme de la liberté de choix. Si le parent ose poser des
limites, il est mis en concurrence avec l’autre, plus libéral, et le jeune le
menace de partir alors chez ce dernier.
Je pourrais ainsi énumérer une foule d’exemples concrets qui nous montrent comment l’enfant porte en tant que cible privilégiée la problématique et
la souffrance du couple. Je dis couple, et non forcément l’un ou l’autre des
partenaires. Il y a à cela des raisons structurelles, qui tiennent à l’inconscient.
Dans son fantasme, l’enfant se croit souvent la raison d’être et l’origine du
couple. À ses yeux, si ses parents étaient ensemble, c’est à cause de lui : il est
leur soudure. Il lui semble donc être détenteur de la vie de l’objet-couple
parental, qu’il a créé par son existence.
Nous pouvons définir l’« objet-couple parental » comme un espace fantasmatique de corps-psyché commun. Mais dans la crise de séparation reémerge un autre objet sur lequel l’enfant n’a pas prise, car il est antérieur et
spécifique au narcissisme des parents en tant qu’homme et femme : c’est
l’« objet-couple conjugal » qui a été engendré par la rencontre amoureuse.
Dans les souhaits parfois clairement verbalisés dans l’entretien, l’enfant
aimerait revenir au temps de sa conception, moment qu’il fantasme comme
une image d’amour réunissant les désirs parentaux autour de lui. La crise du
couple menace la validité de l’existence des enfants issus de cette union en la
représentant. Ceci nous amène à expliciter une fonction spécifique de l’enfantvictime : ce serait de maintenir artificiellement vivante l’image du corps
du couple défunt.
Éclairages psychanalytiques
Tout couple connaît un moment où l’illusion amoureuse, qui donnait à
chacun la satisfaction fantasmatique d’être une même psyché dans deux
corps complémentaires, ne parvient plus à donner le change. Si le couple ne
parvient pas à surmonter cette crise par un travail de deuil et de désidéalisation, le « désamour » décrit par A. Ruffiot fait remonter des éléments du
fonds syncrétique du couple. Les alliances inconscientes deviennent
caduques ou obsolètes, le « pacte dénégatif », qui devait garder sous le boisseau les secrets et les hontes communes, laisse filtrer leur souffrance empoisonnée. Les raisons d’être ensemble ne vont plus de soi.
Souvent, le couple en crise a pu perdurer par une nouvelle illusion, celle
de se retrouver uni dans une création commune, prolongation de son désir de
faire un : il s’est retrouvé narcissiquement dans sa progéniture. Mais, quand
l’enfant est attendu comme un sauveur, il devient détenteur de la conjugalité
et sa présence maintient artificiellement le couple, qui utilise la parentalité
comme paravent pour taire les dissensions et conflits liés à la différence
sexuelle inhérente au couple.
La crise du divorce a cette spécificité de mettre à ciel ouvert les enjeux
de l’interfantasmatisation du couple. L’insoutenable s’installe sur le devant
de la scène. Par déplacement, l’enfant devient le substitut de l’objet-couple,
lieu de nostalgie et de déception. Ainsi, la progéniture sera tenue pour représentante du couple en sa qualité de lien.
La typologie de couple décrite par A. Eiguer (1984) peut nous aider à
préciser la place de l’enfant dans le fonctionnement personnel du couple et sa
fonction dénégative dans la crise :
– dans les couples de type narcissique, les partenaires se choisissent comme
doubles d’eux-mêmes. Dans ces couples, l’identique prime sur le semblable.
Tout changement est craint comme une catastrophe. Le désir d’enfant se fait
dans une visée de duplication narcissique du Soi. L’enfant n’est pas conçu
pour pallier le manque ou l’incomplétude, il est montré comme objet phallique fétichisé. C’est un enfant admiré dans le paraître, il est l’orgueil du
couple et il devra répondre à l’attente de perfection par une réussite grandiose, il est l’image du « Nous ». Lorsque ce couple casse – brutalement, car
il n’y a aucune souplesse face au conflit –, l’enfant sera le trophée qu’il faut
emporter avec soi. Les compromis seront impossibles, l’ego de chaque partenaire sera prioritaire, effaçant du même coup la reconnaissance des besoins
spécifiques de l’enfant, qui sera traité en objet à posséder, pris dans un lien
isomorphique de corps identiques (« Il est la chair de ma chair, mon sang »);
– le deuxième type de couple, nommé anaclitique, s’est construit sur le fantasme de retrouver une image parentale protectrice afin d’installer une relation régressive enfant-parent. Le lien amoureux est basé sur l’étayage à
l’autre, qui permet une identification régressive à la partie infantile du Moi
du sujet. La crise sera générée par la déception et le reproche constant que le
conjoint n’apporte pas tout l’amour promis. La frustration apporte rancœur et
culpabilisation. Réapparaissent alors l’angoisse d’abandon et la solitude, que
« l’objet-couple » devait neutraliser.
Souvent, l’arrivée de l’enfant, un plus faible que soi dont il faut s’occuper, sera l’occasion de retrouver une relation valorisante maternante et donc
rassurante pour la femme. Par contre, l’homme faible verra dans l’enfant un
rival, qui lui prend sa place.
Pendant le divorce et après, l’enfant sera utilisé comme « objet contraphobique » face au vide que le partenaire laisse après son départ. Il devient
le confident de tous les malheurs de l’abandonné(e) et sera « parentifié »,
assumant des soucis qui ne sont pas de son âge. C’est ainsi que certains
parents, pour lutter contre la dépression, « vampirisent » leur enfant en leur
volant l’insouciance de l’enfance. Il devient le porteur et le sauveur de ses
parents, il n’a de cesse d’être le meilleur et s’épuise à leur insuffler le goût de
vivre. Le risque majeur, pour lui, sera de répéter cette relation avec son futur
partenaire conjugal. Dans cette lutte contre la perte, chaque parent réclame
son droit à l’amour de l’enfant. Quant à ce dernier, il se sentira soit devant un
choix impossible et insurmontable avec culpabilité, soit, au mieux, il optera
pour le parent le plus faible, afin de l’aider et valorisera l’idée de sacrifice
pour son Moi-idéal ;
– le troisième type est le couple à configuration œdipienne, qui s’appuie sur
le choix d’un conjoint selon l’image refoulée du parent de l’autre sexe. Dans
ce cas, l’interdit de l’inceste est présent. La prégnance des liens libidinaux sur
les liens narcissiques permet de voir l’autre plus aisément dans sa différence,
ce qui le rend plus mystérieux et donc plus attirant. Bien sûr, ces couples sont
aussi sujets à des crises, qui tournent autour du pouvoir phallique, de la jalousie et de la rivalité sexuelle. L’enfant, conçu comme plus autonome, sera
mieux reconnu dans son altérité et dans sa pensée propre. Malgré le risque de
prise de parti, les parents auront le recul nécessaire pour penser à son intérêt,
pourront faire preuve d’abnégation et le désenclaver de leur problème de
couple pour penser en parents, domaine où ils retrouvent un certain accord.
L’enfant à l’image du couple
Pour comprendre la façon dont l’enfant est pris dans le conflit passionnel du couple, même involontairement, il faut d’abord se rappeler qu’il est le
prolongement narcissique des Moi des parents. C’est ce que nous entendons
lorsque chacun parle du fruit de ses entrailles, chair de sa chair et de son sang.
Dans ce registre originaire de représentation, l’enfant est de l’ordre de l’identique et non du semblable : il est « conçu » comme l’émanation des parties
les plus syncrétiques, les plus fusionnelles des deux partenaires, dont l’illusion amoureuse repose sur le fantasme d’interpénétration de deux corps qui
ne font qu’un.
Dans ce registre, l’enfant concrétise l’illusion symbiotique d’inscrire
deux corps dans une même psyché, comme dit A. Ruffiot. Il incarne une zone
psychique partagée par le couple, qui n’est pas la simple addition de deux
psychismes, mais une véritable création issue de l’interfantasmatisation
conjugale. Vu sous cet angle, l’objet-couple est la création d’une relation narcissique qui revalorise et rassure les Moi des partenaires. Ils sont fascinés par
leur propre « objet-couple », qui est un espace psychique trans-individuel.
L’enfant en sera le représentant en positif quand la relation « couplale » sera
bonne, et en négatif quand le lien d’amour se transforme en haine.
Dans un second temps, l’arrivée de l’enfant comporte aussi un danger
pour le couple, car il fait passer le système de deux à trois, c’est-à-dire qu’il
fait glisser l’objet-couple vers l’objet-famille. Ainsi, la sensualité, l’absence
de limite, l’égocentrisme du couple qui se mire dans l’enfant merveilleux se
voient transformés par l’action de l’interdit de l’inceste et du respect de la
différence entre générations. Mais, quand ce passage vers le familial se fait
mal, on peut craindre que l’enfant ne reste le fétiche du couple conjugal.
Dans le divorce, les parents qui se battent pour « garder » l’enfant luttent
aussi en sous-main pour « garder » le couple. Vouloir la garde de l’enfant,
c’est en effet aussi parfois vouloir garder intacte la dépouille de l’objetcouple en déniant sa perte.
L’« objet-couple » peut se comprendre comme une représentation psychique délimitée par une peau commune étayée sur le corps à corps des
amants. Dans la déchirure haineuse, l’expression J’aurai ta peau prend alors
tout son sens. Les deux protagonistes s’arrachent la peau commune qui
contenait leur objet-couple, et ils se l’arrachent sur le dos de leur enfant.
L’enfant est aussi partie prenante de ce processus. Un jour, un enfant en
expertise me dit qu’il venait me voir parce qu’« il était le divorcé de ses
parents ». Avait-il enfilé la peau du couple ? Afin de lutter contre l’effondrement généré par la résurgence des angoisses archaïques, l’urgence psychique
pour l’enfant est en effet de se parer de la dépouille de « l’objet-couple » et
de l’incorporer pour se sentir contenu : alors que le monde extérieur éclate et
s’écroule, il incorpore le couple contenant pour rester cohésif et « contenu ».
Cet investissement de la peau du couple par l’enfant se fait avec la complicité des deux parents ou du plus démuni affectivement, trop heureux de
trouver un support qui présentifie le passé et permette un déni de la discontinuité, de la perte, de l’écoulement du temps.
L’enfant devient ainsi détenteur des oripeaux d’un rêve d’idéalité, il
porte l’image de la nostalgie d’un couple originaire amoureux, ce qui
explique son désir caché de voir un jour ses parents à nouveau réunis autour
de lui.
L’enfant, enveloppé par la peau « couplale », peut ainsi maintenir une
cohérence, mais à quel prix ! Celui de supporter une peau de souffrance,
d’être dans une enveloppe marquée du négatif – comme Peau d’Ane, qui se
protège des désirs incestueux de son père en prenant l’aspect d’une souillon.
L’enfant, porteur du couple défunt, se fait lieu de commémoration d’un rêve
perdu.
La fonction de l’enveloppe peut être ambivalente. Lorsque Héraclès veut
réparer le meurtre de ses enfants par douze travaux extraordinaires, il revêt la
dépouille du lion de Némée. Il y trouve une peau protectrice. Mais ce processus peut se retourner en son contraire. Ainsi, lorsque Hercule se sépare de
Déjanire (nous dirions aujourd’hui qu’il divorce), celle-ci lui envoie une
tunique trempée dans le sang de Nessos le centaure, qu’elle pense être un
philtre d’amour, pour le récupérer. Cette tunique ronge le corps d’Hercule,
l’empoisonne, il n’en sera délivré que par la mort et le feu. Cette tunique
serait la métaphore de la peau morte du couple, qui, de vivifiante, est devenue mortifère.
Pour un travail de médiation
L’enfant dans le divorce est le représentant de l’objet-couple idéalisé et
défunt. Pour nier la perte du couple, il s’habille de ses oripeaux, devient le
contenant et le contenu de cette enveloppe psychique de souffrance. Il souffre
d’un couple qui ne veut pas mourir. Et, si ses parents s’entredéchirent à son
propos, c’est que chacun veut emporter avec lui la peau du couple comme un
trophée qui dénie la perte, le vide et laisse croire à chacun que son narcissisme n’est en rien entamé.
Pour terminer sur une note d’espoir, afin d’aider l’enfant à se démarquer
de cette tunique empoisonnée, nous pensons qu’il faut d’abord aider le
couple à accepter ses limites pour mieux définir son propre contour. Un travail de médiation et de mentalisation peut empêcher le non-représentable de
se déposer sur l’enfant. On évitera ainsi qu’il ne soit honteux de la défaillance
de ses parents, qui étaient normalement là pour le protéger et lui donner les
bases sécurisantes nécessaires à son épanouissement. Il faut donc aider les
parents en tant qu’éducateurs, mais aussi comme homme et femme qui ont eu
l’un envers l’autre un désir commun d’amour. Désir qui se trouve toujours
incarné dans l’enfant présent.
(Cet article est extrait d’une communication faite au congrès mondial L’Enfant
victime, Bruxelles, nov. 1999, organisé par Le Journal des psychologues.)
·
ANZIEU, D. 1985. Le Moi-peau, Paris, Dunod.
·
EIGUER, A. 1987. La Parenté fantasmatique, Paris, Dunod.
·
STORA, R. 1975. Le Test du dessin de l’arbre, Paris, Ed. Universitaires.
·
LEMAIRE, J.-G. 1989. Famille, amour, folie, Paris, Centurion.
·
RUFFIOT, A. et al. 1984. La Thérapie psychanalytique du couple, Paris, Dunod.