Dix-septième siècle
P.U.F.

I.S.B.N.9782130533566
192 pages

p. 637 à 651
doi: 10.3917/dss.034.0637

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

n° 221 2003/4

2003 XVIIe siècle

L’eau changée en argent ?

La vente de l’eau dans les villes anglaises au temps de l’eau rare  [1]

Mark S. R. Jenner Université de York.
Un jour d’août 1704, un groupe d’ouvriers conduit par le paveur Edward Linney pénétra dans la propriété d’Elizabeth Squire, une veuve d’Hampstead, pour procéder à des réparations sur un tuyau souterrain de la Society of the Hampstead Aqueducts, aussi connue sous le nom de Hampstead Waterworks Company. Leur arrivée provoqua la colère de la veuve. Dans sa déposition, Linney assure que cette dernière l’attaqua avec un long bâton et qu’il aurait été frappé à la tête, s’il ne s’était défendu avec une bêche. Le témoignage du charpentier Walter Dambry confirme que la veuve brutalisa le personnel de la compagnie. Il précise aussi qu’avec l’aide de sa petite-fille Mary Markham, elle fit tout pour empêcher le travail des ouvriers qui s’employaient à mettre à jour le tuyau, « rejetant sur eux la terre qu’ils dégageaient » [2]. Finalement, Mary Markham parvint à faire arrêter les employés de la compagnie et, toujours selon Dambry, aussitôt après qu’on les eut emmenés, les deux femmes retirèrent le tuyau. Ce n’est que quelques jours plus tard, que les ouvriers, accompagnés cette fois de magistrats, purent procéder aux réparations nécessaires. Mais, d’après Linney et Dambry, deux semaines ne s’étaient pas écoulées que Jonathan Markham, vraisemblablement parent de Mary, trancha le tuyau avec une hache d’abattage [3].
Cette agression contre les ouvriers de la compagnie n’était pas le geste isolé de deux femmes colériques. Elle s’inscrivait dans une série de contestations qui avaient débuté au moins trois ans auparavant et avaient déjà nourri plusieurs procès devant le tribunal de Chancery à Westminster [4]. Il semble par ailleurs qu’Elizabeth Squire et Mary Markham étaient soutenues par leurs voisins, puisque, cette après-midi-là, un officier de la communauté villageoise de Kentish Town, toute proche de leurs terres, vint leur prêter main-forte avec ses compagnons, à qui il ordonna de reboucher le trou [5]. Cette solidarité de voisinage se comprend aisément, dès lors que l’on s’intéresse aux circonstances dans lesquelles fut fondée la Society of the Hampstead Aqueducts et à l’affaire portée devant les tribunaux quelques années avant l’accident par Elizabeth Squire et son défunt mari John.
Dans les années 1690, alors que la Cité de Londres [6] était au bord de la banqueroute [7], un conseil fut établi pour trouver des moyens d’augmenter les revenus de la municipalité. Il examina un grand nombre de projets qui proposaient de privatiser les fontaines publiques de la ville et de tirer profit des droits d’exploitation des sources de la région londonienne, droits concédés à la Cité sous Henri VIII [8]. C’est ainsi qu’en janvier 1693, on afferma à Samuel Tucker, un marchand et common council man de Londres, William Paterson, lui aussi marchand et par ailleurs fondateur de la Banque d’Angleterre, et Israel Hayes, un gentilhomme londonien disposant des compétences techniques nécessaires, le droit d’exploiter les sources d’Hampstead, Hornsey et St Pancras, et de commercialiser l’eau qu’ils achemineraient dans plusieurs quartiers de la capitale. La société constituée par les trois hommes s’engagea à verser une somme forfaitaire initiale de 200 £ et un loyer annuel de 80 £ [9]. La mise en route de l’activité exigea de très gros investissements : il en coûta plus de 20 000 £ pour atteindre les sources, construire les réservoirs et poser les tuyaux. Toutefois, les associés réussirent à se procurer 12 000 £, grâce à la vente d’actions auprès du public [10].
Ce succès financier s’explique notamment par le fait qu’en matière de distribution d’eau, la société pouvait compter sur de nouveaux débouchés. La banlieue ouest de Londres, qui s’était beaucoup étendue au cours du XVIIe siècle, était située sur de petites collines mal desservies par les autres compagnies, en particulier la New River Company [11]. La Society of the Hampstead Aqueducts s’intéressait d’autant plus à ces quartiers qu’ils étaient aisés et populeux. Après moins de dix ans d’activité, elle y fournissait plus de onze cents ménages, mais aussi plusieurs brasseurs établis dans les quartiers de Soho, Kentish Town, Golden Square, et dans les paroisses de St Giles in the Fields et St James Westminster [12].
Mais, si l’on en croit John et Elizabeth Squire, le succès de la compagnie avait eu pour eux de fâcheuses conséquences. La construction d’un réservoir avait asséché les deux ruisseaux dans lesquels ils puisaient, tant pour leurs usages domestiques que pour abreuver le bétail. Depuis lors, ils manquaient d’eau dans toutes les occasions nécessaires [13]. La famille Squire n’était pas seule à se plaindre. En 1702, le conseil d’administration d’une société charitable d’Hampstead engagea un procès contre la compagnie, au prétexte que les activités de celle-ci avaient asséché la totalité des sources présentes sur son domaine, au détriment de la ville, de la paroisse et des pauvres [14].
Ces épisodes mouvementés illustrent les effets contradictoires produits par les compagnies à capitaux privés créées au cours du XVIIe siècle, pour alimenter en eau les grandes villes d’Angleterre, en particulier sa capitale. Il serait facile de présenter la Hampstead Waterworks Company comme une entreprise bénéfique, à la manière de ce que fit le biographe de Paterson au XIXe siècle [15] : l’installation de l’eau courante ne servait-elle pas l’intérêt général ? Mais, ainsi que nous venons de le voir, il semble bien que la compagnie priva les villages des environs de Londres de leurs sources. Je voudrais m’intéresser ici à ces contradictions, examiner les conflits et les incertitudes qui accompagnèrent le développement de la distribution commerciale de l’eau à Londres et ailleurs. Un tel examen devrait permettre de réviser quelque peu la manière dont on aborde la question de l’eau en milieu urbain à l’époque moderne.
Concernant l’approvisionnement en eau, l’historiographie se partage, pour l’essentiel, entre deux approches. Une première approche, qui est ancienne, consiste à recenser les projets échafaudés par les villes, à faire la chronique des créations de compagnies de distribution, à décrire les fontaines, les systèmes d’adduction et les machines destinées à élever l’eau [16]. Cette approche fournit de parfaits exemples d’histoire événementielle. En Angleterre, cette historiographie, surtout prospère au XIXe siècle, a célébré les ingénieurs et les hommes d’affaires, présentés comme les ancêtres des services de distribution d’eau de l’époque contemporaine [17]. Les livres qu’elle a produits s’appuient souvent sur des recherches remarquables, mais tournent presque toujours à l’hagiographie : alors que les succès sont étudiés avec soin, les échecs sont à peine mentionnés. Une deuxième approche, qu’on pourrait qualifier d’histoire annaliste des eaux urbaines de l’époque moderne, a été élaborée par Daniel Roche et Jean-Pierre Goubert dans les années 1970-1980. Ces deux auteurs ont abordé le sujet de manière structurelle, insistant sur le fait qu’à l’époque moderne, l’eau était rare et coûtait cher [18]. Les historiens de la culture matérielle ont étoffé cette thèse fondamentale, en montrant comment le manque d’eau avait influencé l’histoire du vêtement, de l’hygiène et de la santé [19]. Mais, à lire la description que fait Alain Croix de la situation dans les ville bretonnes, l’histoire de l’eau à l’époque moderne ressemble fort à une histoire immobile : « La quantité disponible d’eau non contaminée par déjections, immondices ou charognes, ou par des limons, pratiquement nulle en 1480, n’est plus négligeable dans des villes comme Saint-Malo, Rennes, et Nantes sans doute, deux siècles plus tard » [20].
L’histoire de l’eau dans les grandes villes d’Angleterre ne se conforme pas très bien à ce modèle essentiellement statique. Si, en France, les premières compagnies ont commencé à fournir l’eau courante aux particuliers vers la fin du XVIIIe siècle, en Angleterre, la distribution d’eau à grande échelle au profit des ménages bourgeois exista bien avant 1700. Ce fut là une grande innovation du XVIIe siècle et elle apparut à Londres. En 1582, le maire et les conseillers de la ville avaient autorisé l’ingénieur hollandais Peter Morris à construire une roue hydraulique, qui utilisait la force du courant pour puiser l’eau. Celle-ci circulait ensuite dans des tuyaux enfouis sous les rues, tuyaux qui, en dehors de quelques fontaines publiques, alimentaient pour l’essentiel des bâtiments privés. Contre paiement d’un loyer, un particulier pouvait ainsi disposer chez lui d’un petit tuyau, d’où l’eau sortait trois fois par semaine [21]. Dix ans plus tard, la ville autorisa Bevis Bulmer, un entrepreneur rompu aux techniques minières, à construire un château d’eau à Broken Wharf, au bord de la Tamise. Bulmer utilisait une machine actionnée par des chevaux pour distribuer l’eau, qu’il vendait dans les mêmes conditions que Morris [22]. Ces deux entreprises devinrent la London Bridge Waterworks et la Broken Wharf Waterworks Company, et vécurent jusqu’au XVIIIe siècle.
Mais, c’est en 1613 que naquit la compagnie qui allait devenir la plus célèbre et la plus importante, la New River Company, fondée par l’orfèvre londonien Sir Hugh Myddelton. Elle tirait son nom d’un canal de 60 km de long, qui acheminait l’eau tirée de sources situées près de Hertford, au nord de Londres, eau qui était ensuite distribuée dans des tuyaux d’orme [23]. Cette entreprise prit rapidement une importance considérable. En 1638, un ingénieur qui en dressait un bilan, révélait que 2 154 ménages de la Cité – soit peut-être un ménage sur dix – étaientt approvisionnés par ses soins [24]. Dans ce secteur de la capitale, le nombre des ménages jouissant de l’eau courante était particulièrement important, puisque la London Bridge Waterworks et la Broken Wharf Waterworks Company y étaient encore plus solidement implantées. Même s’il est difficile, faute de disposer des archives de ces entreprises, de fournir des chiffres précis à cette date, du moins sait-on que la seconde avait 600 abonnés vers 1655 [25]. Au fil du temps, la proportion de la population qui disposait de l’eau courante ne cessa d’augmenter. En 1677, c’était le cas de plus d’un tiers des ménages dans le quartier, plutôt pauvre, de Whitefriars, et de près des deux tiers dans le quartier central de Bassishaw [26]. En 1693, l’eau courante était devenue si banale, que les veuves logées dans la maison de retraite d’une des communautés de métier de Londres, rédigèrent une requête visant à obtenir qu’on souscrive un abonnement auprès de la New River Company [27]. Il est probable que, dans la banlieue, les ménages approvisionnés en eau courante étaient bien plus rares ; toutefois, au cours du siècle, plusieurs compagnies de moindre importance s’y établirent, notamment dans l’ouest de la métropole, à commencer par la Hampstead Waterworks Company [28].
Si, à Londres, l’alimentation en eau courante était très répandue – la plupart des voyageurs étrangers en étaient d’ailleurs frappés –, dans les autres villes, il en allait tout autrement. Toutefois, au cours des années 1690-1700, un groupe d’ingénieurs et de philosophes férus de technique, tels George Sorocold ou William Yarnold, mirent au point et firent connaître une série de pompes et de machines à puiser l’eau [29]. Au même moment, une vague spéculative profita de ce climat favorable pour échafauder projets et entreprises, ce qui déboucha sur une multiplication des compagnies de distribution dans le pays [30]. À tel point qu’en 1700, au moins huit des treize villes provinciales les plus peuplées d’Angleterre abritaient une compagnie de ce genre, comme le montre le tableau ci-après. Et une enquête préliminaire, encore provisoire, suggère qu’il était possible d’avoir l’eau courante dans beaucoup d’autres villes.


Urbanisation et eau courante : la situation des treize villes provinciales les plus peuplées d’Angleterre en 1700 [31]
Agrandir l'image 1

Au cours du XVIIe siècle, ces compagnies ont transformé le statut et la signification culturelle de l’eau. Dans les villes d’Angleterre, et singulièrement à Londres, l’eau est devenue un objet de commerce – on parlerait en anglais de commodification, au sens marxiste du terme. Longtemps, la plupart des citadins s’étaient ravitaillés à la rivière, au puits, à la fontaine, voire à la citerne destinée à recueillir l’eau de pluie [32]. Toutes ces sources d’approvisionnement étaient recherchées et, lorsqu’elles se trouvaient sur une propriété privée, on les protégeait de la soif de ses voisins. Au mois de mars 1621, par exemple, le conseil d’administration de l’hôpital St Thomas de Londres examina quelle mesure prendre contre Sir Henry Lillo, directeur de la prison de Fleet, suite à des troubles survenus à la porte de celle-ci, à cause d’un puits dont l’usage constituait manifestement un objet de litige entre les deux établissements [33]. Les habitants de Londres se fournissaient aussi auprès des porteurs d’eau, les tankard-bearers [34]. Dans ce cas, ils rémunéraient le travail du porteur, mais n’achetaient pas l’eau elle-même, que le porteur prenait librement dans la Tamise ou aux fontaines publiques, toutes ressources publiques et gratuites. En effet, la mairie de Londres, comme les pouvoirs publics d’autres villes anglaises, se préoccupait de maintenir le libre accès à l’eau, afin d’assurer aux habitants de quoi boire et cuisiner [35].
Des ordonnances réglementaient l’usage des fontaines et des puits publics, en stipulant ce qui était autorisé et ce qui ne l’était pas. À Londres par exemple, il était défendu d’abreuver les chevaux avec l’eau des fontaines publiques [36]. Cette interdiction relevait d’une économie morale assez semblable à celle qu’Edward Thompson a décrite à propos du marché du pain [37], en vertu de laquelle les biens de première nécessité devaient être préservés au profit de la collectivité. Les habitants eux-mêmes en étaient les premiers convaincus, qui s’efforçaient de protéger leurs ressources collectives dans le cadre de solidarités communautaires. En 1561, par exemple, un groupe de jeunes, de domestiques et de porteurs d’eau de la paroisse de St Bride, sur Fleet Street, conçut le projet d’aller attaquer la grande maison de Lord Paget, située hors de la Cité, en vue de couper le conduit privé que ce dernier avait fait greffer sur le tuyau qui conduisait l’eau à la fontaine de Fleet Street. À cause de cette dérivation, la fontaine publique était asséchée depuis huit mois et les riverains étaient privés d’eau. Ces derniers avaient bien adressé des protestations au maire et à ses conseillers, mais sans obtenir aucun résultat [38].
Dans cette affaire, les habitants exprimaient la conviction qu’on ne devait pas réserver l’accès à l’eau aux seuls gens riches, et surtout qu’une telle ressource ne pouvait en aucun cas devenir un objet de commerce. Dans la pièce de Thomas Heywood, Les Captives, écrite en 1624, le personnage de Scribonia se présente avec un seau à la porte d’un marchand et demande au valet de ce dernier de pouvoir le remplir de « ce que la terre ne refuse à personne, mais donne librement à tous, à savoir d’un peu d’eau de source ». Le valet, qui entend profiter de la situation pour obtenir les faveurs de Scribonia, lui demande un paiement en échange de l’eau. Scribonia répond par des reproches et lui demande avec insistance s’il est prêt à vendre « ce que la terre fournit à titre gratuit, et mettre un prix à ce qu’un ennemi même abandonnerait à son adversaire » [39] ?
De tels arguments ne pouvaient manquer de rappeler aux spectateurs que donner à boire aux assoiffés est un geste charitable, prescrit par la Bible. La fondation et la réparation des fontaines étaient d’ailleurs célébrées dans les chroniques urbaines comme des actes de charité [40]. Ces travaux donnaient une forme concrète à certaines métaphores bibliques, telle la fontaine de charité ou encore la source de l’amour divin. L’identification pouvait aller très loin, comme dans le long sermon Le Puits de Jacob et la Fontaine d’Abbot, prononcé en 1626 par James Cleland dans la cathédrale de Canterbury, en l’honneur de l’archevêque George Abbot, qui venait de doter Canterbury d’une fontaine publique. L’orateur sacré établissait un parallèle entre cette dernière et le puits creusé par Jacob, auprès duquel Jésus s’était reposé lors de son voyage en Galilée. Il explorait aussi le symbolisme de l’eau, des sources et des fontaines, associé à la personne du Christ [41]. Dans un sermon prononcé en 1661 devant le maire de Londres, William Bell exprimait quant à lui, de manière indirecte, mais très marquée, son opposition à la commercialisation de l’eau : « Vous devez permettre à la justice de se répandre comme de l’eau et à la vertu de s’écouler comme un fleuve puissant, libre et gratuit – ces deux derniers adjectifs étant exprimés en anglais par le seul mot free – (...) comme les eaux de la fontaine publique (...) et non comme celles de la New River, qu’on donne exclusivement à ceux qui les achètent » [42].
Quoique puissante, cette rhétorique était devenue sans effet à la fin du XVIIe siècle. À cette date, l’Angleterre ne consacrait plus d’argent aux fontaines publiques. À Londres, celles qui avaient été reconstruites après le grand incendie de 1666 étaient souvent complètement asséchées. En fait, les fontaines semblaient de plus en plus superflues. Dans la Cité, elles n’étaient plus au centre de la vie des quartiers et on les voyait même comme des obstacles à la circulation. Dans cette partie de Londres, une grande partie des habitants avaient un contrat d’abonnement avec une compagnie de distribution, qui les approvisionnait directement chez eux par le moyen de tuyaux privés [43]. Les bourgeois achetaient donc l’eau à une société, et l’eau appartenait à cette société. À la fin du XVIIe siècle, on présentait la New River Company et d’autres entreprises de ce genre comme des modèles de progrès technique et commercial [44]. En 1702-1703, une nouvelle pompe d’épuisement, dessinée par l’ingénieur George Sorocold, fut édifiée sur le pont de Londres. Célèbre pour sa puissance, cette machine était en mesure de fournir des quantités d’eau largement supérieures à ce qu’on avait vu jusqu’alors. En 1703, on prétendait que presque toute l’Angleterre la connaissait et en parlait [45] ; plus tard, elle devint plus célèbre encore grâce à la publication d’une gravure dans les Philosophical Transactions de la Société Royale [46]. Une semblable publicité servait manifestement les intérêts des entrepreneurs et des nouvelles compagnies de distribution, à Londres comme en province, dans la mesure où elle aidait à drainer les investissements, en persuadant spéculateurs et actionnaires de participer à la transmutation de l’eau en argent.
La commercialisation de l’eau peut paraître simple. Elle semble être le fruit naturel du progrès technique ou de l’évolution économique. En réalité, les choses étaient beaucoup plus compliquées, car l’approvisionnement des villes en eau se heurtait à de grands obstacles. Au cours du XVIIe siècle, les progrès des compagnies et de la distribution d’eau aux ménages furent lents, irréguliers et incertains. Le problème était en partie politique. Pour créer une entreprise capable de distribuer et de vendre de l’eau, il fallait de gros capitaux et une grande aptitude à gérer les appétits concurrents de tous ceux qui prétendaient avoir accès aux mêmes sources. Surtout, il était indispensable de gagner et de conserver la confiance des habitants, des municipalités et des actionnaires, malgré les difficultés inhérentes aux projets et la réputation douteuse des entrepreneurs et des compagnies de distribution.
Comme nous avons pu le constater à Hampstead ou Fleet Street, le rapport à l’eau était au cœur des relations sociales. Par conséquent, il était presque inévitable que les entreprises visant à modifier les conditions d’accès au précieux liquide débouchassent sur des conflits aigus. Dans la Cité de Londres, les porteurs d’eau menèrent par exemple de vigoureuses campagnes en faveur du maintien des fontaines publiques et contre la concurrence, dénoncée comme déloyale, des compagnies de distribution [47]. Ces hommes avaient une réputation de fauteurs de troubles, mais leurs protestations avaient néanmoins une portée considérable au début du XVIIe siècle, car ils pouvaient compter sur la fidélité d’une clientèle qu’ils côtoyaient quotidiennement. Certains riches bourgeois parlaient de « leur porteur d’eau » et ils couchaient ce dernier dans leur testament, au même titre que les autres domestiques [48]. Ainsi, le chirurgien et physicien londonien Balthasar Guercy légua 6 shilling 8 pence à son porteur d’eau en 1557 [49]. S’abonner à une compagnie de distribution signifiait donc que le ménage rompait des liens de charité, de fidélité et de voisinage. C’était une décision qui touchait autant aux relations sociales qu’au confort domestique.
En bonne logique, les entrepreneurs et les compagnies de distribution qui avaient des projets à présenter recoururent souvent à la rhétorique du bien public pour neutraliser les critiques. Lorsque Myddelton proposa pour la première fois le projet de la New River à la municipalité de Londres, il parla peu de la vente de l’eau, mais s’étendit sur la possibilité de nettoyer à grandes eaux les fosses puantes de la Cité [50]. La compagnie insistait aussi beaucoup – et à juste titre – sur l’atout que représentait l’adduction d’eau dans la lutte contre les incendies [51]. Néanmoins, bien des gens doutaient que l’entreprise fût avant tout soucieuse de l’intérêt général. Pour preuve, quand la Cité apporta son concours financier à la compagnie, des voix s’élevèrent pour dénoncer le fait que la municipalité avait laissé Myddelton et ses associés détourner un bien public pour leur profit particulier [52].
Sans cette rhétorique du bien public et le soutien municipal qui en résultait, il est vraisemblable que jamais des entreprises du genre de la New River Company n’auraient réussi à surmonter les formidables obstacles dressés devant leurs projets. Dans les campagnes, les fermiers et les meuniers protestaient souvent contre le pompage de l’eau, notamment dans les rivières. Les premiers prétendaient qu’on allait inonder leurs champs, tandis que les seconds affirmaient que leurs moulins n’auraient plus assez d’eau pour tourner. Entre les années 1640 et les années 1720, on proposa à plusieurs reprises de construire un canal permettant d’acheminer jusqu’à Westminster l’eau de la Colne, une rivière du comté d’Hertfordshire [53]. Mais, à chaque fois, les meuniers de la ville de St Albans en appelèrent au Parlement, prétendant que le canal allait les ruiner, puisqu’il provoquerait une diminution de la profondeur de la rivière et de la force du courant [54]. En 1698, une nouvelle compagnie fut fondée à Newcastle pour alimenter la ville avec l’eau tirée des sources du manoir voisin de Gateshead. Mais, peu de temps après, William Colesworth, propriétaire du terrain à Gateshaed, envisagea d’intenter un procès contre la compagnie, au prétexte que les travaux avaient inondé ses champs et qu’il n’avait pas été suffisamment rémunéré [55].
Les actions de ce type étaient souvent efficaces, comme le montre le fait que, dans les années 1760-1770, des pétitions, des brochures et des articles de presse en étaient encore à soutenir l’idée du canal de la Colne [56]. Et si l’on commença à creuser la New River dès 1609, il fallut très vite abandonner les travaux, à cause de l’opposition des meuniers, des patrons de chalands et des cultivateurs d’Hertfordshire. Myddelton mit deux ans à vaincre ces résistances et à résoudre les nombreuses querelles liées au prix des minuscules bandes de terre qu’il fallait acheter pour livrer passage au canal. Ces délais conduisirent l’entrepreneur au bord de la faillite : toute sa fortune ayant été investie dans le projet, chaque nouveau retard le fragilisait un peu plus [57].
Les formes de résistance illégales et bruyantes pouvaient, elles aussi, causer le plus grand tort aux entrepreneurs et à leurs compagnies. Dans les années 1630, Charles Ier loua la source appelée Dame Agnes the Clear, située à la frontière nord de la Cité de Londres, à une femme qui pensait vraisemblablement trouver une clientèle pour cette eau, notamment parmi les brasseurs. Or, peu de temps après, elle se plaignit de ce que les habitants du lieu avaient provoqué une émeute et cherché à lui faire renoncer à son entreprise. Dans une requête au roi, elle affirmait avoir dépensé 300 £ en frais de justice [58]. La résistance de John et Elizabeth Squire montre aussi que l’action de quelques personnes isolées pouvait causer le plus grand tort aux entreprises, même les plus riches. Pour adopter une métaphore militaire, les compagnies de distribution avaient des lignes de communication si allongées, qu’il était aisé de les saboter. Les tuyaux étaient très vulnérables, à la fois parce qu’ils étaient en bois, parce qu’ils passaient en plein champ et parce qu’ils n’étaient pas enterrés à une grande profondeur, afin de faciliter les réparations, qui étaient fréquentes. Les échauffourées que j’ai décrites en préambule peuvent ne pas sembler très sérieuses – elles ont en effet quelque chose de comique –, mais il demeure que la famille Squire parvint à interrompre la circulation de l’eau pendant des semaines, obligeant par exemple les brasseurs de Westminster à engager des ouvriers pour tirer l’eau des puits [59]. Outre que la compagnie de distribution perdit au total trois mois de revenus, un nombre non négligeable de ses clients résilièrent leur abonnement, estimant qu’on ne pouvait se fier à elle [60].
La décision prise par certains ménages de renoncer aux services de la Society of the Hampstead Aqueducts démontre que les compagnies de distribution devaient non seulement établir, mais aussi préserver leur image de marque auprès du public, ce qui n’était pas facile. Nombre d’entreprises étaient aux limites de ce que la technique de leur temps pouvait faire. Parfois, certaines d’entre elles élaboraient des projets cocasses, qui sortaient manifestement du champ du possible : ainsi, dans les années 1660, deux ingénieurs employés dans des compagnies londoniennes déposèrent un brevet d’invention, fondé sur l’utilisation d’éponges pour absorber et remonter à la surface l’eau qui s’infiltrait dans les galeries de mines [61]. Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que les entreprises aient souvent failli à leurs promesses, tant celle de fournir l’eau courante aux ménages bourgeois, que celle d’assurer de grands profits aux actionnaires. En effet, plus on s’intéresse à l’histoire technique et financière des compagnies de distribution d’eau au XVIIe siècle, et plus on découvre d’abonnés déçus, d’actionnaires malheureux et d’entrepreneurs ruinés, parfois même de véritables escrocs. Il semble, par exemple, qu’Edward Ford, propriétaire d’un château d’eau dans le West End de Londres dans les années 1650-1660, l’ait vendu à des acheteurs sans mentionner qu’il l’avait déjà partiellement cédé par actions [62]. Et, à la fin du siècle, William Bayley, qui avait reçu en adjudication la distribution de l’eau du canal d’Exeter, avec pour obligation de perfectionner celui-ci, disparut dans la nature avec une grande partie des fonds de l’entreprise [63].
Les machines à élever l’eau ont souvent fait l’objet d’une publicité retentissante, appuyée par des démonstrations destinées à mettre en valeur leur puissance. La machine de Morris, par exemple, lança un jet d’eau par-dessus le toit d’une église [64]. Toutefois, la réalité quotidienne était moins spectaculaire, comme le prouvent les témoignages recueillis par une commission extraordinaire de la Cour de l’Échiquier, chargée d’enquêter sur la qualité du service fourni par la New River Company, en vue de statuer sur l’utilité d’un projet visant à construire de nouvelles infrastructures. L’orfèvre William Wheeler expliqua qu’au moment où il s’était abonné, l’eau parvenait jusqu’à la pièce la plus élevée de sa maison, située à dix mètres de hauteur, mais que, très vite, elle ne dépassa plus le premier étage. L’approvisionnement lui parut si défaillant, par comparaison avec celui dont il disposait dans une autre de ses maisons, qu’il décida de résilier son contrat [65]. Les autres abonnés entendus par la commission n’étaient pas allés jusque-là, mais ils assuraient tous qu’en temps ordinaire, l’eau ne montait pas à plus d’un mètre et un demi dans les maisons : il fallait attendre les vacances judiciaires des tribunaux de Westminster pour voir la poussée augmenter, grâce au départ de tous ceux qui ne venaient à Londres que pour plaider [66].
La New River Company assurait donc un service médiocre, mais il n’était pas rare que les autres compagnies fissent moins bien encore. À cet égard, l’histoire de l’approvisionnement en eau courante de la ville de York est très révélatrice. Au cours du XVIe siècle, trois projets de distribution furent envisagés, mais aucun ne fut réalisé. En 1616, une entreprise commença à fonctionner, mais elle disparut avant 1632. Dans les années 1630, on échafauda un nouveau projet, qui ne vit jamais le jour [67]. Finalement, en 1677, la municipalité accepta de louer une tour d’enceinte, située au bord de la rivière d’Ouse, à un marchand londonien nommé Daniel Whistler, qui proposait d’y installer une machine lui permettant de distribuer et de vendre l’eau dans la ville. Les archives municipales n’en disant pas plus sur cette entreprise, les historiens ont discuté de la question de savoir si l’on pouvait considérer la date de 1677 comme celle de l’apparition de l’eau courante à York [68]. Or les pièces d’un procès jugé par le tribunal de Chancery – procès inconnu jusqu’alors – montrent que l’entreprise eut une histoire compliquée et même tortueuse. Il apparaît en effet que cinq ans passèrent sans que la ville fût aprovisionnée en eau. Whistler fut alors contraint de s’adjoindre deux associés, chargés de construire la machine et d’aménager le château d’eau. Ceux-ci conçurent d’abord un engin doté de deux grandes roues à aubes, mais le courant de l’Ouse était trop faible pour les entraîner. Ils remplacèrent ensuite les roues par un écureuil, mis en mouvement par des chevaux, mais ce fut un nouvel échec. Ce n’est qu’à la troisième tentative qu’ils parvinrent à construire une machine qui fonctionnait. Dans l’intervalle, l’association avait dépensé beaucoup d’argent, les associés s’étaient brouillés et l’affaire avait fini devant la justice [69].
Du moins, la compagnie de York survécut-elle à ces déboires, ce qui n’est le cas de nombre d’entreprises qui, surtout en province, disparurent corps et biens. On en trouve un bel exemple à Colchester dans l’Essex. Au cours des années 1630, une société commença à distribuer aux habitants l’eau tirée d’une source située aux abords de la ville. Or l’entreprise fit faillite, à la suite d’un conflit opposant les associés et les habitants d’une part, et un gentilhomme du voisinage d’autre part [70]. Cinquante ans plus tard, un projet de même nature vit le jour, mais, quoique l’on ne sache rien des circonstances, il est clair qu’il échoua lui aussi, puisqu’au début du XVIIIe siècle, on utilisait les briques du réservoir désaffecté pour réparer des bâtiments paroissiaux [71].
Quelques sociétés de distribution londoniennes connurent des difficultés similaires. La Conduit Water Company naquit à peu près au même moment que la Society of the Hampstead Aqueducts [72] : c’est en 1694 en effet qu’elle loua les sources des environs de Londres qui étaient dédiées aux fontaines publiques. La compagnie avait obligation de continuer à alimenter ces dernières gratuitement, mais elle était autorisée à distribuer et à vendre le surplus [73]. Or il apparut très vite que les sources ne suffisaient pas à satisfaire ce double objectif. La compagnie mit en cause un ingénieur nommé Robert Aldersey, qui avait fait des réparations aux fontaines peu de temps auparavant, l’accusant de fraude et d’incompétence [74]. Celui-ci répliqua en dénonçant la cupidité des associés, qui leur avait fait exagérer le débit des sources [75]. La compagnie et l’ingénieur ne tardèrent pas à s’attaquer mutuellement en justice [76]. S’il est toujours difficile, en pareil cas, de démêler le vrai du faux, il est évident, en revanche, que les associés de la compagnie, qui avaient investi de très fortes sommes, notamment dans l’installation des tuyaux, n’avaient pu réaliser de grands profits [77].
Pareille déconvenue était fréquente au XVIIe siècle. Non pas qu’il fût absolument impossible de gagner beaucoup d’argent dans la distribution d’eau. Ainsi, la petite usine établie près de Hyde Park par Thomas Baldwin sous Charles Ier assurait de très bons profits dans les années 1650-1660 [78]. Mais c’était l’exception à la règle. Fonder une compagnie de distribution et créer les infrastructures d’adduction nécessitaient d’énormes capitaux pour la construction des machines et la pose des tuyaux. Par ailleurs, les frais de fonctionnement étaient très lourds, parce que l’entretien du réseau et le réglage du débit exigeaient d’employer des ouvriers en permanence. Par conséquent, la plupart des compagnies ne commençaient à engranger des profits qu’après dix ou vingt ans d’existence, à condition toutefois d’avoir échappé à la faillite, ce qui n’était pas donné à toutes. Il fallut plus de vingt ans à la New River Company pour commencer à rémunérer ses actionnaires ; entre-temps, Myddelton avait dû vendre la moitié de sa société pour survivre [79].
Peut-être avait-on oublié ces difficultés dans les années 1690. Quoi qu’il en soit, les entreprises nées à cette époque, à commencer par la Society of the Hampstead Aqueducts et La Conduit Water Company, avaient souvent quelque chose de louche ou, à tout le moins, de périlleux. Elles faisaient miroiter des richesses aux esprits insensés ou aventureux, mais elles incarnaient avant tout la spéculation – le stock jobbing – aux yeux des gens soupçonneux, qui craignaient de les voir disparaître avec les fonds récoltés, sans jamais poser le moindre tuyau. John Squire, par exemple, affirma devant le tribunal de Chancery que la Society of the Hampstead Aqueducts n’était qu’un projet de dupes, les associés cherchant uniquement à spéculer avec l’argent des actionnaires [80]. Robert Aldersey disait la même chose à propos de la Conduit Water Company [81]. Cette inquiétude ne se limitait pas à la capitale. Dans la gravure Le Miroir de la Duperie (1720), diffusée au temps de l’affaire des Mers du Sud, trois compagnies des eaux figuraient dans la liste des projets chimériques [82], parmi lesquelles la compagnie des eaux de Deal, dans le Kent, qui avait ouvert une souscription les 8 et 9 juin 1720 [83]. L’histoire de cette entreprise montre qu’il y a tout lieu de penser que c’était en effet prendre un risque considérable que d’y placer de l’argent. Le projet, proposé dès 1688 par Edward Burditt et William Rider, consistait à approvisionner en eau, non seulement la ville, mais aussi les bateaux mouillant dans la rade située au large de Deal [84]. Or, après l’obtention des privilèges nécessaires à sa réalisation, rien, semble-t-il, ne fut fait. Dix ans plus tard, le projet fut repris par un nommé William Warner [85], qui se heurta aussitôt à l’opposition de Rider [86]. Et, au début du XVIIIe siècle, les deux hommes étaient enlisés dans les querelles, tant avec les propriétaires fonciers qu’avec les ingénieurs [87], sans aucun profit pour la ville, qui n’avait toujours pas l’eau courante. Par conséquent, au moment du lancement de la souscription de 1720, cela faisait plus de trente ans que le projet était en discussion et que les habitants se contentaient d’eaux saumâtres.
La seconde partie de cette communication pourra donner l’impression que mon intention était de décrire les échecs de la distribution de l’eau dans les villes anglaises. En fait, j’ai voulu souligner les difficultés rencontrées, parce qu’il me semble que des considérations générales d’ordre technique ou économique ne suffisent pas à faire l’histoire de l’alimentation en eau à l’époque moderne. Il faut s’attacher au contexte politique et social dans lequel est placée chaque compagnie de distribution, aux stratégies rhétoriques et aux moyens pratiques mis en œuvre par les entrepreneurs pour conserver la confiance du public et les investissements des actionnaires.
 
NOTES
 
[1] Je remercie Geoff Cubitt, Alan Forrest et Bertrand Taithe, qui m’ont aidé à rédiger cette communication en français, et, plus particulièrement encore, Patricia Greene.
[2] Public Record Office, Londres (PRO), C24/1257/33 (London v. Gould), témoignages d’Edward Linney, Walter Dambry et Bryan Travers. Sur la Hampstead Waterworks Company, W. R. Scott, The Constitution and Finance of English, Scottish and Irish Joint Stock Companies to 1720, Cambridge, 1910-1920, 3 vol., précisément t. III, p. 3-6, demeure indispensable. Voir aussi C. E. Lee, « “Plentyfull Sprynges at Hampstede Hethe” : The Story of the Hampstead Water Company », Camden History Review, no 3, 1975.
[3] PRO, C24/1257/33 (London v. Gould), témoignages de Walter et William Dambry.
[4] PRO, C6/322/41.
[5] PRO, C24/1257/33 (London v. Gould), témoignage d’Edward Linney.
[6] La Cité de Londres – the City – désigne le cœur ancien de la ville. Elle était gouvernée par un maire et des conseillers municipaux, appelés aldermen.
[7] J. R. Kellett, « The Financial Crisis of the Corporation and the Orphans’ Act, 1694 », Guildhall Miscellany, t. 2, 1963 ; J. R. Kellett, The Causes and Progress of the Financial Decline of the Corporation of London, 1660-1694, thèse PhD, Université de Londres, 1952 ; C. Carlton, The Court of Orphans, Leicester, 1974, chap. 7.
[8] J. R. Kellett, « Some Late Seventeenth-Century Schemes for the Improvment of the Corporation of London’s Revenues », Guildhall Miscellany, t. 1, 1958, p. 34 ; M. S. R. Jenner, « From Conduit Community to Commercial Network ? Water in London 1500-1725 », dans Londinopolis : Essays in the Cultural and Social History of Early Modern London, sous la direction de P. Griffiths et M. S. R. Jenner, Manchester, 2000, p. 261-262.
[9] Corporation of London Record Office, Londres (CLRO), City Land Deed 39 : 8 ; W. R. Scott, The Constitution and Finance..., t. III, p. 5. Sur Tucker, voir J. R. Woodhead, The Rulers of London 1660-1689, Londres, 1965. Sur Paterson, The Writings of William Paterson, Founder of the Bank of England, New York, éd. par S. Bannister, 1859, 3 vol., réimpression, 1968. Il sembla qu’Israel Hayes était l’associé le plus actif des trois ; CLRO, Alchin Box O/LXXV/13 ; Misc. ms. 100/5 ; Committee for Improvements, Minute Book I, p. 16, 21, 32-34, 37 et 40.
[10] PRO, C6/322/41 (Bill of complaint) ; C24/1257/33 (London v. Gould), témoignage de John Whitaker. Dans son témoignage, Edward Linney affirmait que les investissements de la société montaient à 25 ou 30 000 £.
[11] R. Finlay et B. Shearer, « Population Growth and Suburban Expansion », dans London 1500-1700 : The Making of a Metropolis, sous la direction de A. L. Beier et R. Finlay, Londres, 1986, p. 37-57 ; C. Spence, London in the 1690s : A Social Atlas, Londres, 2000, p. 23-24 ; PRO, PC2/60, p. 226.
[12] PRO, C6/322/41 ; C24/1257/33 (London v. Gould), témoignages de William Dambry, John Hirst et John White.
[13] PRO, C6/322/41 ; C10/436/46 ; C10/544/11.
[14] PRO, C10/437/29. Voir aussi J. J. Park, The Topography and Natural History of Hampstead, London, 1814, note p. 74.
[15] The Writings of William Paterson..., t. I, p. XXVI.
[16] Voir, par exemple, D. Nicholas, The Later Medieval City, Londres, 1997, p. 338-340 ; F. W. Robins, The Story of Water Supply, Oxford, 1946 ; H. W. Dickinson, The Water Supply of Greater London, Londres, 1954.
[17] Voir surtout S. Smiles, Lives of the Engineers, Londres, 1861, 5 vol.
[18] D. Roche, « Le temps de l’eau rare, du Moyen Âge à l’époque moderne », Annales, t. 39, 1984, no 2, p. 383-399 ; J.-P. Goubert, La conquête de l’eau : l’avènement de la santé à l’âge industriel, Paris, 1986, chap. 1 à 3.
[19] Voir, par exemple, C. Davidson, A Woman’s Work is Never Done : A history of housework in the British Isles, 1650-1950, Londres, 1982, chap. 1 ; D. Roche, La culture des apparences : une histoire du vêtement (XVIIe-XVIIIe siècles), Paris, 1989, p. 366-367 ; A. Pardailhé-Galabrun, The Birth of Intimacy : Privacy and Domestic Life in Early Modern Paris [1988], trad. par J. Phelps, Oxford, 1991, p. 130-144.
[20] A. Croix, La Bretagne aux XVIe et XVIIe siècles : la vie - la mort - la foi, Paris, 1981, 2 vol., précisément t. 1, p. 800.
[21] J. Stow, Survey of London... 1603, Oxford, éd. par C. L. Kingsford, 1908, 2 vol., précisément t. I, p. 18 et 188 ; M. S. R. Jenner, « From Conduit Community to Commercial Network ?... », p. 256.
[22] J. Stow, Survey of London..., t. I, p. 18, et t. II, p. 11 ; R. Jenkins, « Bevis Bulmer », Notes and Queries, 11e sér., t. 4, 1911, p. 401-403 ; H. M. Robertson, « Sir Bevis Bulmer : A Large-Scale Speculator of Elizabetan and Jacobean Times », Journal of Economic and Business History, t. 4, 1934, p. 99-120.
[23] J. W. Gough, Sir Hugh Myddelton, Oxford, 1964, chap. 2 à 5 ; G. C. S. Berry, « Sir Hugh Myddelton and the New River », Transactions of the Honourable Society of Cymmrodorion, 1956, p. 17-46.
[24] PRO, E178/6032 ms. 10. Pour les détails de ce calcul, voir M. S. R. Jenner, « From Conduit Community to Commercial Network ?... », p. 269, n. 74.
[25] Sheffield University Library, Hartlib ms. 26/51/1.
[26] CLRO, Assessment Boxes 16 . 11, 62 . 12, 62 . 8, 61 . 26.
[27] Mercers’ Company Archives, Mercers’ Hall, Londres, Acts of Court 1687-1697, fol. 209 r. La requête des veuves fut infructueuse. Pourtant, quelques maisons de retraite disposaient de l’eau courante : Guildhall Library, Londres, ms. 4524/2, fol. 277 r.
[28] C. Spence, London in the 1690s..., p. 25-27.
[29] F. Williamson, « George Sorocold, of Derby. A Pioneer of Water Supply », Journal of the Derbyshire Archæological and Natural Historical Society, no 57, 1937, p. 43-93 ; F. Williamson et W. B. Crump, « Sorocold’s Waterworks at Leeds », Thoresby Miscellany, 11, Thoresby Society. Publications, 1re sér., 37, 1945, p. 166-182. Yarnold est moins connu ; on sait qu’il construisit des usines de distribution d’eau à Newcastle, Greenwich, Oxford et plusieurs autres villes encore : R. W. Rennison, « The Supply of Water to Newcastle upon Tyne and Gateshead, 1680-1837 », Archæologia Æliana, 5e sér., t. 5, 1977, p. 179-196 ; Oxford Council Acts 1665-1701, éd. par M. G. Hobson, Oxford Historical Society Publications, nouv. sér., t. 2 (1939), p. 250-251 ; Calendar of State Papers Domestic 1700-1702, p. 73-74 et 395. Voir aussi L. Stewart, The Rise of Public Science : Rhetoric, technology, and natural philosophy in Newtonian Britain, 1600-1750, Cambridge, 1992, p. 23 et 326-333.
[30] C. Macleod, « The 1690s Patents Boom : Invention or Stock-Jobbing ? », Economic History Review, nouvelle série, t. 39, 1986, p. 549-571.
[31] Ce tableau doit être considéré avec précaution, à la fois parce que les chiffres de population des villes considérées suscitent encore des discussions et parce que les archives ne permettent pas toujours d’établir si une compagnie des eaux a dépassé le stade de la fondation. Les entreprises ici mentionnées semblent avoir réellement distribué l’eau courante à la communauté pendant un certain temps. La mention [F ?] signifie que la compagnie a vraisemblablement disparu après avoir fait faillite.Pour la liste des villes les plus peuplées, voir P. Slack, « Great and Good Towns 1540-1700 », dans Cambridge Urban History of Britain, vol. II, 1540-1840, sous la direction de P. Clark, Cambridge, 2000, p. 352. Concernant la distribution d’eau à Norwich, voir ibid., p. 367 et 376 ; Bristol, F. C. Jones, Bristol’s Water Supply and its Story, Bristol, 1951, et J. Latimer, The Annals of Bristol in the Eighteenth Century, 1893, réimpression, Bath, 1970, p. 82-83 ; Newcastle, R. W. Rennison, « The Supply of Water... » ; Exeter, R. Newton, Eighteenth-Century Exeter, 1984, p. 8 ; York, voir, plus loin, n. 64-66 ; Yarmouth, F. Williamson, « George Sorocold, of Derby... », p. 92 ; Chester, P. Slack, « Great and Good Towns... », p. 367 et 376 ; Colchester, voir, plus loin, notes 68-69 ; Ipswich, D. Allen, Ipswich Borough Archives, 1255-1835. A Descriptive Catalogue, Suffolk Record Society, t. 43, 2000, p. 531-537 ; Chester, P. Slack, « Great and Good Towns... », p. 367 et 376.
[32] J. Schofield, Medieval London Houses, New Haven - Londres, 1994, p. 117-118.
[33] London Metropolitan Archives, Londres, HI/ST/A1/5, fol. 6 v.
[34] Littéralement porteurs de chopes. H. C. Coote, « The Ordinances of Some Secular Guids of London, 1354-1496 », Transactions of the London and Middlesex Archælogical Society, t. 4, 1871, p. 55-58 ; S. Shesgreen, Images of the Outcast : The Urban Poor in the Cries of London, Manchester, 2002, p. 39 et 42 ; M. S. R. Jenner, « From Conduit Community to Commercial Network ?... », p. 257-263.
[35] J. H. Thomas, Town Government in the Sixteenth Century, Londres, 1933, p. 59-64.
[36] CLRO, Journal of the Common Council 13, fol. 206 v. ; Remembrancia III, n. 321.
[37] E. P. Thompson, « The Moral Economy of the English Crowd in the Eighteenth Century », Past and Present, no 50, 1971.
[38] CLRO, Repertory of the Court of Aldermen [Rep.] 14, fol. 422 r., 465 v., 472 v., 478 v., 480 r., 483 r., 519 r.-v., 520 r.-v. et 523 v.
[39] « [T]hat wch the earth.../ doth fforbidd none but frely yeilds to all./ A little ffayre sprine water » ; « will you sell that/ the earthe affords you gratis and sett pryse/ off what a ffoe would yeild an enemy », T. Heywood, The Captives, éd. par A. Brown, Malone Society, 1953, p. 42-43. Voir aussi R. Rowland, « The Captives : Thomas Heywood’s “Whole Monopoly of Mischeiff” », Modern Language Record, t. 90, 1995.
[40] Voir, par exemple, Grafton’s Chronicle or History of England, Londres, éd. par H. Ellis, 1809, 2 vol., précisément t. I, p. 493 et 616, et t. II, p. 187.
[41] James Cleland, Jacobs Well and Abbots Conduit, Londres, 1626.
[42] « You must let judgement run down like water, and righteousness as a mighty stream ; free as water from a spring... And free as your Conduit-water..., and not as your New-River Water, that is imparted to none but those that will pay for it », W. Bell, City Security Stated : In a Sermon Preached at St Pauls August 11th 1661. Before the... Lord Mayor, Londres, 1661, p. 22.
[43] M. S. R. Jenner, « From Conduit Community to Commercial Network ?... ».
[44] T. Todd, William Dockwra and the Rest of the Undertakers, Edinburgh, 1952, p. 99 ; D. Defoe, An Essay upon Projects [1697], dans Political and Economic Wrintings of Daniel Defoe, vol. 8, Social Reform, Londres, éd. par W. R. Owens, 2000, p. 41. Voir aussi L. Stewart, The Rise of Public Science...
[45] « An Und[e]rtakeing Publickly Knowne & talked of in most parts of England », PRO, C6/331/31.
[46] H. Beighton, « A Short Account of the London Bridge Water Works », Philosophical Transactions, no 417, janvier-février 1731, p. 5-12. Voir aussi L. Stewart, The Rise of Public Science..., p. 247-248.
[47] To the Honorable Assembly of the Commons... The Humble Petition of... the poore Water-Tankerd-bearers, s.l. [1621] ; PRO, LR2/27, vol. B, 11 septembre 1611 ; CLRO, Rep. 102, p. 205 et 382.
[48] N. Adamson, Urban Families : The Social Context of the London Elite, thèse PhD, Université de Totonto, 1983, p. 91.
[49] Information fournie par Margaret Pelling.
[50] Bodleian Library, Oxford, ms. Tanner 98, fol. 47 r.
[51] Ibid. Voir aussi Acts of the Privy Council 1616-1617, p. 99.
[52] British Library, Londres, microfilm 282, Duke of Northumberland, ms. 8, fol. 171 r.
[53] E. Ford, A Designe for Bringing a Navigable River from Rickmansworth in Hartfordshire to St Gyles in the Fields, Londres, 1641 ; British Library, ms. Landsdowne 846, fol. 189 r.-v. ; Commons’ Journals 1718-1721, p. 284-285, 297-298, 304 et 319 ; L. Stewart, The Rise of Public Science..., p. 327, 333-334 et note p. 334.
[54] Commons’ Journals 1718-1721, p. 315-316 et 319.
[55] E. Hughes, « The “New River” Water Supply for Newcastle upon Tyne, 1698-1723 », Archæologia Æliana, 4e sér., t. 25, 1947, p. 121-124.
[56] Commons’ Journals 1765-1766, p. 583-584 et 692-693 ; Commons’ Journals 1766-1768, p. 84, 141, 155 et 181 ; A Short State of the Case in support of a petition to Parliament for bringing Water to London... from the River Colne, Londres, 1766. Voir aussi les cinq lettres extraites des journaux de 1772-1774, qui concernent ce projet : British Library, Londres, Shelf-mark 1474. dd. 7 (4).
[57] Berkshire Record Office, Reading, ms. D/EN O24/4 ; J. W. Gough, Sir Hugh Myddelton..., p. 39-48.
[58] PRO, SP16/439/7.
[59] PRO, C24/1257/33 (London v. Gould), témoignages de John Hirst et John White.
[60] Ibid., témoignage de William Dambry.
[61] PRO, SO3/15, p. 221.
[62] London Metropolitan Archives, Acc. 2558/NR13/238.
[63] R. Newton, Eighteenth-Century Exeter..., p. 22.
[64] J. Stow, Survey of London..., t. I, p. 188. Voir aussi l’annonce que fit paraître Sir Edward Ford pour son usine de distribution, l’année de sa création : Mercurius Politicus, no 350, 25 février - 5 mars 1657, p. 7635.
[65] PRO, E178/6032 ms. 6.
[66] Ibid., ms. 5-6.
[67] D. M. Palliser, Tudor York, Oxford, 1979, p. 286 ; Victoria County History of Yorkshire : The City of York, sous la direction de P. M. Tillott, Oxford, 1961, p. 460.
[68] York City Archives, York, House Book B38, fol. 98 v., 99 r., 129 r. et 135 v.-136 r. The York Waterworks 1677-1903 : A Short Historical and Descriptive Account, York, 1903, p. 9-12. Voir aussi Royal Commission for Historical Monuments, Inventory of the Historical Monuments in the City of York, II, The Defences, s.l., 1972, p. 109.
[69] PRO, C5/171/49 ; F. R. Fairbank, « The Waterworks at York in 1682 », Yorkshire Archæological Journal, t. 15, 1899, p. 120.
[70] J. Walter, Understanding Popular Violence in the English Revolution, Cambridge, 1999, p. 95-97.
[71] Victoria County History... of Essex, t. IX, The Borough of Colchester, sous la direction de J. Cooper, Oxford, 1994, p. 290.
[72] W. R. Scott, The Constitution and Finance..., t. III, p. 11-14.
[73] CLRO, Repertory of the Court of Aldermen [Rep.] 98, fol. 342 r.
[74] CLRO, Misc. ms. 35 . 16. Aldersey était marchand de conserves, mais il avait aussi des compétences techniques. Il construisit des pompes et des fontaines dans plusieurs villes, ainsi que dans des palais et des châteaux : S. Switzer, An Introduction to a General System of Hydrostaticks and Hydraulicks, Londres, 1739, p. XX ; D. Green et J. Bond, « Blenheim after Vanburgh : The Seconde Phase », dans Bleinheim : Landscapes for a Palace, sous la direction de J. Bond et K. Tiller, Gloucester, 1987, p. 80 et note p. 89 ; The History of the King’s Works, t. IV, 1660-1782, Londres, 1976, note p. 172 ; Shropshire Records and Research Centre, Shrewsbury, Stobbs Collection, ms. 612/1 (je n’ai lu que la description de ce manuscrit dans la base de données « Access to Archives », http : // wwwww. a2a. pro. gov. uk).
[75] CLRO, Alchin ms. O/LXXV/3, 4, 8, 9, 10, 11.
[76] PRO C8/455/25 ; C8/455/28 ; C24/1208 (Aldersey v. Richmond) ; C24/1209 (Lord Mayor of London v. Richmond) ; C24/1227 (Aldersey v. Lord Mayor of London) ; CLRO, Misc. ms. 347/8.
[77] W. R. Scott, The Constitution and Finance..., t. III, p. 14-15.
[78] Hertfordshire Record Office, Hertford, D/P117/25/2.
[79] J. W. Gough, Sir Hugh Myddelton..., p. 39-49 ; B. Rudden, The New River : A Legal History, Oxford, 1985, p. 15-17 et 26-30. Un autre exemple de compagnie peu lucrative peut être fourni par celle de Bristol, qui connut, à en croire l’historiographie, « an unprosperous career » : J. Latimer, The Annals of Bristol..., p. 82-83.
[80] « A mere project », dont la véritable finalité était claire : « stock-jobbing therewith », PRO, C6/322/41, réponses d’Edward Gould et John Squire.
[81] « Their design of Stock-jobbing is defeated », CLRO, Alchin ms. O/LXXV/11.
[82] The Bubblers Mirror, or England’s Folley [sic], Department of Prints and Drawings, British Museum, Londres, Satirical Print no 1620. Pour une description de la gravure et une transcription des légendes, voir British Museum. Department of Prints and Drawings, Catalogue of Political and Personal Satires, Londres, 1870-1954, 11 vol., précisément t. 2, p. 427-430.
[83] W. R. Scott, The Constitution and Finance..., t. III, p. 354.
[84] Calendar of State Papers Domestic 1687-1689, p. 175 et 223.
[85] Historical Manuscripts Commission. Manuscripts of the House of Lords 1697-1699, p. 385-386.
[86] Mr Rider’s Case upon the Bill for the Waterworks at Deal ; The case of William Warner about the water-works at Deal [1700 ?] ; Mr Rider’s Answer to the false and scandalous reflections and allegations in Warner’s Case ; and petition of the mayor and jurors of Deal [vers 1700] ; Historical Manuscripts Commission. Manuscripts of the House of Lords 1699-1702, p. 364-366.
[87] Pour le détail de ces conflits, voir PRO, C9/475/18.
© Cairn.info 2009 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
Cairn.info | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis
[1]
Je remercie Geoff Cubitt, Alan Forrest et Bertrand Taithe,...
[suite] Suite de la note...
[2]
Public Record Office, Londres (PRO), C24/1257/33 (London v...
[suite] Suite de la note...
[3]
PRO, C24/1257/33 (London v. Gould), témoignages de Walter ...
[suite] Suite de la note...
[4]
PRO, C6/322/41. Suite de la note...
[5]
PRO, C24/1257/33 (London v. Gould), témoignage d’Edward Li...
[suite] Suite de la note...
[6]
La Cité de Londres – the City – désigne le cœ--/zz...
[suite] Suite de la note...
[7]
J. R. Kellett, « The Financial Crisis of the Corporation a...
[suite] Suite de la note...
[8]
J. R. Kellett, « Some Late Seventeenth-Century Schemes for...
[suite] Suite de la note...
[9]
Corporation of London Record Office, Londres (CLRO), City ...
[suite] Suite de la note...
[10]
PRO, C6/322/41 (Bill of complaint) ; C24/1257/33 (London v...
[suite] Suite de la note...
[11]
R. Finlay et B. Shearer, « Population Growth and Suburban ...
[suite] Suite de la note...
[12]
PRO, C6/322/41 ; C24/1257/33 (London v. Gould), témoignage...
[suite] Suite de la note...
[13]
PRO, C6/322/41 ; C10/436/46 ; C10/544/11. Suite de la note...
[14]
PRO, C10/437/29. Voir aussi J. J. Park, The Topography and...
[suite] Suite de la note...
[15]
The Writings of William Paterson..., t. I, p. XXVI. Suite de la note...
[16]
Voir, par exemple, D. Nicholas, The Later Medieval City, L...
[suite] Suite de la note...
[17]
Voir surtout S. Smiles, Lives of the Engineers, Londres, 1...
[suite] Suite de la note...
[18]
D. Roche, « Le temps de l’eau rare, du Moyen Âge à l’époqu...
[suite] Suite de la note...
[19]
Voir, par exemple, C. Davidson, A Woman’s Work is Never Do...
[suite] Suite de la note...
[20]
A. Croix, La Bretagne aux XVIe et XVIIe siècles : la vie -...
[suite] Suite de la note...
[21]
J. Stow, Survey of London... 1603, Oxford, éd. par C. L. K...
[suite] Suite de la note...
[22]
J. Stow, Survey of London..., t. I, p. 18, et t. II, p. 11...
[suite] Suite de la note...
[23]
J. W. Gough, Sir Hugh Myddelton, Oxford, 1964, chap. 2 à 5...
[suite] Suite de la note...
[24]
PRO, E178/6032 ms. 10. Pour les détails de ce calcul, voir...
[suite] Suite de la note...
[25]
Sheffield University Library, Hartlib ms. 26/51/1. Suite de la note...
[26]
CLRO, Assessment Boxes 16 . 11, 62 . 12, 62 . 8, 61 . 26. Suite de la note...
[27]
Mercers’ Company Archives, Mercers’ Hall, Londres, Acts of...
[suite] Suite de la note...
[28]
C. Spence, London in the 1690s..., p. 25-27. Suite de la note...
[29]
F. Williamson, « George Sorocold, of Derby. A Pioneer of W...
[suite] Suite de la note...
[30]
C. Macleod, « The 1690s Patents Boom : Invention or Stock-...
[suite] Suite de la note...
[31]
Ce tableau doit être considéré avec précaution, à la fois ...
[suite] Suite de la note...
[32]
J. Schofield, Medieval London Houses, New Haven - Londres,...
[suite] Suite de la note...
[33]
London Metropolitan Archives, Londres, HI/ST/A1/5, fol. 6 ...
[suite] Suite de la note...
[34]
Littéralement porteurs de chopes. H. C. Coote, « The Ordin...
[suite] Suite de la note...
[35]
J. H. Thomas, Town Government in the Sixteenth Century, Lo...
[suite] Suite de la note...
[36]
CLRO, Journal of the Common Council 13, fol. 206 v. ; Reme...
[suite] Suite de la note...
[37]
E. P. Thompson, « The Moral Economy of the English Crowd i...
[suite] Suite de la note...
[38]
CLRO, Repertory of the Court of Aldermen [Rep.] 14, fol. 4...
[suite] Suite de la note...
[39]
« [T]hat wch the earth.../ doth fforbidd none but frely ye...
[suite] Suite de la note...
[40]
Voir, par exemple, Grafton’s Chronicle or History of Engla...
[suite] Suite de la note...
[41]
James Cleland, Jacobs Well and Abbots Conduit, Londres, 16...
[suite] Suite de la note...
[42]
« You must let judgement run down like water, and righteou...
[suite] Suite de la note...
[43]
M. S. R. Jenner, « From Conduit Community to Commercial Ne...
[suite] Suite de la note...
[44]
T. Todd, William Dockwra and the Rest of the Undertakers, ...
[suite] Suite de la note...
[45]
« An Und[e]rtakeing Publickly Knowne & talked of in most p...
[suite] Suite de la note...
[46]
H. Beighton, « A Short Account of the London Bridge Water ...
[suite] Suite de la note...
[47]
To the Honorable Assembly of the Commons... The Humble Pet...
[suite] Suite de la note...
[48]
N. Adamson, Urban Families : The Social Context of the Lon...
[suite] Suite de la note...
[49]
Information fournie par Margaret Pelling. Suite de la note...
[50]
Bodleian Library, Oxford, ms. Tanner 98, fol. 47 r. Suite de la note...
[51]
Ibid. Voir aussi Acts of the Privy Council 1616-1617, p. 9...
[suite] Suite de la note...
[52]
British Library, Londres, microfilm 282, Duke of Northumbe...
[suite] Suite de la note...
[53]
E. Ford, A Designe for Bringing a Navigable River from Ric...
[suite] Suite de la note...
[54]
Commons’ Journals 1718-1721, p. 315-316 et 319. Suite de la note...
[55]
E. Hughes, « The “New River” Water Supply for Newcastle up...
[suite] Suite de la note...
[56]
Commons’ Journals 1765-1766, p. 583-584 et 692-693 ; Commo...
[suite] Suite de la note...
[57]
Berkshire Record Office, Reading, ms. D/EN O24/4 ; J. W. G...
[suite] Suite de la note...
[58]
PRO, SP16/439/7. Suite de la note...
[59]
PRO, C24/1257/33 (London v. Gould), témoignages de John Hi...
[suite] Suite de la note...
[60]
Ibid., témoignage de William Dambry. Suite de la note...
[61]
PRO, SO3/15, p. 221. Suite de la note...
[62]
London Metropolitan Archives, Acc. 2558/NR13/238. Suite de la note...
[63]
R. Newton, Eighteenth-Century Exeter..., p. 22. Suite de la note...
[64]
J. Stow, Survey of London..., t. I, p. 188. Voir aussi l’a...
[suite] Suite de la note...
[65]
PRO, E178/6032 ms. 6. Suite de la note...
[66]
Ibid., ms. 5-6. Suite de la note...
[67]
D. M. Palliser, Tudor York, Oxford, 1979, p. 286 ; Victori...
[suite] Suite de la note...
[68]
York City Archives, York, House Book B38, fol. 98 v., 99 r...
[suite] Suite de la note...
[69]
PRO, C5/171/49 ; F. R. Fairbank, « The Waterworks at York ...
[suite] Suite de la note...
[70]
J. Walter, Understanding Popular Violence in the English R...
[suite] Suite de la note...
[71]
Victoria County History... of Essex, t. IX, The Borough of...
[suite] Suite de la note...
[72]
W. R. Scott, The Constitution and Finance..., t. III, p. 1...
[suite] Suite de la note...
[73]
CLRO, Repertory of the Court of Aldermen [Rep.] 98, fol. 3...
[suite] Suite de la note...
[74]
CLRO, Misc. ms. 35 . 16. Aldersey était marchand de conser...
[suite] Suite de la note...
[75]
CLRO, Alchin ms. O/LXXV/3, 4, 8, 9, 10, 11. Suite de la note...
[76]
PRO C8/455/25 ; C8/455/28 ; C24/1208 (Aldersey v. Richmond...
[suite] Suite de la note...
[77]
W. R. Scott, The Constitution and Finance..., t. III, p. 1...
[suite] Suite de la note...
[78]
Hertfordshire Record Office, Hertford, D/P117/25/2. Suite de la note...
[79]
J. W. Gough, Sir Hugh Myddelton..., p. 39-49 ; B. Rudden, ...
[suite] Suite de la note...
[80]
« A mere project », dont la véritable finalité était clair...
[suite] Suite de la note...
[81]
« Their design of Stock-jobbing is defeated », CLRO, Alchi...
[suite] Suite de la note...
[82]
The Bubblers Mirror, or England’s Folley [sic], Department...
[suite] Suite de la note...
[83]
W. R. Scott, The Constitution and Finance..., t. III, p. 3...
[suite] Suite de la note...
[84]
Calendar of State Papers Domestic 1687-1689, p. 175 et 223...
[suite] Suite de la note...
[85]
Historical Manuscripts Commission. Manuscripts of the Hous...
[suite] Suite de la note...
[86]
Mr Rider’s Case upon the Bill for the Waterworks at Deal ;...
[suite] Suite de la note...
[87]
Pour le détail de ces conflits, voir PRO, C9/475/18. Suite de la note...