Dix-septième siècle
P.U.F.

I.S.B.N.9782130569169
192 pages

p. 391 à 397
doi: 10.3917/dss.083.0391

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n° 240 2008/3

2008 XVIIe siècle

Présentation

Olivier Chaline
Les Pays-Bas espagnols du XVIIe siècle restent peu connus des Français, même cultivés. Les Provinces-Unies, qui s’en sont séparées dans une interminable guerre depuis les années 1560 jusqu’à la paix de 1648, ont capté l’essentiel de l’attention : la réussite économique spectaculaire, l’essor urbain, la tolérance religieuse vraie ou supposée, une pléiade de grands peintres ou encore la capacité à tenir en échec Louis XIV ont été autant de raisons pour cet intérêt, au moins superficiel. En revanche, les Pays-Bas espagnols ont pâti d’un certain nombre de préjugés : l’appartenance à la monarchie espagnole, le catholicisme de reconquête, la culture baroque et la peinture de Rubens offraient de nombreuses raisons de désintérêt, quand ce n’était pas de mépris pour la Belgique de la part d’une historiographie aussi franco-centrique qu’encline à se sentir supérieure. Les provinces du Sud ne pouvaient être que le double inversé de la réussite de celles, indépendantes et protestantes, du Nord. Leur seul avenir était d’être progressivement dépecées par les rois de France, au fur et à mesure des conquêtes de Louis XIII puis de Louis XIV. Hormis dans les provinces du Nord de la France jadis possédées par la Maison d’Autriche, peu d’historiens français se sont véritablement intéressés à ces anciens pays bourguignons hérités par les Habsbourg [1].
Pourtant, les Pays-Bas espagnols du XVIIe siècle s’avèrent être un monde en soi, original et fascinant. Les provinces restées dans la monarchie des Habsbourg de Madrid se sont trouvées de manière quasi constante au cœur de la grande politique européenne, entre Espagne, Saint-Empire, France, Provinces-Unies, Angleterre. Sans elles, impossible de comprendre la géographie religieuse de l’Europe du XVIIe siècle, puisqu’elles représentent l’aboutissement du nouveau limes catholique sur les rives de la mer du Nord, face aux Provinces-Unies mais aussi à l’Angleterre. À la fois solidement et habilement tenus en main par la dynastie et l’Église, les Pays-Bas espagnols sont à la fois le pays de Rubens et de Jansenius, avec une histoire religieuse, culturelle et artistique bien plus complexe que ce qu’on pourrait imaginer au premier abord.
Il a donc paru utile de donner dans un numéro de XVIIe siècle un aperçu du renouvellement historiographique en cours à propos des Pays-Bas espagnols. Les lecteurs trouveront donc à la fois des textes écrits par des spécialistes reconnus internationalement et une bibliographie qui ne prétend pas à l’exhaustivité mais permettra à qui le souhaitera d’aller au-delà. Une brève chronologie pourra aussi servir d’instrument de travail. Pour des raisons de cohérence, nous avons privilégié les aspects politiques, religieux et culturels, sans chercher à vouloir traiter en totalité la vie des Pays-Bas méridionaux, au XVIIe siècle. Il est évident qu’un cahier parallèle à celui-ci mériterait pleinement d’être consacré aux questions économiques et sociales, ce qui apporterait d’autres éclairages aussi bien sur les campagnes que sur la production industrielle ou le commerce d’Anvers.
En avant-propos, il est nécessaire de planter le décor, trop facilement réductible à des poncifs et des idées reçues plus proches de la Kermesse héroïque que des réalités passées, patiemment restituées à partir des archives. Une carte permet de saisir quels territoires avaient choisi, en 1579, de rester liés à la Maison d’Autriche dans le cadre de l’Union d’Arras, opposée à celle d’Utrecht dont sont issues les Provinces-Unies dont l’indépendance fut formellement reconnue par le monarque espagnol en 1648. Les Pays-Bas espagnols furent, jusqu’aux années 1640 du moins, bien plus vastes que la Belgique actuelle. Ils appartenaient au Saint-Empire romain germanique, plus précisément au Cercle de Bourgogne qui comptait aussi la Franche-Comté. Ils incluaient le duché de Luxembourg, mais pas la région de Liège, principauté ecclésiastique neutre, bien placée pour vendre ses armes aux divers belligérants du voisinage. La frontière d’aujourd’hui entre les royaumes de Belgique et des Pays-Bas est plus au sud que la limite entre territoires Habsbourg et Provinces-Unies dans le premier tiers du XVIIe siècle : Bois-le-Duc était encore tenu par les Espagnols. Au sud, la différence est encore plus marquée, tant les conquêtes des rois de France ont été étendues : Dunkerque et une partie de la Flandre maritime, Arras et l’Artois, Lille, le Cambrésis et toute la partie méridionale du Hainaut avec Valenciennes. Encore les traités de la fin du règne de Louis XIV ont-ils conduit le Roi Très-Chrétien à évacuer quelques places fortes désormais confiées aux garnisons hollandaises de la Barrière.
Les Pays-Bas méridionaux demeurés dans la monarchie espagnole, ou parfois réintégrés de force par la reconquête menée dans la décennie 1580 par le prince de Parme Alexandre Farnèse, n’étaient pourtant pas assimilables à l’Espagne péninsulaire dont ils étaient séparés par l’épaisseur hostile du royaume de France. Formant le principal morceau de l’ancien héritage bourguignon des Habsbourg, ils avaient, politiquement et juridiquement, une personnalité spécifique et bien marquée. Pour maintenir ou restaurer son autorité, Philippe II avait dû finalement composer avec les traditions et la culture politique propre aux pays bourguignons, avec un vigoureux attachement des populations aux privilèges des provinces et des villes, avec des habitudes bien ancrées d’autonomie. Le loyalisme, réel, était à ce prix. Dans les Pays-Bas devenus français, comme en Franche-Comté, il y eut de durables nostalgies d’Espagne sous Louis XIV, jusqu’à ce que le renouvellement des générations et, in fine, l’âpreté de l’occupation hollandaise de 1708-1713 fassent oublier les anciennes fidélités. Une période s’avère avoir été particulièrement faste pour les Pays-Bas, celle dite des Archiducs. À partir de 1598, l’Infante Isabelle et l’archiduc Albert, la fille et le gendre du défunt Philippe II gouvernèrent des provinces fidèles [2]. Pendant deux décennies, jusqu’à la mort d’Albert en 1621, se développa une expérience politique très intéressante que l’absence de postérité du couple archiducal rendit temporaire. Elle conduit à se demander s’il est possible de parler d’une souveraineté des Archiducs. Le contrôle espagnol demeurait réel, à cause de la puissante armée de Flandre et de la situation géographique des Pays-Bas. Toutefois, les Archiducs ne ménagèrent pas leurs efforts d’apparaître comme des princes souverains et de développer une autorité reconnue internationalement.
À la mort de l’archiduc, l’Infante devint gouvernante des Pays-Bas. La reprise de la lutte contre les Provinces-Unies réduisit aussi son autonomie. Désormais, des gouverneurs se succédèrent à Bruxelles, jusqu’à la disparition du dernier Habsbourg d’Espagne en 1700. Ils furent choisis soit parmi des membres de la dynastie, tels le fameux Cardinal-Infant, frère de Philippe IV, et l’archiduc Léopold-Guillaume, voire parmi les bâtards royaux, comme Don Juan José, fils de Philippe IV, soit parmi les Grands d’Espagne, soit enfin, hors de la dynastie des Habsbourg, dans le cas de l’Électeur de Bavière Maximilien, sous Charles II. L’histoire de la complexe monarchie espagnole ne s’écrit pas que depuis Madrid. Elle nécessite aussi de voir les choses depuis Naples, Milan et Bruxelles. On mesure mieux les forces et les faiblesses de cette extraordinaire construction dynastique [3]. Les gouverneurs envoyés à Bruxelles eurent à maintenir l’autorité du Roi catholique, loin d’une Espagne péninsulaire dont leur arrivaient des soutiens financiers et militaires de plus en plus limités. Mais ils devaient tenir compte des contre-pouvoirs réels que représentaient les élites du pays, c’est-à-dire les corps de ville, le clergé redevenu très puissant et, bien qu’affaiblie, la noblesse. Ces groupes importants exerçaient leur influence à travers les États provinciaux, mais ils dominaient en outre les institutions du gouvernement à tous les niveaux de l’État. La pratique politique et administrative était éloignée d’un quelconque absolutisme ; bien au contraire : à l’exception du domaine de la politique internationale, les Pays-Bas espagnols jouissaient d’une assez grande autonomie.
Les Pays-Bas espagnols ont vécu, tout au long du XVIIe siècle, au rythme de la guerre. Cette situation subie ne doit pas faire oublier que, surtout pendant les deux premières décennies du siècle, avec les Archiducs, les Pays-Bas ont joué un rôle actif sur la scène politique européenne [4], mais aussi après, par le chaleureux accueil qu’y reçurent une série de réfugiés politiques de première importance (et utiles à la cause espagnole) comme la reine mère Marie de Médicis et son fils Gaston d’Orléans, le duc Charles IV de Lorraine, la reine Christine de Suède ou le futur roi Charles II d’Angleterre. Les Pays-Bas méridionaux étaient, pour reprendre l’expression d’Ernest Gossart, l’auberge des princes en exil.
Au nord, face aux Provinces-Unies, la lutte a duré sans interruption jusqu’à la conclusion d’une trêve pour douze ans en 1609. Elle a repris en 1621 pour ne s’achever qu’en 1648 avec la paix de Westphalie, sans qu’il ait été possible aux Espagnols de reprendre le contrôle des bouches de l’Escaut et de dégager pleinement Anvers. Quelques épisodes célèbres ont marqué les contemporains : la sanglante bataille de Nieuport en 1600 perdue par les Espagnols, de 1601 à 1604, l’interminable siège d’Ostende gagné par eux ou encore celui, inutile et coûteux, de Breda immortalisé longtemps après coup par Velázquez. Mais à partir des années 1640-1650, il n’est pas de meilleur partisan de la survie des Pays-Bas espagnols que les Hollandais, inquiets des ambitions du roi de France, leur allié qu’ils ne veulent pas voir devenir leur voisin. Car, au sud, la menace française se précise. La prise d’Arras en 1640 par l’armée de Louis XIII et de Richelieu marque un tournant historique. Désormais, c’est moins l’invasion de la France qui est redoutée que celle des provinces les plus méridionales des Pays-Bas par les Français. Mais, au milieu du siècle, l’issue de la gigantesque lutte franco-espagnole est loin d’être acquise. La victoire de Rocroi, magnifiée par Bossuet puis l’historiographie française, n’a pas mis l’Espagne à genoux. Ce n’est pas la mort de l’armée de Flandres. La Fronde permet à la monarchie de Philippe IV de se ressaisir et de reprendre Dunkerque et Barcelone. Mais, même le passage à l’Espagne de Condé n’entraîne pas la reconquête d’Arras. L’affrontement décisif a lieu aux Dunes, près de Dunkerque en 1658. Dans un ultime effort – qui eût pu échouer –, les Français, alliés aux Anglais de Cromwell, l’emportent sur une armée d’Espagnols, de Condéens et d’Anglais royalistes. Seule la paix des Pyrénées a empêché la conquête des Pays-Bas espagnols par les Français de Turenne. Puis Louis XIV rachète Dunkerque aux Anglais en 1662, avant de se lancer dans une série de conquêtes qui, lors des guerres de Dévolution puis de Hollande, amputent les Pays-Bas espagnols d’un bon tiers de leur superficie. Désormais, face à l’expansion française, le salut des provinces Habsbourg ne repose plus sur la force des armes espagnoles bien diminuées, mais sur les alliés de Charles II et leur capacité à intervenir en Flandres, en Brabant et en Hainaut. Les Pays-Bas sont devenus, pour longtemps, l’enjeu de guerres intermittentes et un terrain d’affrontement pour les armées des principales puissances du temps.
La société doit vivre avec la guerre, plus fréquente que la paix : la fiscalité, mais aussi les levées d’hommes pour l’armée de Flandres et pour ces troupes dites « wallonnes » – des Pays-Bas – qui restent trop mal connues, les dévastations – surtout entre 1635 et 1659 –, les contributions levées par les belligérants sur les campagnes. La plupart des villes importantes ont été, à un moment ou un autre, assiégées (Louvain en 1635, Arras en 1640 puis 1655, Dunkerque en 1646 puis 1652 et 1658... Namur en 1692 puis 1695) ou bombardées (Bruxelles étant en partie ruinée en 1695 par les artilleurs français). L’ampleur des fortifications et la présence de l’armée, du prince légitime ou d’un État étranger, sont des données devenues ordinaires de la vie la plus quotidienne.
Celle-ci n’est pourtant pas marquée que par la guerre. Une lutte d’un autre genre se livre aux Pays-Bas espagnols, lutte dans laquelle la contrainte, parfois réelle au début, laisse progressivement place à d’autres formes de reconquête des âmes : un effort considérable et tenace pour faire des provinces fidèles ou redevenues telles à la fois une vitrine et un bastion du catholicisme rénové d’après le Concile de Trente. La présence d’un nonce à Bruxelles, choisi avec discernement, manifeste l’importance de cette partie de l’Europe catholique. La comparaison pourrait être menée sur bien des points avec les Pays de la Couronne de Bohême, autre élément très important de la « frontière de catholicité » telle qu’elle se met en place puis se stabilise à travers l’Europe entre les décennies 1580 et 1650. Le phénomène est tellement massif et englobant qu’il peut être envisagé de bien des manières différentes. Il concerne la dynastie. La piété du couple archiducal était proverbiale. Elle s’est manifestée aussi bien par l’appui donné à des quantités de fondations que par la participation à d’innombrables cérémonies et, pour Isabelle devenue veuve, par l’habit de tertiaire franciscaine. Un sanctuaire de pèlerinage proche de Bruxelles, Montaigu – Scherpenheuvel en flamand – rappelle aujourd’hui encore la vigueur et les modalités de l’engagement religieux des Archiducs [5]. Dans les cités, la visibilité du catholicisme atteint un degré encore inégalé : images, peintes ou sculptées, processions et cérémonies, effectifs ecclésiastiques multipliés, sonneries de cloches... On assiste en quelques décennies à l’intensification ou la reconstitution d’un univers catholique conçu comme un tout saisissant la totalité des perceptions : l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher et le goût. Nulle part davantage qu’à Anvers le phénomène n’a été plus marqué [6]. On retrouve l’équivalent à Prague à partir des années 1620. Anvers est tout aussi bien le foyer de diffusion d’innombrables gravures et éditions religieuses que le berceau de la considérable entreprise d’érudition hagiographique des bollandistes. Tel est le monde de Rubens, de sa piété, mais aussi de ses ambitions sociales et de son entreprise à la fois commerciale et artistique.
La prise en charge de tous les aspects de la vie par l’Église peut être rapportée à la définition, inspirée du cardinal Bellarmin, de l’Église comme une « société parfaite », parfaite au sens de complète – autrement dit, dotée de tous les moyens nécessaires pour réaliser sa fin surnaturelle. À ce titre, elle s’occupe aussi bien de l’assistance que de l’éducation. La nécessité de combattre l’hérésie a fait de l’éducation un enjeu considérable. Dans des pays déjà bien pourvus en écoles, le XVIIe siècle a vu se multiplier les établissements d’enseignement tenus par le clergé, Jésuites et Augustins venant au premier rang par l’ampleur du réseau de leurs collèges [7]. Il suffira de rappeler l’existence de plusieurs universités : Louvain, dont le rôle dans les querelles théologiques, notamment sur la grâce, est net dès le temps de Baius au siècle précédent ; Douai, qui abrite aussi le séminaire formant les prêtres anglais destinés à aller exercer au risque de leur vie un ministère clandestin car interdit.
L’ampleur durable de la marque du catholicisme tridentin sur la civilisation des Pays-Bas méridionaux ne doit pas faire oublier que la vigueur de la reconquête catholique s’est accompagnée de vives concurrences, voire de conflits, entre les différents ordres religieux, entre séculiers et réguliers, entre clergé et pouvoir laïc. La culture juridique et politique propre aux Pays-Bas comportait, depuis l’époque bourguignonne, bien des éléments propres à susciter des tensions entre les pouvoirs séculier et ecclésiastique, comme entre le clergé des Pays-Bas et l’autorité pontificale. Rien n’est simple dans le catholicisme des Pays-Bas espagnols au XVIIe siècle : l’année 1640 voit aussi bien la sortie de l’Imago primi saeculi, le gros volume publié par les jésuites d’Anvers pour célébrer le premier centenaire de la Société, que la publication posthume de l’Augustinus, la pesante synthèse de la pensée de saint Augustin telle que la concevait l’évêque d’Ypres, Jansenius...
Puissent ces quelques études éveiller et stimuler l’intérêt pour ces Pays-Bas méridionaux, fidèles au monarque Habsbourg et parfois si peu espagnols.
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NOTES
 
[1] Signalons la prochaine parution des actes du colloque tenu à Lille en mars 2007 sur les « Trente glorieuses » – autrement dit, les Pays-Bas au temps des Archiducs. En France, il faut saluer les travaux menés depuis plusieurs décennies par Alain Lottin et Philippe Guignet.
[2] L’Infante était la demi-sœur du roi d’Espagne Philippe III et l’archiduc le frère des empereurs romains germaniques Rodolphe II et Mathias Ier. Sur cette période en plein renouvellement historiographique, voir L. Duerloo et W. Thomas, Albert et Isabelle. Catalogue, Bruxelles, 1998, et, des mêmes (dir.), Albert and Isabella. Essays, Bruxelles, 1998. Luc Duerloo achève présentement une biographie de l’archiduc Albert.
[3] Voir l’étude de René Vermeir, « Les limites de la monarchie composée. Pierre Roose, factotum du comte-duc d’Olivares aux Pays-Bas espagnols », p. 495-518. On pourra aussi se reporter, afin d’avoir une vue d’ensemble du règne de Philippe IV et de la place des Pays-Bas dans la politique espagnole à René Vermeir, En estado de guerra. Felipe IV y Flandes, 1629-1648, Cordoue, 2006.
[4] Voir l’article d’O. Chaline, « Charles-Bonaventure de Longueval, comte de Buquoy (1571-1621) », p. 399.
[5] Voir ici l’article de Luc Duerloo, « Scherpenheuvel, un pèlerinage pour une politique emblématique », p. 423, ainsi que la monographie richement illustrée consacrée à ce sanctuaire, Luc Duerloo et Marc Wingens, Scherpenheuvel. Het Jeruzalem van de Lage Landen, Louvain, Davidsfonds, 2002.
[6] Sur cet aspect de la culture baroque, on se reportera à l’article de Jeffrey Muller, « Communication visuelle et confessionalisation à Anvers au temps de la Contre-Réforme », p. 441.
[7] Ces aspects sont traités ici par Eddy Put, « L’invasion des collèges ? Les écoles latines dans les Pays-Bas méridionaux et leur visibilité archivale (1585-ca 1700) », p. 483.
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