L’interprétation en thérapie psychanalytique de couple et de famille
Geneviève Djenati
Nicole Golfier
Philippe Robert
Il est classique en thérapie de couple ou de famille de dire que les thérapeutes interprètent peu.
Cela est lié en partie à la fragilité des groupes avec lesquels nous travaillons. Les patients peuvent considérer les interprétations des thérapeutes comme des oracles tout-puissants ou des
intrusions persécutrices. S’il faut être prudent, il convient de se méfier de contre-attitudes qui
banniraient toute interprétation pour éviter l’agressivité et le transfert négatif. Qu’elles soient
adressées d’un point de vue manifeste à l’ensemble du groupe ou à un seul de ses membres,
l’interprétation porte sur les zones d’indifférenciation et peut être entendue différemment par
chaque protagoniste. Cette différence de perception favorise la mise ou remise en route d’un
jeu interpersonnel. Deux exemples cliniques de thérapie de couple montrent par ailleurs que
l’interprétation est entendue différemment selon la structure psychopathologique des patients.Mots-clés :
Interprétation, Psychothérapie, Indifférenciation, Transfert groupal.
• Les psychanalystes et l’interprétation
• Les limites de l’interprétation avec une famille
ou un couple
• Le couple A
• Le couple B
• Familles œdipiennes et familles « incestuelles »
• BIBLIOGRAPHIE