Le trauma originaireet ses répercussions sur le lien du couple
Christine Boutourlinsky
Marie-Odile Gérardin
Madeleine Népomiastchy
Les auteurs de cet article, thérapeutes de couple, ont constitué un petit groupe de travail pour
échanger sur les difficultés contre-transférentielles qu’elles rencontraient avec certains couples
chez qui les effets combinés de traumas individuels produisaient une pathologie spécifique du
lien. Le point commun des trois cas présentés, c’est que, chez les deux membres du couple, le
traumatisme originaire est tel qu’il n’est pas pensable par les sujets, donc pas élaborable. Le
lien de couple s’est constitué sur ce non-dit, et c’est par des passages à l’acte que vient s’exprimer cette faille : violence, dépression, perte de la pensée, vide affectif et verbal.
Pendant la thérapie, l’analyse du lien de couple a permis aux sujets de laisser émerger et de
s’approprier des « morceaux de soi » profondément déniés. Par ailleurs, le fait de travailler à
plusieurs sur la pathologie du lien de ces couples a fait avancer la clinique, le groupe faisant
office de tiers et permettant au thérapeute de sortir d’un éprouvé de magma, de flou, que le
couple lui faisait vivre. Mots-clés :
Thérapie de couple, Traumatisme originaire, Déni, Pacte dénégatif, Lien de couple, Pathologie du lien, Contre-transfert.
• Un cas extrême ou la thérapie de François et Hélène
(Chr. B.)
— La pathologie du lien
— Le transfert et le contre-transfert
• La thérapie de Caroline et Hervé (M.-O. G.)
— La pathologie du lien
— Le transfert et le contre-transfert
• La thérapie de Pauline et Antoine (M. N.)
— Le lien de couple, son évolution, sa pathologie
— Le transfert et le contre-transfert
• Conclusion
• BIBLIOGRAPHIE DES AUTEURS CITÉS