2001
XVIIe siècle
Notes et documents
Corneille et les Jésuites : un poème inédit
[*]
Gilles Banderier
Mulhouse.
In memoriam
Charles Brand (1938-1997).
Les liens entre Corneille et la Compagnie de Jésus sont solidement attestés, depuis les beaux travaux de Georges Couton
[1], Jacques Maurens
[2], André Stegmann
[3] et Marc Fumaroli
[4]. Le temps n’est plus, où s’affrontaient ceux qui la voulaient voir « partout » et ceux qui ne la voulaient voir nulle part. De l’émouvante dédicace du
Théâtre de 1663
[5] à l’ode au P. Claude Delidel
[6], en passant par les traductions de poèmes du P. Charles de La Rue
[7], l’
œuvre même de Corneille en dit assez. Il ne me semble toutefois pas sans intérêt de verser une nouvelle pièce à ce dossier à la fois bien et mal connu.
La confection d’une anthologie
[8] m’a amené à examiner l’édition
in folio des
Opera omnia
[9] du P. François Vavasseur (1605-1681)
[10], magnifique volume, dont la critique ne s’est que faiblement occupée
[11], ce qui est dommage car, comme nous le verrons, il s’y trouve des pièces remarquables
[12]. Ces
Opera omnia reprennent, naturellement, les trois livres d’épigrammes publiés en 1669
[13], auxquels s’ajoute l’
Appendix paru en 1675
[14] et repris dans la
Multiplex et varia poesis (posthume
[15]). Voici l’épigramme XXXIII du premier livre :
AD REGINAM MATREM
Rex, antequam nasceretur, exspectatus annis viginti
quatuor. Pax, antequam fieret, totidem annis exspectata.
ANNA, quid est, ibat quod jam vigesima messis,
Quartaque ; cum solobes edita prima tibi est ?
Quid totidem rursum pacem exspectavimus annos ?
Cur eadem gemini, cur mora tanta, boni ?
Nempe duplex tuus est aequalis partus : ab illo,
Regis ; ab hoc, regni diceris esse parens
[16].
Elle est immédiatement suivie de sa traduction française :
A LA REINE MERE DU ROI,
la même Epigramme par M. CORNEILLE.
Durant vingt et quatre ans nous souhaitons de toi
Le Prince, qu’enfin tu nous donnes :
Durant vingt et quatre ans nous souhaitons du Roi
La Paix, qu’enfin ta main ajoûte à ses couronnes.
Il falloit même tems, et d’aussi longs souhaits,
Pour ces deux surprenants effets,
Qui derobent ton nom aux rigueurs de la Parque.
Ta gloire de tous deux reçoit pareil éclat :
L’un t’a faite en nos jours mere d’un grand Monarque,
Et l’autre de tout son État
[17].
Cette épigramme et sa traduction, dédiées à Anne d’Autriche, figurent parmi d’autres pièces sur la paix des Pyrénées, à la gloire de Mazarin. Elles ne sont pas difficiles à dater : la paix signée le 7 novembre 1659 mettait fin à une guerre qui avait commencé en 1635 et duré vingt-quatre ans. Louis XIII avait épousé Anne d’Autriche à Bordeaux le 28 novembre 1615 ; le dauphin était né le 5 septembre 1638. En trichant quelque peu, cela fait aussi vingt-quatre années. L’
argutia arithmétique du P. Vavasseur ne fonctionne point trop mal
[18]. L’épigramme a donc été écrite après le 7 novembre 1659 et, selon toute vraisemblance, avant le 9 juin 1660, où Louis XIV épousa la nièce de sa mère : événement digne d’être célébré et, du reste, dignement célébré par le prologue de la
Toison d’
Or.
On peut raisonnablement exclure que « M. Corneille » soit Thomas Corneille : s’il fut, comme son frère aîné, élève des Jésuites de Rouen, s’il composa, en sa jeunesse, une tragédie scolaire, qui rencontra un petit succès également scolaire
[19], il n’entretint pas de liens particuliers avec les Jésuites et ne traduisit que des poètes latins classiques (Ovide ou Horace).
Sauf à accuser le P. Vavasseur de supercherie, nous devons admettre que la traduction de cette épigramme latine est à mettre au crédit du grand dramaturge,
sodalis de la Compagnie. L’intérêt de cette pièce est dès lors évident : elle complète nos connaissances sur les relations entre Corneille et les Pères jésuites. François Vavasseur est, en 1659-1660, une personnalité connue du monde littéraire et religieux : ses
Orationes et, peut-être davantage, les flèches lancées contre Jansenius ou Godeau, avaient attiré l’attention sur lui. De son côté, Corneille avait quitté sa retraite pour revenir au théâtre avec
Œdipe, créé à l’Hôtel de Bourgogne le 24 janvier 1659 et qui fut un succès. Cela étant, nous ignorons tout des liens qui se purent nouer entre Vavasseur et Corneille ; par conséquent nous ne savons comment Corneille fut amené à traduire cette épigramme. Une chose est sûre : nous ne sommes plus, comme avec le R.P. Delidel, dans des rapports de maître à élève. Vavasseur était né le 8 décembre 1605 et Corneille le 6 juin 1606. Ce sont d’exacts contemporains
[20].
Bien qu’il ne fût pas confesseur de roi, Vavasseur aurait eu sa place dans les
Provinciales : une partie de son
œuvre poétique est tournée vers Dieu (
Theurgicon, sive de Miraculis Christi, 1644)
[21], l’autre vers le pouvoir. Dès 1638, il célèbre la naissance du futur Louis XIV
[22]. Lorsque vient au monde, le 1
er novembre 1661, le fils de Marie-Thérèse et dudit Louis XIV, il se fend de deux poèmes, un
Delphinus formae dignitate patri, venustate matri, par ac similis
[23] et une surréaliste
Ad Delphinum Epistola
[24], dont le destinataire est encore au berceau.
L’épigramme à la Reine mère a paru dans une de ces plaquettes, les
De Pace ac Regalibus Nuptiis Epigrammata
[25]. La traduction y figure également (p. 7), avec de menues variantes orthographiques, mais elle n’est curieusement pas signée : « La mesme epigramme traduite en François ». Comment expliquer l’absence du nom du traducteur ? On peut avancer plusieurs raisons, dont aucune hélas n’emporte la conviction : le poème n’a rien d’un chef-d’
œuvre et n’a pas dû donner beaucoup de peine au dramaturge. L’on n’y rencontre pas la gratitude qui s’exprimait dans l’ode au R.P. Delidel ; ce n’est qu’un compliment de circonstance, habilement tourné certes, parmi des dizaines d’autres
[26]. L’attribution figurera en toutes lettres dans les
Epigrammatum libri tres de 1669
[27], ainsi que, bien entendu, dans les
Opera omnia, après la mort du jésuite et du poète.
[1]
La vieillesse de Corneille, Paris, Maloine, 1949 (p. 36-39, sur la période 1660 - septembre 1661). Georges Couton faisait preuve, pour le sujet qui nous occupe, d’un certain pessimisme : « Que Corneille, ancien élève, qui confie à ses maîtres d’autrefois ses enfants, qui prend, semble-t-il, les Pères jésuites pour diriger sa conscience, ait entretenu avec eux des rapports qui dépassent l’assistance à la distribution des prix, peu de doute là-dessus. Mais si les rapports religieux se laissent entrevoir, les rapports littéraires ne sont pas connus, et sauf improbable découverte, pas connaissables » (p. 15).
[2]
La tragédie sans tragique. Le néo-stoïcisme dans l’œuvre de Pierre Corneille, Paris, A. Colin, 1966, p. 14 :« Non qu’il faille reprocher à M. Rivaille, comme le fait René Bray, de “voir les Jésuites partout” ; car les Jésuites étaient effectivement partout dans la France du XVII
e siècle ; et, n’en déplaise aux “sourciers”, leur enseignement remarquablement efficace a dû marquer plus profondément Corneille et, ce qui importe davantage, l’élite de son public qu’une lecture faite distraitement vingt ans plus tard ».
[3]
L’héroïsme cornélien. Genèse et signification, Paris, A. Colin, 1968, t. II, p. 16-45, 669-680.
[4]
Héros et orateurs. Rhétorique et dramaturgie cornéliennes, Genève, Droz, coll. « Histoire des idées et critique littéraire », 277, 1990 (et « Titre courant », 1996).
[5]
Reproduite par Louis Herland dans
Corneille par lui-même, Paris, Éditions du Seuil, 1961, p. 37. Sur les rapports entre Corneille et le P. Delidel, voir la belle étude de Marc Fumaroli, « Rhétorique, dramaturgie et spiritualité »,
Mélanges offerts à Georges Couton, Lyon, PUL, 1981, p. 272-287 (repris dans
Héros et orateurs, p. 115-138).
[6]
Œuvres complètes, éd. G. Couton, Paris, Gallimard, « La Pléiade », 1987, t. III, p. 721-722 (et p. 1568-1575).
[7]
Éd. cit., t. III, p. 709-718
(Regi Epinicion), 1157-1168 (
Ludovico Magno post expeditionem batavicam epinicium, 1672) et p. 1559-1568, 1645-1652. On lira avec fruit l’article de Roger Zuber, « Corneille traducteur : sur quelques vers d’épigramme »,
Linguistica Antverpiensia, VII, 1973, p. 159-174.
[8]
La Lyre jésuite. Anthologie de poèmes latins (1620-1730), préface de Marc Fumaroli, Genève, Droz, coll. « Travaux du Grand Siècle », 14, 1999.
[9]
Amsterdam, Pierre Humbert, 1709.
[10]
Se reporter à sa notice dans
La Lyre jésuite, p. 147-149. Huet écrira à son sujet : « François Vavasseur se cantonna dans la poésie. Vrai puriste et, pour ainsi dire, à l’affût des élégances de la langue latine, il les observe avec tant de soin que tandis qu’il ambitionne la gloire d’un grammairien habile, il acquiert le triste renom de poète mou et éreinté » (
Mémoires, 1718, trad. Charles Nisard, éd. Ph..J. Salazar, Toulouse, SLC, 1993, p. 26). Chapelain sera plus juste : « Celui-ci a fait autrefois le
Jobus et
De miraculis Christi, aux plus beaux vers qu’on saurait voir. Depuis, il s’est adonné à la prose où il le dispute à l’Antiquité » (« Quelques gens de lettres français vivants en 1662 »,
Opuscules critiques, éd. A. C. Hunter, Paris, Droz-STFM, 1936, p. 351).
[11]
Francis Bar a mis à contribution le
De ludicra dictione liber (
Le genre burlesque en France au XVIIe siècle, Paris, Éditions d’Artrey, 1960, p. 393, n. 39). Elfrieda Dubois a étudié la querelle entre Vavasseur et son confrère Rapin (voir
René Rapin. L’homme et l’œuvre, 1970, Lille, SRT, 1972, p. 359-361, ainsi que son édition des
Réflexions sur la poétique de ce temps de Rapin, Genève, Droz, 1970, p. 141-146). Marc Fumaroli a donné de belles analyses des
Orationes de 1646 (
L’âge de l’éloquence, Genève, Droz, 1980, p. 407-417 ; rééd. Paris, Albin-Michel, 1994). Les seuls articles récents sont ceux de M. Jean Lafond, « Un débat d’esthétique à l’époque classique : la théorie du beau dans l’
Epigrammatum delectus de Port-Royal et sa critique par le P. Vavasseur »,
Acta Conventus Neo-Latini Turonensis. Actes du III e Colloque international d’études néo-latines, éd. J.-Cl. Margolin, Paris, Vrin, coll. « De Pétrarque à Descartes », 38, 1980, t. II, p. 1269-1277 (repris dans
Lire, vivre où mènent les mots. De Rabelais aux formes brèves de la prose, Paris, Champion, coll. « Lumière classique », XXII, 1999, p. 171-179) et d’Andrée Thill, « Métamorphoses néo-latines »,
Ovid. Werk und Wirkung. Festgabe für Michael von Albrecht, hrsg. von W. Schubert, Berne, P. Lang, 1998, t. II, p. 967-975.
[12]
Je relève notamment une épigramme « De horologio pulvereo metamorphosis » (II, 19 ; p. 657 b), une très belle pièce sur la mort de Molière (IV, 26 ; p. 676
a. Elle avait paru, avec plusieurs autres, dans la
Multiplex et varia poesis de 1683, p. 121-122, et fut imitée en français par un autre jésuite, Dominique Bouhours ; voir Georges Mongrédien,
Recueil des textes et des documents du XVIIe siècle relatifs à Molière, Paris, Éditions du CNRS, 1965, t. II, p. 472), la traduction latine d’un poème de Desportes (IV, 32 et 33 ;
Multiplex et varia poesis, p. 124-125 ;
Opera omnia, p. 676 b - 677
a) et du madrigal de Pierre Patrix, « Je songeais cette nuit que, de mal consumé... » (IV, 4 et 5 ;
Multiplex et varia poesis, p. 115 ;
Opera omnia, p. 674 b : « In somnis, hac nocte, malo consumptus, humari, / Pauper ubi jacuit me prope, visus eram. / Cumque mihi talem vicinum ferre nequirem, / Increpui duris, nobilis umbra, sonis. / Vile, facesse, caput : putresce hinc longius a me. / Non sic te comitem convenit esse meum. / Vile caput ! pauper respondit voce superba : / Quaere alibi viles, vilis, et ipse, tuos. / Hic tibi cedo nihil : mors omnes omnibus aequat. / Tam mea nunc sedes, quam tua, putre fimum »).
[13]
FRANCISCI / VAVASSORIS / SOCIET. JESU /
DE EPIGRAMMATE / LIBER / ET /
EPIGRAMMATUM / LIBRI TRES. / [fleuron] / PARISIIS / E typographia EDMUNDI MARTINI / via Jacobaea, sub sole aureo. / [filet] / M. DC. LXIX. /
CUM PRIVILEGIO REGIS. [BNF, Y. 581 (1) ; BM Lyon, 344138].
[14]
De Baecker-Sommervogel,
Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, t. VIII, col. 499-508 (à compléter par le catalogue des imprimés de la BNF).
[15]
FRANCISCI / VAVASSORIS / E SOC. JESU / MULTIPLEX ET VARIA / POESIS, /
Antea sparsim edita : nunc in / unum collecta. / [...] / PARISIIS, / Apud Viduam CLAUDII THIBOUST, / ET / PETRUM ESCLASSAN [...] / [filet] M. DC. LXXXIII. (p. 111-134) [BNF, Yc 8744 et 8746 ; Bibliothèque Mazarine, 52394 ; BM Lyon, 348313 ; BM Rouen,
GS, p. 1365 ; BM Troyes]. Ce
Liber epigrammatum formera le quatrième livre d’épigrammes dans les
Opera omnia.
[16]
Opera omnia, Amsterdam, P. Humbert, 1709, p. 648
b.
[17]
Ibid., p. 648 b - 649
a. Ce poème n’est pas signalé dans le
Recueil des textes et des documents du XVIIe siècle relatifs à Corneille de G. Mongrédien (Paris, Éditions du CNRS, 1972).
[18]
On la comparera avec celle qui se lit dans les
Colomesiana : « L’Antiquité tenoit pour la plus heureuse de toutes les femmes une Lacédémonienne nommée
Lampito, parce qu’elle avoit été fille de Roi, femme de Roi et mère de Roi. Le bonheur d’
Anne Marie Mauricette d’Aûtriche de glorieuse mémoire a été encore plus grand ; car elle étoit fille de
Philippe III. Roi d’Espagne, s
œur de
Philippe IV, femme de
Louïs XIII, et mere de
Louïs XIV, notre triomphant Monarque » (
Scaligerana, Thuana, Perroniana, et Colomesiana, Amsterdam, Covens et Mortier, 1740, p. 579).
[19]
Gustave Reynier,
Thomas Corneille. Sa vie et son théâtre, Paris, Hachette, 1892, p. 2 ( « nous le voyons, dès l’école, s’essayer dans ce genre un peu puéril de la tragédie scolaire que les Jésuites cultivèrent toujours avec prédilection. De Boze, qui tenait assurément l’anecdote de Thomas lui-même, raconte qu’étant en rhétorique, “il composa en vers latins une pièce, que son régent trouva si fort à son gré, qu’il l’adopta et la substitua à celle qu’il devait faire représenter par ses écoliers, pour la distribution des prix de l’année” » ), 376-377 (liste des traductions) ; David A. Collins,
Thomas Corneille : Protean Dramatist, La Haye, Mouton (=
Studies in French Literature, VII), 1966, p. 15 (largement tributaire du travail de Reynier).
[20]
Vavasseur est mort à Paris le 16 décembre 1681, Corneille le 1
er octobre 1684.
[21]
Édition originale à la BNF (H. 10010) et au Musée Condé (XI
B 54) ;
Opera omnia, p. 567-617, et extraits dans
La Lyre jésuite, p. 150-155 (le poème unit heureusement les Évangiles et les
Métamorphoses d’Ovide). La dédicace du poème (de Bourges, 1644) est adressée à François Sublet de Noyers, le « Jesuite galloche » (Tallemant des Réaux,
Historiettes, éd. A. Adam, t. I, p. 352), alors en disgrâce.
[22]
Delphini Horoscopus, Paris, Jean Camusat, 1638, 32 p. (BNF, 4
o Lb
37 234 ; Sommervogel, t. VIII, col. 500, n? 10 ;
Opera omnia, p. 215 b - 222 b), qui fait pâle figure à côté de l’admirable
Nuict des Nuicts de Gabriel Du Bois-Hus.
[23]
Paris, S. Cramoisy, 1662, 4 ff. (BNF, Rés. gr. Yc 600 ; Sommervogel, t. VIII, col. 505, n? 38,
Opera omnia, « Epigrammata », I, 56, p. 651 b). L’idée de
forma occupe une place importante chez Vavasseur ; cf. son mémoire
De forma christi, 1649 (
Opera omnia, p. 317-341).
[24]
Paris, S. Cramoisy, 1662 (BNF, 4
o Lb
37 3472 ; Sommervogel, t. VIII, col. 505, n? 39).
[25]
DE PACE
/ AC
/ REGALIBUS NUPTIIS
/ EPIGRAMMATA.
/
[marque] / PARISIIS,
/ Apud SEBASTIANUM CRAMOISY Regis & Reginae / Architypographum, viâ Jaco baeâ. / [filet] / M. DC. LX. /
Cum Privilegio Regis. (16 p. ;
Opera omnia, p. 648-649). L’ouvrage, signé à la fin, manque au catalogue de la BNF. On le trouve à la Bibliothèque Sainte-Geneviève (4
o Y 422
3 Inv. 551 FA) et à la Mazarine, dans un recueil factice (A 16659, n? 10).
[26]
Rapin avait également donné un opuscule,
Pacis triumphalia ad Eminentissimum Cardinalem Julium Mazarinum, pro pacificatione legatione feliciter gesta, Paris, 1660, 29 p. (Sommervogel, t. VI, col. 1445, n? 8). Pour ne pas se limiter aux jésuites, on citera encore
Le triomphe de la paix du P. Cyprien, carme déchaussé (voir les
Estudios de Investigación franco-española, n? 10, 1994, p. 27-61).
[27]
Éd. cit., p. 18-19.
[*]
Je suis heureux de remercier M
mes Claudine Brabetz (BM Rouen), Nicole Garnier (Musée Condé), MM. François Berquet (BM Troyes), Guy Parguez (BM Lyon), Raymond-Josué Seckel (BNF), Georges Forestier, Marcel Israel et Roger Zuber, de l’aide qu’ils ont bien voulu m’apporter, au fur et à mesure que cette étude prenait forme. M. Marc Fumaroli lui a donné – probablement sans s’en douter – l’impulsion initiale. On trouvera un essai d’attribution analogue dans l’article de Jean Mesnard, « Deux poésies à restituer à Corneille »,
Mélanges historiques et littéraires sur le XVIIe siècle offerts à Georges Mongrédien par ses amis, Paris, Société d’Étude du XVII
e siècle, 1974, p. 243-259.