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Dialogue

2006/2 (no 172)

  • Pages : 150
  • ISBN : 2749205972
  • DOI : 10.3917/dia.172.0133
  • Éditeur : ERES


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La situation de plus en plus fréquente de familles générées par l’union conjugale d’un homme ou d’une femme – qui a déjà été marié et qui a des enfants – est extrêmement complexe et peu étudiée. L’escalade du divorce dans le monde et au Brésil est un fait non négligeable, faisant en sorte que la famille nucléaire composée du père, de la mère et des enfants biologiques, bien que fréquente dans l’imaginaire collectif comme étant ce qui est espéré ou normal, est de plus en plus éloignée de la réalité dans laquelle nous vivons.

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La famille en tant que concept, structuration, droits et reconnaissance dans le passé législatif du Brésil, existait comme conséquence d’une relation juridique antérieure – le mariage. Cependant, la Constitution fédérale de 1988 a admis la famille comme une « communauté formée par l’un des parents, quel qu’il soit, et les descendants » (article 226, par. 4), et après d’autres délibérations, elle a concédé au concubinat le statut de mariage, avec ses droits et ses devoirs. La loi a visualisé lesdites familles « naturelles », celles qui sont composées par des hommes, des femmes et des enfants, mais sans les liens du mariage. Cette action a protégé les droits de beaucoup d’enfants nés en dehors du mariage, a donné un certain pouvoir égalitaire entre les conjoints et peut être considérée comme le premier pas dans la reconnaissance du fait qu’un nouveau groupe familial peut être aussi fort et respectable que lors d’un premier mariage (Aoki et Tardeli, 1994).

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Le divorce est une disposition légale récente au Brésil, datant de 1977, quand il a été inclus dans la Constitution (Loi 6.515). Cependant le nombre de séparations, désunions et divorces augmente d’une façon qui ne prend pratiquement pas en compte la date de promulgation de la loi. Si nous vérifions les données citées par Ribeiro (1988), le nombre de personnes qui ont quitté le mariage a augmenté de 48 % de 1950 à 1980. Nous pouvons cependant dire « pratiquement pas » car dans la période de 1979 à 1984, le nombre des procès de séparation judiciaire a augmenté de 258 % et celui de divorce de 222 % pour la même période. Les données les plus récentes mises à la disposition par l’IBGE (2004) montrent qu’au Brésil, un mariage sur deux est rompu après dix ans, et sur un total de 224 052 divorces et séparations judiciaires, plus de 58% concernent des couples avec enfants mineurs. La garde de ces enfants – dans 90 % des cas – revient à la mère.

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Le divorce provoque une situation « transactionnelle ». Parmi les 806 968 cas de mariages contractés au Brésil en 2004, plus de 10 % concernaient au moins un divorcé (homme ou femme). Mais on doit noter que ce nombre ne concerne qu’une infime minorité car, d’une façon générale, les rapports informels et la cohabitation sont davantage pratiqués. Selon les données divulguées par la Commission économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (Cepal, 1998), il existait au Brésil, dans les années 1990, environ quatorze millions de familles recomposées, et l’estimation pour les années 2000 prévoit que le nombre de familles recomposées dépasse celui des familles nucléaires, dans un rapport de 52 % pour 48 %. D’autres statistiques autour du monde confirment aussi cette tendance à la recherche amoureuse et conjugale de partenaires entre divorcés (Théry, 1987 ; Festy, 1988; Ferri, 1995; Crosbie-Burnett, 1994).

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Il est très important de comprendre la spécificité de cette situation. Dans le domaine des rapports conjugaux, des questions telles que l’équilibre difficile entre individualité et conjugalité, les rapports plus égalitaires, la qualité des rapports sexuels et l’amitié, sont systématiquement mentionnés par plusieurs chercheurs, soit dans la comparaison des relations dans le premier mariage, soit dans les critères pour le choix des partenaires (Bucher, 1996 ; Coleta, 1991 ; Fères-Car-neiro, 1995,1998 ; Pascual, 1992 ; Keshet, 1990).

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La trajectoire d’adaptation de cette nouvelle famille est modifiée par l’interaction de multiples facteurs qui incluent : le besoin d’intégrer des relations et des expériences familiales antérieures et nouvelles ; la qualité et la stabilité de la relation conjugale actuelle ; des circonstances pratiques telles que changements de résidence, d’emploi, d’école pour les enfants ; et les caractéristiques individuelles de chaque conjoint, leurs familles d’origine et leurs enfants (Hetherington, Stanley-Hagan, 1999 ; Anderson, Greene, 1999). Les adultes doivent établir des rapports maritaux forts et positifs et, en même temps, ajuster au préalable leurs rapports parents/enfants et construire une relation d’attention avec leur progéniture. C’est une caractéristique du système émergeant. Le tout devient encore plus complexe quand il faut intégrer des histoires et des traditions familiales parfois différentes, et négocier un nouveau modèle familial viable (Keshet, 1990). Ce processus se produit sans la validation ou l’orientation données par des rituels ou normes de société. Ainsi Bray et Berger (1993a, b) démontrent que la plupart de ces familles essayent de forcer le fonctionnement traditionnel, c’est-à-dire celui de la famille conjugale de première union.

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De plus, l’insatisfaction et l’instabilité conjugale peuvent être exacerbées par les difficultés affrontées par l’individu qui se marie avec un divorcé et assume un rôle parental actif (Crosbie-Burnett, Giles-Sims, 1994 ; Hetherington, Stanley-Hagan, 1999 ; Bray, Berger, 1993b). Il existe un accord dans la littérature clinique et théorique, dans le sens où la majorité des défis, opportunités et questions à propos des membres de ces familles, se rapportent au rôle de l’homme (beau-père) vis-à-vis des enfants de sa compagne. Dans un temps de changement social où la paternité apparaît comme particulièrement importante tant pour les hommes (Souza, 1994; Meirelles, 2001 ; Marsiglio, Day, Lamb, 2000) que pour les autres membres de la famille, l’expérience de parentalité pour ceux qui se marient avec des femmes ayant des enfants est encore peu comprise. Et c’est dans cette perspective que la présente étude a cherché à comprendre cette situation pour pouvoir contribuer à de nouveaux travaux et proposer de nouvelles orientations.

Description de la méthode d’analyse

Participants

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Nous avons interrogé cinq hommes – entre 27 et 49 ans – appartenant aux classes moyennes de la région autour de São Paulo [1]  Avec une population de plus de dix millions d’habitants,... [1] . Tous étaient nouveaux mariés, depuis deux à huit ans. Au moment de l’union, leurs femmes menaient une vie professionnelle active et avaient des enfants, âgés de 3 à 8 ans. Trois des participants étaient divorcés, un était célibataire et l’autre veuf après avoir divorcé. Trois d’entre eux avaient des enfants gardés par leur ex-femme.

Procédé

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Il s’agit d’une étude qualitative et exploratoire réalisée au moyen d’entrevues ouvertes dans lesquelles on demandait à la personne de raconter, de façon spontanée, son expérience conjugale et familiale. L’enquêtrice parlait uniquement pour préciser certains points et les témoignages ont été enregistrés, puis ensuite retranscrits.

Résultats

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D’une façon générale, des thèmes déjà connus en matière clinique ont été abordés mais sous forme d’un réseau de questions tournant autour de quatre grandes idées : complexité de la vie en famille, conjugalité, parentalité et rapport avec l’ex-mari.

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a) En ce qui concerne la complexité de la vie familiale, deux difficultés spécifiques sont apparues. La première parle d’un conflit entre 136 ce que l’homme a entendu dire sur la situation familiale, et la conviction qu’il a de ce qu’il voit et ressent vis-à-vis de sa compagne et de ses enfants. Les amis et surtout la famille d’origine manifestent souvent des réticences à propos d’un nouveau venu dans la vie de l’un des conjoints. Plusieurs clichés et préjugés nourrissent ainsi le début d’une relation.

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« Par rapport à nos familles d’origine, les enfants sont très bien acceptés… Mais ma mère ne parle jamais de quoi que ce soit. Je lui ai posé la question “Et alors ?” Elle m’a dit : “On est fatigué d’entendre tout ça.” Mes parents sont restés méfiants. Par rapport aux parents de ma femme, sa mère a réagi comme si un drame était arrivé… » Pour faire face à ces « avertissements sociaux », les hommes se raccrochent à quelques circonstances de leur histoire personnelle : maturité avant d’engager un rapport familial ; amour des enfants ; expériences de vie (avec ses peurs et désirs) ; mais surtout, accord entre ses valeurs personnelles et celles qu’il identifie dans les attitudes et comportements de sa compagne par rapport aux enfants.

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« Moi et ma femme, on a beaucoup parlé… Ce qu’elle voulait pour les enfants, ce qu’elle ne voulait pas, et je trouve que j’ai pris ma place dans cette histoire parce que je me suis mis d’accord avec presque tout de ce qu’elle a dit… et j’ai pu voir comment elle veillait sur les enfants. On a beaucoup discuté sur la façon de s’occuper tous les deux des enfants… » b) Le deuxième thème se rapporte à la conjugalité et à la non reconnaissance de ces hommes et de leurs efforts par une société qui prône encore la suprématie du biologique au détriment de l’affectif. Crosbie-Burnett (1994) a déjà indiqué comment les mœurs scolaires et juridiques prennent uniquement en considération les parents biologiques, et nous avons constaté le même phénomène dans notre étude. « L’école a un très grand préjugé, les autres institutions, je n’en sais rien, mais l’école, oui. Pour elle, le vrai père de N. (l’enfant) est mort. Elle me considère comme responsable de l’enfant, mais jamais comme un père, malgré le fait que j’aille à toutes les réunions de parents et que je surveille N. dans ses devoirs à la maison. S’il arrive un problème, l’école appelle sa mère et s’ils ne la trouvent pas, ils me demandent son téléphone personnel… » La difficulté de cet homme quant à la définition de son rôle de « père », vient du fait que – parmi d’autres raisons – il est obligé de prendre tous les jours des décisions par rapport aux enfants, qu’il les soigne et s’en (pré)occupe – parfois même plus que les autres membres de la famille – mais qu’il n’est pas reconnu dans tous ses efforts. Cependant, cette attention aux enfants est aussi et avant tout une façon de « soigner » la relation conjugale.

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Une conjugalité marquée par le dialogue et une certaine égalité entre les partenaires semble aider à supporter une relation familiale complexe (Ganong, Coleman, 1994 ; Hetherington, 1993). Néanmoins, c’est la femme qui montre comment l’homme doit se comporter par rapport aux enfants, c’est elle qui donne les règles du foyer en acceptant ou non le comportement du compagnon.

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« Mon épouse me demande mon avis sur l’organisation pour l’école, mais par rapport aux réunions de parents, ça, elle n’en parle pas. Elle centralise certaines choses dans les affaires des enfants, la paperasse, les paiements, les réunions. Par rapport aux deux enfants, elle donne les règles au foyer. Il y a une dynamique et il vaut mieux que je ne change rien parce que si je le fais, ça ne sera pas apprécié… » Vuchinich, Hetherington et Clingempell (1991) affirment que le flottement et l’indécision qui peuvent apparaître dans le comportement de ces hommes – quant à leur rôle de père – vient des attentes véhiculées par les femmes dans leurs tentatives de rapprochements avec ces « nouveaux » pères, et du fait que ces hommes ont eu ou non des enfants d’autres mariages.

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« Moi et mon épouse, on s’est rencontré et je lui ai dit : j’ai une fille et j’espère que tu comprendras qu’elle passe avant tout. Et elle m’a dit la même chose par rapport à son fils. Mais son ex-mari n’a ni nouvelle compagne ni d’autre enfant, alors il est difficile pour elle de supporter la nouvelle situation de son ex. Et par rapport à son fils, j’aimerais l’aimer de la même façon que j’aime ma fille, ce serait très bien, mais en vérité ça ne vient pas, ça ne marche pas… » c) Le troisième thème est la parentalité. Ganong (1989) a vérifié que la discipline exercée sur les enfants de la femme est la préoccupation la plus commune au sujet de la parentalité. D’autres études indiquent que, dans ces familles, le climat émotionnel le plus stable est atteint quand le beau-père ne joue pas un rôle disciplinaire, et qu’il reste, au moins au début, comme un ami (Marsiglio, 1992 ; Fine, Coleman, Ganong, 1998).

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« Quand on est un bon gars, tout va bien. Mais au moment où on est obligé d’être sévère, où est mon autorité pour intervenir et de quelle façon ? Elle n’est pas celle qu’on a naturellement, mais celle qu’on t’autorise… J’impose la discipline et parfois je sais ce que ça m’a coûté… » L’autorité et le pouvoir de discipline apparaissent très importants pour ces hommes et l’interdit qu’on leur fait est ressenti comme une perte, non seulement pour eux mais pour la famille entière. Ils insistent particulièrement sur la difficulté à créer des relations affectives avec les enfants s’ils sont déjà âgés ou, au contraire, la facilité qu’ils ont quand ces enfants sont petits.

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« Il aurait fallu un rapport amical beaucoup plus fort pour que le côté affectif ne compte pas. En regardant les photos de lui quand il était petit, je n’arrive pas à voir l’enfant de 2 ou 3 ans que j’ai connu. Je vois uniquement cet entêté qui ne cesse de répondre, ce garçon gâté qu’il est devenu… » d) Le dernier thème de notre travail se rapporte au père biologique. Et c’est là, la plus grande source de tension entre le beau-père et la famille, parce que le père biologique apparaît comme une menace à l’intégrité et l’autonomie du nouveau foyer. C’est une histoire sans fin où le fantôme de l’ex-mari rôde toujours (Théry, 1987). Erosion de l’autorité, rivalité et jalousies chez les adultes, les enfants, et aussi entre adultes et enfants, tout cela génère des situations très difficiles à vivre pour tous et heurte de plein fouet la famille.

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« … Il y a eu un moment où lui (l’ex-mari) a pensé, c’est évident : qui est ce mec qui habite avec mon fils ? Je pense qu’il est devenu jaloux. Il a créé un problème avec moi, il a fait une accusation bête envers moi, il avait un problème avec mon épouse par rapport aux enfants et un jour il m’a dit que j’avais agressé le gosse. Bon, j’ai le sang chaud et alors on a discuté sérieusement. Ce qu’il racontait était faux, il disait n’importe quoi. Je me suis dit, je ne vais pas laisser ce mec continuer à raconter des bobards… ».

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On peut constater – aux dires des participants – que la parentalité et la conjugalité sont étroitement liées. De façon particulière, ils ont choisi la relation conjugale comme priorité pour toute la dynamique familiale. « Pour la première fois, j’ai décidé que je voulais rester avec une femme, la courtiser, habiter avec elle et me marier. C’est un moment où j’ai senti que j’étais devenu le patron de ma vie. Je me suis aperçu que j’avais toujours décidé d’un tas de choses, mais jamais pour ma vie personnelle. Parfois les gens se rendent compte de cela quand ils ont 70ans, mais moi j’ai eu la chance de m’en rendre compte avant. Elle a un enfant ? Très bien. Je ne sais pas ce qui m’attire chez elle mais si j’étais plus croyant, je dirais qu’il y a quelque chose de spirituel dans notre union. »

Conclusion

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Ce qui se détache de ces récits, c’est le fait que la paternité est liée à la conjugalité et que cette paternité est source de tension. Situation qui, en général, provoque des conflits où le rêve d’amour idéal se révèle un bonheur de courte durée, comme le prouvent les statistiques.

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Il y a peu d’études à l’heure actuelle pour essayer de comprendre l’expérience de ces beaux-pères. Celles qui existent démontrent leur rôle fondamental pour le bon fonctionnement de la famille. Il a été possible de vérifier que la décision de s’unir à une femme ayant des enfants mineurs résulte d’un choix tout à fait personnel et amoureux. C’est la femme qui attire l’homme et l’aide à transformer son rêve en réalité. Ce projet amoureux/conjugal, cependant, inclut les enfants qui vivent avec leur mère. À cet égard, l’homme et la femme – avec leurs parcours à la fois individuel et à deux – la dynamique de chaque enfant et les ex-conjoints, sont annonciateurs aussi bien de facteurs de risque que de protection.

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De façon générale, les participants se déclarent satisfaits de leur situation conjugale et familiale. Ils ont éclairci des thèmes personnels (âge, maturité, amour des enfants, désirs personnels) et conjugaux (rapports plus égalitaires, dialogue entre l’homme et la femme, concordance des valeurs) qui se posent comme facteurs de protection de la relation. On ne sait pas s’il y en a d’autres et pour cela, il est important de connaître plus profondément les conflits personnels, conjugaux et familiaux, tant des hommes heureux que des hommes malheureux en mariage.

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Tel qu’on a pu déjà le vérifier, les liens, comme les conflits conjugaux, tournent autour de la relation avec les enfants et du rôle des hommes en tant que père. Même si l’acceptation des règles de la compagne est ressentie comme normale, les hommes participent moins à la vie familiale qu’ils ne le souhaiteraient. Cette remarque doit inciter à vouloir développer ce nouveau champ d’exploration.

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D’autres thèmes mériteraient aussi d’autres recherches. Les participants de cette étude vivent avec des jeunes enfants de moins de 10 ans, quelle serait la demande d’autorité dans le cas d’adolescents ? Et comment la relation se modifierait-elle tout au long du cycle familial, notamment avec la naissance d’autres enfants ?

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La présence de l’ex-mari, réelle ou symbolique, fait que le beau-père se retrouve face à des situations confuses, ce qui amène à vouloir mieux connaître le fonctionnement des ces familles, et arriver à créer un modèle de fonctionnement rendant compte de la complexité des enjeux conjugaux et parentaux, tels que décrits dans notre étude.

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Au-delà des risques personnels et conjugaux, on doit encore réfléchir sur les choix de société à l’heure actuelle. En effet, il est clair que les liens biologiques sont beaucoup trop mis en avant par rapport aux liens affectifs – qui se construisent au-delà de toute ambiguïté – et que le manque d’intérêt pour la fonction paternelle et les efforts déployés par ces hommes avec leurs « enfants », est notoire.


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Notes

[1]

Avec une population de plus de dix millions d’habitants, São Paulo est la plus grande ville du Brésil, située dans le sud-est du pays.

Résumé

Français

Même s’il existe peu d’études sur la vie d’un homme se mariant avec une femme divorcée qui a des enfants, son rôle dans cette nouvelle structure est fondamental, à la fois pour l’ajustement et la qualité de la relation conjugale et familiale. Afin de mieux comprendre l’expérience de ces hommes au Brésil, nous avons réalisé à São Paulo une étude portant sur cinq hommes âgés entre 27 et 43 ans. Ils ont été interrogés individuellement sur leur expérience de vie commune d’au moins deux ans avec des femmes ayant des enfants mineurs, et appartenant à la classe moyenne urbaine. Les témoignages ont été organisés selon les principaux thèmes identifiés dans notre étude, à savoir: complexité de la vie en famille, conjugalité, parentalité et rapport avec l’ex-mari. On a vérifié aussi que l’homme a réalisé son projet amoureuxconjugal avec les enfants de sa femme, parce que c’est autour d’eux que se concentre la majeure partie des difficultés conjugales. Les témoignages recueillis permettent aussi d’identifier des aspects de vulnérabilité et de protection qui mériteraient une autre étude plus approfondie.

MOTS-CLÉS

  • Conjugalité
  • paternité
  • beau
  • père
  • après-divorce

Plan de l'article

  1. Description de la méthode d’analyse
    1. Participants
    2. Procédé
    3. Résultats
  2. Conclusion

Pour citer cet article

Alencar Lima Mariatherezade, Mantillade de Souza Rosane, « Les conflits masculins dans les familles recomposées », Dialogue 2/ 2006 (no 172), p. 133-141
URL : www.cairn.info/revue-dialogue-2006-2-page-133.htm.
DOI : 10.3917/dia.172.0133


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