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Documentaliste-Sciences de l'Information

2002/1 (Vol. 39)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.391.0064
  • Éditeur : A.D.B.S.

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La propriété intellectuelle et l’Internet. Bertrand Warusfel, Paris : Flammarion, 2001. – 127 p. – (Dominos ; 225). – ISBN 2-080357-45-X : 6,25 €

Un petit livre très dense, des analyses très fouillées

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VOICI UN LIVRE ETONNANT qui, en un peu moins de 130 pages de petit format, réussit à décrire les grandes lignes du droit de la propriété littéraire et artistique et de la propriété industrielle, les deux versants de la propriété intellectuelle. Il présente ses multiples difficultés d’adaptation à l’Internet et aborde les principaux débats en cours à ce sujet et leurs implications.

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Dans la première partie consacrée aux contenus de l’Internet, l’auteur donne la définition juridique d’une œuvre, détaille les droits moraux et patrimoniaux qu’elle fait naître et démontre qu’il n’existe aucune particularité propre à l’Internet. Il rappelle ensuite les règles essentielles de la propriété industrielle dont l’application territoriale qui la cloisonne à l’échelle d’un pays ou d’un groupe de pays est, en revanche, source d’un premier conflit, l’Internet ne connaissant aucune frontière. L’exploitation de l’œuvre fait intervenir des créateurs, des diffuseurs et des internautes. Ce classement quelque peu artificiel lui permet de décrire les différentes catégories d’auteurs, les implications en matière de contrat et de gestion des droits ainsi que les difficultés qui peuvent apparaître sur le réseau pour prouver l’originalité et la disponibilité du droit invoqué. Les autres thèmes abordés, comme la responsabilité des hébergeurs, les utilisations contractualisées et les exceptions légales, les principales sanctions déjà prises dans divers pays, le cas des journalistes, les menaces sur la notion privative, le flou du statut des liens hypertextes, le cas particulier des fichiers musicaux, les difficultés rencontrées pour apporter des preuves de contrefaçon sur un médium fugace et malléable, etc., laissent imaginer des évolutions importantes dans un avenir proche.

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Les outils que sont les logiciels et les bases de données, abordés dans la deuxième partie, sont un enjeu économique important pour les entreprises dont elles émanent. L’auteur s’attarde d’ailleurs longuement sur le logiciel dont il présente le statut juridique complexe. Il aborde ensuite le logiciel libre qui ne serait qu’une variante de la propriété intellectuelle, un modèle commercial particulier, comme il l’affirme dans une explication très argumentée. Les enjeux d’une protection du logiciel par le brevet sont détaillés ensuite et, dans ce cadre, l’auteur a choisi de faire une démonstration en faveur de sa brevetabilité. En revanche, il fustige les revendications de ceux qui voudraient breveter les méthodes commerciales, pour lesquelles il préconise un mécanisme proche de celui qui a été institué pour la protection des bases de données. Celles-ci, objet juridique complexe décrit minutieusement par l’auteur, permet au producteur de détenir des droits exclusifs sur tous les éléments qui la constituent ainsi qu’un droit spécifique destiné à protéger son investissement. Mais Bertrand Warusfel attire néanmoins l’attention sur les considérations économiques qui, à son avis, prennent aujourd’hui le pas de manière excessive. C’est pourquoi il affirme qu’un site web ne peut pas prétendre à une protection spécifique car il n’a, bien souvent, qu’un contenu informatif ou institutionnel, ou ne constitue, dans les cas les plus favorables, qu’un assemblage de textes, images et sons qui sont alors des œuvres multimédias bénéficiant des règles de la propriété intellectuelle propres à leurs différents éléments.

Une nécessaire adaptation du droit

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Internet, reconnaît Bertrand Warusfel dans une troisième partie, « bouscule « le droit de la propriété intellectuelle et l’oblige à s’adapter. Le cas des noms de domaine peut servir d’exemple destiné à illustrer la naissance éventuelle d’une nouvelle catégorie juridique et la généralisation d’une nouvelle forme de règlement des litiges : un arbitrage au niveau mondial. C’est ce qu’il démontre après avoir exposé les règles de nommage, les moyens de lutte contre les cyber-squatters, les conflits entre les noms de domaine et les marques. L’autre défi majeur, exposé ensuite, concerne la nouvelle définition du régime de la copie numérique qui implique la remise en cause de toutes les exceptions traditionnelles liées à l’usage privé et au fair use. Quant aux moyens électroniques de protection des droits dont l’auteur donne une typologie précise et dont l’usage est encouragé par plusieurs textes juridiques, ils changent la nature du marché de l’information et créent des risques nouveaux pour la protection de la vie privée et des libertés publiques. C’est bien une marchandisation généralisée de la communication et de l’information, englobant l’ensemble des contenus, y compris ceux qui ne sont pas concernés directement par la propriété intellectuelle, qui se profile ici, et le débat de fond, fait remarquer l’auteur, consiste à arbitrer entre « un dépérissement mondial des monopoles intellectuels » et « le souci légitime de rentabilité des investissements ».

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On s’oriente sans nul doute vers de nouveaux modèles de diffusion de l’information : les débats qui les entourent sont l’objet du quatrième et dernier chapitre. S’il importait de protéger les œuvres et les inventions qui ont une valeur marchande, l’extension progressive des protections sur ce qu’il faut désormais baptiser « biens informationnels », les possibilités de contrôle de leurs usages, l’apparition de nouveaux objets intellectuels, l’effacement du critère qualitatif d’originalité au profit de critères économiques ont fait naître, surtout dans le monde anglo-saxon, des courants libertaires remettant en cause le fondement même de la propriété intellectuelle. Bertrand Warusfel nous met en garde contre ces nouveaux modèles qui ne correspondent qu’à un déplacement de la valeur et créent « une nouvelle forme de capitalisme postindustriel » centré sur un contrôle de l’accès et non plus sur la possession. Si les discussions sont vives et particulièrement complexes, c’est qu’elles concernent la propriété d’une matière première essentielle à tous les secteurs d’activité et que le problème dépasse la question juridique pour englober des fondements politiques et philosophiques qui ont des conséquences économiques et sociales et, pourrait-on ajouter, parce que ce débat se développe au niveau mondial.

Droit de la propriété intellectuelle et liberté

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Le droit s’applique à l’Internet, déclare avec force Bertrand Warusfel en conclusion. S’il est important, selon lui, de ménager des espaces de liberté pour favoriser la créativité et l’innovation et pour assurer aussi la pérennité de la propriété intellectuelle, celle-ci ne doit pas être remise en cause. Elle représente, en effet, un droit égalitaire qui permet de résister aux pressions économiques de certains monopoles. Il serait dangereux de la sacrifier pour de nouveaux modèles économiques fondés sur l’accès et la rémunération : un point de vue que, paraphrasant une phrase de Lacordaire, il résume en affirmant que c’est « le droit (de propriété intellectuelle) qui libère et la liberté (du marché) qui asservit ». Le droit de la propriété intellectuelle est particulièrement flexible, il l’a prouvé à maintes reprises dans son ouvrage. En outre, plusieurs concepts sont émergents et pourraient être bientôt stabilisés. Mais il reconnaît aussi que le droit de l’information est encore un « excellent laboratoire et un sujet d’expérimentation fructueux ». C’est bien ce que démontre cet ouvrage bref mais dense qui est bien plus qu’une simple introduction à la propriété intellectuelle, qui apparaît ici comme un sujet passionnant et vivant.

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Michèle Battisti

Comment chercher : les secrets de la recherche d’information à l’heure d’Internet. Claude Marcil, 2e éd. – Sainte-Foy (Québec) : Les Éditions MultiMondes : ASTED, 2001. – XIII-224 p. – ISBN?2-921146-99-1 : 29,95?$ CND

Un nouveau guide de recherche, tourné vers le web nord-américain

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LE RESEAU INTERNET est à l’origine de nombreuses études dont les auteurs souhaitent livrer à leurs lecteurs les « secrets » ou les « trucs » qui leur éviteront de s’égarer et leur permettront de trouver l’information qui leur est nécessaire. Nous avons récemment analysé dans cette revue quatre ouvrages poursuivant ce même objectif [2001, vol. 38, n° 5-6, p. 336-338]. Le nombre de ces publications sur la recherche d’information signifie incontestablement l’importance que ce réseau prend dans nos environnements. Les sociologues de la connaissance en tireraient certainement des conclusions plus élaborées. Mais, pour le professionnel de l’information, cette abondance de guides est l’indice de l’impact du réseau sur une des opérations documentaires importantes ; mais il illustre aussi la redondance et la répétition de l’information.

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Le livre de Claude Marcil reprend en effet un certain nombre de données déjà analysées dans d’autres ouvrages : adresses des sites des bibliothèques, archives, journaux, etc. C’est pourquoi nous nous sommes efforcée d’établir une analyse critique pointant sur les originalités ou idées inédites. Pour les Français, l’originalité première de ce guide naît de la nationalité canadienne de l’auteur qui leur vaut de découvrir en priorité le Web transatlantique d’Amérique du Nord.

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Après une brève introduction, l’auteur découpe son travail en huit chapitres. Intitulé « La bibliothèque », le premier (p. 5-17) s’adresse au nouveau venu à qui il faut expliquer ce que sont, dans les bibliothèques traditionnelles, catalogue, vedettes matières, cote, etc. Le chapitre 2, « Les bibliothèques et les centres de documentation » (p. 19-54), consiste en un bookmark donnant les adresses des principales bibliothèques nationales ou spécialisées canadiennes, nord-américaines et françaises, mais aussi des archives, des musées, des sociétés historiques, des associations. Le lecteur français sera surpris de constater que, malgré le titre donné à ce chapitre, n’y figure pratiquement aucun centre de documentation au sens latin du terme.

Permanence des frontières entre cultures

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Les chapitres 3 et 4 poursuivent le même objectif : il s’agit de faire découvrir au lecteur les ouvrages de référence autorisant « La recherche rapide d’information » (p. 55-88) ou, au contraire, ceux qui permettent « La recherche en profondeur » (p. 89-126). Là, nous découvrons les « dépanneurs » qui correspondent en France aux almanachs ou guides ; les bibliographies rétrospectives, courantes, bibliographies de bibliographies, les catalogues collectifs, les librairies en ligne, les répertoires de périodiques, la littérature grise, etc.

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Le chapitre 5, « Les experts » (p. 127-154), propose un guide pour retrouver les personnes ressources de l’entreprise, de la politique, des médias, etc., complété par le sixième dédié aux personnes ressources du monde des « Affaires » (p. 155-168).

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Les chapitres 7 (p. 169-193) et 8 (p. 195-199) présentent deux catégories de documents : « les documents multimédias », qui prennent une importance croissante dans nos sociétés et que l’on a parfois tendance à oublier, et « les publications gouvernementales ». Ne sont traitées ici que les publications nord-américaines…

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Après une brève conclusion, la bibliographie comme l’index confirment au lecteur la parfaite connaissance qu’a l’auteur des ressources informationnelles canadiennes – ce dont le lecteur français saura tirer profit –, mais aussi sa profonde ignorance des auteurs français préoccupés par les mêmes « secrets de la recherche d’information à l’heure d’Internet ».

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Cet ouvrage qui s’adresse à des navigateurs débutants est ainsi plein d’instruction sur les frontières qui subsistent dans « le village global »…

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Marie-France Blanquet

L’université virtuelle. Sous la dir. de Henry Samier, Paris : Hermès science publications, 2000. – 218 p. Numéro de : Les cahiers du numérique, ISSN 1469-3380, 2000, vol. 1, n° 2. – ISBN 2-7462-0152-6 : 37,05 €

Enjeux, difficultés, perspectives de l’enseignement à distance

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LES CONTRIBUTIONS D’UNE QUINZAINE D’AUTEURS – universitaires ou consultants – sont réunies sous la direction d’Henry Samier de l’Université d’Angers dans ce deuxième numéro des Cahiers du numérique, une publication des éditions Hermès. Le premier numéro était consacré à « La ville numérique », celui-ci a pour thème « L’université virtuelle ».

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Les technologies de l’information et de la communication apportent à l’enseignement des moyens supplémentaires inédits de diffusion et d’appropriation du savoir et des connaissances. Le phénomène s’amplifie à l’heure actuelle, la formation à distance (ou e-learning) représentant un nouvel enjeu, notamment pour les universités. C’est le thème principal de la première partie de ce cahier qui rassemble quatre articles.

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D. Oillo (Agence universitaire de la francophonie) et P. Barraqué (Académie de Créteil) montrent les différentes évolutions du système éducatif dues aux technologies : l’éducation a changé de paradigme ; du modèle traditionnel, centré sur le professeur et où l’étudiant a un rôle passif, nous sommes passés à un modèle fondé sur l’information, centré sur l’étudiant qui a un rôle actif et qui utilise l’ordinateur. Le nouveau paradigme est celui des connaissances : le groupe a un rôle « adaptatif » et utilise l’ordinateur en réseau. Cependant les auteurs insistent sur le terrain mouvant (par rapport à la communauté universitaire et aux politiques) sur lequel se développe l’université virtuelle. S. Ravet (CCIP) définit une typologie d’universités virtuelles (universités dites ouvertes, traditionnelles, nouvelles, d’entreprise ; consortiums d’universités) et détermine un certain nombre de leurs caractéristiques : taille, alliances, frontières, gamme d’apprentissages, qualité, pédagogie, équipe enseignante, compétences, recherche, etc.

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Selon M. Saadoun (Institut INEDIT), la formation, en adoptant une approche client, change les perspectives et les pratiques habituelles ; la création d’espaces communs de ressources (bases de documents alliées à des applications groupware) oblige à mettre en place une « culture du service ». L’auteure distingue cinq principes de fonctionnement caractérisant l’université virtuelle : l’unicité grâce à un projet commun ; l’évolutivité permettant d’associer des partenaires au projet ; l’autonomie ; l’universalité ; l’hétérogénéité. Jean Michel (École nationale des ponts et chaussées) définit un certain nombre de concepts (enseignement assisté par ordinateur, didacticiels, autoformation, formation interactive ou coopérative, plates-formes d’enseignement, etc.) et aborde les transformations induites par les TIC dans la formation des ingénieurs.

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Un modèle d’enseignement numérique, avec de nouvelles pratiques de formation, doit donc être élaboré : c’est l’objet de la deuxième partie. François Peccoud (Université technologique de Compiègne), que certains lecteurs connaissent grâce au centre de veille technologique le PREAU, décrit les différentes évolutions des contextes d’enseignement : contextes à la fois technique, économique et sociologique. Il prolonge sa réflexion par une approche cognitive sur les processus mentaux d’apprentissage et analyse successivement les prothèses de lecture-écriture, de mémorisation et de communication. B. Debord (Université Lyon-1) développe la notion de savoir numérisé au travers d’exemples : Gallica de la Bibliothèque nationale de France ; Visible Human Project de la Bibliothèque nationale de médecine américaine ; le campus numérique du CNED ; le portail fform@ sup. Selon Marion Blanc (IProgress), les nouveaux modèles de formation (le tutorat présentiel, l’autoformation tutorée à distance, etc.) peuvent être généralisés. Leur qualité et leur efficacité répondent aux contraintes des entreprises en matière de budget et de délai, ou de présence des usagers. C. Parmentier (PriceWaterhouseCoopers) montre que le développement des intranets d’entreprise favorise la communication interne et le partage de connaissances.

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La troisième partie est consacrée aux nouvelles interactions que les documents numériques engendrent dans l’enseignement. D. Boullier (Université technologique de Compiègne) tire les leçons de trois ans d’enseignement numérique à distance, dans le cadre du DESS en ligne de conception-rédaction en documentation technique (Dicit). R. Mounyol (France Télécom) et Marité Milon (Institut national des télécommunications) décrivent la construction de Supemsit (Support pédagogique multimédia pour systèmes d’information de télécommunication). Enfin, A. Galisson, H. Choplin et S. Lemarchand (École nationale supérieure des télécommunications) analysent l’histoire d’un groupe pionnier dans la création de nouveaux supports multimédias pédagogiques.

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Cette livraison des Cahiers du numérique apparaît très complète et donne une vision d’ensemble de l’université virtuelle mise en perspective avec l’université traditionnelle. Les différents points de vue et expériences présentés dans ce numéro sont suffisamment riches pour permettre à tout lecteur désireux d’appréhender les enjeux du e-learning de les comprendre et d’en apprécier à la fois les difficultés et les apports.

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Jean-Philippe Accart

Reproduction interdite ? Le droit à l’image expliqué aux professionnels et à ceux qui souhaitent se protéger. Emmanuel Pierrat, Paris : Maxima, 2002. – 236 p. – (Coll. Concrètement que dois-je faire ?). – ISBN 2-84001-287-1 : 28,97 €

Une problématique de grande actualité

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L’IMAGE S’EST « PATRIMONIALISEE », constate Emmanuel Pierrat, et le nombre de jugements imposant des indemnités financières s’est accru, parallèlement à un autre phénomène auquel le premier est lié : le poids de l’image dans l’information. Comment désormais articuler le droit de l’information au droit à l’information ? Le traitement de l’image est une question qui sera de plus en plus prégnante dans nos professions. Il importait ainsi de disposer de documents susceptibles d’en clarifier les aspects juridiques et cet ouvrage y contribue de manière remarquable.

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Concevoir un guide était bien l’objectif fixé, comme l’indique le sous-titre de ce manuel. Il y répond par sa structure - neuf chapitres indépendants, suivis d’un résumé présentant les points essentiels - et par une mise en page très aérée. Il y contribue également sur le fond, par des exemples nombreux tirés de la jurisprudence, appuyés par des extraits (quelquefois un peu longs malheureusement) de cette dernière, et par ses index très complets. En revanche, la réflexion sur les développements futurs et la situation dans les pays étrangers ont été bien évidemment moins développés car ce livre, bien que ponctué de nombreuses recommandations, ne se veut pas un instrument de réflexion juridique.

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L’ouvrage est articulé en trois grandes parties consacrées aux règles générales applicables en matière d’image, à celles qui concernent spécifiquement les personnes et les biens ainsi qu’aux quelques exceptions qui ont été ménagées ; aux différents motifs de poursuites et aux sanctions encourues ; aux moyens permettant d’utiliser des images sans prendre de risques.

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Dans la première partie, on nous précise que le droit à l’image est un droit indépendant d’autres droits comme, parmi les plus fréquemment allégués dans ce cadre, le droit à la vie privée ou le droit d’auteur, plusieurs droits qui peuvent se superposer et qui obéissent à des régimes différents. S’il se rapporte à plusieurs textes fondamentaux, il représente surtout une construction jurisprudentielle lente mais qui suit une courbe exponentielle depuis une vingtaine d’années (pour les personnes), une dizaine d’années (pour les biens). Il n’y a, en effet, aucune loi spécifique pour l’image et le juge ne dispose que de quelques textes épars mais qu’il peut interpréter largement. Le droit à l’image, rappelle Emmanuel Pierrat, est d’ailleurs un droit absolu, autonome, qui concerne toutes les techniques et tous les supports. En outre, comme en droit d’auteur, aucun consentement ne peut en la matière être présumé, toute autorisation doit être expresse et il peut s’y ajouter, ce qui rend la situation un peu plus complexe, un droit au caprice. Il est donc relativement facile de le faire reconnaître. Ainsi, en fonction d’un contexte donné, la seule limite que dans de nombreux cas (trop nombreux peut-être) on peut envisager, c’est la modération du montant des dommages et intérêts demandés.

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Toutes les personnes sont concernées par ce droit et Emmanuel Pierrat évoque tour à tour les personnalités, les inconnus, les mannequins, les salariés, les enfants mineurs, les sportifs, voire les personnes décédées. Les termes louangeurs n’excluent pas une demande d’autorisation. Quant aux animaux, le droit qui les concerne s’apparente au droit des biens.

Droit à l’image et autres droits

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En ce qui concerne les biens, c’est leur lien avec le droit de propriété qui sera apprécié. Et, si les immeubles et les œuvres architecturales sont les catégories de biens que l’on évoque généralement (ils sont d’ailleurs analysés de manière détaillée dans cet ouvrage), les navires, les grottes, les paysages, les biens mobiliers, etc., ont également fait l’objet de procès ! Si la règle de l’indépendance de la propriété intellectuelle et matérielle est de rigueur, les musées et d’autres propriétaires d’œuvres ont pris l’habitude de négocier un droit d’accès.

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Quant aux exceptions, elles sont rares, souvent difficiles à être reconnues, et ne peuvent être proposées qu’avec beaucoup de prudence. On a pu ainsi avancer un lien avec l’actualité ou avec l’histoire, le fait que les éléments soient disposés sur la voie publique, qu’il s’agisse d’éléments d’un groupe ou d’une foule, d’utilisation à des fins caricaturales ou pédagogiques. En revanche, le droit de citation d’une image ne peut pas être accordé.

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Dans la deuxième partie, on nous rappelle que la défense de l’image peut impliquer la violation d’autres droits, entraînant des sanctions superposées. On peut être ainsi poursuivi pour atteinte à la vie privée, pour atteinte au nom, pour diffamation, pour atteinte à la présomption d’innocence, pour atteinte à la dignité des victimes de crimes ou délits (un droit très encadré pour les mineurs), pour manipulations d’images. La responsabilité civile classique ou l’atteinte au droit d’auteur et aux droits voisins peuvent également être alléguées et donner lieu à des actions en justice liées à l’image.

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L’aspect pragmatique d’un ouvrage qui s’adresse surtout à qui souhaite utiliser l’image, mais aussi à qui souhaite protéger la sienne, se retrouve dans les neuf modèles de contrats proposés dans la troisième partie. Ils donnent à ce livre un intérêt supplémentaire à celui de la constante clarté de l’exposition.

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Michèle Battisti

Bibliothèques - lieux d’art contemporains : quels partenariats ? Coordonné par Béatrice Pedot, Paris : Fédération française pour la coopération des bibliothèques, des métiers du livre et de la documentation (FFCB) ; Limoges : Association limousine de coopération pour le livre (ALCOL), 2001. – 142 p. – ISBN 2-907420-79-8 : 13,72 €

Un sujet sensible et encore négligé

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CE « GUIDE » réunit certaines contributions à une université d’été tenue en septembre 1999 sur Les bibliothèques et la sensibilisation à la création artistique contemporaine et qui avait réuni aussi bien des professionnels des bibliothèques que des institutionnels. Il s’agissait de trouver, ou de renforcer, les moyens de parvenir à sensibiliser à la création artistique de notre temps, et de poser les premiers jalons d’un nécessaire partenariat entre diffuseurs de création contemporaine et bibliothèques-artothèques.

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On ne dispose que de peu d’études sur l’intérêt du public en matière d’art actuel. Toutefois, en s’appuyant sur des données chiffrées extraites de l’enquête sur Les pratiques culturelles des Français (1997), E. Caillet aborde la problématique en proposant une typologie des publics pouvant permettre de cibler les actions éventuelles (p. 12-17). Une rapide évocation des modes de sensibilisation artistique mis en œuvre par les bibliothèques ouvre le champ des possibilités.

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L’ouvrage s’articule en trois sections : les partenaires, les supports et les actions de partenariat.

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La première partie concerne les structures actuelles ou envisageables pouvant servir l’objectif défini : réseau des bibliothèques de lecture publique, réseau des lieux d’art contemporain, action du Fonds d’incitation à la création (FIACRE), réseau de librairies qui possèdent ou gèrent des fonds d’art contemporain - autant de structures qui permettent de baliser le terrain sur lequel se développent les artothèques. C. Tanguy, après en avoir dressé l’historique, en développe les objectifs et en dresse l’état des lieux (elles sont une quarantaine actuellement en fonction). Si elles ont aidé la création par leur politique d’acquisition, d’exposition et d’édition, si elles ont créé sans nul doute de nouveaux liens entre l’art et le public, elles souffrent encore d’une « absence d’image forte » (p. 49), d’un développement trop timide et surtout du grand désengagement de l’État et de l’absence totale d’une politique concertée. Des propositions sont faites pour sortir de cette situation : élaboration d’une charte redéfinissant leur rôle, constitution d’une structure fédératrice, création d’une politique nationale de communication et d’information (p. 38-57).

Ouvrir les bibliothèques à l’art contemporain

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La seconde partie de l’ouvrage s’attache à préciser ce dont on parle. En effet, sous l’expression art contemporain ou, pour employer le terme actuel, bibliophilie contemporaine, se cache une multiplicité d’objets, décrits en partie par J. Deville dans un chapitre consacré aux politiques d’acquisition soutenues par l’État (p. 63-71). Un éclairage particulier est porté sur le « livre d’artiste » et sur le projet « VOLART », banque de données du livre illustré / livre d’artiste pour le XXe siècle, en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France et le ministère de la Culture (M.-F. Quignard, p. 72-76). Sont ensuite analysées les revues d’art, éléments documentaires irremplaçables ; les archives de la critique d’art, nées en 1988 à Châteaugiron, en Bretagne, devenues bibliothèque de référence grâce à ses 35 000 ouvrages et à une trentaine de fonds d’archives mis à la disposition du public ; enfin les potentialités d’Internet en « cyberart » (J. Lambert, p. 87-93).

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Différents exemples d’actions en partenariat, au niveau local ou national, et un appel de Dominique Arot (Conseil supérieur des bibliothèques) à « faire place à la création contemporaine à l’intérieur des bibliothèques », sans amateurisme ni hyperspécialisation, clôt cet ensemble sur un sujet sensible mais encore trop mal connu ou mal perçu.

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Liste des institutions ad hoc, éléments bibliographiques et vidéographiques, sélection de sites Internet, adresses des intervenants et des rédacteurs du guide contribuent à sa valeur documentaire.

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Claire Guinchat

L’intelligence économique en pratique avec l’apport d’Internet et des NTIC : comment bâtir son propre système d’intelligence économique. François Jakobiak, 2e éd. – Paris : Éditions d’organisation, 2001. – XII-299 p. – ISBN 2-7081-2550-8 : 34,30 €. Maîtriser et pratiquer la veille stratégique. Laurent Hermel, Paris : AFNOR, 2001. – XIII-98 p. – (AFNOR pratique). – ISBN 2-12-467411-0 : 32,01 €

Deux ouvrages pratiques aux visées opposées

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PARFOIS DISTINGUES, PARFOIS CONFONDUS, les termes de veille stratégique et d’intelligence économique deviennent de plus en plus courants dans le langage de l’économie et des affaires. Laurent Hermel les confond dans son étude, alors que François Jakobiak présente l’intelligence économique comme la « suite logique de la veille stratégique ». Mais les deux auteurs poursuivent le même but : donner aux lecteurs des informations pratiques pour la mise en œuvre de ces processus. Laurent Hermel le fait de façon brève et synthétique ; François Jakobiak de façon beaucoup plus savante et développée.

Un ouvrage concis plutôt pour débutants

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Laurent Hermel découpe son travail en six points. Après une brève introduction, le chapitre 1 définit « La veille stratégique » (p.?1-7). « Les différents types de veille » sont décrits dans le chapitre suivant (p. 9-16). Le troisième montre « L’organisation de la veille dans l’entreprise » (p. 17-22) et le quatrième sa « Mise en œuvre » (p. 23-25). Les commentaires sur la norme XP X 50-053 sur les Prestations de veille et prestations de mise en place d’un système de veille et le texte même de cette norme reproduit dans son intégralité constituent les chapitres 5 et 6 (p. 27-65) de cet ouvrage court, précis et illustré de très nombreux schémas ou tableaux.

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Un lexique assez conséquent est proposé en fin d’ouvrage, qui permet au lecteur de faire la connaissance de la terminologie de la veille ; cependant certains termes déjà définis dans la norme elle-même font doublons. La bibliographie thématique sépare les ouvrages concernant la veille stratégique et ceux portant sur l’intelligence économique quand l’auteur, dans l’introduction, semble ne pas distinguer ces deux concepts. « Internet et intelligence économique » donne lieu à la citation de quatre ouvrages datés de 1997 et 1998, pour un seul titre paru en 2001. Cela peut paraître paradoxal étant donné le sujet du livre, et surprendra le lecteur qui a veillé et enregistré la publication d’ouvrages plus récents.

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Cette étude de Laurent Hermel est à mettre dans les mains de débutants ou à considérer comme une valeur ajoutée au texte de la norme qui en constitue l’ossature.

Un ouvrage dense plutôt pour spécialistes

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La lecture du sommaire, qui est en fait une table des matières, du livre de François Jakobiak renseigne tout de suite le lecteur sur l’ampleur du travail présenté qui reprend en partie les chapitres de l’édition de 1998 et en ajoute un nouveau lié à l’importance d’Internet et des TIC et aux problèmes de sécurité qui leur sont attachés. Après une introduction destinée à expliciter le concept d’intelligence économique, l’auteur découpe son sujet en onze chapitres. Le premier (p. 17-36) passe en revue les « Concepts de stratégie industrielle », quand le deuxième porte sur la « Détermination des secteurs à surveiller et de l’information à exploiter » (p. 37-62). Les « Caractéristiques générales de l’intelligence économique, principes, opérations majeures » (p. 63-85) introduisent le chapitre 4, « Recherche et collecte d’informations. Sources d’information hors Internet » (p. 87-110), où la recherche est présentée comme une des opérations majeures de l’intelligence économique. Le chapitre 5, « Plans de renseignement, création et utilisation » (p. 111-131), explique l’intérêt de connaître les travaux comme les études sur le renseignement réalisées par les spécialistes de la Défense nationale pour « en tirer de profitables leçons », et le chapitre 6, « Les fichiers relationnels de l’intelligence économique » (p. 133-156), examine les fichiers relatifs aux sociétés et aux spécialistes et la façon de les construire et de les gérer.

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Les chapitres 7 et 8 sont dédiés aux technologies de l’information et auraient mérité d’être unifiés. Déjà présent dans la première édition, « L’Internet en intelligence économique » (p. 157-192) est renforcé avec l’intégration d’un développement sur un portail américain spécialisé en competitive intelligence, utile pour se diriger vers les sites intéressants pour le spécialiste de l’intelligence économique. Le chapitre 8, complètement nouveau, « NTIC et intelligence économique » (p. 193-210), insiste sur l’intérêt de suivre l’évolution rapide du secteur des télécommunications où la téléphonie mobile, l’UMTS, va bouleverser l’usage professionnel d’Internet. Le chapitre 9, « Benchmarking, analyse concurrentielle, marketing et intelligence économique » (p. 211-232), repart sur des données théoriques et conceptuelles de l’intelligence économique et aurait pu trouver sa place à la suite du cinquième. Car le chapitre 10 sort un peu du vif du sujet, insistant sur « La sécurité de l’information en intelligence économique » (p. 233-256), alors que le onzième y revient en proposant des « Modes d’implantation du projet intelligence économique. Évaluation » (p. 257-286).

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Comme nous venons de le voir, la construction de l’ouvrage peut parfois dérouter. Toutefois, pour ceux qui n’en ont pas lu la première édition, la lecture de ce texte dense, écrit par un spécialiste bien connu dans le monde de l’intelligence économique, apportera de nombreuses informations. De plus, tous les chapitres se terminent par des encadrés destinés à accroître la compréhension du texte. Ce sont des réflexions générales (par exemple : « La paix sociale constitue-t-elle un facteur critique de succès de l’industrie automobile française ? ») ou plus professionnelles (« Essayez de compléter la liste des sources d’informations spécifiques en trouvant au moins trois autres sources accessibles par la presse économique »). Mais aucun corrigé n’est proposé pour les exercices et les réflexions proposés. Ce que l’auteur justifie par la diversité des approches de cette nouvelle spécialité et la pluralité des solutions potentielles. C’est peut-être dommage pour le lecteur débutant dans cette discipline. Il eût sûrement été enrichissant de lui proposer des éléments ou des pistes de réponses…

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Pour ceux qui ont lu la première édition, la lecture de cette réédition n’apportera pas de grandes nouveautés, si ce n’est le chapitre 8. Cependant, malgré son titre, ce chapitre est plutôt une brève présentation des technologies qu’une étude de leurs interrelations avec l’intelligence économique, et il déçoit donc un peu. La réédition semble avoir été un peu rapide comme le prouve la bibliographie où seulement 13 références sur 58 sont antérieures à 1998.

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Marie-France Blanquet

Guide d’accès à l’information en médecine et sciences de la santé. Évelyne Mouillet, Paris : ADBS Éditions, 2001. – 199 p. – (Sciences de l’information. Série Recherches et documents, ISSN 1159-7666). – ISBN 2-84365-053-4 : 23 €. Guide documentaire santé-social. Guillemette Chevaillier, Rennes : Éditions de l’École nationale de la santé publique, 2001. – 131 p. – ISBN 2-85952-801-6 : 19 €

Deux guides, deux approches, deux publics

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DEUX GUIDES RECEMMENT PARUS chez des éditeurs différents poursuivent le même objectif : offrir aux professionnels exerçant dans le domaine médical et paramédical la possibilité de trouver l’information pertinente correspondant à leurs besoins. Guillemette Chevaillier, documentaliste à l’École nationale de la santé publique, offre à ses usagers un condensé des principales ressources documentaires couvrant leur domaine et des conseils d’ordre méthodologique ; Évelyne Mouillet, responsable du centre de documentation de l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement de l’université Bordeaux-2, s’adresse certes à ses usagers, mais aussi et surtout à ses pairs, documentalistes spécialisés ou généralistes censés connaître déjà les rudiments de la recherche documentaire classique mais peu experts encore dans la recherche sur le réseau Internet. En d’autres termes, Guillemette Chevaillier propose un outil de vulgarisation, Évelyne Mouillet un outil savant.

Un outil de vulgarisation pour les professionnels de la santé

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Le travail de Guillemette Chevaillier est découpé en trois parties. La première traite de la « Méthodologie de la recherche documentaire » (p. 9-32). Elle comporte des conseils de base pour mener une recherche : clarifier ses objectifs, délimiter son sujet et les champs disciplinaires concernés, connaître les documents et les lieux d’information. Sont également très brièvement abordés les modes d’exploitation de la recherche : noter les références, par exemple, ou rédiger une bibliographie, citer les sources et les références bibliographiques. Dans la deuxième partie, l’auteure présente « Les outils de recherche » (p. 33-55). Y sont passés en revue les moyens de la recherche (produits documentaires, banques de données), les banques de données bibliographiques illustrées de schémas ou par des pages écran, Internet enfin, avec les outils généralistes ou sélectifs dédiés à la médecine, les moyens de communication (forums, listes, etc.). La troisième partie « Sources, producteurs » (p. 59-86) ouvre sur les sources d’information statistique et juridique, les sources nationales ou régionales et départementales. Une bibliographie, quatre annexes donnant une liste de banques de données bibliographiques et statistiques, les coordonnées d’organismes et les périodiques de référence médicaux et paramédicaux, un index général et un index des organismes par thème clôturent ce petit guide destiné moins aux professionnels de l’information qu’aux praticiens de la santé.

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On peut regretter que l’auteure soulève tous les sujets de façon trop rapide et superficielle et dans un ordre qui entraîne quelques redites. Les bibliothèques et les centres de documentation spécialisés sont décrits dans le chapitre 1. Ces organismes avaient leur place dans le chapitre 3. Le coût de la recherche, par exemple, est abordé en quinze lignes au contenu peu significatif. Il en est de même pour la fiabilité des informations, banalisée en dix lignes… Par ailleurs, on peut également s’étonner que l’auteure se réfère à la norme AFNOR Z-44-005 de décembre 1987 pour expliquer comment rédiger une bibliographie qu’elle ne suit pas dans les exemples proposés (pp. au lieu de p. ; pas de virgule entre le nom de l’auteur et son prénom, absence des ISBN, etc.). L’absence de la banque de données Medline intrigue aussi le lecteur qui découvrira au fil de sa lecture que ce livre limite les ressources informationnelles aux seules ressources françaises.

Un ouvrage savant pour les professionnels de l’information

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Évelyne Mouillet, au contraire, offre une étude approfondie et une sélection d’outils d’aide à la recherche documentaire. Pour cela, elle partage son travail en trois parties. Dans la première, intitulée « Les outils de la recherche documentaire » (p. 9-92), elle présente l’Internet de façon très concrète et pratique (les fonctions des navigateurs, le fonctionnement d’un site, etc.). Puis, entrant dans le vif du sujet, l’auteur décrit brièvement les catalogues mis à la disposition des navigateurs et s’attarde sur les banques de données bibliographiques médicales qu’elle explicite individuellement et de façon très concrète. Le souci de l’auteure est de façon évidente de rédiger un guide exhaustif et pertinent pour transmettre son savoir et son savoir-faire à son lecteur.

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Il en va de même pour les deux autres parties. Un peu plus courte, la deuxième traite des « Outils de la gestion bibliographique » (p. 95-128) : texte intéressant car ce sujet est rarement abordé dans les ouvrages portant sur la recherche documentaire, texte essentiel aussi qui apprend au lecteur comment gérer les références récupérées. C’est d’abord la « Gestion bibliographique informatisée » expliquant comment maintenir et organiser une base de données personnelle, comment assurer la « Création automatique d’une base de données » et les différents modes directs ou indirects d’« Accès aux documents ». La troisième partie (p. 133-184) décrit les « Outils de la communication ». Il s’agit de savoir procéder à la rédaction bibliographique des références trouvées, de comprendre le formatage automatique des références, de connaître les points pratiques concernant la diffusion de l’information et la création de répertoires de sites, sujets en général très discrètement abordés.

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Une bibliographie, malheureusement non présentée dans l’ordre alphabétique, clôt cet ouvrage dont il faut préciser qu’il ne dit mot des banques d’images, si importantes en médecine, ni des systèmes d’information élaborés accessibles par Internet. Le lecteur découvrira au fil des pages que ce livre limite les ressources informationnelles aux seules banques de données bibliographiques, ressources importantes auxquelles les documentalistes ont trop tendance à se limiter, ignorant ainsi d’autres sources d’information essentielles. Écrit par une praticienne experte qui maîtrise bien le sujet qu’elle s’est fixé, il sera cependant utile aux professionnels de l’information qui travaillent dans le domaine de la santé mais aussi à ceux qui exercent dans d’autres domaines et qui pourront l’utiliser comme modèle à adapter à leur propre horizon.

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Marie-France Blanquet

Bornes interactives en librairies : onze entretiens sur le futur de l’e-book et de l’impression à la demande. Asfored et ESCP-EAP, Paris : L’édition en fête, 2001. – 84 p. – Diff. gratuite

Des interrogations sur l’avenir du livre électronique et de l’impression numérique

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CET OPUSCULE offert par la promotion du mastère spécialisé Management de l’édition (ESCP-EAP/Asfored) à l’occasion du dixième anniversaire de cette formation s’interroge sur l’intérêt des bornes interactives qui, placées dans les librairies, permettraient d’imprimer les livres, absents du fonds ou épuisés, demandés par les clients. Quelques expériences, actuellement menées aux États-Unis ou en Finlande, permettent de comprendre les avantages mais aussi les obstacles de ce nouveau procédé.

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Face à cette perspective, onze représentants des métiers du livre sont interrogés pour dire, à travers leurs expériences ou leurs projets, les grands enjeux du développement du livre électronique et de l’impression à la demande. Ainsi, 00h00.com, IBM Printing Systems, Hachette Livre, Editronics, la FNAC, France Loisirs, l’imprimerie des PUF, Sodis, Gallimard, Vivendi Universal Publishing et le Seuil donnent leurs avis, se rejoignant sur les principales interrogations liées au développement de l’impression numérique : sont ainsi évoquées les facettes juridiques (le droit d’auteur), financières, techniques et matérielles du sujet. Mais l’homme n’est pas oublié dans ces entretiens qui soulèvent des questions d’ordre socioprofessionnel (le devenir du métier de libraire) ou socio-économique (le public visé), et des questions relatives à l’impact du livre électronique sur la lecture. En conclusion, tous s’accordent sur l’apparence très séduisante de l’impression à la demande mais aussi sur les nombreux obstacles technologiques, culturels et économiques qui lui sont encore attachés.

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Le professionnel de l’information lira avec intérêt ce petit document. Non seulement pour se tenir au courant d’une actualité qui aujourd’hui concerne un métier voisin, mais aussi parce que cette actualité peut très bien demain être la sienne : l’impression à la demande dans les centres de documentation a-t-elle un avenir ?

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Marie-France Blanquet

Les logiciels documentaires : description de dix systèmes de gestion du marché. Michèle Lénart, Paris : ADBS Éditions, 2001. – 163 p. – (Sciences de l’information. Série Recherches et documents, ISSN 1159-7666). – ISBN 2-84365-056-9 : 23 €

Une enquête actualisée, et sensiblement renouvelée

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CETTE ÉTUDE, avertit Michèle Lénart, consultante au cabinet Tosca Consultants, s’inscrit dans le cadre du suivi d’un ensemble de progiciels documentaires sélectionnés en 1994, car disposant à la fois des fonctions de gestion de thésaurus et de gestion bibliothéconomique. Du fait de l’évolution profonde des logiciels documentaires, ces critères n’ont plus aujourd’hui la même pertinence. Dès lors, il a paru plus intéressant à l’auteure de centrer son enquête sur les approches que l’on peut avoir de la gestion d’un centre de documentation vue à travers les progiciels que les documentalistes ont à leur disposition. Les critères retenus sont donc ici doubles. Ils concernent à la fois la possibilité de gérer des documents primaires en y associant une notice documentaire et le contrôle de l’indexation. Le cœur de l’ouvrage est ainsi constitué par la description des progiciels sélectionnés en fonction de ces critères. Le cadre de l’enquête est clairement explicité à partir de questions bien connues des documentalistes : Qui, Quoi, Quand, Comment ? et selon un questionnaire présenté dans l’annexe 1 – un modèle pour tous ceux qui envisagent d’entreprendre une enquête par questionnaire.

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Toutefois, avant de passer à la présentation synthétique et analytique de l’offre, l’auteure propose dans un premier temps une réflexion sur l’« Évolution des logiciels, évolution des pratiques documentaires » (p. 9-16) destinée à préciser les termes de documentaliste et de traitement de l’information. L’analyse des logiciels lui permet de constater que « les trois bonnes vieilles étapes de la chaîne documentaire […] subsistent comme modèle d’organisation du travail » ; cependant, « à l’intérieur de ce cadre familier, tout, ou presque, a changé ou est en train de changer » ! Et, plutôt que d’entamer une étude de tous ces changements, Michèle Lénart propose de mettre l’accent sur deux points qui constituent à plus ou moins long terme des enjeux majeurs pour l’évolution de la fonction documentaire : le portail et la capitalisation de la production documentaire interne. Demain fera-t-il place aux « x-management » : records management, knowledge management, document management ? Ce passage, que l’on aimerait plus développé, est passionnant à lire car il synthétise parfaitement l’actuel débat qui anime les professionnels de l’information sur l’évolution de leur métier, sur leur savoir-faire et sur leur savoir-devenir.

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Mais là n’est pas le sujet de ce livre à visée pragmatique et technique. C’est pourquoi, à la suite de ces considérations, l’auteure entame une « Présentation synthétique de l’offre » actuelle établie sous une forme tabulaire. Les caractéristiques techniques des logiciels sélectionnés portent sur cinq points : la société créatrice du logiciel considéré et le nom de ce dernier, le système d’exploitation, les plates-formes serveur, l’interface messagerie, les normes et standards supportés (hors http et html). Suit une présentation des caractéristiques de l’offre et des caractéristiques commerciales des logiciels retenus.

Informations techniques et réflexion sur le métier

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À cette présentation non commentée fait suite celle, analytique, des dix logiciels étudiés (p. 31-129), à savoir : SIM (de la société Archimed), Ex-Libris (Cadic), CinDoc (Cincom), AIRS (Digitech), DIP (DIP Systèmes), MARCo (EOS International), DORIS et DORIS Content Portal (Ever Team), Alexandrie (GB Concept), SPIRIT (T-GID) et ZyImage (Zylab). Pour chacun de ces logiciels, les points précédents sont repris mais avec, chaque fois, une information très détaillée. Ainsi, la société éditrice du logiciel est identifiée « façon Kompass », avec ses références, son offre en progiciels commercialisés, les évolutions prévues à court terme, ses autres prestations. Les caractéristiques techniques portent sur l’environnement du progiciel. Elles étudient principalement les fonctionnalités de portail, la gestion des bases documentaires et la gestion électronique des documents, les fonctions de recherche, la présentation des résultats et la diffusion des informations. Viennent enfin les caractéristiques commerciales portant sur les coûts du progiciel de base et de sa maintenance, et sur les prestations d’assistance nécessaires pour sa mise en œuvre. Un précieux glossaire permet au lecteur de suivre cette étude savante, précise et technique.

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Un regret cependant : aucune étude comparative, aucun commentaire de la part de l’auteure ne viennent compléter ce travail écrit par une experte qui retient son expertise. Mais les professionnels de l’I&D trouveront dans cet ouvrage énormément d’informations pour alimenter leur choix « logiciel », les étudiants pour en comprendre l’importance. Les deux y trouveront matière à réfléchir sur l’évolution de leur métier.

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Marie-France Blanquet

Une politique d’acquisition pour une bibliothèque d’étude et de recherche. Valérie Travier ; préface de Bertrand Calenge. Villeurbanne : Presses de l’ENSSIB, 2001. – 180 p. – ISBN 2-910227-34-0 : 22,87 €

Une méthode d’acquisition très convaincante

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EN JUIN 1999, la bibliothèque centrale des universités Lyon-2 et Lyon-3 a vu la majeure partie de ses collections détruites dans un incendie. La communauté des bibliothécaires de la région (ainsi qu’au plan national) s’est mobilisée afin de pallier le manque important qui s’en est suivi. L’offre documentaire se voyant privée de ressources essentielles, il a fallu trouver des solutions de substitution en attendant la reconstruction du bâtiment et la reconstitution des collections.

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C’est dans ce contexte que Valérie Travier, élève-conservateur à l’Enssib (promotion 1999-2000), a entrepris de réaliser un travail d’étude portant sur les acquisitions dans une bibliothèque d’étude et de recherche. Ce travail fut jugé digne d’être publié : dans sa préface, Bertrand Calenge parle d’« un travail exemplaire », d’« une lecture séduisante et stimulante de l’offre documentaire ». Ces qualificatifs retiennent évidemment l’attention.

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Ce qui frappe dans un premier temps, c’est la clarté de l’ouvrage qui apparaît synthétique et limpide dans sa présentation globale : une mise en page soignée et très agréable à la consultation, de nombreux tableaux, des annexes fournies montrent un réel effort de synthèse et de précision. Ce qui est plus intéressant pour le professionnel est la méthode suivie : l’auteure prend en compte la dimension régionale, définit le concept de bibliothèque d’étude et de recherche (libre accès, disponibilité de l’espace documentaire et des collections, accent mis sur les périodiques, internationalisation de la documentation offerte, articulation avec la recherche) et met en correspondance offre documentaire et activité réelle des chercheurs. Elle s’appuie sur une analyse précise et détaillée de l’environnement : évaluation quantitative des publics, présentation du contexte documentaire, analyse de la recherche à Lyon-2 et Lyon-3 ainsi qu’à l’École normale supérieure.

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L’étude se concentre ensuite sur la constitution de la collection elle-même et s’appuie sur un document officiel rédigé par le directeur de la bibliothèque centrale, Charles Micol, intitulé Orientation générale de la politique documentaire de la Bibliothèque centrale des universités Lyon-2 et Lyon-3. La méthode choisie est celle de la « constitution de corpus », adoptée par la Bibliothèque nationale de France. Le travail de l’acquéreur est ici valorisé : il doit délimiter le corpus des auteurs fondamentaux et secondaires dans une discipline (en l’occurrence les lettres et sciences humaines) et évaluer la production afférente. Suivent un certain nombre de principes : adapter la collection de référence aux besoins du public, assurer la constitution progressive de la collection, privilégier les axes de la recherche locale. La collection doit être structurée en champs et sous-champs, avec un souci de transversalité. Les différents supports sont pris en compte : périodiques, documents numériques notamment. Les outils et procédures de sélection sont détaillés.

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Valérie Travier a réalisé là un travail très étayé, rigoureux et précis, dans un contexte certainement difficile. L’appréciation élogieuse de Bertrand Calenge citée précédemment est amplement méritée. Nul doute que cet ouvrage didactique et précis servira de guide à bon nombre de professionnels.

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Jean-Philippe Accart

Écrit, image, oral et nouvelles technologies : actes du séminaire 2000-2001. Sous la responsabilité Marie-Claude Vettraino-Soulard, coordonnépar Alain Montesse. Paris : Université Paris 7 - Denis Diderot, 2001. – 195 p. – (Écrit, image, oral et nouvelles technologies, ISSN 1257-985 [sic] ; 10). – ISBN 2-7442-0043-3 : 15,25 €

Des interrogations et des réflexions de tous horizons

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L’EDITORIAL SIGNE par Marie-Claude Vettraino-Soulard permet de situer l’ensemble des communications présentées dans ces actes du séminaire qu’elle anime depuis plusieurs années à l’université Paris-7. Il s’agit de réflexions menées par des penseurs venus de tous horizons, nées des différentes questions que les nouvelles technologies font émerger lorsqu’elles produisent ou restituent de l’écrit, de l’image ou de l’oral ; l’accent étant mis sur les contenus et non sur les moyens de transmission, aussi sophistiqués soient-ils. Le champ est vaste et explique la profonde hétérogénéité des articles contenus dans cet ouvrage dont la lecture intéressera le professionnel de l’information « à la carte », c’est-à-dire suivant ses propres centres d’intérêts personnels mais probablement pas professionnels. Car l’ensemble des communications émane de chercheurs ou de praticiens qui parlent librement mais justement sans axe unifiant et sur des sujets extrêmement divers.

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Madeleine Bruch s’intéresse aux « Galeries virtuelles » (p. 19-37) tant du point de vue muséal que du point de vue marchand, en ligne et hors-ligne. Robert Risler dans « De la perception à sa représentation graphique » (p. 39-50) reprend « l’échelle d’iconicité » d’Abraham Moles. Pour Pascal Martin, les « Dernières technologies » sont « une mutation importante souvent minimisée » dans notre « rapport à l’image » (p. 51-62). Avec « Internet et la résistance mondialisée » (p. 63-85), Yvonne Mignot-Lefevbre retrouve la posture de la vidéaste d’autrefois qui filmait avec une technologie nouvelle des mouvements sociaux diversifiés mais appartenant tous à la contre-culture ; aujourd’hui, il y a Attac, le R@ S…

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Alain Montesse parle d’« Iconoclasme, spectacle, cyberespace » (p. 87-99) dont le centre est partout et sa circonférence nulle part, quand Marie-Claude Vettraino-Soulard dit à propos d’« Internet (la) puissance de la technique (et le) pouvoir de l’utilisateur » (p. 101-112). Une communication en italien (non traduite) de Mario Costa « Reti e destino della scrittura » (p. 113-117) se penche sur le statut paradoxal que connaît l’écriture sur les réseaux. François Richaudeau, quant à lui, analyse « Des langages par e-mails : incorrects ou fonctionnels ? Une mode ou l’avenir ? » (p. 119-136) et conclut sur la naissance d’un nouveau langage « en partie idéographique, adapté aux communications entre les habitants de leur village planétaire ». Robert L. Baticle, enfin (p. 137-189), poursuit son investigation sur les « Images non visuelles » essayant de préciser ce que le terme d’image mentale a de flou.

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Très loin des préoccupations ordinaires et pratiques du documentaliste, très hétérogène et inégal dans la qualité des communications proposées, ce recueil a le mérite de poser de façon originale des interrogations liées à l’écrit, à l’oral, à l’image et aux nouvelles technologies, « thème constant de la société d’information ».

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Marie-France Blanquet

Dictionnaire du Web. Sous la direction de Francis Balle et Laurent Cohen-Tanugi, Paris : Dalloz, 2001. – VIII-322 p. – ISBN 2-247-04418-2 : 35 €

Un outil de référence à caractère encyclopédique

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LES CHAPITRES SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES nouvellement ouverts apportent toujours avec eux un ensemble de termes déjà connus mais chargés d’un sens inédit et de néologismes originaux ou résultant de la traduction de ces termes. C’est pourquoi un outil terminologique est tout à fait bienvenu pour expliciter les significations données à tous ces mots et créer les conditions d’un consensus langagier dans la ou les communautés scientifiques concernées. C’est ce que s’efforcent de faire les quatorze auteurs, venus chacun d’une discipline de pensée différente, de ce Dictionnaire du Web, à mi-chemin souvent d’une encyclopédie.

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Deux cents entrées environ font le point sur les différents aspects techniques, économiques, juridiques, politiques ou socioculturels du Web. Certaines sont traitées comme des rubriques de dictionnaires, limitées à une brève explication de leur sens : appelet, chat, dot, http, métachercheur, octet, référencement, etc. Ce sont souvent des termes très techniques ou des sigles développés d’organismes ou de procédés techniques. D’autres, au contraire, font l’objet de véritables articles. Ce sont le plus souvent les concepts clés du Web, liés à la mutation profonde de notre environnement qu’il entraîne avec lui, à cette société numérique qui fait couler tant d’encre. Ces concepts sont traités selon des approches qui se veulent exhaustives et très différenciées. Un grand nombre de ces entrées sont d’ailleurs complétées par une bibliographie et/ou une webographie.

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Les termes techniques comme, par exemple analogique, mobile, satellite ou télécommunications, sont expliqués de façon simple, avec parfois des schémas à l’appui, mais ne se limitent pas à ce seul aspect technique. Ils sont placés dans un contexte socio-historique, politique et juridique qui rend la lecture plus attrayante et aisée. Il en est de même pour le câble, dont la présentation aborde les enjeux politico-économiques, ou pour l’intelligence artificielle dont les présupposés idéologiques du concept sont posés. Certains articles sont relativement spécialisés comme ceux, par exemple, qui concernent les problèmes juridiques du Web : droit d’auteur, droit à la vie privée. D’autres sont plus généraux et pluridisciplinaires : interactivité, multimédia, société de l’information.

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Ce dictionnaire très riche est assorti d’un index où sont recensés les mots clés, qu’ils fassent ou non l’objet d’une entrée particulière, et d’un index des auteurs cités. À la fois outil pratique et encyclopédie critique, ce travail est un outil de référence pour tous les professionnels de l’information très sensibilisés aux problèmes linguistiques et sémantiques en général, et à ceux de la société numérique en particulier.

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Marie-France Blanquet

Titres recensés

  1. La propriété intellectuelle et l’Internet. Bertrand Warusfel, Paris : Flammarion, 2001. – 127 p. – (Dominos ; 225). – ISBN 2-080357-45-X : 6,25 €
    1. Un petit livre très dense, des analyses très fouillées
      1. Une nécessaire adaptation du droit
      2. Droit de la propriété intellectuelle et liberté
  2. Comment chercher : les secrets de la recherche d’information à l’heure d’Internet. Claude Marcil, 2e éd. – Sainte-Foy (Québec) : Les Éditions MultiMondes : ASTED, 2001. – XIII-224 p. – ISBN?2-921146-99-1 : 29,95?$ CND
    1. Un nouveau guide de recherche, tourné vers le web nord-américain
      1. Permanence des frontières entre cultures
  3. L’université virtuelle. Sous la dir. de Henry Samier, Paris : Hermès science publications, 2000. – 218 p. Numéro de : Les cahiers du numérique, ISSN 1469-3380, 2000, vol. 1, n° 2. – ISBN 2-7462-0152-6 : 37,05 €
    1. Enjeux, difficultés, perspectives de l’enseignement à distance
  4. Reproduction interdite ? Le droit à l’image expliqué aux professionnels et à ceux qui souhaitent se protéger. Emmanuel Pierrat, Paris : Maxima, 2002. – 236 p. – (Coll. Concrètement que dois-je faire ?). – ISBN 2-84001-287-1 : 28,97 €
    1. Une problématique de grande actualité
      1. Droit à l’image et autres droits
  5. Bibliothèques - lieux d’art contemporains : quels partenariats ? Coordonné par Béatrice Pedot, Paris : Fédération française pour la coopération des bibliothèques, des métiers du livre et de la documentation (FFCB) ; Limoges : Association limousine de coopération pour le livre (ALCOL), 2001. – 142 p. – ISBN 2-907420-79-8 : 13,72 €
    1. Un sujet sensible et encore négligé
      1. Ouvrir les bibliothèques à l’art contemporain
  6. L’intelligence économique en pratique avec l’apport d’Internet et des NTIC : comment bâtir son propre système d’intelligence économique. François Jakobiak, 2e éd. – Paris : Éditions d’organisation, 2001. – XII-299 p. – ISBN 2-7081-2550-8 : 34,30 €. Maîtriser et pratiquer la veille stratégique. Laurent Hermel, Paris : AFNOR, 2001. – XIII-98 p. – (AFNOR pratique). – ISBN 2-12-467411-0 : 32,01 €
    1. Deux ouvrages pratiques aux visées opposées
      1. Un ouvrage concis plutôt pour débutants
      2. Un ouvrage dense plutôt pour spécialistes
  7. Guide d’accès à l’information en médecine et sciences de la santé. Évelyne Mouillet, Paris : ADBS Éditions, 2001. – 199 p. – (Sciences de l’information. Série Recherches et documents, ISSN 1159-7666). – ISBN 2-84365-053-4 : 23 €. Guide documentaire santé-social. Guillemette Chevaillier, Rennes : Éditions de l’École nationale de la santé publique, 2001. – 131 p. – ISBN 2-85952-801-6 : 19 €
    1. Deux guides, deux approches, deux publics
      1. Un outil de vulgarisation pour les professionnels de la santé
      2. Un ouvrage savant pour les professionnels de l’information
  8. Bornes interactives en librairies : onze entretiens sur le futur de l’e-book et de l’impression à la demande. Asfored et ESCP-EAP, Paris : L’édition en fête, 2001. – 84 p. – Diff. gratuite
    1. Des interrogations sur l’avenir du livre électronique et de l’impression numérique
  9. Les logiciels documentaires : description de dix systèmes de gestion du marché. Michèle Lénart, Paris : ADBS Éditions, 2001. – 163 p. – (Sciences de l’information. Série Recherches et documents, ISSN 1159-7666). – ISBN 2-84365-056-9 : 23 €
    1. Une enquête actualisée, et sensiblement renouvelée
      1. Informations techniques et réflexion sur le métier
  10. Une politique d’acquisition pour une bibliothèque d’étude et de recherche. Valérie Travier ; préface de Bertrand Calenge. Villeurbanne : Presses de l’ENSSIB, 2001. – 180 p. – ISBN 2-910227-34-0 : 22,87 €
    1. Une méthode d’acquisition très convaincante
  11. Écrit, image, oral et nouvelles technologies : actes du séminaire 2000-2001. Sous la responsabilité Marie-Claude Vettraino-Soulard, coordonnépar Alain Montesse. Paris : Université Paris 7 - Denis Diderot, 2001. – 195 p. – (Écrit, image, oral et nouvelles technologies, ISSN 1257-985 [sic] ; 10). – ISBN 2-7442-0043-3 : 15,25 €
    1. Des interrogations et des réflexions de tous horizons
  12. Dictionnaire du Web. Sous la direction de Francis Balle et Laurent Cohen-Tanugi, Paris : Dalloz, 2001. – VIII-322 p. – ISBN 2-247-04418-2 : 35 €
    1. Un outil de référence à caractère encyclopédique

Pour citer cet article

« Notes de lecture », Documentaliste-Sciences de l'Information 1/2002 (Vol. 39) , p. 64-77
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2002-1-page-64.htm.
DOI : 10.3917/docsi.391.0064.


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