2001
Dialogue
Et Aussi
Laguidance parentale, une réponse psycho-éducative
Pour améliorer les liens entre parents et adolescents consommateurs de cannabis
Pascal Hachet
Point écoute jeunes et parents Le Tamarin, association SATO-Picardie, 1 bis, rue Léon Blum, 60100 Creil
Certaines associations d’aide aux toxicomanes se sont dotées, en complément de leurs structures curatives, de structures préventives : les points-écoute. Ces institutions répondent à une
demande de lieux d’aide à la fois dépsychiatrisés et distincts de la famille, de l’école et des
centres de loisirs. Les points-écoute proposent aux adolescents qui vivent un certain mal-être
et à leurs parents une intervention psycho-éducative de soutien et de conseil destinée à empêcher l’émergence d’une toxicomanie, notamment si le jeune est déjà consommateur de cannabis. Les parents sont intéressés au même titre que l’adolescent par ce type de structure et leur
concours se révèle précieux pour les professionnels.Mots-clés :
Adolescence, Liens parents-enfants, Toxicomanie, Prévention, Soutien psychologique.
Les consommateurs de cannabis fréquentent peu les centres d’accueil
pour toxicomanes. S’ils ne se rendent guère dans ces institutions, c’est parce
qu’ils ne s’estiment pas « toxicos ». Le plus souvent, on ne peut que leur donner raison si l’on se réfère à la définition de la toxicomanie, à savoir l’existence d’une dépendance psychologique à une substance psycho-active. De
leur côté, les équipes des centres d’aide aux toxicomanes obéissent à un
cahier des charges sans ambiguïté : les prises en charge – concrétisées par la
situation d’entretien psycho-éducatif – ciblent des comportements toxicomaniaques avérés.
Pour cette raison, depuis 1996, certaines associations d’aide aux toxicomanes se sont dotées, en complément de leurs structures curatives, de structures clairement préventives : les points-écoute. Ces institutions apportent
une réponse institutionnelle à la demande de lieux d’aide à la fois « dépathologisés » – c’est-à-dire sans connotation psychiatrique – et distincts de la
famille, de l’école et des centres de loisirs, demande qui apparaissait dans les
réponses au questionnaire Balladur, conçu en 1994 en direction des jeunes.
Les points-écoute sont destinés aux adolescents non toxicomanes, mais qui
vivent un certain mal-être, ainsi qu’à leurs parents. L’une des principales
hypothèses de travail est qu’une intervention psycho-éducative de soutien et
de conseil à ces adolescents – et donc à leur famille – empêcherait dans certains cas l’émergence d’une toxicomanie, surtout s’ils sont déjà consommateurs de cannabis. Les parents sont donc intéressés au même titre que l’adolescent par ce type de structure, et leur concours se révèle précieux pour les
professionnels. Notons que les points-écoute ne reçoivent pas seulement des
fumeurs de cannabis. On peut les concevoir comme des « pôles ressource »
par rapport au mal-être à l’adolescence.
Le SATO-Picardie, qui est l’association où je travaille comme psycho-logue, a créé un point-écoute à Creil, ouvert depuis 1997 et baptisé Le Tamarin. Cette institution recevant majoritairement des fumeurs de cannabis –
même si cette proportion tend à baisser –, c’est à la lueur de la prise en charge
de ces adolescents que je vais évoquer la pratique de « guidance parentale ».
Au Tamarin, les entretiens du psychologue et de l’éducateur avec les
parents sont menés de manière plus directe – mais non intrusive – qu’avec les
adolescents. Nous veillons à ce que les parents évoquent les points suivants :
Quelles sont les circonstances de leur découverte de la consommation de
cannabis de leur fils ou de leur fille ? Comme c’est le cas le plus fréquent,
l’ont-ils découverte par surprise ? L’ont-ils apprise par l’intéressé ou, comme
on l’observe le plus souvent, par un tiers ? L’adolescent confirma-t-il son
usage ou, ainsi que cela se produit le plus fréquemment, le dénia-t-il ? Quelles
furent leurs réactions ? Surtout, quel fut le degré d’entente entre le père et la
mère à ce sujet ? Adoptèrent-ils une position « officielle » unique ou montrè-rent-ils publiquement leurs divergences d’appréciation ? L’adolescent nourrit-il des griefs envers ses parents ou d’autres personnes ? Si c’est le cas, son
attitude d’opposition se manifeste t-elle par des passages à l’acte ou par une
violence verbale ? Quel sens les parents attribuent-ils à cette attitude ?
Quelle est l’histoire de la fratrie de l’adolescent ? Quelles furent les réactions de ses frères et sœurs en apprenant qu’il fumait des « joints » (à moins
qu’ils n’aient été depuis un certain temps dans la confidence, voire dans le
partage) ? La fratrie compte-t-elle des personnes psychologiquement fragiles ?
Les parents et d’autres membres de la famille ont-ils été marqués par des
expériences douloureuses ? Si c’est le cas, ont-ils caché ces expériences à
leurs enfants et, en particulier, à l’adolescent fumeur de cannabis ? Si oui,
comment et pourquoi ? Est-ce par honte ? Est-ce par oubli ? Par souci de le
préserver ? Si une révélation est intervenue en différé, quand s’est-elle produite et comment ? En particulier, à l’initiative de qui ? A-t-elle été confirmée ou démentie par les parents ?
Quelles que soient les réponses que les parents apportent à ces questions,
nous leur conseillons :
- D’être cohérents en eux-mêmes et entre eux, de s’efforcer de faire
front commun. Il s’agit de faire en sorte que l’adolescent, comme le précise
Jean-Marie Forget (1999), n’entretienne « plus seulement un rapport avec
l’un ou l’autre de ses parents, mais avec une borne, un symbole extérieur aux
deux, ce qui entraîne une issue aux comportements d’opposition ». Mais il
s’agit surtout d’éviter la « faiblesse » de l’un des parents, qui peut céder par
exemple sur une interdiction de détenir du cannabis à la maison ou sur une
privation d’argent de poche lorsqu’il paraît évident que l’intéressé consacre
cet argent à l’achat du produit.
- De faire correspondre leurs paroles et leurs actes vis-à-vis de l’adolescent. C’est la condition sine qua non de la crédibilité de leurs propos, et de
leur démarche tout court. D’ailleurs, les adolescents font tout pour vérifier
que la parole des parents leur fournira un repère sur lequel ils pourront
prendre appui. C’est un peu comme lorsqu’on tire à plusieurs reprises sur une
corde pour s’assurer que l’on pourra s’y suspendre sans qu’elle rompe. Aux
yeux des adolescents, cette fiabilité est plus importante que la mesure éducative prise. En somme, mieux vaut tenir une mauvaise promesse que ne pas
honorer une promesse a priori tenable !
- De savoir reconnaître et commenter les efforts de l’adolescent, en évitant absolument de le figer dans un statut négatif : « bon à rien », « menteur »,
« drogué », etc.
- De lui répondre dans tous les cas, qu’il soit provocateur ou demandeur
d’affection ou d’informations.
Bien évidemment, un seul entretien de « guidance parentale » ne peut
tout résoudre. Même quand nous donnons des conseils pertinents, nous
devons suivre et épauler les parents pour qu’ils mettent ces conseils en œuvre
et se rendent compte de leur impact. De plus, de l’inédit ne manque jamais
de survenir, qu’il s’agisse d’une conséquence de l’application de nos recommandations ou non. Par exemple, l’adolescent cesse inexplicablement d’être
opposant ou, à l’inverse, fait preuve d’une méfiance accrue. Il peut aussi verser des larmes de colère et croire que ses parents vont au Tamarin pour « casser du sucre sur son dos » ensemble ! Souvenons-nous de l’explication que
Donald Winnicott (1989) donna aux parents d’adolescents : « Vous avez semé
un bébé et vous récoltez une bombe ! »
Les parents doivent recevoir une aide pour mettre en place des limites,
qui appellent des réévaluations et des réaménagements. Ils doivent également
être soutenus pour décoder et affronter des comportements surprenants ou
nouveaux. Des objectifs doivent être définis avec eux. À cette fin, les parents
sont tenus de fixer des règles du jeu contractuelles avec l’adolescent. Les
entretiens de guidance servent à constater ce que cela donne, à conforter les
parents sur certains points et à les amener à rectifier le tir sur d’autres. On met
rarement dans le mille. Et, si l’on y parvient, il faut répéter encore et encore
cette performance !
La durée de la guidance parentale doit-elle être prescrite ? C’est une
vraie interrogation. À ce jour, on observe plusieurs étapes. En raison du
caractère non linéaire de tout cheminement psychologique, elles ne doivent
pas être prises au sens chronologique strict.
D’abord, les parents exposent la situation de crise de confiance dans
laquelle ils se trouvent avec leur adolescent. Cet exposé est soutenu par nos
questions, de telle façon que nous disposions tous de repères. Cet entretien
débouche sur une reconnaissance du conflit intra-familial par nous tous et de
la souffrance qu’il génère, chez eux et chez les autres, en termes de communication et de confiance. Nous disons que nous avons « enregistré » cette
reconnaissance du conflit, de façon qu’il y ait un feed-back, que les parents
repartent avec un viatique. Si l’adolescent a assisté à l’entretien, favoriser une
verbalisation émotionnellement forte entre les deux générations équivaut à
déclencher une explosion sous cloche. En effet, le fait que la guidance ait lieu
dans un cadre non familial permet à chacun de s’exprimer intensément. Nous
garantissons alors que la déconstruction de certains liens intra-familiaux ne
signifie pas la destruction de tous les liens familiaux. Cette déconstruction est
même le seul garde-fou possible contre le risque d’une telle destruction !
Prenons l’exemple de Rosa, interceptée in extremis par son père sur le
pas de la porte du domicile familial alors qu’elle s’apprêtait, valise en main,
à partir « pour toujours ». Elle accepta de continuer à vivre chez ses parents
au moins jusqu’à sa majorité légale. Mais elle leur cria la douleur et la haine
qu’elle avait ressenties quelques jours auparavant en découvrant qu’ils
avaient fouillé dans ses affaires et, surtout, qu’ils avaient contacté tous ses
camarades de classe pour savoir si elle fumait du cannabis. En retour, les
parents de Rosa ont admis devant elle qu’ils auraient dû procéder autrement.
Nous avons commencé à mettre au point des « règles du jeu », afin d’atténuer
le malentendu et de prévenir tout récidive de « clash » non verbalisé.
Sur la base de notre reconnaissance des difficultés du moment exprimées
par nos usagers, nous recherchons ce qui pourrait ou a pu, malgré tout, faire
agrégat dans les relations intra-familiales. Ceci nous permet ensuite d’avancer l’idée de contrats qui pourraient être passés entre l’adolescent et ses
parents ; contrats dont les parents nous rendront compte à chaque entretien.
Les entretiens deviennent alors le théâtre d’un aller et retour entre les informations que les parents nous donnent au sujet de la persistance de difficultés
dans leur relation avec leur adolescent et la façon dont le contrat que nous
leur avons conseillé de passer « tient » ou pas en ce qui concerne la capacité
des parents à en poser le cadre et la capacité du jeune à en respecter la teneur.
Nous nous appuyons enfin sur ce qui continue à achopper dans la relation
entre les parents et l’adolescent pour nous pencher sur ce que les parents ont
transmis à leur adolescent de leur propre adolescence : informations, savoirfaire, etc. Par ce moyen, il s’agit de les aider, comme l’exprime Morineau
(1998), à « trouver une distance qui va permettre de construire une vision différente de la situation ». Nous prenons par là même le risque de mettre le
doigt sur quelque chose de douloureux dans l’histoire personnelle des intéressés. Pour cette raison, cette investigation doit être absolument subordonnée à l’objectif au nom duquel nous la menons ensemble : rechercher des
atomes crochus entre le comportement des adolescents (passés) que furent les
parents et le comportement de leur adolescent (actuel). Nous repérons ainsi :
- des similitudes, qui supposent une identification consciente de l’adolescent ;
- des oppositions radicales, qui supposent une contre-identifica-tion, consciente ou non, de l’adolescent ;
- parfois des résistances, voire des zones d’ombre…
- Si cette investigation met au jour des difficultés solubles, la prise en
charge continue. Une capacité satisfaisante de « digestion » ou/et une
connaissance de leurs propres failles par les parents en font des partenaires
psychiques fiables, à part entière.
… parfois en associant les parents et l’adolescent
Mais, si cette investigation fait saillir le souvenir de traumatismes
« encryptés » dans le psychisme des parents – et, surtout, si elle les renvoie
vivement à des expériences dramatiques datant de leur adolescence –, il est
de notre devoir de les sensibiliser au fait que l’amélioration de la situation
passera également par un travail sur leurs propres difficultés. Cette entreprise
devra avoir lieu dans le cadre d’une prise en charge à laquelle sera associé si
possible l’adolescent, et dont l’objectif sera clairement psychothérapeutique :
une thérapie familiale ou de couple, ou encore une thérapie individuelle. Ou
alors, d’abord l’une puis l’autre, de façon que l’émergence et la séparation
des problématiques individuelles soient progressives : aucun des partenaires
ne doit pas être trop rapidement rendu à lui-même. Sinon, il serait incapable
de porter un regard sur ses difficultés sans en rendre automatiquement responsable la dynamique familiale révélée par la première thérapie. Comme
l’indique Jean-Paul Mugnier (1998), « aider un parent à reconnaître ce qui,
de sa propre histoire, avait pu être source de souffrance pour lui-même au
point de l’empêcher de voir la souffrance de son enfant peut être reçu par
celui-ci comme un don lui permettant ensuite de reconnaître sa propre souffrance ». En aucun cas on ne doit jouer la carte de l’adolescent contre celle
de ses parents, et vice versa. Chaque génération possède son histoire, ses difficultés, et donc le droit de recevoir de l’aide. Chaque génération a une place.
La santé mentale de l’une ne doit pas exister au détriment de celle d’une
autre.
Au bout de deux mois de guidance parentale
Au bout de deux mois de guidance parentale – quatre à dix entretiens –,
un tournant se produit :
- soit les parents ne viennent plus et ne donnent plus signe de vie. Ou
bien ce « décrochage » demeure une énigme complète, ou bien il est précédé
d’une gêne vive ou d’une opposition parentale rigide, comme si nos échanges
avaient touché quelque chose d’insupportable pour eux ;
- soit ils expriment leur intention de ne plus venir sans nous donner d’explications ou, dans le meilleur des cas, en nous disant que cela ne sert à rien
et que les choses sont bloquées. Par exemple, parce que leur adolescent ne
vient pas aux entretiens, alors que ce serait plutôt à lui, estiment-ils, voire à
lui seul, de venir ; ou parce qu’ils souhaiteraient que nous mettions leur adolescent « au pas », alors que nous ne procédons pas de la sorte ;
- soit les parents commencent à retirer des bénéfices des entretiens et les
poursuivent.
La guidance peut être proposée non seulement aux parents d’une famille,
mais aussi aux parents de plusieurs familles. C’est ainsi que le Tamarin a mis
en place depuis un an un groupe de parole pour les parents, qui se réunit dans
nos locaux un mercredi soir de chaque mois. Bien que nous manquions de
recul pour évaluer la portée de cette pratique, plusieurs observations peuvent
être faites :
- Pour qu’une guidance de groupe soit possible, deux conditions doivent être réunies : d’une part, il faut qu’un nombre significatif de parents fréquente régulièrement l’institution ; d’autre part, il faut que certaines de ces
personnes expriment le désir – parce qu’elles n’éprouvent pas de gêne à parler devant les autres – de faire partager leur expérience parentale, en espérant
secrètement qu’elle sera commune à tous les participants et permettra d’élaborer des réponses concertées, où chacun puisse « trouver son compte ».
- Les choses se trouvent de surcroît facilitées lorsque certains parents se
connaissent préalablement. Ce lien entre plusieurs parents a pu être cimenté
par le désir de partager des valeurs et des savoir-faire, par exemple au sein
d’une association de loisirs ou culturelle. Il a pu être aussi tissé par la nécessité de faire face à des difficultés communes, par exemple dans le cadre d’un
conseil de locataires ou d’une association de parents d’élèves. Mais, quel que
soit le type de lien entre ces personnes, une chose paraît évidente : un groupe
d’adultes fédérés par des expériences antérieures ne peut pas être « reprogrammé » illico presto en un groupe de parents qui désireraient améliorer
leurs difficultés relationnelles avec leurs enfants. Une telle transformation
suppose que ceux qui encadrent le groupe de parents respectent deux étapes.
Ils doivent d’abord s’astreindre à rencontrer ces adultes dans leur cadre habituel de réunion, leur association par exemple, où ils présenteront les missions
de l’institution. Une deuxième rencontre est ensuite proposée, en demandant
aux personnes intéressées de bien vouloir réfléchir aux thèmes qu’elles souhaiteront voir développer et aux questions qu’elles poseront. Lors de cette
deuxième réunion, les intervenants précisent aux participants qu’ils n’ont
aucune obligation de faire état de situations personnelles. À l’issue de cette
rencontre, et sur la base du matériel recueilli auprès des participants et de leur
motivation à poursuivre nos échanges, il est proposé aux parents de constituer un groupe pour faire émerger et interroger explicitement les problèmes
que leurs adolescents leur créent, en lien avec le cannabis et en termes de
comportement, de rapport à l’argent, de situation scolaire, de délinquance,
etc.
Par contre, une indication de guidance groupale paraît difficile lorsque –
ou tant que – les parents, réticents ou honteux à l’idée de parler devant
d’autres adultes, exigent la confidentialité. Remarquons au passage que ce
cas de figure est intéressant, car il pose la question d’éventuels secrets familiaux. Ces adultes ont-ils quelque chose de pénible à cacher ? Si tel est le cas,
l’adolescent fumeur de cannabis partage-t-il avec eux un secret douloureux
ou en est-il exclu ?
En outre, cette indication de guidance ne peut intervenir tant que l’intensité de la crise parentale nécessite une aide soutenue; les parents ont alors
besoin d’interventions directes, exclusivement centrées sur leur détresse.
Je conclurai en amplifiant une métaphore parfois utilisée pour illustrer
l’aspect problématique de l’adolescence : le passage du cap Horn. D’une
façon générale, la présence tantôt directive, tantôt non directive des parents
incite l’adolescent à s’accommoder des vents et à se garer des récifs. Elle
l’aide surtout à inventer son propre style de navigation une fois qu’il en a
admis les règles communes. Pour cette raison, il est important d’apprécier
avec certains parents le poids de leurs expériences de vie mal « digérées »,
notamment celles qui ont mis en jeu une séparation difficile ou une expérience verrouillée par le secret. Ce repérage, ainsi qu’un accompagnement
approprié, est indispensable pour éviter que de tels parents se transforment en
« naufrageurs malgré eux » et que le jeune, par effet de ricochet ou par comportement de loyauté à l’égard de ses géniteurs et de leurs impasses, aventure
aveuglément son propre navire dans des contrées dangereusement envahies
par la brume cannabique.
·
FORGET, Jean-Marie. 1999. Ces ados qui nous prennent la tête. Paris, Fleurus.
·
HACHET, Pascal. 1996. Les Toxicomanes et leurs secrets. Paris, Les Belles Lettres-Archim-baud.
·
HACHET, Pascal. 2000. Ces ados qui fument des joints. Paris, Fleurus.
·
MORINEAU, Jacqueline. 1998. L’Esprit de la médiation. Toulouse, Érès.
·
MUGNIER, Jean-Paul. 1998. Les Stratégies de l’indifférence. Paris, Éditions Sociales Françaises.
·
WINNICOTT, Donald W. 1989. La Nature humaine. Paris, Gallimard.