Dialogue
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I.S.B.N.2749204291
144 pages

p. 3 à 4
doi: en cours

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no 169 2005/3

2005 Dialogue

Éditorial

Marthe Barraco-de pinto
Thérapeutes individuels, de couple ou de famille, ces thèmes de réflexion traversent en permanence la clinique : comment l’identité se construit-elle en intégrant la part du sexué ? Comment, dans les alliances du couple et les transmissions générationnelles de la famille, apparaissent ces partitions, comment repère-t-on leur association ou leur impossible intégration ?
Ces questions sont évidemment au cœur de la pratique de thérapeute de couple et de famille et posent des problèmes théoriques aux chercheurs et aux praticiens. C’est tout l’intérêt de ce numéro, qui rend compte d’une partie des interventions du colloque organisé par l’AFCCC - PSYFA en septembre 2004 intitulé « Le maternel et le féminin », et qui a été l’occasion de confronter des expériences cliniques et d’approfondir la théorisation à ce propos.
Jacqueline Schaeffer s’intéresse au double courant féminin érotique et maternel qui semble coexister chez la femme : il s’agit de comprendre comment, au cours des étapes de la vie, ces mouvements vont rester antagonistes, en tension, tout en ne s’excluant pas l’un l’autre, jusqu’à réussir à s’intégrer dans le corps de la femme devenue mère.
Claude Zenatti, dont nous gardons dans les oreilles la chaleureuse intervention, replace in situ les implications personnelles que le thème de son propos a fait résonner en lui et qui l’ont amené à choisir de parler de deux cas d’analyse individuelle.
Muriel Soulié propose de tenter de démêler le maternel du féminin dans le fonctionnement des couples et des familles, œdipiens ou antœdipiens, selon une triple lecture : intrapsychique, interpersonnelle et groupale.
Dans les différents ateliers :
  • Vincent Garcia et Isabelle Antognelli racontent la timide Pamela affrontée au désir de son époux, lui, désirant un bébé et elle…
  • Annie de Butler et Florence Bécar explorent le vacillement narcissique à l’aube du devenir parent et éclairent la compréhension de ces problèmes en revisitant les angoisses adolescentes autour de la différence sexuelle.
  • Maryse Pascau et Cathy Saulnier nous amènent dans des classes de collège où les adolescentes parlent sexualité en « zappant » littéralement le féminin et ne repérant que le maternel.
  • C’est dans une salle obscure que nous retrouvons Françoise Payen et les rapports troubles et troublés de Gérard Depardieu et Ornella Mutti dans La Dernière femme, le film de Marco Ferreri, qui montre la difficulté à vivre la différence sexuée jusqu’à en mourir.
Jean-Maurice Blassel éclaire la clinique de l’approche familiale et conjugale en conceptualisant quatre types d’articulation entre les deux, avec les choix thérapeutiques qui en découlent.
En rebond, Christian Mercier illustre comment une institution d’AEMO peut jouer un rôle de contenance maternelle lorsqu’un professionnel se rend à domicile.
Maurice Corcos relance une réflexion théorico-clinique sur l’anorexie mentale et ses traitements. Les rapports n’épuisent pas le sujet mais ouvrent à de nouveaux questionnements sur la construction identitaire qui se poursuit, la vie durant, pour chacun de nous.
Évelyne Crochot et Évelyne Bouteyre, à partir d’un cas, s’interrogent sur la manière dont deux sœurs, chacune d’une manière différente, prennent soin de leur mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Cette étude relance également la question du fraternel déjà traité plusieurs fois dans la revue Dialogue.
Enfin, poursuivant la réflexion initiée dans le dernier numéro, Claire Metz discute les limites et intérêts du recours au génogramme dans le travail thérapeutique avec les familles.
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