Diogène
P.U.F.

I.S.B.N.9782130543572
192 pages

p. 36 à 51
doi: en cours

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Un singulier impensable

n° 205 2004/1

De l’apparition d’un monothéisme dans la religion d’Israël

(IIIe siècle av. J.-C. ou plus tard ?)

Arnaud Sérandour
Monothéisme. Le mot désigne un système de pensée reposant sur la reconnaissance de la divinité d’un seul dieu à l’exclusion de tout autre. Ce caractère exclusif distingue le monothéisme de l’hénothéisme ou de la monolâtrie. C’est pourquoi le monothéisme est affaire de croyance, au contraire des religions orientales traditionnelles dont celle de l’Ancien Testament. L’article démontre que le caractère monothéiste est en réalité absent de la bible hébraïque, en examinant notamment les récits de la Création et le lexique de l’unicité du divin.
C’est à l’époque romaine, en particulier chez Philon d’Alexandrie que se rencontrent des écrits plus proprement monothéistes, à la faveur d’exégèses fondées sur les mythes cosmogoniques, au premier rang desquels le récit biblique dit de la Création. Il aura fallu que le pouvoir impérial prenne des traits véritablement universels pour que la notion d’un dieu unique garant de ce pouvoir émerge de la multitude.
• Dieu créateur
• Le premier jour de l’heptaméron
• « Faisons un homme à notre effigie »
• Dieu et les autres dieux : le dieu qui, seul, sauve
• Yhwh Un
• BIBLIOGRAPHIE


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