Dix-septième siècle
P.U.F.

I.S.B.N.9782130529576
192 pages

p. 741 à 748
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Note et document

n° 217 2002/4

2002 XVIIe siècle Note et document

Note et document

Yvan Loskoutoff Université du Havre.
Mazarini’s Desmarets. Addenda au Corpus Maresianum
L’ouvrage de Hugh Gaston Hall, Richelieu’s Desmarets and the Century of Louis XIV, qui reprend et développe sa thèse de Yale (1958), ne laisse pas craindre pour sa documentation, l’auteur étant un collaborateur du bibliographe américain Cabeen [1]. Sa bibliographie s’ouvre sur un Corpus maresianum, dont les difficultés ont été évoquées dans l’introduction. Au onzième chapitre, consacré aux poèmes brefs et aux jeux, H. G. Hall avoue ne pas avoir retrouvé « une ode de M. Desmarets sur les mouvements de Naples » mentionnée par Conrart dans une lettre à André Félibien du 27 décembre 1647 [2]. Aucun complément au Corpus maresianum n’ayant à notre connaissance été publié, nous proposons d’abord de localiser cette ode et de la situer dans son contexte.
L’affaire de Naples sollicite longuement l’intérêt de Conrart dans sa correspondance [3]. Mazarin avait d’abord hésité à tirer parti contre les Espagnols de l’insurrection de Masaniello (juillet 1647), mais le duc de Guise étant intervenu de son propre chef en octobre, il envoya fin novembre une flotte dirigée par le duc de Richelieu qui arriva en vue de Naples le 19 décembre [4]. Comme le souligne H. G. Hall, Desmarets se trouvait directement impliqué dans l’aventure, étant secrétaire général de la marine du Levant. C’est à ce moment qu’il rédigea une ode pour justifier l’expédition. Conrart ne précise pas s’il a eu en main un manuscrit ou un imprimé, mais une telle opération de propagande gouvernementale peut laisser penser qu’on recourut aux presses. Si nous n’avons pas trouvé trace d’une première édition contemporaine des événements, le texte, d’ailleurs connu de Chéruel [5] et de Lachèvre [6], figure dans les Elogia Iulii Mazarini cardinalis, recueil des meilleures pièces encomiastiques dédiées au ministre, réuni par Ménage à la demande de Colbert en 1666, soit cinq ans après la mort du principal intéressé. L’ouvrage comporte trois parties paginées, et parfois reliées, séparément, la première latine, la seconde italienne, la troisième française, dans laquelle figure l’ode : « La sibylle cumée à Monseigneur le cardinal Mazarini » [7]. En quatorze dizains d’octosyllabes, Desmarets donne la parole à la sibylle de Cumes, « Une voix veuve de son corps », qui lance un appel de détresse au cardinal :
Viens secourir ma Parthenope.
Apres cent mille maux soufferts,
Son Peuple ayant brisé ses fers,
Contre l’Ibere te reclame.
La sibylle trace ensuite, afin de mieux convaincre Son Éminence, un tableau pathétique des malheurs successifs de Naples dans l’histoire, tous dépassés par celui de l’ultime insurrection. Un nouvel appel permet de célébrer le jeune duc de Richelieu, nom cher à l’auteur. Le poème s’achève sur un triple oracle : de liberté pour Naples, de triomphe pour le sceptre français et de papauté pour Jules. Cependant l’expédition échoua en raison de dissensions avec le duc de Guise, ce que certains historiens n’ont pas laissé d’interpréter comme un des prodromes de la Fronde. Les auteurs de mazarinades ne négligèrent d’ailleurs pas d’exploiter l’insuccès, accusant le cardinal d’exposer un prince et de verser le sang français afin d’étendre son népotisme ou de faire le jeu de l’Espagne pour y trouver refuge [8]. L’argument employé par les partisans de Mazarin fut que la situation internationale ne permettait pas d’autre choix. Il est invoqué par Naudé dans son Mascurat [9] et par Cyrano de Bergerac dans la lettre qu’il écrivit en faveur du cardinal avant de tourner casaque : « Il eust esté contre toutes les regles de la prudence humaine, d’en negliger la conqueste, qui nous estoit comme asseurée » [10]. Tous les torts revenaient à une Fortune contraire, non à Son Éminence.
L’ode de Desmarets doit être replacée dans le cadre d’une campagne d’opinion où la poésie ne joua pas un mince rôle. La contribution la plus remarquable revient à Tristan L’Hermite, poète pensionné du duc de Guise. Ses Vers héroïques, publiés en 1648, pendant l’expédition, comprennent un cycle dédié au libérateur de Naples. Mazarin en est absent. La nuance d’héroïsme galant y domine [11], l’entreprise militaire ayant été lancée à Rome où le paladin tentait de faire annuler son mariage avec la comtesse de Bossu par amour pour Suzanne de Pons, fille de la suite d’Anne d’Autriche qui se croyait déjà reine de Naples. Le héros y apparaît sous le nom d’Anaxandre et sa belle sous celui d’Élize. L’incipit d’un seul sonnet permettra de saisir le ton de l’ensemble : « Ô beauté qu’un depart afflige »... Mais le souffle purement épique, celui qui avait inspiré Desmarets, n’est pas absent, notamment dans la pièce LIV, une ode intitulée « Pour Monseigneur le duc de Guyse Son altesse allant avec la flotte de France au secours des Napolitains ». La sirène Parthénope y appelle un libérateur, un nouveau Jason, et, comme chez Desmarets, l’ode prend une tournure prophétique, célébrant un : « Digne Prince à qui la victoire / Tant de couronnes a promis » [12]. En 1654, le duc tenta une nouvelle intervention. Derechef Tristan fit vibrer sa lyre, mais sur un mode plus vindicatif. Exploitant discrètement le thème de la croisade, souvent à l’horizon du style héroïque à cette époque et qui avait déjà servi sous Richelieu [13], il invitait dans une ode à « réduire bien bas / L’orgueil du peuple demi-more » [14]. L’échec fut cette fois immédiat ; Guise revint penaud de chez les « demi-mores ».
L’année de sa mort, en 1646, peu avant la première expédition, François Maynard, publiait ses Œuvres. On peut y lire deux sonnets dédiés au duc de Guise à la famille duquel il avait aussi été attaché [15]. Ils développent le thème de la croisade, exploitant ponctuellement les mêmes lieux communs que Tristan devait appliquer à l’aventure napolitaine. Si Maynard affirme quitter sa retraite « Pour estre spectateur de ce que tu dois faire » [16], Tristan avoue que le Destin l’a fait naître « Pour estre à l’avenir le témoin de ta gloire » [17]. Quand le premier achève un sonnet affirmant :
Les Peuples baptisez ne regardent que toy.
En cette extremité qui les peut mieux defendre
Que le plus grand Heros du sang de Godefroy ? [18]
le second ouvre des stances s’adressant à Rome et peignant les ancêtres du héros :
Comblans tout l’Orient de merveille et d’efroy.
Mais sans qu’il soit besoin d’en dire davantage,
À l’air de son visage
Tu reconnestras bien le sang de Godefroy. [19]
Si la rime est plus riche chez ce dernier, l’évocation de la gloire ancestrale fait pointe finale pour le premier. Tristan avait-il lu Maynard ? Cela paraît possible. Les thèmes de croisade, absents de l’ode « La sibylle cumée à Monseigneur le cardinal Mazarini », ont été parfaitement réexploités ici à usage anti-espagnol. Il reste que la clientèle commune à Henri de Guise doit être ajoutée au parallèle jadis établi entre les deux poètes par Jean-Pierre Chauveau [20].
Divers recueils factices consacrés à la première expédition comprennent, outre manifestes et proclamations de toutes sortes, des pièces en vers [21]. On trouvera aussi dans les Elogia... une lettre latine de Gabriel Madelenet écrite en 1647 et publiée séparément en 1649, dont un passage célèbre l’appel de Naples à la France :
Et le diadème récemment arraché à la tête de la belle Parthénope, qui, lasse de sa honteuse servitude, après avoir longtemps haï en vain les haches espagnoles, brisa enfin les liens funestes à son cou indocile. De nouveau tournée vers ses précédents maîtres, elle se réjouit de supporter un joug ami sous un prince gaulois. [22]
En 1648, l’abbé Perrin dédiait à Mazarin la première partie de sa traduction de l’Énéide ; Virgile ayant sa tombe à Naples, il ne pouvait manquer d’évoquer les événements qui secouaient la métropole. L’explication des emblèmes du frontispice, composés par Abraham Bosse d’après les travaux d’Hercule (voir reproduction), lui applique l’épisode du brigand de Calabre, figure de la tyrannie espagnole, dont il était finalement réservé au cardinal seul de venir à bout par l’envoi d’une secourable flotte. Le poète s’adresse au peuple napolitain :
Desja le bras triomphant,
Du Prince qui te deffend,
Sans l’assistance de Iule
Auroit l’exploict achevé :
Mais ce trauail est d’Hercule
Pour Hercule reserué. [23]


Abraham Bosse, frontispice pour la traduction de l’Énéide par l’abbé Perrin, vol. 1, 1648, dédié à Mazarin
Agrandir l'image 1

L’expédition napolitaine eut donc un retentissement littéraire non négligeable, aussi bien dans l’éloge que dans le pamphlet. Elle apparaît dans des pièces soit spécialement composées pour la circonstance, comme les odes de Desmarets ou de Tristan, soit de sujet plus large comme la lettre de Madelenet, le frontispice de Perrin ou les mazarinades.
La consultation des Elogia... permet en outre de retrouver, avec variations de graphie et de ponctuation, des textes connus de H. G. Hall, publiés à la suite des Œuvres poétiques (1641) dans les Odes, poemes et autres œuvres (sans privilège ni achevé d’imprimer ; peu après mai 1643, d’après H. G. Hall) : ainsi du sonnet « Honneur de l’Italie, et support de la France » (Œuvres poétiques, p. 23 ; Elogia..., p. 11), ainsi de la Plainte « Jules, dont le beau nom égalera la gloire » (Œuvres poétiques, p. 24-28 ; Elogia..., p. 30-33). Ces poèmes sont caractéristiques des premiers éloges dédiés à Mazarin, ils développent le parallèle des deux pourpres. Cependant la réédition de la Plainte présente aussi des variantes, confirmant ce que nous avons remarqué dans une autre étude [24] : s’il ne semble pas qu’il y ait eu des pièces spécialement composées pour les Elogia..., il n’est pas rare que les vers aient été modifiés (par leur auteur ? par Ménage ? Le cas de la première pièce de Brébeuf, différant en six points de la même dans ses Éloges poétiques de 1661, année de sa mort, peut faire pencher pour la seconde hypothèse. Mais, en 1666, Desmarets est encore vivant).
Il faut en outre ajouter au corpus deux autres versions de la Plainte non mentionnées par H. G. Hall, l’une manuscrite, à la Bibliothèque de l’Arsenal, dans le recueil de Conrart [25]. Desmarets s’était agrégé au groupe qui se réunissait chez ce dernier et qui forma le premier noyau de l’Académie française ; on s’explique donc sans mal que certaine de ses œuvres figure dans les papiers de l’érudit. L’autre version apparaît dans un ouvrage publié du vivant de Desmarets et qui fut réédité, le Recueil de poësies chrétiennes et diverses, Dedié à Monseigneur le Prince de Conty par M. de La Fontaine [26]. Le prince de Conti était fils d’une nièce de Mazarin et La Fontaine se trouvait attaché aux cercles du défunt ministre par de nombreux liens. Il n’est dès lors pas surprenant de trouver, dans cet ouvrage de réputation janséniste réuni par Loménie de Brienne, quantité de pièces présentes dans les Elogia... Le volume I comprend quatre textes de Desmarets d’inspiration religieuse ; le volume III, sept textes d’inspiration profane dont la Plainte. Celle-ci existe donc en quatre états tous différents. Comparons-les. En nous fondant sur une analyse surtout sémantique, nous proposons de situer le manuscrit après l’édition de 1643, avant celles de 1666 et 1671.
Le poète célèbre d’abord Jules meilleur que Jules César qui nous détruisit alors « Que tu conduis la France et que tes soins ardans / Veillent pour sa fortune, et dehors et dedans » (v. 7-8 ; états 1, 2, 3). En 1671, le dernier hémistiche est remanié en « au-dehors, au.dedans », supprimant l’accumulation un peu lourde du même coordonnant sur deux vers. Jules est ensuite invité dans les deux premières versions à écouter la Muse qui avait fait les délices d’Armand, « Pour l’alléger du poids de tes sages discours » (v. 16), changé dans les deux dernières versions en : « Pour mesler ses douceurs à tes graves discours ». La modification de ce vers évoquant la jeunesse de Mazarin au service de Richelieu atténue l’opposition de la poésie qui « allège » et du « poids des sages discours », pour lui substituer l’harmonieuse collaboration du poète et du politique. Puis la parole est donnée à Richelieu mourant qui lègue le pouvoir à Jules. Au vers 30, Armand affirme, en 1643 : « La gloire de la Paix va payer ton merite » transformé dans les trois autres états en : « La gloire de la Paix doit payer ton mérite ». Alors que la Paix avait d’abord toute liberté de récompenser, elle en a maintenant le devoir. La variante insiste sur la dette envers le ministre pacificateur. Il faut sans doute, sur la foi de ce vers, situer le manuscrit après le traité de Westphalie, en 1648, ou même des Pyrénées, en 1659. Desmarets souligne ensuite la faveur dont Richelieu le comblait, Jules en fut témoin et il l’appelle à la renouveler évoquant, aux vers 51-52 du premier état, les difficultés financières dont il était alors victime [27] : « Ie n’ay rien que des vers pour secourir mon Roy. / Sauue moy du tranchant d’une seuere loy » qui devient, dans les autres versions : « Sauve mon peu de bien d’une severe loy. / C’est un rien pour l’Estat, et c’est le tout pour moy ». Cette fois l’amélioration vise non l’image du dédicataire, mais celle du poète. Alors qu’il avoue maladroitement le peu de pouvoir de ses vers en 1643, toute allusion à sa fonction littéraire disparaît ensuite pour implorer une faveur qu’il voudrait facile. Puis la Plainte développe le thème du mécénat, rappelant comment Auguste avait été indifférent au chant d’Ovide exilé alors qu’il se souciait du sort de ses armées. La plainte d’Ovide est restée ; Auguste est mort comme ses armées. Le vers 73 explique, dans un récit au passé : « Il fut sourd aux regrets d’une Muse exilée (1, 2) » qui devient : « Il est sourd aux regrets d’une Muse exilée (3, 4) », introduction d’un présent de narration destiné à rendre l’évocation impériale plus vivante et plus susceptible de toucher le dédicataire. L’imploration de la faveur se fait alors plus pressante. Si le poète admet qu’on puisse la retrancher aux « riches fainéants », cela ne saurait être : « De qui donne à l’Estat, ou son sang, ou sa peine (2) », qui était en 1643 et redevient, en 1666 et 1671 : « De qui donne à l’Estat, et sa vie, et sa peine ». La version finalement préférée insiste sur le don par la double coordination en « et » qui ne laisse pas le choix du « ou ». « Vie » suppose un don total à l’inverse du sang, par ailleurs moins bienséant. Le poème s’achève dans la même note. Simplement, au vers 115, Desmarets a remplacé un « Long-tems la modestie a defendu ma cause / Mais d’un accueil sans fruit on payoit sa douceur (1, 2) », qui pouvait suggérer une attente un peu trop matérielle, par un plus héroïque : « Mais d’un accueil sans bruit on payoit sa douceur (3) » en antithèse avec les deux vers subséquents : « I’ay trouvé son silence un foible defenseur. / Un parler genereux maintenant lui succede ». Cependant, en 1671, l’alliance un peu clinquante de « bruit/silence », qui modérait l’effet du « parler genereux », est effacée au profit du « fruit » primitif. Sur sept variantes, deux opposent la première version aux trois autres, deux opposent 1 et 2 à 3 et 4, les trois restantes proposent des schémas variés : 1, 2, 3 / 4 ; 1, 3, 4 / 2 ; 1, 2, 4 / 3. Cinq fois sur sept, les deux dernières versions sont identiques. C’est aussi quatre fois le cas pour les deux premières. On peut parler de deux paires. Les modifications revêtant le plus souvent un caractère sémantique, l’auteur en est probablement responsable. Elles visent à améliorer l’image du dédicataire ou celle du poète, dans la position malaisée du quémandeur qui ne veut trop le paraître. Celle qui fait évoluer le vers 30, de « La gloire de la Paix va payer ton merite » en 1643, à « doit payer » dans les trois autres versions, peut laisser penser que le manuscrit est postérieur à 1648, date du traité de Westphalie, sinon à 1659, date de celui des Pyrénées. Mais les textes formant deux couples par similitude, nous pencherions, sans certitude, pour 1648.
Enfin, si la plupart des pièces inventoriées par Lachèvre dans des recueils collectifs proviennent des Œuvres poétiques, les Elogia... renferment un sonnet qui n’y figure pas : « Jules, en qui reluit la divine puissance » [28]. Ce poème est postérieur à la mort de Richelieu, la première strophe faisant allusion au transfert du pouvoir d’un cardinal à l’autre. Après avoir regretté la difficulté d’accès de Son Éminence, Desmarets y lance une nouvelle imploration à la faveur. Cette multiplication des suppliques laisse penser que le ministre ne répandit pas ses largesses sans difficulté. André Kerviler avance, d’après un témoignage de Benserade, que la pension de Richelieu fut prorogée mais soudain interrompue [29]. Cela peut correspondre à l’emprisonnement que l’écrivain eut à subir à la suite d’intrigues matrimoniales et financières avec la famille du défunt ministre. On sait aussi que Jules préférait parfois, aux versements réguliers, les actes de largesse ostentatoires mais ponctuels, qui frappent le public et tiennent le récipiendaire en haleine. Mais si Brébeuf eut à pâtir de cette politique [30], il semble que ce ne fut pas, finalement, le cas de Desmarets.
Ce ne sont là que quelques glânes, illustrant la poésie héroïque de propagande ou celle de la supplique adressée au maître. Ils ont en commun d’éclairer la transition de faveur d’une Éminence à l’autre. Ainsi que l’indique son titre, l’ouvrage de H. G. Hall privilégie les liens de Desmarets avec Armand, mais quand on étudie ce dernier, on a toujours intérêt à prolonger les recherches du côté de Jules. En dépit d’un préjugé critique dépréciant son mécénat littéraire, la même clientèle tendit à se perpétuer [31]. Si Desmarets fut Richelieu’s, il n’en fut pas moins Mazarini’s ; l’ode napolitaine et la splendide édition des Délices de l’esprit, dédiée à Jules en 1658, en apportent la preuve.
 
NOTES
 
[1] Voir le compte rendu de C. E. J. Caldicott pour XVIIe siècle, no 173, octobre-décembre 1991, p. 461-462. H. G. Hall a publié le volume III A, supplément pour le XVIIe siècle de A Critical Bibliography of French Literature, Syracuse (NY), Syracuse University Press, 1983.
[2] Oxford, The Clarendon Press, 1990, p. 212.
[3] Voir René Kerviler et Édouard de Barthélemy, Valentin Conrart, premier secrétaire perpétuel de l’Académie française, sa vie et sa correspondance, Paris, Librairie académique Didier et Cie, 1881, entre les lettres XLI (9 août 1647) et LXXXII (30 avril 1648).
[4] On trouvera le détail de l’affaire, accompagné d’une bibliographie, dans Adolphe Chéruel, Histoire de France pendant la minorité de Louis XIV, Paris, Hachette, 1879-1880, 4 vol., vol. 2, livres VI et VII. Sur les mouvements dans leur ensemble, on pourra consulter Aurelio Musi, qui s’inspire surtout de Chéruel pour ce qui regarde la part française : La rivolta di Masaniello nella scena politica barocca, Prefazione di Giuseppe Galasso, Napoli, Guida Editori, 1989.
[5] Op. cit., vol. 2, p. 380-381.
[6] Bibliographie des recueils collectifs de poésie publiés dans les dernières années du XVIe et pendant le XVIIe siècle, Paris, 1903-1905, 4 vol., vol. 3, p. 302. H. G. Hall mentionne pourtant cet ouvrage.
[7] Parisiis, Excudebat Antonius Vitré, Regis et Cleri Gallicani Typographus, 1666, p. 37-41.
[8] Voir Célestin Moreau, Choix de mazarinades, Paris, Jules Renouard, 1853, 2 vol., vol. 1, p. 28, 102, 251, 339, vol. 2, p. 38.
[9] Jugement de tout ce qui a esté imprimé contre le cardinal Mazarin, Depuis le sixième Ianvier, iusques à la Declaration du premier Auril mil six cens quarante-neuf, s.l., s.é., s.d. [Paris, probablement l’Imprimerie royale, 1649], p. 472-475.
[10] Œuvres complètes, Paris, Belin, 1977, éd. Jacques Prévot, « Lettre XXI, Contre les frondeurs », p. 121.
[11] Sur ce style on pourra se reporter à la communication d’Alain Génetiot : « Le lyrisme tristanien : une idylle héroïque en éclats », Actualités de Tristan, Colloque international, 22-24 novembre 2001, Université de Paris X - Nanterre, à paraître.
[12] Les vers héroïques, Genève, Droz, 1967, p. 219.
[13] Voir, sur ce point, Étienne Thuau, Raison d’État et pensée politique à l’époque de Richelieu, Paris, Albin Michel, 2000, p. 282-286, « L’idée de croisade ». Dans son Panégyrique de la paix, qui date de la fin du ministériat de Mazarin, Brébeuf se plaît à prêter au ministre un vaste projet de croisade. L’extinction de la Fronde n’aurait été qu’un « prélude à de si longs travaux ». Il se garde bien de mentionner l’expédition napolitaine mais on a nettement l’impression qu’elle entrait dans ce cadre. Voir les Elogia Iulii Mazarini cardinalis, op. cit., p. 205-206.
[14] La BNF possède la plaquette originale : La Renommée à Son Altesse de Guise, À Paris, Chez Guillaum de Luyne, 1654, texte reproduit dans N.-M. Bernardin, Un précurseur de Racine, Tristan L’Hermite, Sieur du Solier (1601-1655), sa famille, sa vie, ses œuvres, Paris, Alphonse Picard, 1895, appendice no XXIX.
[15] Voir l’édition des Lettres de Maynard par Flotte (1652) dont la dédicace à Louis de Lorraine affirme que le poète « a toute sa vie esté serviteur de l’illustre maison de Guise ». Cité par Charles Drouhet, Le poète François Mainard (1583 ?-1646). Étude critique d’histoire littéraire, Thèse pour le doctorat ès lettres présentée à la Faculté des lettres de l’Université de Paris, Paris, Champion, 1909, p. 84, n. 3.
[16] Œuvres poétiques de François de Maynard, éd. Garrisson, Paris, Alphonse Lemerre, 3 vol., 1885-1888, vol. 3, p. 30, « À Monseigneur le duc de Guise. Sonnet ».
[17] Les vers héroïques, op. cit., p. 220, LV, sonnet.
[18] Œuvres poétiques, op. cit., vol. 3, p. 35, « À Monseigneur le duc de Guise. Sonnet ».
[19] Les vers héroïques, op. cit., p. 210, LI, « À la ville de Rome, en faveur de Monseigneur le duc de Guyse, Stances ».
[20] « Maynard et Tristan », dans Maynard et son temps, Actes du colloque organisé les 19, 20 et 21 octobre 1973, par le Centre de recherches « Idées, thèmes et formes de 1580 à 1660 » de l’Université de Toulouse-Le Mirail, la Société des amis de Maynard et avec le concours de l’Académie des jeux floraux, Toulouse, Association des publications de l’Université de Toulouse-Le Mirail, 1976, p. 245-254.
[21] Voir Bibliothèque Mazarine, Recueil de pièces cote 5772 (sonnets italiens dédiés à Louis XIV et au duc de Guise), ou BNF, Manuscrits, collection Dupuy, no 674, Recueil de pièces manuscrites et imprimées concernant la révolution de Naples (1647-1648).
[22] « Ad Eminentissimum Principem Iulium Mazarinum epistola, scripta rure, prosperis Galliae rebus, anno scilicet 1647 », p. 35 : « Formosaeque recèns capiti diadema revulsum / Parthenopes, quae servitii pertaesa pudendi, / Hispanasque diu nequicquam exosa secures, / Discussit tandem indocili feralia collo / Vincula, et ad Dominos iterum conversa priores, / Gaudet arnica pati Gallo sub Principe fraena ».
[23] Paris, Vve P. Moreau, 1648, 2 vol., vol. 1, fol. 6 ro.
[24] « Fascis cum sideribus III : Le symbolisme armorial dans les éloges du cardinal Mazarin, ses prolongements dans les mazarinades, chez Corneille, Racine et La Fontaine », XVIIe siècle, no 214, janvier-mars 2002, p. 55-98.
[25] Manuscrit no 4116, Recueil Conrart, t. XI, p. 859 à 864.
[26] Paris, Pierre Le Petit, 1671, 3 vol.
[27] Voir sur ce point Guy Patin, Lettres, éd. J.-H. Reveillé-Parise, Paris, J.-B. Baillière, 1846, vol. 1, p. 522, vendredi 1er avril 1650. Gomberville dédia semblablement au ministre un sonnet où il demande l’exemption de la taxe des aisés, introduite par d’Émery en 1645 ; voir Chéruel, op. cit., vol. 2, p. 94. Le texte figure dans les Elogia..., p. 8.
[28] Op. cit., p. 60.
[29] Jean Desmaretz, Sieur de Saint-Sorlin. L’un des quarante Fondateurs de l’Académie française. Étude sur sa vie et ses écrits, Paris, J.-B. Dumoulin, 1879, p. 64-66.
[30] Voir René Harmand, Essai sur la vie et les œuvres de Georges de Brébeuf (1617 ?-1661), Paris, Société française d’imprimerie et de librairie, 1897.
[31] Pour exemple, à peu près un quart des poètes du Sacrifice des Muses (7 sur 31 + 6 pièces demeurées anonymes, d’après Lachèvre), le principal recueil encomiastique dédié à Richelieu (1635) figurent parmi les 31 auteurs de vers français des bien plus luxueux Elogia... On remarquera leur nombre total identique (en exceptant les anonymes), sans doute plus un effet d’imitation que de hasard.
© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis
[1]
Voir le compte rendu de C. E. J. Caldicott pour XVIIe sièc...
[suite] Suite de la note...
[2]
Oxford, The Clarendon Press, 1990, p. 212. Suite de la note...
[3]
Voir René Kerviler et Édouard de Barthélemy, Valentin Conr...
[suite] Suite de la note...
[4]
On trouvera le détail de l’affaire, accompagné d’une bibli...
[suite] Suite de la note...
[5]
Op. cit., vol. 2, p. 380-381. Suite de la note...
[6]
Bibliographie des recueils collectifs de poésie publiés da...
[suite] Suite de la note...
[7]
Parisiis, Excudebat Antonius Vitré, Regis et Cleri Gallica...
[suite] Suite de la note...
[8]
Voir Célestin Moreau, Choix de mazarinades, Paris, Jules R...
[suite] Suite de la note...
[9]
Jugement de tout ce qui a esté imprimé contre le cardinal ...
[suite] Suite de la note...
[10]
Œuvres complètes, Paris, Belin, 1977, éd. J...
[suite] Suite de la note...
[11]
Sur ce style on pourra se reporter à la communication d’Al...
[suite] Suite de la note...
[12]
Les vers héroïques, Genève, Droz, 1967, p. 219. Suite de la note...
[13]
Voir, sur ce point, Étienne Thuau, Raison d’État et pensée...
[suite] Suite de la note...
[14]
La BNF possède la plaquette originale : La Renommée à Son ...
[suite] Suite de la note...
[15]
Voir l’édition des Lettres de Maynard par Flotte (1652) do...
[suite] Suite de la note...
[16]
Œuvres poétiques de François de Maynard, éd...
[suite] Suite de la note...
[17]
Les vers héroïques, op. cit., p. 220, LV, sonnet. Suite de la note...
[18]
Œuvres poétiques, op. cit., vol. 3, p. 35, ...
[suite] Suite de la note...
[19]
Les vers héroïques, op. cit., p. 210, LI, « À la ville de ...
[suite] Suite de la note...
[20]
« Maynard et Tristan », dans Maynard et son temps, Actes d...
[suite] Suite de la note...
[21]
Voir Bibliothèque Mazarine, Recueil de pièces cote 5772 (s...
[suite] Suite de la note...
[22]
« Ad Eminentissimum Principem Iulium Mazarinum epistola, s...
[suite] Suite de la note...
[23]
Paris, Vve P. Moreau, 1648, 2 vol., vol. 1, fol. 6 ro. Suite de la note...
[24]
« Fascis cum sideribus III : Le symbolisme armorial dans l...
[suite] Suite de la note...
[25]
Manuscrit no 4116, Recueil Conrart, t. XI, p. 859 à 864. Suite de la note...
[26]
Paris, Pierre Le Petit, 1671, 3 vol. Suite de la note...
[27]
Voir sur ce point Guy Patin, Lettres, éd. J.-H. Reveillé-P...
[suite] Suite de la note...
[28]
Op. cit., p. 60. Suite de la note...
[29]
Jean Desmaretz, Sieur de Saint-Sorlin. L’un des quarante F...
[suite] Suite de la note...
[30]
Voir René Harmand, Essai sur la vie et les œ--/zz-...
[suite] Suite de la note...
[31]
Pour exemple, à peu près un quart des poètes du Sacrifice ...
[suite] Suite de la note...