Dialogue
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I.S.B.N.2865869040
128 pages

p. 81 à 88
doi: en cours

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Et Aussi

no 152 2001/2

2001 Dialogue Et Aussi

Laguidance parentale, une réponse psycho-éducative

Pour améliorer les liens entre parents et adolescents consommateurs de cannabis

Pascal Hachet Point écoute jeunes et parents Le Tamarin, association SATO-Picardie, 1 bis, rue Léon Blum, 60100 Creil
Certaines associations d’aide aux toxicomanes se sont dotées, en complément de leurs structures curatives, de structures préventives : les points-écoute. Ces institutions répondent à une demande de lieux d’aide à la fois dépsychiatrisés et distincts de la famille, de l’école et des centres de loisirs. Les points-écoute proposent aux adolescents qui vivent un certain mal-être et à leurs parents une intervention psycho-éducative de soutien et de conseil destinée à empêcher l’émergence d’une toxicomanie, notamment si le jeune est déjà consommateur de cannabis. Les parents sont intéressés au même titre que l’adolescent par ce type de structure et leur concours se révèle précieux pour les professionnels.Mots-clés : Adolescence, Liens parents-enfants, Toxicomanie, Prévention, Soutien psychologique.
Les consommateurs de cannabis fréquentent peu les centres d’accueil pour toxicomanes. S’ils ne se rendent guère dans ces institutions, c’est parce qu’ils ne s’estiment pas « toxicos ». Le plus souvent, on ne peut que leur donner raison si l’on se réfère à la définition de la toxicomanie, à savoir l’existence d’une dépendance psychologique à une substance psycho-active. De leur côté, les équipes des centres d’aide aux toxicomanes obéissent à un cahier des charges sans ambiguïté : les prises en charge – concrétisées par la situation d’entretien psycho-éducatif – ciblent des comportements toxicomaniaques avérés.
Pour cette raison, depuis 1996, certaines associations d’aide aux toxicomanes se sont dotées, en complément de leurs structures curatives, de structures clairement préventives : les points-écoute. Ces institutions apportent une réponse institutionnelle à la demande de lieux d’aide à la fois « dépathologisés » – c’est-à-dire sans connotation psychiatrique – et distincts de la famille, de l’école et des centres de loisirs, demande qui apparaissait dans les réponses au questionnaire Balladur, conçu en 1994 en direction des jeunes. Les points-écoute sont destinés aux adolescents non toxicomanes, mais qui vivent un certain mal-être, ainsi qu’à leurs parents. L’une des principales hypothèses de travail est qu’une intervention psycho-éducative de soutien et de conseil à ces adolescents – et donc à leur famille – empêcherait dans certains cas l’émergence d’une toxicomanie, surtout s’ils sont déjà consommateurs de cannabis. Les parents sont donc intéressés au même titre que l’adolescent par ce type de structure, et leur concours se révèle précieux pour les professionnels. Notons que les points-écoute ne reçoivent pas seulement des fumeurs de cannabis. On peut les concevoir comme des « pôles ressource » par rapport au mal-être à l’adolescence.
Le SATO-Picardie, qui est l’association où je travaille comme psycho-logue, a créé un point-écoute à Creil, ouvert depuis 1997 et baptisé Le Tamarin. Cette institution recevant majoritairement des fumeurs de cannabis – même si cette proportion tend à baisser –, c’est à la lueur de la prise en charge de ces adolescents que je vais évoquer la pratique de « guidance parentale ».
 
Des parents déboussolés…
 
 
Au Tamarin, les entretiens du psychologue et de l’éducateur avec les parents sont menés de manière plus directe – mais non intrusive – qu’avec les adolescents. Nous veillons à ce que les parents évoquent les points suivants : Quelles sont les circonstances de leur découverte de la consommation de cannabis de leur fils ou de leur fille ? Comme c’est le cas le plus fréquent, l’ont-ils découverte par surprise ? L’ont-ils apprise par l’intéressé ou, comme on l’observe le plus souvent, par un tiers ? L’adolescent confirma-t-il son usage ou, ainsi que cela se produit le plus fréquemment, le dénia-t-il ? Quelles furent leurs réactions ? Surtout, quel fut le degré d’entente entre le père et la mère à ce sujet ? Adoptèrent-ils une position « officielle » unique ou montrè-rent-ils publiquement leurs divergences d’appréciation ? L’adolescent nourrit-il des griefs envers ses parents ou d’autres personnes ? Si c’est le cas, son attitude d’opposition se manifeste t-elle par des passages à l’acte ou par une violence verbale ? Quel sens les parents attribuent-ils à cette attitude ?
Quelle est l’histoire de la fratrie de l’adolescent ? Quelles furent les réactions de ses frères et sœurs en apprenant qu’il fumait des « joints » (à moins qu’ils n’aient été depuis un certain temps dans la confidence, voire dans le partage) ? La fratrie compte-t-elle des personnes psychologiquement fragiles ?
Les parents et d’autres membres de la famille ont-ils été marqués par des expériences douloureuses ? Si c’est le cas, ont-ils caché ces expériences à leurs enfants et, en particulier, à l’adolescent fumeur de cannabis ? Si oui, comment et pourquoi ? Est-ce par honte ? Est-ce par oubli ? Par souci de le préserver ? Si une révélation est intervenue en différé, quand s’est-elle produite et comment ? En particulier, à l’initiative de qui ? A-t-elle été confirmée ou démentie par les parents ?
Quelles que soient les réponses que les parents apportent à ces questions, nous leur conseillons :
  1. D’être cohérents en eux-mêmes et entre eux, de s’efforcer de faire front commun. Il s’agit de faire en sorte que l’adolescent, comme le précise Jean-Marie Forget (1999), n’entretienne « plus seulement un rapport avec l’un ou l’autre de ses parents, mais avec une borne, un symbole extérieur aux deux, ce qui entraîne une issue aux comportements d’opposition ». Mais il s’agit surtout d’éviter la « faiblesse » de l’un des parents, qui peut céder par exemple sur une interdiction de détenir du cannabis à la maison ou sur une privation d’argent de poche lorsqu’il paraît évident que l’intéressé consacre cet argent à l’achat du produit.
  2. De faire correspondre leurs paroles et leurs actes vis-à-vis de l’adolescent. C’est la condition sine qua non de la crédibilité de leurs propos, et de leur démarche tout court. D’ailleurs, les adolescents font tout pour vérifier que la parole des parents leur fournira un repère sur lequel ils pourront prendre appui. C’est un peu comme lorsqu’on tire à plusieurs reprises sur une corde pour s’assurer que l’on pourra s’y suspendre sans qu’elle rompe. Aux yeux des adolescents, cette fiabilité est plus importante que la mesure éducative prise. En somme, mieux vaut tenir une mauvaise promesse que ne pas honorer une promesse a priori tenable !
  3. De savoir reconnaître et commenter les efforts de l’adolescent, en évitant absolument de le figer dans un statut négatif : « bon à rien », « menteur », « drogué », etc.
  4. De lui répondre dans tous les cas, qu’il soit provocateur ou demandeur d’affection ou d’informations.
 
… que l’on doit soutenir
 
 
Bien évidemment, un seul entretien de « guidance parentale » ne peut tout résoudre. Même quand nous donnons des conseils pertinents, nous devons suivre et épauler les parents pour qu’ils mettent ces conseils en œuvre et se rendent compte de leur impact. De plus, de l’inédit ne manque jamais de survenir, qu’il s’agisse d’une conséquence de l’application de nos recommandations ou non. Par exemple, l’adolescent cesse inexplicablement d’être opposant ou, à l’inverse, fait preuve d’une méfiance accrue. Il peut aussi verser des larmes de colère et croire que ses parents vont au Tamarin pour « casser du sucre sur son dos » ensemble ! Souvenons-nous de l’explication que Donald Winnicott (1989) donna aux parents d’adolescents : « Vous avez semé un bébé et vous récoltez une bombe ! »
Les parents doivent recevoir une aide pour mettre en place des limites, qui appellent des réévaluations et des réaménagements. Ils doivent également être soutenus pour décoder et affronter des comportements surprenants ou nouveaux. Des objectifs doivent être définis avec eux. À cette fin, les parents sont tenus de fixer des règles du jeu contractuelles avec l’adolescent. Les entretiens de guidance servent à constater ce que cela donne, à conforter les parents sur certains points et à les amener à rectifier le tir sur d’autres. On met rarement dans le mille. Et, si l’on y parvient, il faut répéter encore et encore cette performance !
La durée de la guidance parentale doit-elle être prescrite ? C’est une vraie interrogation. À ce jour, on observe plusieurs étapes. En raison du caractère non linéaire de tout cheminement psychologique, elles ne doivent pas être prises au sens chronologique strict.
D’abord, les parents exposent la situation de crise de confiance dans laquelle ils se trouvent avec leur adolescent. Cet exposé est soutenu par nos questions, de telle façon que nous disposions tous de repères. Cet entretien débouche sur une reconnaissance du conflit intra-familial par nous tous et de la souffrance qu’il génère, chez eux et chez les autres, en termes de communication et de confiance. Nous disons que nous avons « enregistré » cette reconnaissance du conflit, de façon qu’il y ait un feed-back, que les parents repartent avec un viatique. Si l’adolescent a assisté à l’entretien, favoriser une verbalisation émotionnellement forte entre les deux générations équivaut à déclencher une explosion sous cloche. En effet, le fait que la guidance ait lieu dans un cadre non familial permet à chacun de s’exprimer intensément. Nous garantissons alors que la déconstruction de certains liens intra-familiaux ne signifie pas la destruction de tous les liens familiaux. Cette déconstruction est même le seul garde-fou possible contre le risque d’une telle destruction !
Prenons l’exemple de Rosa, interceptée in extremis par son père sur le pas de la porte du domicile familial alors qu’elle s’apprêtait, valise en main, à partir « pour toujours ». Elle accepta de continuer à vivre chez ses parents au moins jusqu’à sa majorité légale. Mais elle leur cria la douleur et la haine qu’elle avait ressenties quelques jours auparavant en découvrant qu’ils avaient fouillé dans ses affaires et, surtout, qu’ils avaient contacté tous ses camarades de classe pour savoir si elle fumait du cannabis. En retour, les parents de Rosa ont admis devant elle qu’ils auraient dû procéder autrement. Nous avons commencé à mettre au point des « règles du jeu », afin d’atténuer le malentendu et de prévenir tout récidive de « clash » non verbalisé.
Sur la base de notre reconnaissance des difficultés du moment exprimées par nos usagers, nous recherchons ce qui pourrait ou a pu, malgré tout, faire agrégat dans les relations intra-familiales. Ceci nous permet ensuite d’avancer l’idée de contrats qui pourraient être passés entre l’adolescent et ses parents ; contrats dont les parents nous rendront compte à chaque entretien. Les entretiens deviennent alors le théâtre d’un aller et retour entre les informations que les parents nous donnent au sujet de la persistance de difficultés dans leur relation avec leur adolescent et la façon dont le contrat que nous leur avons conseillé de passer « tient » ou pas en ce qui concerne la capacité des parents à en poser le cadre et la capacité du jeune à en respecter la teneur. Nous nous appuyons enfin sur ce qui continue à achopper dans la relation entre les parents et l’adolescent pour nous pencher sur ce que les parents ont transmis à leur adolescent de leur propre adolescence : informations, savoirfaire, etc. Par ce moyen, il s’agit de les aider, comme l’exprime Morineau (1998), à « trouver une distance qui va permettre de construire une vision différente de la situation ». Nous prenons par là même le risque de mettre le doigt sur quelque chose de douloureux dans l’histoire personnelle des intéressés. Pour cette raison, cette investigation doit être absolument subordonnée à l’objectif au nom duquel nous la menons ensemble : rechercher des atomes crochus entre le comportement des adolescents (passés) que furent les parents et le comportement de leur adolescent (actuel). Nous repérons ainsi :
  • des similitudes, qui supposent une identification consciente de l’adolescent ;
  • des oppositions radicales, qui supposent une contre-identifica-tion, consciente ou non, de l’adolescent ;
  • parfois des résistances, voire des zones d’ombre…
  • Si cette investigation met au jour des difficultés solubles, la prise en charge continue. Une capacité satisfaisante de « digestion » ou/et une connaissance de leurs propres failles par les parents en font des partenaires psychiques fiables, à part entière.
 
… parfois en associant les parents et l’adolescent
 
 
Mais, si cette investigation fait saillir le souvenir de traumatismes « encryptés » dans le psychisme des parents – et, surtout, si elle les renvoie vivement à des expériences dramatiques datant de leur adolescence –, il est de notre devoir de les sensibiliser au fait que l’amélioration de la situation passera également par un travail sur leurs propres difficultés. Cette entreprise devra avoir lieu dans le cadre d’une prise en charge à laquelle sera associé si possible l’adolescent, et dont l’objectif sera clairement psychothérapeutique : une thérapie familiale ou de couple, ou encore une thérapie individuelle. Ou alors, d’abord l’une puis l’autre, de façon que l’émergence et la séparation des problématiques individuelles soient progressives : aucun des partenaires ne doit pas être trop rapidement rendu à lui-même. Sinon, il serait incapable de porter un regard sur ses difficultés sans en rendre automatiquement responsable la dynamique familiale révélée par la première thérapie. Comme l’indique Jean-Paul Mugnier (1998), « aider un parent à reconnaître ce qui, de sa propre histoire, avait pu être source de souffrance pour lui-même au point de l’empêcher de voir la souffrance de son enfant peut être reçu par celui-ci comme un don lui permettant ensuite de reconnaître sa propre souffrance ». En aucun cas on ne doit jouer la carte de l’adolescent contre celle de ses parents, et vice versa. Chaque génération possède son histoire, ses difficultés, et donc le droit de recevoir de l’aide. Chaque génération a une place. La santé mentale de l’une ne doit pas exister au détriment de celle d’une autre.
 
Au bout de deux mois de guidance parentale
 
 
Au bout de deux mois de guidance parentale – quatre à dix entretiens –, un tournant se produit :
  • soit les parents ne viennent plus et ne donnent plus signe de vie. Ou bien ce « décrochage » demeure une énigme complète, ou bien il est précédé d’une gêne vive ou d’une opposition parentale rigide, comme si nos échanges avaient touché quelque chose d’insupportable pour eux ;
  • soit ils expriment leur intention de ne plus venir sans nous donner d’explications ou, dans le meilleur des cas, en nous disant que cela ne sert à rien et que les choses sont bloquées. Par exemple, parce que leur adolescent ne vient pas aux entretiens, alors que ce serait plutôt à lui, estiment-ils, voire à lui seul, de venir ; ou parce qu’ils souhaiteraient que nous mettions leur adolescent « au pas », alors que nous ne procédons pas de la sorte ;
  • soit les parents commencent à retirer des bénéfices des entretiens et les poursuivent.
 
Des groupes de parole
 
 
La guidance peut être proposée non seulement aux parents d’une famille, mais aussi aux parents de plusieurs familles. C’est ainsi que le Tamarin a mis en place depuis un an un groupe de parole pour les parents, qui se réunit dans nos locaux un mercredi soir de chaque mois. Bien que nous manquions de recul pour évaluer la portée de cette pratique, plusieurs observations peuvent être faites :
  • Pour qu’une guidance de groupe soit possible, deux conditions doivent être réunies : d’une part, il faut qu’un nombre significatif de parents fréquente régulièrement l’institution ; d’autre part, il faut que certaines de ces personnes expriment le désir – parce qu’elles n’éprouvent pas de gêne à parler devant les autres – de faire partager leur expérience parentale, en espérant secrètement qu’elle sera commune à tous les participants et permettra d’élaborer des réponses concertées, où chacun puisse « trouver son compte ».
  • Les choses se trouvent de surcroît facilitées lorsque certains parents se connaissent préalablement. Ce lien entre plusieurs parents a pu être cimenté par le désir de partager des valeurs et des savoir-faire, par exemple au sein d’une association de loisirs ou culturelle. Il a pu être aussi tissé par la nécessité de faire face à des difficultés communes, par exemple dans le cadre d’un conseil de locataires ou d’une association de parents d’élèves. Mais, quel que soit le type de lien entre ces personnes, une chose paraît évidente : un groupe d’adultes fédérés par des expériences antérieures ne peut pas être « reprogrammé » illico presto en un groupe de parents qui désireraient améliorer leurs difficultés relationnelles avec leurs enfants. Une telle transformation suppose que ceux qui encadrent le groupe de parents respectent deux étapes. Ils doivent d’abord s’astreindre à rencontrer ces adultes dans leur cadre habituel de réunion, leur association par exemple, où ils présenteront les missions de l’institution. Une deuxième rencontre est ensuite proposée, en demandant aux personnes intéressées de bien vouloir réfléchir aux thèmes qu’elles souhaiteront voir développer et aux questions qu’elles poseront. Lors de cette deuxième réunion, les intervenants précisent aux participants qu’ils n’ont aucune obligation de faire état de situations personnelles. À l’issue de cette rencontre, et sur la base du matériel recueilli auprès des participants et de leur motivation à poursuivre nos échanges, il est proposé aux parents de constituer un groupe pour faire émerger et interroger explicitement les problèmes que leurs adolescents leur créent, en lien avec le cannabis et en termes de comportement, de rapport à l’argent, de situation scolaire, de délinquance, etc.
Par contre, une indication de guidance groupale paraît difficile lorsque – ou tant que – les parents, réticents ou honteux à l’idée de parler devant d’autres adultes, exigent la confidentialité. Remarquons au passage que ce cas de figure est intéressant, car il pose la question d’éventuels secrets familiaux. Ces adultes ont-ils quelque chose de pénible à cacher ? Si tel est le cas, l’adolescent fumeur de cannabis partage-t-il avec eux un secret douloureux ou en est-il exclu ?
En outre, cette indication de guidance ne peut intervenir tant que l’intensité de la crise parentale nécessite une aide soutenue; les parents ont alors besoin d’interventions directes, exclusivement centrées sur leur détresse.
 
Franchir le cap
 
 
Je conclurai en amplifiant une métaphore parfois utilisée pour illustrer l’aspect problématique de l’adolescence : le passage du cap Horn. D’une façon générale, la présence tantôt directive, tantôt non directive des parents incite l’adolescent à s’accommoder des vents et à se garer des récifs. Elle l’aide surtout à inventer son propre style de navigation une fois qu’il en a admis les règles communes. Pour cette raison, il est important d’apprécier avec certains parents le poids de leurs expériences de vie mal « digérées », notamment celles qui ont mis en jeu une séparation difficile ou une expérience verrouillée par le secret. Ce repérage, ainsi qu’un accompagnement approprié, est indispensable pour éviter que de tels parents se transforment en « naufrageurs malgré eux » et que le jeune, par effet de ricochet ou par comportement de loyauté à l’égard de ses géniteurs et de leurs impasses, aventure aveuglément son propre navire dans des contrées dangereusement envahies par la brume cannabique.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  FORGET, Jean-Marie. 1999. Ces ados qui nous prennent la tête. Paris, Fleurus.
·  HACHET, Pascal. 1996. Les Toxicomanes et leurs secrets. Paris, Les Belles Lettres-Archim-baud.
·  HACHET, Pascal. 2000. Ces ados qui fument des joints. Paris, Fleurus.
·  MORINEAU, Jacqueline. 1998. L’Esprit de la médiation. Toulouse, Érès.
·  MUGNIER, Jean-Paul. 1998. Les Stratégies de l’indifférence. Paris, Éditions Sociales Françaises.
·  WINNICOTT, Donald W. 1989. La Nature humaine. Paris, Gallimard.
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