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S'inscrire Alertes e-mail - Diogène Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezLe Message de l’Islam
AuteurAbdelwahab Bouhdiba[*] [*] Abdelwahab Bouhdiba : président de l’Académie tunisienne...
suitedu même auteur
(Académie tunisienne des lettres, des sciences et des arts.)L’Islam a d’énormes potentialités en tant que foi, en tant que pensée, en tant que somme d’institutions insérées dans l’histoire La richesse extraordinaire de la culture islamique fait que l’on peut la qualifier de « superculture ». N’a-t-elle pas en effet définitivement marqué de son empreinte des sociétés extrêmement différentes et frappé de son sceau, de manière permanente et durable, des périodes si longues qu’il est permis de voir là aussi un autre aspect du « miracle islamique ». Le miracle islamique c’est aussi d’avoir maintenu le message vivant et de l’avoir porté devant les paysans de l’Insulinde tout autant que devant les bourgeois de Cordoue, d’avoir su se faire accepter autant des tribus africaines que des villages sassanides et d’avoir su faire parler sans discontinuité les mêmes principes quatorze siècles durant.
2 Cette permanence et cette universalité sont deux traits dont le monde actuel a le plus grand besoin, car tout conspire aujourd’hui à surévaluer le relatif, à privilégier le provisoire et à installer la civilisation humaine durablement dans le précaire et dans l’épisodique. La densité d’être, les pesanteurs du destin, l’ampleur de nos responsabilités historiques sont de moins en moins ardemment présentes dans la conscience contemporaine et ce jusque parmi les musulmans eux-mêmes.
3 Jamais l’humanité n’a eu aussi grand besoin que maintenant du message islamique et jamais le monde n’a été aussi mauvais récepteur de la sagesse. L’usage si répandu d’une dialectique mensongère met sur un même rang n’importe quel système de pensée, quelles qu’en soient les assises et les références. Jamais la pensée, les valeurs, les idéaux, les normes n’ont été aussi « déréalisés ». Le mot « idéologie » qui les désigne a lui-même perdu presque toute signification. Comme si toutes les « idées » étaient également provisoires, également suspectes, également sujettes à caution. D’où ce débat qui encombre la réflexion de nos contemporains sur « l’authentique et l’inauthentique ». Et, comble de l’aberration, on identifie à la va-vite l’authentique au traditionnel et l’inauthentique au moderne, à moins que ce ne soit l’inverse.
4 Faut-il rappeler que la force organisatrice de l’Islam ne découle pas du « fixisme » d’un ordre imposé, mais de la permanence d’un modèle qui est toujours à recréer, à partir à la fois de l’inspiration divine et des exigences du moment. Notre expérience existentielle est sans arrêt face à une matière à modeler, à une structure à dominer et à maîtriser. En sorte que les institutions pénales islamiques médiévales sont authentiques, mais ni plus ni moins que ne le serait la cour ou le tribunal le plus moderne de nos pays. Sous la seule réserve que les unes et les autres veillent à la réalisation des idéaux imprescriptibles de justice, de liberté et de dignité. Est authentique tout autant le shar’ de l’époque classique que le système pénal des pays musulmans d’aujourd’hui. Est authentique la magistrale élaboration d’un Muslim ou d’un Rāzī, d’un Mālik ou d’un Ībn Taymiyya, tout autant que l’œuvre du cheikh ’Abdū ou du cheikh Shaltūt.
5 Ce n’est pas aujourd’hui, c’est de tout temps que la société est inachevée et qu’elle n’est finalement rien d’autre qu’une volonté d’être en marche. Avec plus ou moins de bonheur, tout groupe qui cherche à s’inscrire dans le devenir demeure tributaire, en tout état de cause, de la pertinence des idéaux qui le motivent et des contingences du moment. Que les exigences d’aujourd’hui soient originales et neuves, qui songerait à le nier ? Mais tout aussi nouvelles par rapport à leur temps étaient les exigences des temps médiévaux ! On n’arrête pas le cours de l’histoire. On le modèle, on en profite ou on se laisse passivement porter par lui ; c’est-à-dire en définitive par le mouvement que d’autres lui auront imprimé. La concurrence pacifique ou conflictuelle avec les autres peuples ne date pas d’aujourd’hui. Elle, aussi, est vieille comme le monde.
6 À un Islam figé dans son élaboration médiévale, enserré dans le carcan largement dépassé des manuels des temps jadis, il faut opposer un Islam vivant, capable, à tout moment et en toute circonstance, de développer ses propres potentialités et d’inventer des solutions renouvelées comme la vie. L’Islam est porteur d’exigences ; il fixe des limites ; il assigne des normes. Il sait que notre honneur de croyants musulmans est d’agir en pleine responsabilité, d’élaborer notre vie, et de modeler de toutes pièces notre existence, personnelle tout autant que collective. L’efficacité sociale du souffle islamique ne réside nullement dans la répétition routinière de l’expérience datée de telle ou telle génération. Elle découle elle-même d’une large et riche expérience religieuse incarnée dans le tissu de l’action sociale à laquelle elle donne un sens, qu’elle éclaire, qu’elle imprègne de ses propres idéaux et qu’elle propulse, mais à ses risques et périls, dans le devenir de l’histoire.
7 L’Islam n’est pas, contrairement à des visions bien simplettes, une image plus ou moins floue d’un idéal lui-même plus ou moins inaccessible. Il n’est pas non plus la bouffée délirante d’inadaptés psychiques ou sociaux. Il n’est ni projection de fantasmes inassouvis, ni fuite dans je ne sais quel imaginaire de pacotille, ni recherche de réalisations illusoires. Il n’est pas le processus compensatoire de nos échecs collectifs. Il n’est pas non plus « le soupir des créatures opprimées ».
8 En Islam, la foi, l’éthique et la pratique sociales se tiennent les coudes. Car la foi traverse les pensées des musulmans et soutient tous leurs efforts. L’éthique islamique fournit les orientations normatives qui impulsent leur vie personnelle, organisent leur existence collective, règlent leur action quotidienne. Si obscures et si humbles que soient les choses de la vie de tous les jours, si graves et si méritoires que soient leurs actions d’éclat, elles sortent toutes transfigurées par la foi.
9 Grâce à l’unité de leur inspiration, les institutions islamiques, malgré leur diversité, ont été perçues comme des cadres de référence, sans cesse « ré-produits » sans être jamais, stricto sensu, les mêmes. Elles tracent les coordonnées selon lesquelles le croyant se retrouve toujours en situation sans être refoulé dans l’obscure marginalité. Le propre de l’institution islamique, c’est d’avoir été une « institution-cadre ».
10 L’espace géographique a été lui aussi homogénéisé. L’espace social également et l’espace culturel tout autant. La circulation des biens, des idées et des hommes en a reçu une impulsion telle que l’Islam, c’est d’abord non pas le monde figé mais la mobilité des hommes et ’des choses, des institutions et des idées. Cette mobilité a pu changer le cours de l’histoire des peuples qui ont embrassé l’Islam et a été à la base même de la constitution des diverses civilisations islamiques. Celles-ci demeureraient énigmatiques et étranges si on perdait de vue que le Coran a développé d’abord le culte de l’effort, l’art de la vigilance et la « passion » de l’innovation.
11 L’importance des orientations islamiques dans le fonctionnement du social ne saurait être limitée aux temps jadis. Elle se déroule encore sous nos yeux, assurément avec des fortunes diverses. Il est faux de croire que l’Islam est un reliquat social ou qu’il est une forme sous-développée de notre conscience collective. L’Islam ayant pris notre vie au sérieux est devenu une composante permanente de notre vie sociale. Faut-il s’étonner que le « dépérissement » de l’Islam, si fréquemment annoncé, ne se soit pas réalisé ? Il y a certes affaiblissement et perte relative de l’efficacité, mais sa permanente vitalité peut laisser espérer aux sociétés musulmanes autre chose qu’une survie charitablement octroyée par les grandes puissances temporelles d’aujourd’hui.
12 Le drame des peuples musulmans d’aujourd’hui, c’est de vivre encore sous le signe de l’inadéquation, faute d’une analyse suffisante des exigences de leur temps. Pour être efficace la lutte actuelle des musulmans pour l’affirmation d’eux-mêmes doit s’incarner dans de nouveaux systèmes de pratique sociale, inspirés par la foi mais institutionnellement définis et sanctionnés. On ne saurait réduire l’Islam à un simple système de valeurs. Il est aussi une forme d’organisation de l’existence. C’est le projet islamique de l’organisation de la société qu’il faut inlassablement reprendre et traduire en actes compatibles avec les énormes potentialités que les acquis de notre temps nous ménagent. Il y a un message social de l’Islam qui est à traduire en projet d’action collective pour notre temps, mieux encore pour nos générations actuelles.
13 Ce message est un message de fraternité, de justice, d’effort, de libération. La règle d’or en Islam est que notre action humaine ne réussit que si elle se situe dans le prolongement de la création divine. L’histoire est un kasb permanent qui a son archétype éternel dans l’acte créateur divin. Non seulement il est légitime, mais c’est un devoir de rapporter à Dieu l’ensemble de nos actes personnels et collectifs. C’est la voie royale pour s’accomplir en tant que musulman. Etre musulman, c’est vivre conformément aux principes divins. Le bonheur islamique, c’est l’art de se mettre en réciprocité de perspective avec Dieu. Bénédiction est bonheur. L’organisation de l’œuvre collective dans la cité islamique implique que le travail, que la production, le commerce avec autrui, l’échange intellectuel aussi bien qu’économique appellent à la profonde spiritualisation de l’ensemble de nos actes. Il nous faut spiritualiser le travail, l’éducation, la politique, l’œuvre de chair, le droit, les relations internationales, la vie quotidienne. Le sacré est coextensif à l’ensemble de notre existence. Par lui notre essence et notre existence s’harmonisent car chacune se trouve de la sorte orientée vers l’accomplissement de soi. La vie active n’est rien sans son étroite association avec la vie spirituelle. Ici, humanisme, universalisme et socialité retrouvent leur vrai sens qui est le même : intégration totale dans la vision de Dieu. Abandon actif à Dieu : « Quiconque s’abandonne à Dieu tout en s’appliquant à bien faire se sera assuré le plus ferme appui : c’est vers Dieu que tout doit aboutir[1] [1] Mazigh traduit : « Quiconque se soumet… ». ...
suite. » (S. XXXI, v. 22.).
14 Dans l’organisation concrète de la vie sociale en Islam, la personne humaine est toujours la fin. Par l’ensemble de nos actes, nous devons exprimer Dieu et réaliser notre personne tout en sachant que le monde n’est pas une fin en soi, que la production non plus n’est pas une fin en elle-même. Mais par le travail et par l’action, je me rapproche de Dieu. étant bien entendu que cet effort de tension vers Dieu n’est pas figé mais qu’il est l’aboutissement d’un long cheminement intérieur.
15 Notre double erreur est de penser nous dispenser de ce cheminement intérieur et de vouloir agir en fonction du cheminement de nos prédécesseurs. Nous oublions qu’en Islam plus qu’en aucune autre religion, en raison de l’inexistence d’une Église ou d’un quelconque clergé, toute ascèse est personnelle et directe. Pour offrir mon action à Dieu je dois d’abord la sacraliser. Il n’y a pas, d’un côté, le monde du travail et. de l’autre, le monde de la prière. Mon travail est une prière et ma prière est une action. Il y a intégration, complémentarité et même fusion de l’action individuelle, de l’œuvre collective et de la spiritualité. Le but, c’est toujours la communion de l’individu et de la umma, par le travail créateur et par la prière transfigurante. L’oublier, c’est tourner le dos à un enseignement essentiel de l’Islam.
16 L’erreur réciproque, due à un manque de perspicacité quant aux exigences de la vie moderne, n’est guère moins grave ni moins fréquente. L’intégration du sacré à la vie sociale est tellement « inactuelle » qu’il nous faut – surtout en terre d’Islam – un surcroît d’effort pour en appréhender les véritables pièges. On ne saurait se contenter de proclamer la pure et simple restauration des institutions médiévales. Elles ont fait leur temps et l’anachronisme est sociologiquement mortel. On ne saurait résoudre les problèmes actuels avec des recettes exhumées des siècles derniers, pour efficaces et générales qu’elles aient été en leur temps. Il nous faut les recréer de toutes pièces, les réinstituer et même en inventer d’autres à la mesure des exigences du monde présent. Il ne s’agit plus de copier mais de faire être, à partir de principes intangibles, une sociologie du sacré, une pédagogie de l’action portée sur la spontanéité.
17 Il s’agit de scruter l’horizon immédiat et de saisir l’Islam aux prises avec les difficultés du présent[2] [2] Ce texte est une version revue de la conclusion du volume...
suite. Il ne s’agit pas ici d’anticiper, mais seulement de préparer le terrain. Car le message social de l’Islam que nous avons essayé de dégager n’est pas un message en l’air. Il s’adresse aux musulmans d’aujourd’hui. Or, ceux-ci traversent les crises les plus redoutables qu’ils aient jamais connues. L’Islam dans sa quasi-totalité fait partie de ce qu’il est convenu d’appeler le tiers-monde. C’est dire qu’il ne participe que chronologiquement aux grands débats qui agitent notre monde. C’est dire qu’il vit dramatiquement sa propre coupure avec les autres, avec le monde et même avec lui-même. Si on ne veut pas reléguer la parole islamique à un événement du passé – et donc dépassé –, il faut bien lui rendre son imprescriptible actualité et, à travers l’engagement dans le monde présent, en faire entendre le témoignage si enrichissant pour l’ensemble de la communauté mondiale d’aujourd’hui.
18 Notre monde requiert que tous les idéaux unificateurs soient pleinement assumés en tant que facteurs positifs de l’amitié des peuples. Nul ne saurait prétendre en exclure la foi islamique. Il faut bien proclamer que, si les sociétés islamiques sont malades, la foi des musulmans peut et doit contribuer à leur trouver un traitement efficace. Les musulmans souffrent de l’ignorance, de la misère, de la faim, de la violence, de l’oppression, de l’infantilisation. Ils sont coupés des vraies richesses de ce monde, ils ont besoin de plus de liberté, de plus de justice, de plus de démocratie. Ils ont besoin de respecter les autres et de susciter leur respect. Ils ont besoin de maîtriser la nature sans laisser dominer illusoirement par la mécanisation de la civilisation industrielle. Les triomphes exaltants et magnifiques de la science et de la technologie sont à mettre au service de l’homme et de ses valeurs, non l’inverse !
19 Face à leur retard économique et social, ils ont besoin de conclure une nouvelle alliance avec Dieu et avec la nature. Face aux désirs de justice que leur inflige l’état piteux de leurs relations avec leurs autres frères de toute race, toute confession et de toute culture, ils ont besoin de réaffirmer leur internationalisme profond et leur vocation à l’universel. Face à leur aliénation, ils ont besoin de « montrer » et de « démontrer » leur autonomie spirituelle. Cette nouvelle alliance de l’homme, de la nature et de Dieu n’est qu’une façon de dialectiser leur foi dans le monde actuel et de les mettre en réciprocité de perspective avec leur présent.
20 Le vide spirituel actuel n’est que trop mal masqué par le fanatisme des uns, les démissions des autres et la surenchère facile. Ce n’est qu’en réactualisant hardiment les virtualités de la foi coranique que l’on peut prétendre représenter Dieu sur terre, sur la terre d’aujourd’hui. « II est pour chacun un objectif vers lequel se portent ses regards. Dans la course aux vertus soyez prompts à vous surpasser. Où que vous soyez Dieu saura vous ramener vers lui. Car il est le Tout-Puissant. » (S. II, v. 148). Ce verset nous interpelle tous. Il nous somme d’être du moins à l’écoute du message de l’Islam.
Bibliographie
QUELQUES OUVRAGES DE RÉFÉRENCE SUR L’ISLAM[**] [**] Cette bibliographie s’inspire de l’ouvrage de Abdou...
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Notes
[ *] Abdelwahab Bouhdiba : président de l’Académie tunisienne des lettres, des sciences et des arts, de l’Académie Européenne des lettres, des sciences et des arts, comme de l’Académie arabe du Caire, et celle de Damas. Professeur de sociologie islamique et maghrébine aux l’Universités de Tunis, il a publié de nombreux ouvrages dont certains ont été traduits en plusieurs langues : Criminalité et changements sociaux ; À la recherche des normes perdues ; Raisons d’être ; L’imaginaire maghrébin ; Quêtes sociologiques ; La Sexualité et l’Islam, etc.
[ 1] Mazigh traduit : « Quiconque se soumet… ».
[ 2] Ce texte est une version revue de la conclusion du volume II de l’ouvrage collectif : Les différents aspects de la culture islamique : l’individu et la société en Islam, Éditions de l’unesco 1994, sous la direction de A. Bouhdiba. Les thèmes développés dans ce volume sont : Normes et valeurs (1) ; Un équilibre fragile : droits, responsabilité, liberté (2) ; Penser l’éthique (3) ; Penser le social (4) ; Les bases familiales de la cité islamique (5) ; Former des hommes (6) ; Une mission toujours prioritaire : émanciper la femme (7) ; L’enfance et la jeunesse (8) ; Le sens de la fraternité islamique (9) ; Penser l’économique (10) ; Penser le politique (11) ; Face à la déviance (12) ; La protection des minorités (13) ; Religion universelle et relations intercommunautaires (14) ; Au service des droits de l’homme (15) ; Vivre dans la cité (16) ; Conclusion (17).
[ **] Cette bibliographie s’inspire de l’ouvrage de Abdou Filali-Ansary, Réformer l’slam, et de 100 mots pour dire l’islam, de Souleymane Bachir Diagne, avec nos vifs remerciements (N. d. l.R.).
Résumé
La culture islamique peut être qualifiée de « superculture » par sa richesse, dont le message vivant va des paysans d’Insulinde à l’Afrique, par exemple, et qui remonte à quatorze siècles dans le temps. L’auteur oppose à un islam figé dans son élaboration médiévale un islam capable d’inventer des solutions renouvelées. Le drame des peuples musulmans d’aujourd’hui est de vivre sous le signe de l’inadéquation, faute d’une analyse suffisante des exigences de leur temps. Mais il y a un message social de l’islam, de fraternité, de justice, d’effort, de libération, à traduire en projet d’action collective pour les générations actuelles. Il y a intégration, complémentarité de l’action individuelle, de l’œuvre collective et de la spiritualité. Mais l’intégration du sacré à la vie sociale est tellement « inactuelle » que en terre d’islam, il faut un surcroît d’effort pour en appréhender les véritables pièges.
POUR CITER CET ARTICLE
Abdelwahab Bouhdiba « Le Message de l'Islam », Diogène 1/2004 (n° 205), p. 128-135.
URL : www.cairn.info/revue-diogene-2004-1-page-128.htm.
DOI : 10.3917/dio.205.0128.




