Normalisation ou subjectivation ?
Le temps des psychodérapeutes
Jacques Robion
« On n’obtiendra pas l’arrêt d’un dysfonctionnement éducatif si l’on n’éradique pas sa cause
psychique. La normalisation commandée de l’usager passera donc par un acte de subjectivation de sa part. La prise de conscience recherchée ne s’obtiendra pas sans une demande vraie
de l’usager. » Fort de ce modèle, le travailleur social se concentre alors quasi exclusivement
sur un travail de la demande. L’institution, de son côté, s’applique, non sans douleurs, à répartir les tâches en différenciant lieux et agents de la normalisation et de la subjectivation. S’installe alors un divan institutionnel, un divan dans les murs. En fait, institution et travailleur
social s’organisent inconsciemment pour tenter d’échapper à un malaise profond induit par ce
modèle inadéquat : le syndrome de Judas. Ce syndrome consiste à trahir alternativement l’usager ou le mandataire. On sortira du malaise à sortir du modèle.Mots-clés :
Normalisation, subjectivation, syndrome de Judas, contrainte de subjectivation, modèle du divan, psychodérapie.
• Le syndrome de Judas
• La commande d’expertise
• La contrainte de subjectivation
• Le divan institutionnel
• Le conflit institutionnel
• Conclusion
• BIBLIOGRAPHIE