2001
Diogène
Être auteur avant Homère en Mésopotamie ?
Jean-Jacques Glassner
[*]
(CNRS/EHESS.)
Ordinairement, les
Å“uvres mésopotamiennes sont anonymes ; on connaît au mieux les noms de certains copistes. Quelques notables exceptions, comme Saggil-kênam-ubbib, l’auteur de la
Théodicée babylonienne
[1], Kabti-ilî-Marduk, celui du “ mythe d’Erra
[2] ”, ou, peut-être, Shamash-muballit, fils de Warad-Sîn
[3], éventuellement l’auteur d’un hymne à la déesse Inanna, ne compensent pas cette lacune.
Sans doute possède-t-on une liste antique de noms d’auteurs, mais le document est difficilement acceptable comme tel, qui cite pêle-mêle des noms de divinités, de créatures de légende et de personnages historiques : ainsi ceux du dieu Enki/Éa, du sage Uana-Adapa, l’Oannès de Bérose, du roi légendaire d’Uruk Enmerkar, l’inventeur de l’écriture, mais aussi celui de Sîn-leqe-unninnî, présenté comme l’auteur de l’épopée de Gilgamesh
[4] et dont il est dit qu’il aurait vécu au temps de Gilgamesh lui-même, Lu-Nanna, l’auteur tout aussi présumé de la légende d’Etana
[5] et qui aurait vécu à Ur, toujours selon la même source, au temps du roi Shulgi (2094-2047).
Parmi tous ces noms, seul celui de Saggil-kênam-ubbib est assuré d’être celui d’un auteur. Il a composé son ouvrage sous la forme d’un poème acrostiche de vingt-six strophes ; les vers d’une même strophe commencent par une même syllabe, laquelle varie d’une strophe à l’autre. Au bout du compte, ces syllabes concourent à noter la phrase :
a-na-ku Sa-ag-gi-il-ki-[na-am]-ub-bi-ib ma-ash-ma-shu ka-ri-bu sha i-li u shar-ri, “ je suis Saggil-kênam-ubbib, l’exorciste, qui rend grâce aux dieux et au roi
[6] ”. L’auteur lui-même monnayant syllabiquement son nom dans le poème, il ne peut faire aucun doute sur son identité.
On possède, il est vrai, un second poème acrostiche de la main d’un Assyrien illustre, le roi Assurbanipal lui-même (669-env. 630)
[7]. Il s’agit d’une prière au dieu Marduk et à sa parèdre Zarpanitu ; on peut y lire, en additionnant les incipit des vers,
a-na-ku Ash-shur-ba-ni-ap-li sha il-su-ka bu-ul-li-ta-ni-ma ma-ru-du-uk da-li-li-ka lu-ud-lul, “ C’est moi Assurbanipal qui t’interpelle : maintiens-moi en vie, oh Marduk, et je t’invoquerai dans mes prières ! ”.
Mais le travail n’atteint pas la perfection de l’Å“uvre précédente. Seuls les premiers vers de chaque strophe comportent la syllabe initiale exigée ; en outre, sur les trente strophes de l’Å“uvre, vingt-trois comportent deux vers, les sept autres, inégalement réparties dans le poème, en comportent trois.
Mais qui est Assurbanipal ? Il est le troisième fils d’Asarhaddon et reçoit une éducation qui le destine aux lettres et à la prêtrise, le fils aîné étant destiné à hériter du trône d’Assyrie, le second, Shamash-shuma-ukîn, éduqué à la mode babylonienne, étant destiné à devenir le roi de Babylone. Après la mort prématurée du fils aîné et le second étant jugé trop babylonien de formation, Assurbanipal est désigné pour être le prince héritier d’Assyrie et monter sur le trône à la mort de son père. C’est donc un lettré et il ne s’en cache pas :
Je suis Assurbanipal – dit-il – le grand roi, le roi puissant, le roi de la totalité des terres (habitées), le roi du pays d’Assyrie, le roi des quatre rives de la terre, le roi des rois, (…) moi à qui les dieux Shamash et Adad ont remis la science de la divination, le message qui ne peut être changé, moi à qui Marduk, le plus sage des dieux, a accordé un vaste entendement, une large intelligence, moi à qui Nabû, le dieu écrivain, m’a donné en don la connaissance de la sagesse (…). J’ai appris le message du sage Adapa, le trésor caché de l’ensemble de la science des scribes ; j’ai l’expérience des présages des cieux et de la terre, je suis capable de discuter de la série “ si le foie est le reflet du ciel ” avec les lécanomanciens experts ; je résous les inverses et les multiplications difficiles qui n’ont point de solution donnée ; j’ai l’habitude de lire une tablette savante dont le sumérien est obscur, dont l’akkadien est difficile à mener correctement ; je pénètre le sens secret de toute inscription sur pierre d’avant le déluge (…).
Il réunit dans ses palais de Ninive une immense bibliothèque, qui fut découverte au xixe siècle et dont les vestiges sont conservés au British Museum. On en estime le contenu à environ 5.000 Å“uvres. Elle est détruite en 612, lors du sac de la ville par les Mèdes et les Babyloniens coalisés. Malgré les pertes, elle est l’une des sources les plus importantes pour notre connaissance de la culture et de la littérature mésopotamiennes.
Il n’empêche, la mauvaise qualité de l’Å“uvre ne permet pas de classer le roi parmi les auteurs mésopotamiens. Elle ressemble davantage à l’exercice d’un apprenti scribe présentant une vocation incertaine.
Beaucoup plus tôt puisqu’au
xxiiie siècle, un autre auteur nous est peut-être connu par certains de ses écrits ; il s’agit d’une femme, Enheduana, un personnage historique, princesse royale, fille du roi Sargon d’Akkadé (2285-2229 environ) et grande prêtresse du dieu poliade d’Ur, le dieu Nanna. On connaît d’elle deux hymnes à la déesse Inanna au sein desquels elle parle d’elle-même à la première personne
[8]. On lui prête aussi d’autres
Å“uvres comme une collection d’hymnes à des temples même si, dans le colophon de l’une des éditions, son nom est associé à la fonction de lú.dub.KA.késh.da, soit
kâsir tuppi, “ compilateur ” et non “ auteur
[9] ”. Il subsiste, enfin, un fragment de prière où son nom figure une ultime fois
[10]. Toutefois, dans l’ensemble des textes évoqués, son nom
enheduana peut n’être, comme il est connu par ailleurs, qu’un terme générique désignant toute grande prêtresse du dieu poliade d’Ur
[11] ; l’adresse
lugal.gu, “ mon seigneur ” ou “ mon roi ”, qui figure dans le colophon de la collection des hymnes aux temples, fait peut-être référence au père de la princesse, le roi Sargon, mais sans qu’il n’y ait aucune certitude
[12].
Kabti-ilî-Marduk se dit
kâsir kammishu, “ le compilateur de son
Å“uvre ”, expression où le pronom suffixé -
shu renvoie au dieu Ishum, le même dieu dont il est dit qu’il “ lui révéla ” le récit, au cours d’un rêve, lui-même le “ récitant ” au matin, sans rien omettre et sans rien ajouter
[13] ; la liste d’auteurs précitée indique à son tour, dans les mêmes termes que le mythe, s’agissant de Kabti-ilî-Marduk, fils de Dabibi, que “ (le dieu) lui fit la révélation (du récit) et que lui-même (le) conta ”.
Les dieux seraient-ils donc, selon les Mésopotamiens, les véritables auteurs des
Å“uvres que les hommes se contenteraient de reproduire ? Ne nous y trompons pas. Tout savoir, en Mésopotamie, est fils d’une révélation qui, à l’ordinaire, revêt la forme d’un songe. À l’idée de révélation, les Mésopotamiens ajoutent également celle de chemin de recherche
[14], tel le voyage de Gilgamesh qui le conduit “ par le très long chemin par où sort le soleil ”, ou la catabase au cours de laquelle un prince assyrien effectue un bref séjour en enfer. Du reste, une source indique qu’un récit a été écrit sous la dictée d’un cheval !
À Ur, au xviiie siècle, un certain Ku-Ningal, un prêtre purificateur, est le propriétaire d’une bibliothèque privée. Sa maison est aussi un lieu d’enseignement. Certaines Å“uvres qui y furent découvertes sont totalement inconnues ailleurs ; ainsi plusieurs hymnes royaux dont certains sont composés à l’occasion de la visite du roi Rîm-Sîn de Larsa dans la ville et son sanctuaire, et qui sont composés en mauvais sumérien, deux exemplaires d’un hymne au dieu Haya, un dieu lié à l’écriture et à la purification, avec intercession pour le même Rîm-Sîn, une incantation à caractère hymnique, un hymne au dieu Asalluhi, une copie d’inscription royale, toujours de Rîm-Sîn, commémorant un creusement de canal, une copie d’inscription, enfin, d’Enanedu, une prêtresse du dieu Nanna. Toutes ces Å“uvres sont très certainement celles du maître de maison dont le souverain n’est autre que Rîm-Sîn et qui a des relations d’affaires avec Enanedu. On serait ici en présence d’un auteur et de son école, soit un cercle restreint mais très productif de lettrés, dont la langue sumérienne est très baroque et très particulière.
Quoique anonyme, la littérature mésopotamienne n’est donc pas dépourvue d’auteurs. On ne peut plus nier, par exemple, à la lumière des poèmes sumériens narrant les exploits d’un personnage de légende du nom de Lugalbanda que leur auteur, même anonyme, est un poète de très grande classe ; son style tranche avec celui des récits sumériens concernant Gilgamesh qui ont toute l’apparence d’une littérature populaire émaillée de dictons.
Il convient donc de s’interroger sur l’identité de celui qui, par son expertise, est fondé à tenir un langage particulier et qui reçoit, tout à la fois, de ce langage sa singularité et son prestige. L’accès à l’écriture implique qu’il est passé par l’école où il a appris le maniement d’une langue écrite qui diffère de la langue parlée, et qu’il est un membre du groupe social que constituent les scribes.
Qu’est-ce que l’école ? Elle se trouve habituellement dans la maison d’un scribe ou d’un prêtre lettré. L’organisation des études est mal connue. Le rythme du travail est quotidien, chaque mois comportant trois jours de repos et trois jours fériés. L’enseignement lui-même se fait en plusieurs étapes : l’élève commence par apprendre le syllabaire, à façonner des tablettes d’argile et à manier le calame. Vient ensuite l’apprentissage du vocabulaire, suivi par celui de la grammaire et de la langue sumérienne. Il est alors à même de copier des textes littéraires, techniques ou scientifiques, d’abord sous la forme d’extraits (la longueur normale des exercices scolaires varie entre 25 et 35 lignes), plus tard dans leur intégralité. Parallèlement, et c’est une dimension souvent omise, tous ces textes sont appris par cÅ“ur.
Existerait-t-il donc des élites, les bons élèves des écoles, qui se fonderaient sur leurs seules qualités individuelles et leurs seules aptitudes intellectuelles ? Il est clair que tout au long de l’histoire mésopotamienne, des familles de scribes qui perdurent sur plusieurs générations contrôlent l’ensemble de la production littéraire et scientifique ; certaines d’entre elles, à l’époque hellénistique, prétendent même remonter à un ancêtre lointain dont on suppute, s’il s’agit d’un personnage historique, qu’il vivait à l’époque dite cassite, soit au milieu du
iie millénaire avant notre ère. Ces familles jouent donc un rôle immense puisqu’elles ont la responsabilité de la transmission des sources depuis le milieu du
iie millénaire jusqu’à l’époque séleucide
[15].
Considérons la famille d’Ekur-zakir, un prêtre exorciste du couple divin Anu et Antu, dans la ville d’Uruk, également grand-prêtre du temple bît resh, dans la même ville, et astrologue, rédacteur et commentateur du grand manuel d’astrologie appelé Enum Anu Enlil. Faute d’aucune donnée chronologique, on ne sait à quelle époque précise il exerce ses talents. Il est l’ancêtre d’un certain Kidin-Ani, un contemporain des rois Seleucos Ier et Antiochos Ier (305-260), et qui rapporte d’Elam une tablette contenant les rituels à accomplir par les prêtres, exorcistes, lamentateurs, chantres et théologiens dans les temples d’Uruk, une tablette que le roi de Babylone Nabopolassar (625-605) avait volée autrefois, et qu’un certain Shamash-êtir, un membre de la même famille, lui-même fils de scribe et petit-fils de scribe, copie sous le règne d’Antiochos III (222-187).
Il a un premier fils, Anu-aha-ushabshi, qui exerce son métier de scribe sous le règne de Séleucos II (246-226), et qui est lui-même père de trois enfants, Anu-ushallim, Ina-qibît-Ani et Anu-balâtsu-iqbi, qui exercent leur métier sous les règnes d’Antiochos II (261-246) et de Séleucos IIe; un second fils, dont le nom est inconnu, est à son tour le père d’un scribe, Anu-aba-uter, qui exerce également ses talents sous Séleucos II. D’autres membres de la même famille s’échelonnent dans le temps jusqu’en 146 avant notre ère. Il est malheureusement impossible de dresser un tableau généalogique complet de cette famille, Ekur-zakir étant l’ancêtre de quatre autres scribes d’Uruk, Shibqat-Ani, Anu-uballit, Anu-bêlshunu et Ishtar-shuma-êresh. On peut, néanmoins, dresser le tableau suivant :
Le tableau généalogique des descendants de Sîn-leqe-unninnî, un exorciste, auteur présumé de l’épopée de Gilgamesh, que l’on pense être l’auteur de la version récente du récit, au milieu du iie millénaire, et s’étend sur onze générations de scribes, la dernière génération étant en activité sous le règne d’Antiochos VII (139-130) :
On observe, d’autre part, que les auteurs et les compilateurs des grandes Å“uvres littéraires exercent, dans leur grande majorité, les professions d’exorcistes, de lamentateurs ou de devins. Il apparaît donc qu’il existe bel et bien des élites intellectuelles dont ils sont, les uns et les autres, les piliers, des élites qui se caractérisent comme des groupes familiaux entretenant entre eux des relations complexes et où nul n’est le dépositaire d’un savoir exclusivement spécialisé.
Les palais et les temples ne joueraient-ils pas la part qu’on leur attribue ordinairement dans la composition, la copie et la transmission des Å“uvres littéraires et érudites ? Il n’y a point, en réalité, entre les sphères intellectuelles, politiques ou religieuses, de cloisons étanches et infranchissables. Car le temple peut embaucher des lettrés, comme le fait l’assemblée de l’Esagil, le temple de Marduk à Babylone, qui décide de rémunérer des astronomes chargés de faire des observations quotidiennes et les noter sur des tablettes. Parmi les familles de scribes, certaines sont, par tradition, rétribuées par les rois, comme celle d’Arad-Ea de Babylone alors que d’autres sont au service des temples. Et comment pourrait-on oublier qu’en 703 un notable provincial, membre d’une grande famille de scribes, conduit une révolte et monte sur le trône de Babylone sous le nom de Marduk-zâkir-shumi (II) (703) ! Quant au roi de Babylone Nabû-apla-iddina (887-855), un prédécesseur de Marduk-zâkir-shumi, il est lui-même directement associé à un travail éditorial considérable.
Les Mésopotamiens ont conscience de cet état de fait. Une tradition veut, d’ailleurs, qu’à chaque règne soit assigné un sage ou un érudit : Uana-Adapa aurait été un contemporain d’Alulu, le premier roi antédiluvien ; le nom de Lu-Nanna, déjà évoqué, auteur, prétendument, d’une somme d’érudition et d’hymnes en l’honneur de Shulgi, mais qu’une chronique maltraite, le qualifiant d’aveugle et indiquant que de conserve avec son roi, il aurait altéré les rites des dieux, écrit des stèles mensongères et des écrits insolents, est associé au règne de Shulgi ; Saggil-kênam-ubbib aurait vécu sous le règne d’Adad-apla-iddina, roi de Babylone (1068-1047), Aba-Enlil-dâri plus connu sous son nom araméen d’Ahiqar, sous celui d’Asarhaddon, roi d’Assyrie (680-669). Dans l’intervalle, et parmi beaucoup d’autres, Kabti-ilî-Marduk aurait vécu au temps d’Ibbi-Sîn d’Ur (2028-2004), ce qui est une erreur flagrante puisqu’il écrit le mythe d’Erra dans la seconde moitié du ixe siècle, vraisemblablement sous le règne de Marduk-zâkir-shumi. Mais qu’importent les erreurs et les traits légendaires, une tradition veut que la production littéraire soit associée au pouvoir royal.
[*]
Jean-Jacques
Glassner : date de naissance, il y a longtemps ; date de décès présumée : si possible après la parution de
Diogène ; sain d’esprit, assyriologue, directeur de recherches au CNRS; auteur de
La chute d’Akkadé, l’événement et sa mémoire, 1986 ;
Chroniques mésopotamiennes, 1993 ;
Écrire à Sumer, 2000 et cent quarante titres variés.
[1]
Texte traduit dans R.
Labat et al.,
Les Religions du Proche Orient, Paris, 1970, p.320
sq.
[2]
Texte traduit dans J.
Bottéro et S. N.
Kramer,
Lorsque les dieux faisaient l’homme, Paris, 1989, p.680
sq.
[3]
C. J.
Gadd,
Cuneiform Texts (…) in the British Museum 36, Londres, 1921, p. 35-38.
[4]
Parmi les dernières éditions : J.
Bottéro,
L’Épopée de Gilgamesh, Paris, 1992 ; R. J.
Tournay et A.
Shaffer,
L’Épopée de Gilgamesh, Paris, 1994 ; A.
George,
The Epic of Gilgamesh, New York, 1999 ; B. R.
Foster,
The Epic of Gilgamesh, New York, 2001.
[5]
Texte édité par J. V. Kinnier Wilson,
The Legend of Etana, Warminster, 1985.
[6]
W. G.
Lambert,
Babylonian Wisdom Literature, Oxford, 1960, p.63.
[7]
A.
Livingstone,
Court Poetry and Literary Miscellanea,
State Archives of Assyria III, Helsinki, 1989, texte n° 2.
[8]
A.
Zgoll,
Der Rechtsfall der En-hedu-ana im Lied nin-me-shara, Munster, 1997, p. 22, vers 81
sq.
[9]
A. W.
Sjöberg et E.
Bergmann,
The Collection of the Sumerian Temple Hymns, Locust Valley-New York, 1969, p. 49 : vers 543
sq.
[10]
J.
Goodnick Westenholz, “ Enheduanna, En-Priestess, Hen of Nanna, Spouse of Nanna ”, dans H.
Behrens et al., (éds).,
Dumu-e2-dub-ba-a, Studies in Honor of A.W. Sjöberg, Philadelphie, 1989, p. 556, vers 6’.
[11]
M.
Civil, “ Les limites de l’information textuelle ”, dans M.-T.
Barrelet, (éd.),
L’archéologie de l’Iraq du début de l’époque néolithique à 333 avant notre ère, Paris, 1980, p. 229.
[12]
L’un des temples ainsi loués, celui du dieu Nanna à Gaesh, ne fut construit qu’un siècle ou deux après le règne de Sargon : J.
Black,
Reading Sumerian Poetry, Londres, 1998, p. 43, note 126.
[13]
L.
Cagni,
L’epopea di Erra, Rome, 1969, p. 126 : 41
sq.
[14]
Sur ce point : J.-J.
Glassner, “ La philosophie mésopotamienne ”, dans A.
Jacob, (éd.),
Encyclopédie Philosophique Universelle, I, L’Univers philosophique, Paris, 1989, p.1637
sq ; “ The Use of Knowledge in Ancient Mesopotamia ”, dans J. M.
Sasson (éd.),
Civilizations of the Ancient Near East, III, New York-Londres-Mexico-New Delhi-Singapour-Sydney-Toronto, 1995, p. 1815
sq. ; “ Savoirs secrets et écritures secrètes des scribes mésopotamiens ”,
Politica Hermetica 13, 1999, 15-32.
[15]
H. M. Kümmel,
Familie, Beruf und Amt im spätbabylonischen Uruk, Berlin, 1979, p.108
sq.