Le handicap aux prises avec le risque de l’inhumanité
Apports de la thérapie familiale psychanalytique
Évelyne Grange-ségéral
L’auteur s’appuie sur le travail de F. André, L’enfant insuffisamment bon (1985), pour explorer l’idée que le handicap et la souffrance qu’il procure à son contact met en question l’identification humaine sur un plan familial et sociétal et entraîne des mécanismes
d’indifférenciation entre l’humain et le non-humain, le vivant et le non vivant. Situés dans un
mouvement protecteur au départ, ces mécanismes aggravent ensuite les effets du handicap au
sein des familles ou des établissements spécialisés en empêchant le développement de la sub-jectivité de chacun. Pour le comprendre, l’auteur expose deux exemples de thérapies familiales
psychanalytiques, l’un dans le cas d’une enfant gravement handicapée (atteinte neurologique
et psychose symbiotique), et l’autre dans le cas d’un enfant dont le handicap se trouve majoré
par les éléments trans-générationnels réactivés à sa naissance et dont il va se retrouver porteur.Mots-clés :
Handicap, trans-générationnel, thérapie familiale psychanalytique.
• Les défenses établies contre la douleur
du contact avec le handicap
• Une dédifférenciation défensive entre l’animal
et l’humain, le vivant et le non-vivant
• Handicap et trans-générationnel en thérapie familiale
• Baptiste ou la reviviscence
des carences parentales précoces et de l’inceste
• Conclusion
• BIBLIOGRAPHIE