Aspects non verbaux de la prise en charge des toxicomanes
Pascal Hachet
La toxicomanie est un essai d’autothérapie face à des traumatismes personnels ou/et transgénérationnels que les sujets ont le plus grand mal à verbaliser. Les drames encryptés dans le Moi
sont indicibles, par peur et par honte. Dans une psychothérapie psychanalytique, le modelage
peut fournir au toxicomane une médiation qui va l’aider à verbaliser ce qui l’accable secrètement au lieu de « l’oublier » en s’intoxiquant. Les fantômes psychiques fabriqués sous l’influence de cryptes familiales peuvent également être déconstruits par l’image, par exemple le
dessin, ce qui permet au toxicomane de transformer ses douleurs corporelles et ses impulsions
psychopathiques (jusqu’alors anesthésiées à l’aide de la drogue) en fantasmes et en désirs. Sur
le plan contre-transférentiel, certains rêves du thérapeute lui fournissent des indices sur la
dimension généalogique de la problématique du patient. Mots-clés :
Crypte, fantôme, image, modelage, psychothérapie, rêve, toxicomanie.
• Les toxicomanes porteurs de clivages dans le Moi
• Les modelages d’Emmanuelle
• Les toxicomanes porteurs de fantôme
• Les dessins de Bruno
• Un contre-transfert non verbal
face aux porteurs de fantôme : l’Ange
• BIBLIOGRAPHIE