Être le parent de son propre parent atteint d’un syndrome démentiel de type Alzheimer
Des capacités de résilience pour cette parentalité spécifique
Évelyne Crochot
Évelyne Bouteyre
propre vie, et à haut risque pathologique
pour l’individu concerné, ce rôle parental,
caractéristique de l’aide informelle d’aujourd’hui, est l’un des enjeux socio-écono-miques et de santé de la société de demain.
Pour aider au maintien d’une écologie familiale stable et soutenir psychologiquement
ces acteurs familiaux, essentiels au mieux-être de leurs parents malades, certaines capacités de résilience peuvent être mises au jour
et utilisées avec discernement dans le cadre
des dispositifs d’aide et de soins. Une
vignette clinique expose la résilience d’une
famille touchée par la maladie d’Alzheimer
et, plus spécifiquement, de ses « enfants-parents ».
Une nouvelle forme de parentalité apparaît
avec le vieillissement accru des populations
et l’émergence de syndromes démentiels
souvent associés : être le parent de son
propre parent malade, en rupture d’autonomie, et totalement dépendant de son entourage à plus ou moins long terme. Spécifique,
lourd de conséquences au quotidien et sur saMots-clés :
Parentalité, aide informelle, maladie d’Alzheimer, résilience, syndrome démentiel, mécanismes de défense, coping.
• Description de la relation d’aide
informelle
• Être aidant naturel d’un malade
d’Alzheimer
• Clinique de la crise familiale liée
à la démence
• Fondements de la résilience
• Résilience de l’entourage familial
de malades d’Alzheimer,
un exemple, la famille M.
• Analyse clinique
• BIBLIOGRAPHIE