À l’hôpital de jour
Quand le conte est lu
Hélène Gane
Très tôt l’enfant fait la différence entre le livre et l’oral. Même si le conteur emploie la langue
du récit, il apparaît comme le narrateur de son texte, son récit est lié à sa personne, certains
peuvent même donner l’impression qu’ils inventent l’histoire qu’ils racontent. Pour les enfants
en difficulté, l’expérience ici décrite montre que, lorsque le conte est lu, le narrateur et la personne qui lit apparaissent comme garants de la survie. Ils connaissent la fin de l’histoire. On
peut changer de ton, d’expression, mais on dit toujours la même chose, ce qui paraît fondamental pour les enfants aux prises avec des angoisses de séparation. Mots-clés :
Angoisse de perte, Conte, Lecture à voix haute, Répétition, Permanence, Déplacement.
• De l’intérêt de lire des contes
aux jeunes enfants en difficulté
• Écouter, jouer
• Tu me lis ? Ou variations sur un thème familial
• Le livre comme contenant symbolique
• BIBLIOGRAPHIE