« Savoir dire non » ou du bon usage des règles et limites
Patrick Mauvais
Pour le tout-petit, c’est d’une part la ritualisation de la vie quotidienne, la constance et la prévisibilité de son organisation, et d’autre part l’attitude de l’adulte à son égard qui préparent
l’enfant à l’intégration des règles sociales. La délicatesse, l’attitude prévenante et polie de
l’adulte à son égard constituent sans doute la meilleure et la plus naturelle des préparations.
C’est seulement lorsque l’enfant montre une maîtrise suffisante du langage parlé, des codes
linguistiques, et, corrélativement, un certain degré de conscience de soi et de l’autre, de
connaissance et de compréhension des interactions sociales – période que l’on pourrait situer
autour de 2 ans et demi, 3 ans – qu’il devient pertinent d’attendre de sa part certains signes de
conformité aux usages et conventions en vigueur, en termes de politesse notamment. Mais
c’est d’abord et surtout parce qu’il en aura expérimenté l’utilisation habituelle par l’adulte à
son endroit que l’enfant éprouvera le plaisir et la fierté de les utiliser à son tour, manifestant
par là combien l’identification est un puissant ressort du processus de socialisation.Mots-clés :
Psychologie, développement de l’enfant, autorité parentale, stabilité des rythmes, apprentissage des limites, respect de l’enfant, identification.
• Le petit enfant a besoin de l’aide de l’adulte
• Respect de l’enfant ne signifie pas
toute-puissance de l’enfant
• Permettre l’expression des émotions
que suscite la limite
• Développement de l’enfant
et évolution des exigences de l’adulte
• BIBLIOGRAPHIE