2001
Dialogue
« Et l’enfance qui finit »
Introduction
François De singly
CERLIS, université Paris 5, 45, rue des Saints-Pères, 75006 Paris
« L’enfance qui finit ». Ce titre peut sembler provocateur, car l’air du
temps souffle plutôt une version contraire : l’enfance est interminable
(T.Anatrella, 1988,1993). Roi, l’enfant deviendrait la référence centrale des
sociétés contemporaines. Telle est la thèse de ceux et de celles qui déplorent
l’infantilisation sociale qui atteint même les adultes : c’est ainsi que Takaaki
Yoshimoto, grande figure intellectuelle du Japon, s’insurge contre « le grand
manque de maturité des étudiants, des professeurs et des politiciens d’aujourd’hui
[1] ». Les adultes sont responsables de cet état de fait, ce sont eux qui
refusent de vieillir, d’occuper les places qui leur reviennent, notamment celle
de père, et, par voie de conséquence, ce sont eux qui interdisent aux enfants
de changer…
Cette thèse coexiste avec une thèse contraire qui prend acte du dérèglement des âges et cherche à en appréhender le sens dans les sociétés contemporaines. C’est ainsi qu’Yves Michaud demande l’abaissement de la majorité
civique à 12 ans
[2]. L’enfant doit avoir le droit de vote, même s’il n’est pas
considéré comme achevé. Il ne faut pas en effet « être prisonnier de l’illusion
de la rationalité parfaite des citoyens » : les adultes se font manipuler, on ne
retire pas le droit de vote aux vieillards… alors, pourquoi être plus exigeant
au départ ? « La capacité civique est variable, et c’est la grandeur de la démocratie de s’en accommoder. » L’enfant pourrait avoir le droit de vote non pas
parce qu’il serait « adulte » avant l’âge officiel, mais parce que les inégalités
de maturité – qui doivent inclure les pertes de cette compétence – ne clivent
plus les âges. L’âge adulte n’est plus la grande porte qui ouvre sur le monde
des grands :Yves Michaud souligne à juste titre que les enfants prennent des
« avances sur maturité » par le poids croissant qu’ils ont dans les décisions
d’achat et leur accès à la sexualité.
Si on définit l’enfance selon le critère traditionnel du manque de maturité, alors, oui, il est possible d’en conclure que les enfants sont moins enfants
et les adultes moins adultes que ceux des générations précédentes. Est-ce le
signe d’un déclin de la civilisation, comme l’affirme Tony Anatrella ? Ou, au
contraire, la marque d’un enrichissement identitaire ?
Ne peut-on penser en effet que « l’individu individualisé », l’individu
des sociétés contemporaines, a une identité plus complexe ? Aujourd’hui,
l’homme assume sa part féminine et la femme sa part masculine, l’adulte
assume la part enfantine de son « soi » et l’enfant la part adulte de son « soi ».
Dans ses livres, Christian Bobin défend cette position en transférant dans la
modernité un énoncé des Évangiles selon lequel seuls les enfants auront
accès au paradis. Les autres sont trop sérieux : trop sérieux pour se laisser
emporter par la folie de Dieu, des autres, de soi. Adulte devient un équivalent
de « sérieux ». Christian Bobin évoque avec tendresse la phrase citée par la
femme aimée : « Personne n’est exactement à sa place et cela vaut mieux, une
stricte adéquation serait insupportable » (1999, p. 20). Il refuse que chacun se
définisse par la place qu’il occupe. Entre soi et sa place, il doit y avoir du jeu
(dans tous les sens du terme) pour que l’on ne se fige pas dans cette place,
que la vie continue. « L’enfance continuée longtemps après l’enfance : c’est
ce que vivent les amoureux, les écrivains et les funambules » (p. 46). L’individu, selon cette conception, n’est pas achevé. « Qu’est-ce que tu fais dans la
vie ? – Rien, j’apprends » (p. 23). Il se transforme sans cesse pour se trouver : grâce au regard de l’être aimé, grâce au travail sur soi effectué dans
l’écriture, grâce à la prise de risque permettant de ne pas rester englué dans
la définition de soi, à la prise de hauteur du funambule.
Le Soi est une conquête permanente, avec des alternances de phases de
routine et de phases de crise identitaire. Ces dernières, même douloureuses,
ne constituent pas des ratés du processus ; elles sont nécessaires. Elles permettent de briser « la stricte adéquation » entre l’identité statutaire (celle qui
renvoie aux positions, aux rôles, aux places, aux appartenances) et l’identité
personnelle (celle qui est perçue comme la « vraie ») (F. de Singly, 1996),
afin que l’individu puisse atteindre ce qu’il pense être son authenticité
(C. Taylor, 1994). Elles ouvrent la voie à la reconquête d’un soi qui se sent
menacé ou trop à l’étroit dans des rôles contraints. L’idéal des sociétés
contemporaines consiste à trouver une identité qui garantit à la fois la sécurité ontologique, chère à Anthony Giddens (1991), et la découverte de ses
propres richesses intérieures : à la fois donc une certaine stabilité et une certaine flexibilité identitaire
[3].
Ce refus de l’achèvement d’un individu au moment du passage à l’âge
adulte, cette revendication d’une « part d’enfance » à garder en soi n’impliquent pas pour autant la négation d’un processus de développement personnel (F. de Singly, 2001
a). Le soi se transforme de manière continue, sans fin.
On peut penser qu’il ne connaît qu’un rythme personnel, mais, en réalité, ce
rythme dépend aussi de normes sociales
[4]. Ce qu’on demande, c’est de
conserver en soi une part d’enfance, afin non seulement d’avoir toujours des
ressources de création du monde et de soi, mais aussi pour nourrir le sentiment d’unité de soi qui s’élabore en référence à ses origines
[5]. Nos contemporains ne refusent pas de grandir, de sortir de l’enfance. Ils ne veulent pas
pour autant renoncer à ce qui symbolise la jeunesse : à la fois sa propre naissance et la possibilité de la renaissance
[6]. Il existe donc, y compris dans la
conception moderne des âges, une fin de l’enfance, comprise au sens strict,
c’est-à-dire permettant l’entrée dans un autre monde : celui de l’adolescence,
avec la « culture jeune », avec l’expérience amoureuse et sexuelle, les sorties
avec les copains, les copines.
Dans une de ses chansons
[7], Elsa exprime cette sensation :
« Quelque chose dans mon cœur
Me parle de ma vie
Entre un grand mystère qui commence
Et l’enfance qui finit. »
Accompagnée ou non d’une crise, l’adolescence signifie que l’enfant –
au sens de « fils de » ou de « fille de » – ne peut plus être traité comme un
enfant – au sens de « petit ». C’est un temps important de découverte de soi
et de revendication identitaire. Les transformations de son corps fournissent
à la jeune fille l’occasion de le faire comprendre à ses proches en s’affirmant
différente, comme le montre Myriam Courteille dans un texte de ce dossier.
Il faudrait étudier la manière dont le savoir psychologique ou psychanalytique sert de ressources à la construction identitaire des jeunes, car leur opposition, leur prise de distance vis-à-vis des parents peut être légitimée par ces
disciplines et leur diffusion. La « crise d’adolescence » est une notion utile,
qui permet au jeune la jonction entre l’affirmation d’un soi personnel et l’appartenance au groupe de ses pairs, les adolescents. De leur côté, les parents
ne doivent ni trop résister, ni trop céder. Ils doivent rechercher un « entre-deux » éducatif qui corresponde au mieux à l’entre-deux identitaire dans
lequel se trouve leur enfant grandissant. Ils doivent (l’usage du verbe
« devoir » désigne bien l’impératif éducatif) apprendre que leur enfant n’est
plus tout à fait leur enfant, qu’il a, en tant qu’individu, le droit à sa vie propre.
Les parents ne peuvent donc pas être responsables de tout ce qui arrive
à leur enfant : ce dernier se forme aussi dans d’autres mondes, inégalement
contrôlés par les parents. Judith Harris, dans son essai Pourquoi nos enfants
deviennent ce qu’ils sont (1999), défend cette position, et en tire les conclusions : « Il faut que les parents cessent de se sentir coupables. » Cette prise
de position constitue un des éléments des luttes sociales autour de l’adolescence et de la famille dans la mesure où l’on pose presque toujours la question de la responsabilité des parents lorsqu’on évoque les problèmes sociaux
de la délinquance, de la violence, de l’incivilité des jeunes.
Dans son article, Vincenzo Cicchelli présente la thèse de ceux qui estiment que les parents démissionnent de leur tâche éducative du fait qu’ils sont
eux-mêmes des adultes trop préoccupés par leur propre construction identitaire pour fournir des repères. Thèse qui fait fortune, sans doute parce que les
avocats de l’accusation se font mieux entendre que les avocats de la défense.
Il insiste sur la continuité historique en montrant « l’éternel retour » du thème
de l’incompétence parentale, qu’alimente le fait que le temps de l’enfance
s’est d’abord augmenté du temps de l’adolescence, puis aujourd’hui de celui
de la post-adolescence, et que les parents ne savent plus très bien comment
se conduire avec de grands « enfants ». Selon certains intellectuels, les transformations historiques de la famille se caractériseraient par le passage d’une
crainte des enfants devant leur père à une crainte des parents devant leur progéniture. Cette inversion traduirait le malaise de la famille contemporaine. Le
démenti que des travaux de recherche, notamment en sociologie, apportent à
cette vision ne la déstabilise pas. En effet, dès sa naissance au XIX
e siècle (et
pendant le XX
e ), la force de la critique de la famille moderne dépend moins
de la réalité sociale des comportements parentaux que des enjeux idéologiques, politiques des luttes qui se livrent autour de cette institution. Pour
comprendre aujourd’hui le sens de la critique des nouvelles familles, des nouvelles manières d’être parent
[8], il faudrait donc mieux connaître les positions
des uns et des autres, individus ou groupes, dans les divers champs : savant,
idéologique et politique.
Dans l’optique de l’individualisation – processus central de la construction identitaire dans les sociétés modernes –, les parents doivent créer les
conditions favorables à l’épanouissement, à l’autonomie et l’indépendance, à
la réussite de leur enfant. Ces objectifs se coordonnent avec difficulté, les
excès dans telle ou telle direction guettent à tout moment les parents.
Dans ce dossier de
Dialogue composé d’articles écrits par des membres
du Centre de recherches sur les liens sociaux (et coordonné par Karim
Gacem), l’accent est mis sur l’acquisition de l’autonomie et de l’indépendance. Mais ces deux dimensions du processus de l’individualisation ne se
confondent pas. Schématiquement, l’indépendance, c’est la liberté et les
moyens de l’avoir, moyens financiers et moyens physiques – au moment de
la vieillesse notamment. L’autonomie, c’est la capacité de choisir son style de
vie : pas seulement son goût, mais aussi ses valeurs, ses normes de conduite.
Du fait de l’allongement de la scolarité et de l’insertion professionnelle
(O. Galland, 1995), les jeunes adultes d’aujourd’hui ont une indépendance
tardive, mais ils ne sont pas pour autant contraints de renoncer à l’autonomie
[9]. En effet, comme Elsa Ramos le décrit, les étudiants, bien que toujours
dépendants, parviennent à obtenir une forte autonomie de la part de leurs
parents en négociant un « nouveau consensus », qui comprend l’acceptation
de règles communes pour la vie ensemble – l’assistance aux repas par
exemple – et la reconnaissance de l’autonomie de la vie privée des enfants
adultes, au même titre que pour leurs parents. Vivre sous le même toit
demande des arbitrages à la fois relationnels et identitaires (F. de Singly,
2000
c). Comment être à la fois un « fils de » ou « fille de » qui participe à
certains temps de la vie familiale et un individu qui a le droit d’avoir ses territoires personnels et de les gérer comme bon lui semble ?
Cependant, l’autonomie du jeune adulte au sein du logement familial
n’est pas considérée en France – du fait du type de diffusion des normes psychologiques et d’autres facteurs qu’il faudrait étudier – comme très longtemps souhaitable. À un moment donné, le jeune adulte doit quitter la maison
familiale. Ce départ n’est pas le signe d’une rupture, mais du franchissement
d’une étape nécessaire à son « bon développement ». Ne pas rester dans les
jupes de sa mère, ne pas vivre dans le confort de l’hôtel familial… quelle que
soit la formule, le sens est constant : « s’incruster » chez ses parents freine
l’accès à l’âge adulte. Le jeune doit démontrer qu’il est capable de vivre seul,
à distance – et ce, même s’il est encore dans un rapport de dépendance, le
logement pouvant être financé par les parents.
Mais est-ce toujours le cas ? L’article de Sandra Gaviria permet, grâce à
la comparaison entre deux pays proches et différents, de mieux appréhender
le caractère relatif des normes éducatives. En effet, en Espagne, tant qu’il
n’est pas marié, le jeune reste chez ses parents, même lorsqu’il a un travail
salarié. Dans son parcours, résider séparément ne semble pas une étape
nécessaire sur la route de l’âge adulte, contrairement à ce qui se passe en
France. Vivant sous le même toit que son père et sa mère, le jeune Espagnol
accepte une plus grande dépendance que le jeune Français, mais pour préparer une plus grande indépendance en accumulant de l’argent pour acheter un
logement au moment de son installation en ménage. Il préserve en outre son
autonomie par de fortes relations avec des amis avec lesquels il sort beaucoup. Le jeune adulte espagnol est entouré de pairs, alors que le jeune adulte
français rêve plus vite de former un couple, ce qui le coupe en partie de ses
relations amicales. Ce qui pose la question : dans la distance progressive prise
par rapport aux parents, sur quelles forces le jeune adulte compte-t-il ? Sur
les siennes propres ? Sur celles de ses amis ? Sur celles qu’il tire de sa vie
conjugale ?
En France, il est normal que le jeune quitte ses parents, même s’il ne se
marie pas. Il ne doit pas le faire trop tard. Comme bon nombre de normes
contemporaines, cette norme du « départ du domicile familial » fixe un objectif sans fournir de grandes précisions
[10]. Cela offre l’avantage d’une certaine
souplesse dans l’application de la norme, et cela contraint à une certaine
négociation entre les générations en présence. Emmanuelle Maunaye se
centre sur le moment précis où le départ se dit. Tout d’abord, ce n’est pas aux
parents d’en parler. En effet, dans la mesure où ce départ signe en soi l’indépendance prise par l’enfant et la fin du travail éducatif des parents, c’est au
jeune de poser l’acte en annonçant son projet de départ. Reste la manière de
le dire : cet énoncé devrait idéalement, du point de vue des parents tout au
moins, affirmer le besoin d’un soi indépendant sans remettre en question le
lien privilégié entre l’enfant et ses parents. Comment prendre distance sans
blesser ou désavouer les adultes en tant que parents ? Tout dépend du savoirfaire, du savoir-dire des jeunes, et du passé des relations entre les deux générations…
La souplesse identitaire est requise aussi pour les adultes. Le départ des
enfants les contraint à une nouvelle définition d’eux-mêmes dans la vie quotidienne. L’homme et la femme demeurent parents, toutefois cette dimension
occupe une place moins importante dans leur construction puisqu’elle est
moins souvent actualisée. La nature identitaire ayant horreur du vide, cette
dimension maternelle ou paternelle est remplacée par une autre : les parents
peuvent devenir, redevenir davantage conjoints
[11] ou s’engager dans des activités, nouvelles ou non
[12]. C’est ce que Pierre Moisset cherche à découvrir en
plaçant sous le projecteur sociologique les mères après le départ du dernier
enfant de la maison. Ces mères découvrent ce dont elles ont manqué le plus :
de temps, de temps libre. Les enfants sont une charge, elles l’avouent. Elles
ne reportent pas ce temps sur leur mari pour prendre davantage soin de lui.
Le temps qu’elles passent à la préparation des repas, au contraire, diminue.
Pourquoi établir des menus ? À deux, on s’autorise davantage le bricolage
alimentaire. Pourquoi rentrer à l’heure ? Contrairement à un enfant, un
homme peut attendre. Le fait que le travail domestique soit assigné principalement aux femmes découle peut-être de la domination masculine, mais l’ampleur de ce travail dépend moins des demandes directes des hommes que des
exigences, réelles ou supposées, des enfants. Le départ des enfants démontre,
de manière quasi expérimentale, le coût de l’enfant : et ce coût est inégal
selon le genre des parents (F. de Singly, 2001
b).
Quand l’enfant prend son vol, sa mère gagne, elle aussi, en liberté. La
conquête que fait l’enfant de ses territoires personnels, qui va de pair avec la
diminution du contrôle parental, peut entraîner un processus comparable chez
sa mère. Elle est tentée, elle aussi, par des comportements, des temps, des
déplacements qui échappent à la surveillance, aimable ou non, de son mari
[13].
Peut-être ce dernier profite-t-il du départ des enfants pour se « déterritorialiser » (selon l’expression d’Olivier Schwartz, 1990) du domicile familial,
c’est-à-dire pour conquérir à son tour d’autres territoires hors de la vigilance
de son épouse.
Les liens de dépendance ne sont pas à sens unique : quand les jeunes les
desserrent, leurs parents eux aussi gagnent en liberté.
Mais ceci est une autre histoire…
·
ANATRELLA, T. 1988. Interminables adolescences, Paris, Le Cerf/Cujas.
·
ANATRELLA, T. 1993. Non à la société dépressive, Paris, Flammarion.
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ATTIAS-DONFUT, C. ; SEGALEN, M. 1998. Grands-parents : la famille à travers les générations,
Paris, Odile Jacob.
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BOBIN, C. 1999. Autoportrait au radiateur, Paris, Gallimard-Folio.
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CARADEC, V. 1996. Le Couple à l’heure de la retraite, Rennes, Presses universitaire de Rennes.
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Tome 2 : Famille et individualisation, Paris, L’Harmattan.
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COMMAILLE, J. ; MARTIN, C. 1998. Les Enjeux politiques de la famille, Paris, Bayard éditions
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TAYLOR, C. 1994. Le Malaise dans la modernité, Paris, Le Cerf.
[1]
T. Yoshimoto, « L’infantilisme guette l’archipel »,
Courrier international, n° 528,14-20 décembre 2000.
[2]
Y. Michaud, « Pour le droit de vote à 12 ans »,
Psychologies, janvier 2001, p. 70.
[3]
Sur les conséquences pour la vie conjugale, cf. F. de Singly, 2000
a.
[4]
L’expression « normes sociales » désigne l’ensemble des normes en cours à un moment donné dans la société considérée, normes morales, normes ou anti-normes psychologiques
notamment.
[5]
D’où l’importance croissante accordée au droit aux origines. Cf. pour une défense de ce
droit, G. Delaisi, P. Verdier, 1994 ; et, pour une analyse sociologique, C. Emsellem, 1997.
[6]
Vieillir étant perçu comme une diminution du champ des possibles pour accomplir l’ensemble de ses rêves.
[7]
Citée par M. Fize, 1990.
[8]
Et ajouter ainsi un chapitre à la sociologie politique de la famille. Cf. J. Commaille, C. Martin, 1998.
[9]
Cf. notamment A. Renaut, 1989, K. Chaland, 2001, F. de Singly, 2000
b.
[10]
Cela tourne cependant autour de la borne des vingt-cinq ans.
[11]
Les enquêtes sur la satisfaction conjugale démontrent sa diminution avec l’arrivée des
enfants.
[12]
De ce point de vue, le « nid vide » après le départ des enfants et le temps après la retraite
des deux conjoints présentent des aspects comparables. Cf. V. Caradec, 1996.
[13]
Cependant, elle peut rester dans le giron familial en transférant le temps familial libéré
dans la prise en charge de ses petits-enfants. La dimension maternelle de son identité est remplacée en partie par la dimension grand-maternelle. Cf. C. Attias-Donfut, M. Segalen, 1998.