La séduction dans la littérature
Michel Laxenaire
La séduction est une constante de la relation humaine. Elle est à la fois prise de pouvoir sur
l’autre et bénéfice narcissique pour le séducteur, qu’elle conforte dans l’estime qu’il a de lui-même. La séduction appartient aux deux sexes, mais, lorsqu’on cherche dans la littérature des
exemples de séduction, on trouve curieusement plus de séducteurs que de séductrices. À partir d’exemples littéraires, l’auteur tente de définir les voies et les moyens de la séduction.
Transgression et perversion avec Don Juan, plaisir et instinct avec Casanova, stratégie et ruse
avec Valmont. Sans oublier les plans élaborés de la carte du tendre, héritière au XVII e siècle de
l’amour courtois du Moyen Âge, et la méthode très sophistiquée de séduction exposée par le
philosophe danois Soeren Kierkegaard dans Le journal d’un séducteur. La séduction est de
tous les temps et de toutes les époques. Organiquement liée à la sexualité, elle est « l’art des
préliminaires ».Mots-clés :
Séduction, transgression, littérature, histoire.
• Transgression et défi : Don Juan
• Le plaisir et l’instinct : Casanova
• Séduction et stratégie : Voiture, Valmont, Kierkegaard
— Le premier sera celui des salons du début du XVIIe siècle
— Le deuxième exemple concernera Les liaisons dangereuses
— La troisième leçon de stratégie sera celle de Kierkegaard
• Conclusions
• BIBLIOGRAPHIE