Diogène
P.U.F.

I.S.B.N.9782130526728
160 pages

p. 26 à 33
doi: 10.3917/dio.199.0026

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n°199 2002/3

Beaucoup disent que le monde a changé après le 11 septembre 2001 et que rien n’est plus comme avant. Ce qui semble en tout cas vrai, c’est que la politique internationale doit changer et formuler un nouveau concept, avec de nouvelles tâches et de nouveaux principes adaptés aux exigences de la situation.
Cette brève contribution vise à en donner les grandes lignes, en abordant la transformation de l’ancien concept de politique en celui de nouvelle politique, une politique adaptée au défi lancé par les événements du 11 septembre qui ont tant choqué le monde. Une première esquisse des tâches qui s’imposent précisera les nouveaux principes qui fondent ces mêmes tâches. La conclusion terminera par une petite remarque relative à l’analyse politique future des disciplines universitaires impliquées.
 
Le Concept de la Nouvelle Politique
 
 
Depuis la Deuxième Guerre mondiale, voici plus de 40 ans, la politique internationale était basée sur le conflit est-ouest et le monde, par conséquent, divisé en deux camps opposés. Cette dichotomie permettait d’analyser toute situation conflictuelle à travers cette vision dualiste, rangeant chaque parti en jeu d’un côté ou de l’autre. Même ceux qui se réunissaient pour tenter d’élaborer une troisième force en dehors de cette dichotomie dominante, finissaient le plus souvent par être en but au reproche et à la suspicion d’être, en réalité, directement au service d’une des deux superpuissances, puis généralement accusés de jouer le jeu des communistes, ou, du moins, d’être utiles à ces derniers à travers leurs actions.
Faire de la politique signifiait donc analyser les événements quotidiens comme signes indicateurs d’une logique et d’une stratégie raisonnables aboutissant à la domination du monde entier par la destruction économique, idéologique et, si nécessaire, militaire de l’adversaire du camp opposé. La politique devenait ainsi le domaine privilégié de planifications rationnelles, une réalité publique où seul le calcul stratégique est source de directives, un monde totalement sécularisé dans le sens où ni religions, ni sentiments n’ont le droit d’intervenir, puisque limités à la sphère strictement privée de l’individu.
L’espoir général fut grand, nourri de l’attente que cette conception du monde sécularisé s’étende et domine bientôt la pensée publique et politique de tous les hommes de la terre. La chute du régime du Shah avec la révolution islamique iranienne de 1979 mit pour un temps ces prémices en question. Mais on retourna vite à un ordre du jour basé sur l’ancien concept de politique, entreprise rationnelle de résolution des problèmes du monde par une philosophie du possible fondée sur le discours de la raison, sans recours à des principes d’ordre métaphysique ou religieux.
On était sûr qu’une fois résolue cette dichotomie entre les deux superpuissances idéologique, la paix régnerait sur terre et que le monde deviendrait un village unique (le « global village » de Marshall McLuhan) caractérisé par l’harmonie entre les hommes. En réalité, la chute du mur de Berlin en 1989 et la dissolution du pacte de Varsovie et de l’Union Soviétique, peu de temps après, n’ont pas entraîné « la fin de l’histoire » (Francis Fukuyama), bien au contraire. Il a fallu découvrir que ce monde sans idéologies peut subir des perturbations et qu’au capitalisme vainqueur, avec son marché mondial en expansion, s’opposent d’autres acteurs qui, comme les fondamentalistes religieux (Martin E. Marty, A. Scott Appleby et al.) ou le fameux « clash of civilizations » (Samuel Huntington), ont recours à des doctrines religieuses pour formuler leurs critiques.
Bien que ce retour de la religion ou plus précisément des religions s’annonçât dans diverses régions du monde depuis quelques années déjà [1], il a fallu du temps et peut-être, hélas, les événements du 11 septembre pour que ce changement soit compris et nous oblige à repenser le concept-même de politique.
Tout ceci semble indiquer que le défi à la politique internationale sera lancé dans l’avenir par des belligérants féroces ou des terroristes destructeurs, utilisant l’un et l’autre des doctrines de leurs religions respectives pour justifier et légitimer leurs actions. En témoignent les musulmans combattant en Tchéchénie, en ex-Yougoslavie et au Soudan, et du côté des terroristes, Hamas et Ben Laden avec sa Qa’ida. La Nouvelle Politique ne peut donc plus ignorer que les idées des différentes religions serviront de motivation à des actions du domaine public, terrain jusqu’ici réservé aux seules stratégies rationnelles. L’écoute des messages religieux devient donc impérative. Sans impliquer la conversion, elle exige que les religions soient prises en considération et au sérieux avec leurs exigences et deviennent ainsi de véritables partenaires dans le rapport politique des forces et intérêts.
Le dialogue entre et avec les religions ne se limitera plus aux seuls spécialistes de haut rang, mais sera nécessaire et obligatoire pour tout homme politique, car la Nouvelle Politique ne pourra plus se permettre le luxe d’être uniquement cantonnée au rationnel. Elle devra au contraire s’informer sur le religieux et ses exigences afin de bien gérer la vie publique [2]. L’unesco paraît être la plaque tournante idéale pour un tel dialogue des religions et civilisations afin d’en communiquer les résultats et exigences au forum politique mondial que sont les Nations Unies. La Nouvelle Politique devra forcer l’unesco à formuler les actions de cette Nouvelle Politique et à en définir les principes.
 
Les Tâches de la Nouvelle Politique
 
 
La Nouvelle Politique, pour s’engager dans le dialogue entre et avec les religions, doit tenter d’atteindre au moins trois objectifs : des exigences de justice, une éthique mondiale, une éducation à la non-violence.
L’exigence de justice
De nombreuses analyses des attentats perpétrés par des terroristes islamiques, donnent comme raisons à de telles actions la frustration, le sentiment d’humiliation et la colère engendrés par leur situation socio-politique, avec pour seul choix recevable à leurs yeux, la destruction de l’adversaire. Leurs revendications locales, régionales et mondiales sont que justice soit faite dans la répartition des biens et dans la participation aux solutions concrètes d’amélioration de la situation des pauvres et des marginaux au nom desquels ils prétendent se battre.
Le nombre de ces combattants va augmentant si l’on ajoute à ceux qui ont recours à la violence, ceux qui se plaignent de conditions de vie indignes de ce nom, sans toutefois être prêts à la révolte armée ou à une forme violente de protestation [3].
Dans bien des cas, il s’agit, d’après les spécialistes du fondamentalisme religieux, des mêmes acteurs qui jadis combattaient les Américains ou leurs alliés en Europe et dans le monde musulman au nom du communisme ou du socialisme, mais qui se réfèrent aujourd’hui à la religion pour formuler leurs accusations et critiques. Ce changement significatif reflète une nouvelle situation. Il est bien connu que la théorie marxiste est basée sur la lutte des classes avec une très nette distinction entre exploiteurs et exploités comme descripteur des injustices sociales. Cette description ne correspond pourtant plus à la réalité vécue, car le fossé se creuse de plus en plus entre ceux qui sont engagés dans le processus de production – que ce soit en tant qu’exploiteur ou exploité – et ceux qui en sont exclus, voire totalement marginalisés, sans aucune forme de participation active à la société. Ces derniers n’ont aucun moyen de pression dans la lutte des forces et intérêts. Il ne leur reste que l’accusation morale pour protester face à un monde dominé, depuis les années 1990, de manière incontestée par le capitalisme, après la disparition du seul système économique alternatif, voire du communisme. Dans une telle situation, les religions en général et l’islam en particulier prêtent leur voix à l’expression des plaintes des sans-voix, des damnés de la terre, des pauvres et des marginaux. Ce sont les religions qui, dans une telle situation, élèvent la voix [4] pour dire qu’une telle existence n’est justifiable ni au nom de la justice, ni comme réalisation de la mission de l’homme créé, selon le Coran (2, 30), pour être le « lieutenant [de Dieu] sur la terre », et selon la Bible (Genèse 1, 27), « à l’image de Dieu ». Il va de soi qu’une telle mission ne peut être sacrifiée ni aux stratégies du marché, ni au cercle vicieux des circonstances et données matérielles. La dignité de l’homme demande le respect de tous et pour sa défense, les religions s’engagent de plus en plus à haute voix contre les abus du système économique.
Les religions vont sans aucun doute continuer sur cette lancée de protestation dans la mesure où l’absence de justice et de respect de l’homme va de pair avec une situation socio-économique de plus en plus désastreuse pour une majorité de nos contemporains des pays pauvres et riches de la planète. La tâche de la Nouvelle Politique est donc d’écouter les critiques exprimées par les religions afin de comprendre quels sont les besoins humains à satisfaire si l’on ne veut pas risquer la catastrophe dans les rapports politiques aussi bien internationaux qu’intérieurs.
 
Une éthique mondiale
 
 
La Nouvelle Politique ne pourra se contenter d’écouter les plaintes et de formuler les revendications, elle devra aussi donner les orientations d’une éthique commune face aux grands défis du progrès et des possibilités scientifiques et techniques. Il suffit de mentionner dans ce contexte le projet d’éthique mondiale propagée par le théologien Hans Küng et la déclaration respective (Declaration Toward a Global Ethic) du Parlement des religions du monde, signée à Chicago (États-Unis) le 4 septembre 1993, pour indiquer les grandes tâches qui en découlent.
Les religions – aussi différentes qu’elles soient – s’y sont accordées sur certaines règles de conduite humaine, chères à toutes. Elles représentent, par conséquent, un réservoir énorme d’orientations et de valeurs à exploiter dans bien des situations humaines. Elles sont riches d’expériences et ont toujours enseigné comment rendre les hommes plus humains en leur donnant des règles de bonne conduite aussi bien individuelle que pour la vie en commun. Il va sans dire que la réalisation de cette tâche mène automatiquement à l’éducation dans une tentative d’établir et de faire respecter les normes et valeurs nécessaires à l’individu et à la société tout entière.
Une éducation de la non-violence
René Girard a, dans son fameux ouvrage intitulé La violence et le sacré, souligné l’aspect régulateur de la religion qui limite et civilise la violence incontrôlée. Il est temps d’y réfléchir au moment où la violence semble éclater et augmenter sans aucune commune mesure.
Exiger des formes civilisées de solutions aux conflits suppose que ces formes soient effectivement prometteuses de succès dans la résolution des problèmes existants. Cela suppose aussi que les formes civilisées s’avèrent être les bonnes, supérieures aussi à l’usage incontrôlé de la force ; enfin que le rapport des forces et intérêts détermine qu’un tel comportement est souhaitable et acceptable. Une grande tâche éducative est, par conséquent, nécessaire pour qu’un tel comportement soit communément admis. Afin d’atteindre ce but, la communauté internationale a besoin des vertus éducatrices des religions pour la soutenir.
Il ne faut pas se faire d’illusions. Ce processus est de longue durée. Car si nous observons les différents changements qui ont eu lieu au cours de l’histoire de l’humanité, force nous est de distinguer les temps des changements personnels d’une durée de quelques dizaines d’années de celui des changements sociaux qui se prolongeaient pendant des siècles ; sans parler de celui de l’évolution, qui se mesure en millions d’années. Quoiqu’il en soit, il faut entreprendre le difficile travail du changement social sans se décourager, en dépit des échecs et des inévitables contrecoups [5].
Les tâches de la Nouvelles Politique sont étroitement liées à des principes implicites qui méritent enfin d’être exposés ici au grand jour.
Les Principes de la Nouvelle Politique
Les tâches susdites ne sont pas concevables sans certaines prémisses de principes implicites. Trois d’entre eux seront mentionnés dans cette contribution : la paix, les normes éthiques et la promotion de l’humain.
La paix
Si la paix n’est pas uniquement l’absence de guerre, mais implique aussi une harmonie et une justice sociale entre les hommes, il va de soi que sa réalisation suppose un certain équilibre entre les différents groupes de la société. Les injustices sociales flagrantes, par exemple, sont toujours, si elles sont ressenties comme telles, un grand danger pour une société, même si les revendications justifiées des groupes exclus ou défavorisés peuvent être réprimées par la force pendant un temps. L’histoire nous enseigne qu’un régime établi par la force n’a jamais survécu durablement mais que de fortes tensions à l’intérieur d’une société conduisent, tôt ou tard à des luttes, souvent achevées sur un compromis destiné à satisfaire les besoins des partis concernés.
Si l’on considère le monde dans son état actuel, la revendication de justice des pauvres et des marginaux est une menace pour la paix. Les écouter et chercher à y répondre favorablement signifie donc que l’on s’engage à établir les conditions nécessaires d’une paix durable, à l’intérieur d’une société comme dans les rapports des peuples entre eux.
Le travail d’écoute des revendications de justice est basé sur le principe fondamental et la conviction que la paix du monde ne peut être garantie tant que subsistent des injustices flagrantes. Les religions qui, de plus en plus, sont les porte-parole des exclus devront, par conséquent, devenir les partenaires privilégiés du discours social pour exprimer les revendications de justice et les faire connaître au forum de la politique internationale. Comme hautes instances des valeurs morales, les religions sont indispensables au débat politique si la justice, et donc la paix, doivent être faites.
Les normes éthiques
Le rôle des religions comme hautes instances des valeurs morales n’est pas un hasard, il correspond à la fonction propre à leur mission. La plupart des religions assument cette fonction à un moment de leur histoire, qu’il s’agisse de religions dites de la loi ou du salut.
Leur enseignement est clair : il insiste sur le respect de l’ordre du monde quelles qu’en soient les raisons et ne cesse de répéter que l’homme doit se soumettre à cet ordre au lieu de penser en être le maître. Tous les devoirs et droits sont donc formulés selon cet ordre préétabli qui sert de référence aux bonnes actions et qui en définit la transgression comme mauvaise action portant préjudice au bonheur né d’une heureuse harmonie de la vie.
Bien qu’une liste détaillée des valeurs et normes éthiques enseignées ne puisse être établie dans le cadre de cette brève contribution, force nous est de constater que cet enseignement contient bien des détails communs à toutes les religions quelles qu’en soient les références doctrinales : monothéistes, polythéistes ou a-personnelles comme Brahma dans certaines écoles hindoues. Toutes les religions sont de plus convaincues que les actions de l’homme ne relèvent pas du domaine des instincts mais résultent d’actes de volonté, bien que celle dernière soit parfois limitée dans sa réalisation, d’où la responsabilité de l’homme envers ses actions et la conviction des religions de pouvoir influer sur le comportement humain par l’enseignement relatif à ces normes et valeurs.
La promotion de l’humain
La possibilité d’enseigner avec succès des normes et des valeurs renforce chez tous les éducateurs la conviction de travailler à la promotion de l’humain. C’est donc l’éducation qui donne à l’homme l’orientation éthique nécessaire à son action, parce que l’homme n’est pas dirigé dans ses actions par les instincts, comme les animaux, mais par sa libre volonté, une liberté qui a besoin d’être formée et orientée pour ne pas le conduire à la destruction mais à un épanouissement positif de ses capacités.
Une des plus grandes tentations chez l’homme est, sans aucun doute, celle du recours à la violence pour résoudre ses problèmes. Il importe pour cela de constater que toutes les religions essaient d’indiquer comment affronter ce danger. Différentes solutions sont offertes : la ritualisation de la violence, décrite par Girard sous la forme du « bouc émissaire » ; la légitimation de la violence dans certaines circonstances bien définies comme, par ex., entre les peuples sous forme de guerre « juste » ou « sainte » et dans la société, par les instances éducatives ou judiciaires ; il y a enfin l’idéal de la non-violence proposée dans certaines religions, écoles bouddhistes ou hindouisme à la Gandhi avec la doctrine de l’ahimsa.
Toutes les religions voient l’éthique de leurs enseignements dans une perspective d’amélioration de l’homme, si elles croient au caractère positif de l‘évolution, à la continuité du monde actuel ou à la dégradation négative de l’histoire de l’humanité en tant que telle. Le dialogue des et avec les religions pourra ici porter ses fruits et aider l’humanité à progresser vers un comportement civilisé et toujours plus humain pour résoudre les problèmes de la société.
*
Le but de cette contribution était d’esquisser les grandes lignes de la Nouvelle Politique, nécessaire après les récents changements et événements. Les exigences essentielles de cette Nouvelle Politique visent à ne plus limiter la politique internationale, nationale et régionale au seul domaine de la planification rationnelle mais d’élargir le nombre de ses partenaires en intégrant aussi les religions, avec pour tâches leurs exigences de justice, leurs éthiques mondiales et une éducation à la non-violence. Une telle vision des tâches repose implicitement sur la paix, les normes éthiques et la promotion de l’humain
Faire de la politique, au sens de la Nouvelle Politique décrite ici, donne pour rôle important à l’unesco d’être un lieu de rencontre et de dialogue entre religions et civilisations et aux Nations Unies celui de forum politique pour la mise en pratique des connaissances acquises par le dialogue.
En ce qui concerne les disciplines universitaires, indispensables dans une fonction de conseil à cette Nouvelle Politique, il faut bien sûr penser aux sciences politiques, économiques et sociales mais aussi y ajouter, d’ores et déjà, l’Histoire, et en particulier l’Histoire des Religions (y compris la Sociologie et la Psychologie de la Religion), pour répondre de manière appropriée aux nouveaux défis lancés par la protestation émise au nom de la religion.
 
NOTES
 
[*]Peter Antes : né à Mannheim (Allemagne) en 1942, il a étudié l’Histoire des Religions, l’Islamologie et la théologie catholique aux universités de Fribourg-en-Brisgau et de Paris. Docteur en théologie (1970), en philosophie (1971), et Dr. theol. habil. (1972) ; titulaire de la chaire d’Histoire des Religions à Hanovre où il enseigne ; depuis avril 2002 doyen de la faculté d’Histoire, de Philosophie et des Sciences sociales. De 1988-1993 il a été président, et de 1993-1997 vice-président, de l’Association allemande pour l’Histoire des religions (DVRG). De 1995-2000 il a été vice-président et, depuis 2000, il est président de l’Association internationale pour l’Histoire des Religions (IAHR). Ses domaines de recherche sont l’islam actuel, les mouvements religieux en Europe et les problèmes de méthodologie en Histoire des religions. Parmi ses publications : Der Islam als politischer Faktor, 2001 ; Jesus zur Einführung, 1998 ; Mach’s wie Gott, werde Mensch. Das Christentum, 1999 ; en collaboration avec d’autres Große Religionsstifter, 1992 ; Die Religionen der Gegenwart. Geschichte und Glauben, 1996 ; Christentum und europäische Kultur. Eine Geschichte und ihre Gegenwart, 2002.
[1]Voir Les politiques de Dieu, sous la direction de Gilles Kepel, Paris, Seuil 1993 et Questioning the Secular State. The Worldwide Resurgence of Religion in Politics, sous la direction de David Westerlund, Londres, Hurst & Company 1996.
[2]Voir pour tout cela The Desecularization of the World. Resurgent Religion and World Politics, sous la direction de Peter L. Berger, Washington, Ethics and Public Policy Center – Green Rapids Mich. (etc.), W B. Eerdmans 1999 et Harvey Cox, « The Myth of the Twentieth Century. The Rise and Fall of Secularization », dans Japanese Journal of Religious Studies, vol. 27 (2000) p. 1-13.
[3]Voir Albrecht Metzger, Der Himmel ist für Gott, der Staat für uns. Islamismus zwischen Gewalt und Demokratie, Göttingen, Lamuv 2000.
[4]Voir pour cela Peter Antes, « Religions and Politics. Facts and Perspectives », dans Religioni e Società. Rivista di scienze sociali della religione, 26, Anno XI, settembre-dicembre 1996, p. 5-13.
[5]Voir pour cela Antje Vollmer, « Gibt es Gemeinschaft ohne Sündenböcke? », dans Zeitschrift für Missionswissenschaft und Religionswissenschaft vol. 83 (1999) p. 263-276, où est décrit le processus inachevé, au cours de l’histoire, de rendre l’homme plus humain.
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