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Documentaliste-Sciences de l'Information

2002/1 (Vol. 39)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.391.0016
  • Éditeur : A.D.B.S.

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LE CEMAGREF, Institut français pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement, est un établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST) placé sous la double tutelle des ministères chargés de l’agriculture et de la recherche. Fort de ses mille personnes, il mène des recherches finalisées dans cinq domaines : gestion des milieux aquatiques, gestion des territoires, connaissance et prévention des risques naturels, génie des équipements pour l’eau et le traitement des déchets, et génie des équipements pour l’agriculture et l’agroalimentaire.

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Ses cinq cents ingénieurs et chercheurs ont des compétences scientifiques et technologiques variées et complémentaires : des sciences du vivant aux sciences pour l’ingénieur, de la biologie au paysagisme, de la mécanique des fluides à l’hydrologie, en passant par la socio-économie.

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Créé en 1981 à partir de deux instituts techniques, il lui a fallu devenir un centre de recherche. Les activités de recherche sont conduites au sein d’une trentaine d’unités de recherche à compétence nationale, implantées dans dix sites en France.

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L’organisation documentaire est calquée sur cette structure : chacun des dix sites est doté d’un service de documentation qui emploie, en moyenne, deux documentalistes. Ainsi, à ce jour, le réseau des documentalistes du Cemagref compte vingt-deux personnes dont l’action est coordonnée par le Service de l’information scientifique et technique (SIST), implanté au sein de la Direction générale. Dans chaque site, les documentalistes travaillent en étroite collaboration avec les chercheurs et ont comme principale mission la satisfaction des besoins d’information des chercheurs du site concerné.

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En raison de l’évolution du Cemagref et de sa politique de recherche, les traditionnelles bibliothèques existant au niveau des laboratoires de recherche sont devenues de véritables services d’information, au cœur des différents réseaux.

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Toutefois, l’appui aux chercheurs demeure la constante de tous les travaux menés.

1 - La fonction documentaire au Cemagref

Le rôle des documentalistes dans une structure de recherche

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Avec l’édition électronique, le documentaliste doit faire face à un nouveau challenge : le chercheur a directement accès à l’information et pourrait presque se passer du centre de documentation. Dans ce contexte, les documentalistes doivent assister les chercheurs dans l’accès à un centre de documentation virtuel et leur donner les moyens de parvenir directement aux sources d’information pertinentes [1] [2].

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Face à cette pléthore d’information, le documentaliste doit donc apporter des services à valeur ajoutée, ce qui suppose qu’il soit bien intégré dans les équipes de recherche, qu’il connaisse les degrés d’acceptation des technologies de l’information et de la communication par les chercheurs, et qu’il les y sensibilise…

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Les principaux services qu’il leur propose sont les suivants :

  • répertorier et analyser les sources d’information, pour assurer le meilleur accès à l’information primaire ;

  • contrôler et synthétiser l’information toujours trop volumineuse et trop foisonnante ;

  • porter une appréciation qualitative sur les outils [3].

À la lecture de cette énumération, on pourrait penser que le travail de documentaliste n’a pas changé. Pour assister les scientifiques dans leurs recherches, les professionnels de l’information et de la documentation doivent leur transférer une partie de leurs savoir-faire et compétences. En voici quelques exemples :

  • organiser des formations, courtes si possible (les chercheurs disposent de peu de temps), à l’utilisation des outils ;

  • rédiger des modes d’emploi et des FAQ (foire aux questions ou frequently asked questions) permettant un usage facilité des sources d’information ;

  • identifier et former des personnes relais dans les équipes susceptibles d’être de bons vecteurs de l’information.

Ainsi les documentalistes du Cemagref valorisent leur fonction en sachant transférer une partie de leur expérience à leurs usagers, en établissant un dialogue permanent pour anticiper leurs besoins et y répondre au mieux. Si leur savoir-faire n’est pas remis en cause, les documentalistes doivent s’adapter à cette nouvelle donne en élargissant leur champ de compétences et en travaillant davantage en amont, à l’écoute de leurs équipes de recherche – bref, en se positionnant toujours, mais différemment, en interfaces-conseils d’accès à l’information.

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Le documentaliste se trouve donc placé face à un véritable paradoxe : pour justifier sa fonction et préserver l’intérêt de son travail, il doit partager avec son client le savoir-faire qui est l’essence de son métier. C’est à ce prix qu’il construit sa nouvelle place au sein de la structure où il exerce [4].

Analyse des besoins des chercheurs

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Au Cemagref, les laboratoires sont souvent structurés en unités multi-institutionnelles – par exemple : unité mixte de recherche (UMR), institut fédératif de recherche (IFR) –, d’où la nécessité de mutualiser les ressources. Les chercheurs travaillent de plus en plus sur des disciplines transversales et, avec l’éparpillement des ressources, ils doivent utiliser plusieurs outils de recherche d’information.

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Les chercheurs peuvent difficilement déléguer leur travail de bibliographie. Il leur faut connaître les sujets qui émergent, être attentifs aux tendances en cours, suivre leurs sujets actuels et ceux des années précédentes, etc.

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Dans ce contexte, la problématique des documentalistes du Cemagref est de rendre les utilisateurs aussi autonomes que possible grâce à des outils adaptés à leurs besoins.

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Il est apparu, au terme d’une enquête menée auprès des chercheurs, qu’ils apprécient les portails qui leur permettent, à partir d’un seul outil, d’accéder à plusieurs ressources. Quels sont donc les portails à privilégier pour les chercheurs du Cemagref ? D’après l’analyse effectuée, les fonctionnalités les plus appréciées semblent être les suivantes [5].

  • La couverture thématique souhaitée doit être la plus large possible et un minimum de dix ans d’antériorité est nécessaire.

  • Les chercheurs feuillettent les sommaires de périodiques, cette approche est pour eux complémentaire de la fonction « recherche » ou de l’utilisation de profils. Les outils sélectionnés doivent donc permettre un accès browse et un accès search.

  • L’accès au texte intégral des périodiques est très apprécié. Cette formule est encore récente au Cemagref puisque les accords avec les premiers éditeurs ont été conclus début 2001 ; mais elle a été rapidement adoptée. Pour les chercheurs, le fait de disposer immédiatement d’un document est un avantage conséquent puisqu’ils n’ont plus de démarches à faire pour obtenir le document primaire [6]. Par ailleurs, l’article – au format pdf – peut être imprimé en couleurs, ce qui est très appréciable pour les schémas.

  • Ils apprécient l’existence du lien direct de la bibliographie à l’article en texte intégral, et la possibilité d’aller directement d’un article à l’autre.

  • L’alerte est intéressante si elle permet l’ accès immédiat au document primaire. En effet, si le délai entre la demande de l’article et sa réception est trop long, le chercheur n’est plus dans la problématique qui a justifié la demande du document.

  • La présence dans les documents de l’adresse électronique des auteurs permet un contact rapide avec des scientifiques travaillant dans le même domaine et favorise les échanges directs entre chercheurs.

  • L’exportation des données et leur récupération dans un logiciel bibliographique est nécessaire.?C’est le logiciel End Note qui a été choisi pour les chercheurs du Cemagref.

Ces éléments se sont révélés précieux lors de la synthèse de l’étude menée au Cemagref pour préciser les besoins d’information des chercheurs et déterminer les outils les plus appropriés pour y répondre.

2 - Méthodologie de l’étude

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Dans un contexte où l’information est abondante, il faut être vigilant dans le choix des produits que l’on met à la disposition des usagers. La pluridisciplinarité du Cemagref et la nécessité de rationaliser les coûts ont été des facteurs à intégrer dans la démarche. Afin de rationaliser les tâches, les documentalistes du Cemagref ont mené cette étude en réseau.

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Les outils dont il est question ci-après évoluent en permanence.?Il est donc important de s’attacher plus à la méthodologie de l’étude qu’à ses résultats, susceptibles de changer très rapidement.

Inventaire des outils de veille scientifique existants sur le marché

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Les outils testés sont de nature très différente, mais ils peuvent être complémentaires et permettre ainsi un accès à l’information plus proche de l’exhaustivité.

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Quatre types de produits ont été étudiés.

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• Les bases de données pluridisciplinaires gratuites sur le Web :

  • AArticle@ Inist :base de données de l’Institut de l’information scientifique et technique (INIST-CNRS), premier fournisseur français d’articles scientifiques ;

  • Ingenta.

• Les bases de données pluridisciplinaires payantes :

  • Information Quest (IQ) : base de données commercialisée par la société Rowecom ;

  • Inside : base de données commercialisée par la British Library.

• Les portails des éditeurs :

  • ScienceDirect d’Elsevier (SD) ;

  • Ideal d’Academic Press.

• Les produits de l’Institute for Scientific Information (ISI) :

  • Web of Science (WoS) ;

  • Current Contents version CC Search (CCS, avec l’interface WebSpirs de Silver Platter) ;

  • Current Contents version CC Connect (CCC).

Elaboration et validation d’une grille d’analyse de ces produits

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Pour une comparaison optimale des outils, les documentalistes du Cemagref ont défini une grille d’analyse. Un certain nombre de fonctionnalités ont été mises en avant. Citons par exemple la puissance du moteur de recherche, la périodicité de la mise à jour et l’antériorité disponible, la possibilité de sauvegarder des profils ou des historiques de recherche. Cette grille d’analyse figure ci-contre.

Test des différents outils sur des stratégies de recherche en collaboration avec les équipes de recherche

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Les outils ont été testés sur différentes équations de recherche, sur différents sites du Cemagref et sur une période donnée.

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Par exemple, au Cemagref de Lyon les trois sujets suivants ont été analysés sur la période 1999- 2001 :

  • Sujet 1 : L’influence des changements climatiques sur les poissons

    Equation 1 : Climat* Chang* AND Fish*

  • Sujet 2 : Semipermeable membrane device

    Equation 2 : SPMD OR (Semipermeable membran* device*) AND NOT (Parallel* Process* OR Comput* OR program*)

  • Sujet 3 : Effets du cuivre sur les bactéries ou les algues des biofilms (ou périphytons)

    Equation 3 : Copper AND (Bacteri* OR Alga* OR Seaweed*) AND (Biofilm* OR Periphyton*)

Pour chacune de ces équations et pour chacun des outils, on a établi deux ratios :

  • nombre de références pertinentes par rapport au nombre total de références ;

  • nombre de références présentes exclusivement dans la base considérée par rapport au nombre total de références pertinentes dans la base interrogée.

Enfin, pour ces deux ratios :

  • Information Quest a été comparé avec AArticle@ Inistet Ingenta ;

  • Information Quest et Inside ont été comparés avec ScienceDirect ;

  • ScienceDirect a été comparé avec les produits ISI.

3 - Synthèse des résultats obtenus

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Tout d’abord, les principales fonctionnalités des outils [7] [8] [9] ont été comparées. Les résultats ont pu être rassemblés dans une grille que l’on trouvera page XX.

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Il ressort de cette première analyse que, si l’on considère leurs fonctionnalités, les produits peuvent être partagés en deux catégories :

  • Ingenta, AArticle@ Inistet Information Quest d’une part ;

  • Inside, Science Direct, Ideal, WoS, CC Search et CC Connect d’autre part.

Grille d’analyse des produits
Grille de comparaison des outils (Juin?2001)

Comparaison d’Ingenta-Uncover, AArticle@ Inistet Information Quest

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Ce sont des outils de la même gamme, qui ne permettent pas une recherche complexe : il n’est pas possible de combiner plusieurs étapes de recherche. Ces produits ne donnent pas (ou que très peu) accès au texte intégral.

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Ingenta apporte un nombre de références pertinentes moindre qqu’Article@ Inist. Parmi les bases de données gratuites, AArticle@ Inistest donc le produit qui fournit le plus de résultats et qui a le moteur le plus puissant.

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AArticle@ Inistet Information Quest (IQ) donnent à peu près le même nombre de références pertinentes.

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Les fonctionnalités de ces outils font qu’ils ne peuvent qu’être des outils complémentaires.?Ils ne peuvent pas être comparés aux produits suivants.

Comparaison d’Information Quest et Inside

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Information Quest bénéficie de la base de données de la British Library, ce qui lui permet d’afficher de bons résultats, mais l’interface de consultation est décevante (équation de recherche limitée à 80 caractères) et les temps de réponse très longs. De plus, les mises à jour paraissent peu fréquentes.

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Cet outil permet parfois l’accès au texte intégral mais Rowecom, son diffuseur, a peu d’accords avec les éditeurs fournisseurs du Cemagref. Dans l’état actuel des choses, Information Quest peut donc difficilement être une passerelle pour l’accès au texte intégral au Cemagref.

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Inside est plébiscité par les usagers car son moteur est performant et parce qu’il permet l’accès aux références des actes de colloques.

32

Par contre, pour ces deux outils, on déplore le faible taux de résumés présents dans les bases de données.

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Inside et Information Quest donnent des résultats aussi satisfaisants que Science Direct mais différents, donc complémentaires.

Comparaison des produits ISI avec ScienceDirect et Ideal

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Ces produits ont en commun d’offrir l’accès au texte intégral.

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Ideal. Du fait de sa couverture trop étroite pour le Cemagref et très orientée vers la médecine, ce produit sera assez vite exclu des comparaisons. De plus, l’accès à l’antériorité des collections se négocie année par année, ce qui constitue un frein budgétaire et une contrainte pour les usagers.

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ScienceDirect. En raison de ses fonctionnalités, cet outil a été comparé aux produits de l’ISI (Current Contents version CCS et Wos). Pour les documentalistes du Cemagref, la question sous-jacente était de savoir si Science Direct pouvait remplacer les Curent Contents.

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Le produit Science Direct est bien fait mais on n’y retrouve pas la qualité d’indexation des bases de l’ISI : recherche par auteur difficile, redondance des références. D’autre part, c’est un produit éditeur dont le but premier est l’accès au texte intégral. Les produits bibliographiques de l’ISI (WoS, CCS, CCC) sont, eux, orientés recherche et veille. À ce titre, ils bénéficient d’une technologie d’interrogation éprouvée et d’une couverture plus large.

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Au premier abord ces produits sont donc difficilement comparables, mais plutôt complémentaires. Cependant, ScienceDirect se positionne différemment des autres éditeurs en s’organisant en portail (hébergement d’autres éditeurs, accords avec d’autres producteurs de bases de données), sa couverture thématique va en s’amplifiant et l’on peut s’attendre à une amélioration régulière de son interface de recherche. De plus, sa fonctionnalité Cited By le positionne ouvertement sur le « terrain bibliométrique » du WoS, même si sa couverture est pour le moment plus limitée.

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Les résultats obtenus sur ScienceDirect seul représentent approximativement un tiers de ceux du Web of Science (Wos). En fait, les références que l’on trouve dans le premier figurent en majorité dans le second.

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Le panachage des deux approches, renforcée par leurs technologies de liens complémentaires, permettrait d’offrir aux chercheurs du Cemagref un outil cohérent et complet.

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Web of Science. C’est le produit qui donne le plus de résultats. WoS est un puissant outil de recherche bibliographique, il permet rapidement de connaître les articles qui font référence sur un sujet ; de plus, les liens au niveau de la bibliographie permettent une navigation rapide de référence en référence, et l’accès au texte intégral est possible grâce à la technologie ISILinks.

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Ce produit a été très apprécié par les chercheurs : il évite une veille régulière et permet de constituer rapidement et avec efficacité une bibliographie en profondeur ; il permet d’aborder un nouveau sujet de recherche par une approche intuitive (liens de navigation). Il faut toutefois regretter que les adresses électroniques des auteurs ne soient pas mentionnées, ce qui est préjudiciable aux contacts directs entre chercheurs.

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CC Search. C’est un outil de veille, mais aussi de recherche rétrospective à condition que l’on affecte les moyens nécessaires à l’acquisition de son antériorité.

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Ce produit bénéficie de la technologie SilverPlatter : interface de consultation unique pour les bases de données choisies, module de recherche bien conçu. Il apporte un plus par rapport au CC Connect parce qu’il permet l’interrogation multibases (CC + autres bases de données), et dispose de la technologie de liens SilverLinker. L’alerte est intéressante mais ne permet pas le lien direct vers le texte intégral.

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CC Connect. Ce produit sera écarté parce qu’il ne permet pas, dans sa version actuelle, l’accès au texte intégral et que la recherche rétrospective porte sur une antériorité limitée.

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Le hors texte ci-contre présente une analyse comparative des trois produits de l’Institute for Scientific information.

Grille de comparaison des produits de l’ISI Current Contents Connect (CCC), Current Contents Search (CCS) et Web of Science (WoS)

4 - Conclusions

47

Pour être en concordance avec les besoins des chercheurs du Cemagref, le(s) produit(s) à acquérir doi(ven)t offrir : une antériorité importante, une couverture multidisciplinaire, une double possibilité de recherche (veille et rétrospective), l’accès au texte intégral.

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Dans la gamme des produits gratuits, les documentalistes du Cemagref privilégient AArticle@ Inist(INIST-CNRS). Pour les produits payants, en fonction des contraintes budgétaires et des possibilités de négociations qui se présenteront, plusieurs scénarios sont envisageables :

  1. ScienceDirect et Web of Science série Science ;

  2. ScienceDirect et CC Search ;

  3. ScienceDirect et des bases bibliographiques thématiques (CAB, Econlit, INSPEC) ;

  4. ScienceDirect et Inside.

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Toutefois, il faut noter que, malgré son coût élevé, l’accès à une importante base bibliographique multidisciplinaire comme le Web of Science ne dispensera pas le Cemagref de négocier avec les éditeurs pour l’accès au texte intégral des documents [10]. C’est pourquoi notre institut fait partie du consortium universitaire Couperin et conclut peu à peu des accords avec les grands éditeurs scientifiques.

50

OCTOBRE 2001


Références

  • 1 –  Network collaboration to improve scientific intelligence / BALIGAND M.-P. In : New skills for the millennium: Eigth Biennial meeting of the European Association of Aquatic Science Libraries and Information Centres (EURASLIC), Aberdeen, Scotland, 3-5 May 2000. 3 p.
  • 2 –  Links between information professionals and researchers / DELHERBE N., REGOLINI A. Information Science Conference, Cracow, Poland, 19-22 June 2001.
  • 3 –  Le Cemagref à l’heure des cyber-documentalistes / BALIGAND M.-P., CADIOU C., DAO A., GARDES C., REGOLINI A. In : L’information scientifique et technique et l’outil Internet : expériences, recherches et enjeux pour les professionnels de l’IST. Paris, CNRS-DSI, 1999. P. 239-246. (Le Micro Bulletin Thématique ; 3)
  • 4 –  New roles and skills for Librarians / HYETT D. In : New skills for the millennium: Eigth Biennial meeting of the EURASLIC, Aberdeen, Scotland, 3-5 May 2000. 5 p.
  • 5 –  Besoins d’usagers, politiques d’acquisition, offres commerciales : cohérence ou divergence d’intérêts ? Journée Commission IST Agropolis Montpellier, 9 mars 2001. <www. agropolis. fr/ ist/ infos/ 9-mars. html>
  • 6 –  Think links - Full text Linking Projects / HOFFMAN D.J. Online Magazine, 2001, n° 1, 6 p. <www. agropolis. fr/ ist/ infos/ 9-mars. html>
  • 7 –  JAKE: Compare Databases [consulté en septembre 2001]. <http:// jake. med. yale. edu>
  • 8 –  Enquête ressources électroniques, groupements d’achats recensés ou en projet / Ministère de l’Éducation nationale. 2000 [consulté en septembre 2001]. <wwww. sup. adc. education.fr/bib/acti/electro/consort.htm>
  • 9 –  Intermédiaires pour les revues scientifiques électroniques : veille sur l’évolution de l’offre / CHARTRON G. 1999 [consulté en septembre 2001]. <wwww. urfist. jussieu. fr/ urfist/presse/intermed.htm>
  • 10 –  L’édition scientifique face à Internet / CHARTRON G. In : Bibliothèques numériques : cours INRIA, 9-13 octobre 2000, La Bresse. Paris, ADBS Éditions, 2000. P. 189-227. Également accessible sur Internet : wwww. ccr. jussieu. fr/ urfist/ inria2000/ inriasupport.htm
  • Sites Internet

Résumé

Français

Le Cemagref est un établissement public de recherche. Sa communauté scientifique et technique est pluridisciplinaire et répartie dans dix centres en France. Chacun est doté d’un service de documentation dont les animateurs doivent proposer aux chercheurs des services d’accès à l’information homogènes et pertinents. Dans une offre d’outils d’accès à l’IST pléthorique, les responsables ont besoin d’être orientés vers les produits les plus adaptés à leurs besoins. Il appartient donc aux documentalistes d’identifier les outils les plus adéquats et les moins onéreux : pour ce faire, ils ont mené une étude sur les outils de veille scientifique dont ils présentent ici la méthode et les résultats.

Plan de l'article

  1. 1 - La fonction documentaire au Cemagref
    1. Le rôle des documentalistes dans une structure de recherche
    2. Analyse des besoins des chercheurs
  2. 2 - Méthodologie de l’étude
    1. Inventaire des outils de veille scientifique existants sur le marché
    2. Elaboration et validation d’une grille d’analyse de ces produits
    3. Test des différents outils sur des stratégies de recherche en collaboration avec les équipes de recherche
  3. 3 - Synthèse des résultats obtenus
    1. Comparaison d’Ingenta-Uncover, AArticle@ Inistet Information Quest
    2. Comparaison d’Information Quest et Inside
    3. Comparaison des produits ISI avec ScienceDirect et Ideal
  4. 4 - Conclusions

Pour citer cet article

Baligand Marie-Pascale, Dao Agnès, Giansily Carole, Regolini Amanda, Hologne Odile, « Les outils de veille scientifique : quel choix pour les chercheurs du Cemagref ? », Documentaliste-Sciences de l'Information 1/2002 (Vol. 39) , p. 16-24
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2002-1-page-16.htm.
DOI : 10.3917/docsi.391.0016.


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