Dialogue
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I.S.B.N.2865869032
128 pages

p. 21 à 27
doi: en cours

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no 151 2001/1

2001 Dialogue

Les oripeaux du couple dans le divorce« J’aurai ta peau »

Patrice Cuynet thérapeute familial, M.C.F. université de Besançon 1, rue Cuvier, 25000 Besançon
Lorsque le couple se divise, comment l’enfant issu de celui-ci est-il impliqué dans les processus conflictuels ? Nous montrerons la fonction de « porte-dépouille » que l’enfant est appelé à prendre en charge, selon la structure inconsciente de l’organisation de chaque type « d’objetcouple ».Mots-clés : Divorce, Enfant, « Objet-couple », Peau.
La banalisation du divorce nous en fait oublier la violence intrinsèque. Même s’il est devenu de bon ton de le qualifier « à l’amiable », il demeure une épreuve sérieuse pour le narcissisme des participants, qui n’en sortent jamais indemnes. Que se passe-t-il notamment pour celui qui porte les restes de l’objet-couple : l’enfant ? Plusieurs années d’expertises psychologiques d’enfants pris dans le divorce de leurs parents m’ont montré toute la paradoxalité de leur situation. Le couple, qui devait leur assurer sécurité et affection, de par sa désintégration leur fait souvent porter le poids de la séparation, ou même leur donne le devoir de soutenir l’un des parents. Souvent, le couple traite sa progéniture comme symptôme de lui-même et l’enfant subit un traitement dont le but semble être de dénier la mort du couple conjugal. Peut-on dire que l’enfant est violenté par le couple, et non spécialement par l’un des deux parents ?
 
« Tâche de bien répondre au monsieur »
 
 
Ma pratique clinique dans les expertises sollicitées par le juge des affaires matrimoniales s’est construite dans l’optique d’écouter tous les protagonistes du drame familial. Je ne me focalise pas sur l’enfant qui pose problème et qui a souvent le mérite d’être celui qui ose parler de la souffrance de tous. J’ai comme principe de recevoir les deux parents séparément, et de faire de même pour chaque enfant. L’enfant reçoit la garantie que ses paroles ou dessins ne seront pas dévoilés. Seul mon avis personnel, en tant que psychologue qui recherche la moins mauvaise solution, sera transmis au juge, qui prendra sa propre décision. Par ce préalable que j’énonce à chaque participant, j’essaie d’être le moins persécuteur possible en respectant l’espace d’intimité et de confidentialité de chacun. Pour les enfants, mon souci est aussi d’amoindrir la culpabilité qui accompagne leurs paroles. Car, souvent, ils se tiennent pour responsables des décisions et des suites dans leur vie future que le droit de garde concrétise.
Paul, dix ans, vient pour un examen psychologique demandé par le juge aux affaires familiales qui veut recueillir l’avis du praticien pour décider, dans l’intérêt de l’enfant, du domicile et du droit de garde. Je reçois Paul après avoir entendu séparément les deux parents. Cela fait une quinzaine d’années que je pratique ce type d’intervention, et, d’emblée, je demande toujours à l’enfant s’il sait pourquoi il vient me voir et qui l’a informé, car je souhaite que notre rencontre ait un sens pour l’enfant.
Paul est sur la réserve et s’exprime à demi mots, il n’ose pas terminer ses phrases durant notre entretien sur son vécu de la situation.
Les tests projectifs employés, et particulièrement le test de l’Arbre (R. Stora), qui me permettent d’avoir une image du vécu de la personne, montrent l’existence d’une scission interne : l’enfant se sent écartelé, comme l’illustre son dessin d’arbre où le tronc se divise en deux énormes branches qui ont chacune un feuillage distinct.
Afin d’appréhender ses désirs et ses frustrations, je lui demande d’exprimer les vœux qu’un petit enfant ferait à un arbre magique. Paul souhaite qu’il y ait la paix dans le monde, plus de guerre où des innocents sont tués (c’est la période de la guerre du Kosovo). Dans le test de la Famille, il représente deux parents face à face et, au milieu, un chat qui porte des rayures d’égale épaisseur, dessinées avec minutie. Il faut savoir que ses parents demandent chacun la garde ou, à défaut, une garde alternée qu’ils ont conçue équitablement selon un calendrier rigide et compliqué dont les horaires sont marqués à l’heure près. J’interprète le chat coupé en rondelles comme l’enfant subissant un saucissonnage du temps.
Dans ce type d’entretien, on peut penser que l’enfant subit la violence inconsciente du couple qui se déchire. C’est l’enfant qui subit l’examen : celui-ci représente une « épreuve » où sa responsabilité, malgré les précautions des praticiens, sera implicitement signalée dans les suites réelles qu’il en subira (le droit de garde). Ce poids se trouve accentué par certaines phrases des parents lourdes de culpabilité au moment où l’enfant va rencontrer le psychologue : « Bien, à toi de jouer » ou « Tâche de bien répondre au monsieur ». Réflexions qui prennent parfois une tonalité clairement menaçante : « Tu sais ce qui t’attend », « Si tu vas chez ton père, ne compte plus sur moi ». Enfin, j’ai parfois rencontré le chantage sans appel d’une mère dépressive qui menaçait de se suicider si l’enfant était récupéré par son père. Cela ne va pas sans poser question sur le poids que nous faisons porter à l’enfant en recueillant ses propos. Le problème est qu’en prenant acte de ses paroles, nous favorisons chez lui une illusion d’omnipotence qui se paie d’une insupportable culpabilité fantasmatique. Nous en trouvons l’exemple chez ces adolescents qui maîtrisent la relation à leurs parents divorcés sous forme d’un terrorisme de la liberté de choix. Si le parent ose poser des limites, il est mis en concurrence avec l’autre, plus libéral, et le jeune le menace de partir alors chez ce dernier.
Je pourrais ainsi énumérer une foule d’exemples concrets qui nous montrent comment l’enfant porte en tant que cible privilégiée la problématique et la souffrance du couple. Je dis couple, et non forcément l’un ou l’autre des partenaires. Il y a à cela des raisons structurelles, qui tiennent à l’inconscient. Dans son fantasme, l’enfant se croit souvent la raison d’être et l’origine du couple. À ses yeux, si ses parents étaient ensemble, c’est à cause de lui : il est leur soudure. Il lui semble donc être détenteur de la vie de l’objet-couple parental, qu’il a créé par son existence.
Nous pouvons définir l’« objet-couple parental » comme un espace fantasmatique de corps-psyché commun. Mais dans la crise de séparation reémerge un autre objet sur lequel l’enfant n’a pas prise, car il est antérieur et spécifique au narcissisme des parents en tant qu’homme et femme : c’est l’« objet-couple conjugal » qui a été engendré par la rencontre amoureuse.
Dans les souhaits parfois clairement verbalisés dans l’entretien, l’enfant aimerait revenir au temps de sa conception, moment qu’il fantasme comme une image d’amour réunissant les désirs parentaux autour de lui. La crise du couple menace la validité de l’existence des enfants issus de cette union en la représentant. Ceci nous amène à expliciter une fonction spécifique de l’enfantvictime : ce serait de maintenir artificiellement vivante l’image du corps du couple défunt.
 
Éclairages psychanalytiques
 
 
Tout couple connaît un moment où l’illusion amoureuse, qui donnait à chacun la satisfaction fantasmatique d’être une même psyché dans deux corps complémentaires, ne parvient plus à donner le change. Si le couple ne parvient pas à surmonter cette crise par un travail de deuil et de désidéalisation, le « désamour » décrit par A. Ruffiot fait remonter des éléments du fonds syncrétique du couple. Les alliances inconscientes deviennent caduques ou obsolètes, le « pacte dénégatif », qui devait garder sous le boisseau les secrets et les hontes communes, laisse filtrer leur souffrance empoisonnée. Les raisons d’être ensemble ne vont plus de soi.
Souvent, le couple en crise a pu perdurer par une nouvelle illusion, celle de se retrouver uni dans une création commune, prolongation de son désir de faire un : il s’est retrouvé narcissiquement dans sa progéniture. Mais, quand l’enfant est attendu comme un sauveur, il devient détenteur de la conjugalité et sa présence maintient artificiellement le couple, qui utilise la parentalité comme paravent pour taire les dissensions et conflits liés à la différence sexuelle inhérente au couple.
La crise du divorce a cette spécificité de mettre à ciel ouvert les enjeux de l’interfantasmatisation du couple. L’insoutenable s’installe sur le devant de la scène. Par déplacement, l’enfant devient le substitut de l’objet-couple, lieu de nostalgie et de déception. Ainsi, la progéniture sera tenue pour représentante du couple en sa qualité de lien.
La typologie de couple décrite par A. Eiguer (1984) peut nous aider à préciser la place de l’enfant dans le fonctionnement personnel du couple et sa fonction dénégative dans la crise :
– dans les couples de type narcissique, les partenaires se choisissent comme doubles d’eux-mêmes. Dans ces couples, l’identique prime sur le semblable. Tout changement est craint comme une catastrophe. Le désir d’enfant se fait dans une visée de duplication narcissique du Soi. L’enfant n’est pas conçu pour pallier le manque ou l’incomplétude, il est montré comme objet phallique fétichisé. C’est un enfant admiré dans le paraître, il est l’orgueil du couple et il devra répondre à l’attente de perfection par une réussite grandiose, il est l’image du « Nous ». Lorsque ce couple casse – brutalement, car il n’y a aucune souplesse face au conflit –, l’enfant sera le trophée qu’il faut emporter avec soi. Les compromis seront impossibles, l’ego de chaque partenaire sera prioritaire, effaçant du même coup la reconnaissance des besoins spécifiques de l’enfant, qui sera traité en objet à posséder, pris dans un lien isomorphique de corps identiques (« Il est la chair de ma chair, mon sang »); – le deuxième type de couple, nommé anaclitique, s’est construit sur le fantasme de retrouver une image parentale protectrice afin d’installer une relation régressive enfant-parent. Le lien amoureux est basé sur l’étayage à l’autre, qui permet une identification régressive à la partie infantile du Moi du sujet. La crise sera générée par la déception et le reproche constant que le conjoint n’apporte pas tout l’amour promis. La frustration apporte rancœur et culpabilisation. Réapparaissent alors l’angoisse d’abandon et la solitude, que « l’objet-couple » devait neutraliser.
Souvent, l’arrivée de l’enfant, un plus faible que soi dont il faut s’occuper, sera l’occasion de retrouver une relation valorisante maternante et donc rassurante pour la femme. Par contre, l’homme faible verra dans l’enfant un rival, qui lui prend sa place.
Pendant le divorce et après, l’enfant sera utilisé comme « objet contraphobique » face au vide que le partenaire laisse après son départ. Il devient le confident de tous les malheurs de l’abandonné(e) et sera « parentifié », assumant des soucis qui ne sont pas de son âge. C’est ainsi que certains parents, pour lutter contre la dépression, « vampirisent » leur enfant en leur volant l’insouciance de l’enfance. Il devient le porteur et le sauveur de ses parents, il n’a de cesse d’être le meilleur et s’épuise à leur insuffler le goût de vivre. Le risque majeur, pour lui, sera de répéter cette relation avec son futur partenaire conjugal. Dans cette lutte contre la perte, chaque parent réclame son droit à l’amour de l’enfant. Quant à ce dernier, il se sentira soit devant un choix impossible et insurmontable avec culpabilité, soit, au mieux, il optera pour le parent le plus faible, afin de l’aider et valorisera l’idée de sacrifice pour son Moi-idéal ;
– le troisième type est le couple à configuration œdipienne, qui s’appuie sur le choix d’un conjoint selon l’image refoulée du parent de l’autre sexe. Dans ce cas, l’interdit de l’inceste est présent. La prégnance des liens libidinaux sur les liens narcissiques permet de voir l’autre plus aisément dans sa différence, ce qui le rend plus mystérieux et donc plus attirant. Bien sûr, ces couples sont aussi sujets à des crises, qui tournent autour du pouvoir phallique, de la jalousie et de la rivalité sexuelle. L’enfant, conçu comme plus autonome, sera mieux reconnu dans son altérité et dans sa pensée propre. Malgré le risque de prise de parti, les parents auront le recul nécessaire pour penser à son intérêt, pourront faire preuve d’abnégation et le désenclaver de leur problème de couple pour penser en parents, domaine où ils retrouvent un certain accord.
 
L’enfant à l’image du couple
 
 
Pour comprendre la façon dont l’enfant est pris dans le conflit passionnel du couple, même involontairement, il faut d’abord se rappeler qu’il est le prolongement narcissique des Moi des parents. C’est ce que nous entendons lorsque chacun parle du fruit de ses entrailles, chair de sa chair et de son sang. Dans ce registre originaire de représentation, l’enfant est de l’ordre de l’identique et non du semblable : il est « conçu » comme l’émanation des parties les plus syncrétiques, les plus fusionnelles des deux partenaires, dont l’illusion amoureuse repose sur le fantasme d’interpénétration de deux corps qui ne font qu’un.
Dans ce registre, l’enfant concrétise l’illusion symbiotique d’inscrire deux corps dans une même psyché, comme dit A. Ruffiot. Il incarne une zone psychique partagée par le couple, qui n’est pas la simple addition de deux psychismes, mais une véritable création issue de l’interfantasmatisation conjugale. Vu sous cet angle, l’objet-couple est la création d’une relation narcissique qui revalorise et rassure les Moi des partenaires. Ils sont fascinés par leur propre « objet-couple », qui est un espace psychique trans-individuel. L’enfant en sera le représentant en positif quand la relation « couplale » sera bonne, et en négatif quand le lien d’amour se transforme en haine.
 
La tunique « couplale »
 
 
Dans un second temps, l’arrivée de l’enfant comporte aussi un danger pour le couple, car il fait passer le système de deux à trois, c’est-à-dire qu’il fait glisser l’objet-couple vers l’objet-famille. Ainsi, la sensualité, l’absence de limite, l’égocentrisme du couple qui se mire dans l’enfant merveilleux se voient transformés par l’action de l’interdit de l’inceste et du respect de la différence entre générations. Mais, quand ce passage vers le familial se fait mal, on peut craindre que l’enfant ne reste le fétiche du couple conjugal.
Dans le divorce, les parents qui se battent pour « garder » l’enfant luttent aussi en sous-main pour « garder » le couple. Vouloir la garde de l’enfant, c’est en effet aussi parfois vouloir garder intacte la dépouille de l’objetcouple en déniant sa perte.
L’« objet-couple » peut se comprendre comme une représentation psychique délimitée par une peau commune étayée sur le corps à corps des amants. Dans la déchirure haineuse, l’expression J’aurai ta peau prend alors tout son sens. Les deux protagonistes s’arrachent la peau commune qui contenait leur objet-couple, et ils se l’arrachent sur le dos de leur enfant.
L’enfant est aussi partie prenante de ce processus. Un jour, un enfant en expertise me dit qu’il venait me voir parce qu’« il était le divorcé de ses parents ». Avait-il enfilé la peau du couple ? Afin de lutter contre l’effondrement généré par la résurgence des angoisses archaïques, l’urgence psychique pour l’enfant est en effet de se parer de la dépouille de « l’objet-couple » et de l’incorporer pour se sentir contenu : alors que le monde extérieur éclate et s’écroule, il incorpore le couple contenant pour rester cohésif et « contenu ». Cet investissement de la peau du couple par l’enfant se fait avec la complicité des deux parents ou du plus démuni affectivement, trop heureux de trouver un support qui présentifie le passé et permette un déni de la discontinuité, de la perte, de l’écoulement du temps.
L’enfant devient ainsi détenteur des oripeaux d’un rêve d’idéalité, il porte l’image de la nostalgie d’un couple originaire amoureux, ce qui explique son désir caché de voir un jour ses parents à nouveau réunis autour de lui.
 
La tunique de Nessos
 
 
L’enfant, enveloppé par la peau « couplale », peut ainsi maintenir une cohérence, mais à quel prix ! Celui de supporter une peau de souffrance, d’être dans une enveloppe marquée du négatif – comme Peau d’Ane, qui se protège des désirs incestueux de son père en prenant l’aspect d’une souillon. L’enfant, porteur du couple défunt, se fait lieu de commémoration d’un rêve perdu.
La fonction de l’enveloppe peut être ambivalente. Lorsque Héraclès veut réparer le meurtre de ses enfants par douze travaux extraordinaires, il revêt la dépouille du lion de Némée. Il y trouve une peau protectrice. Mais ce processus peut se retourner en son contraire. Ainsi, lorsque Hercule se sépare de Déjanire (nous dirions aujourd’hui qu’il divorce), celle-ci lui envoie une tunique trempée dans le sang de Nessos le centaure, qu’elle pense être un philtre d’amour, pour le récupérer. Cette tunique ronge le corps d’Hercule, l’empoisonne, il n’en sera délivré que par la mort et le feu. Cette tunique serait la métaphore de la peau morte du couple, qui, de vivifiante, est devenue mortifère.
 
Pour un travail de médiation
 
 
L’enfant dans le divorce est le représentant de l’objet-couple idéalisé et défunt. Pour nier la perte du couple, il s’habille de ses oripeaux, devient le contenant et le contenu de cette enveloppe psychique de souffrance. Il souffre d’un couple qui ne veut pas mourir. Et, si ses parents s’entredéchirent à son propos, c’est que chacun veut emporter avec lui la peau du couple comme un trophée qui dénie la perte, le vide et laisse croire à chacun que son narcissisme n’est en rien entamé.
Pour terminer sur une note d’espoir, afin d’aider l’enfant à se démarquer de cette tunique empoisonnée, nous pensons qu’il faut d’abord aider le couple à accepter ses limites pour mieux définir son propre contour. Un travail de médiation et de mentalisation peut empêcher le non-représentable de se déposer sur l’enfant. On évitera ainsi qu’il ne soit honteux de la défaillance de ses parents, qui étaient normalement là pour le protéger et lui donner les bases sécurisantes nécessaires à son épanouissement. Il faut donc aider les parents en tant qu’éducateurs, mais aussi comme homme et femme qui ont eu l’un envers l’autre un désir commun d’amour. Désir qui se trouve toujours incarné dans l’enfant présent.
(Cet article est extrait d’une communication faite au congrès mondial L’Enfant victime, Bruxelles, nov. 1999, organisé par Le Journal des psychologues.)
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  ANZIEU, D. 1985. Le Moi-peau, Paris, Dunod.
·  EIGUER, A. 1987. La Parenté fantasmatique, Paris, Dunod.
·  STORA, R. 1975. Le Test du dessin de l’arbre, Paris, Ed. Universitaires.
·  LEMAIRE, J.-G. 1989. Famille, amour, folie, Paris, Centurion.
·  RUFFIOT, A. et al. 1984. La Thérapie psychanalytique du couple, Paris, Dunod.
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