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Documentaliste-Sciences de l'Information

2002/4 (Vol. 39)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.394.0174
  • Éditeur : A.D.B.S.

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LA NOTION DE «RÉFÉRENCE» D’UN DOCUMENT apparaît dès l’Antiquité, des catalogues des bibliothèques d’Assurbanipal ou d’Alexandrie aux nombreux inventaires et catalogues de bibliothèques établis à partir du XIIIe siècle. Mais on la rencontre aussi dans les listes bibliographiques, les citations dans les œuvres, les citations (index) dans les textes religieux (concordances bibliques) ou juridiques [2][2] Voir à ce sujet les travaux de Sylvie Fayet-Scribe....

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Avec le développement de la littérature savante est apparue la nécessité de citer dans les publications les documents antérieurs. Dès le XVIIe siècle, les bibliographies scientifiques jouent un rôle significatif dans la diffusion de la science. Les notes de bas de page et les citations sont de plus en plus nombreuses dans les revues, en plein essor à partir du XVIIIe siècle. La documentation technique qui apparaît peu après a besoin de références et de notices descriptives (pour les dépôts de brevets par exemple). Puis, au cours du XIXe siècle, la bibliographie – avec ses différents répertoires : bibliographies courantes par discipline scientifique, bibliographies rétrospectives, bibliographies nationales, catalogues de bibliothèques, catalogues d’éditeurs, partie bibliographique des périodiques (analyses, comptes rendus, bulletins bibliographiques, etc.) – devient un préalable obligatoire à toute démarche intellectuelle.

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Les différentes références et citations comprises dans ces bibliographies comportent un certain nombre d’éléments qui permettent d’identifier sans ambiguïté les documents cités. Mais, pour en permettre une bonne utilisation, il est nécessaire de mettre en place une organisation rationnelle de ces éléments, avec des règles, en particulier pour la rédaction des notices. Pour cela ont été peu à peu définies des prescriptions qui permettent à la fois l’identification des documents, la diffusion et l’échange des inventaires, catalogues et notices, et un travail collectif.

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La notice bibliographique ou catalographique sert d’unité d’enregistrement dans une bibliographie ou dans un catalogue, mais aussi de référence pour citer un autre ouvrage dans les textes produits par les intellectuels et les scientifiques.

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Les premières règles apparaissent en France dès le XVIIe siècle, avec les recommandations de Dom Mabillon (1632-1701) sur l’emploi de la référence bibliographique (savoir authentifier et dater le document) en science de la diplomatique et, pour les bibliothèques, L’Advis pour dresser une bibliothèque de Gabriel Naudé (1627). Les premiers principes de catalogage sont fixés à la fin du XVIIIe siècle.

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Jusqu’au XIXe siècle, ce travail est le plus souvent élaboré par des savants, des lettrés qui se consacrent à l’étude des textes, à leur bonne conservation et à leur diffusion (grâce aux bibliographies et catalogues). Ce siècle voit se développer parallèlement des bibliothèques institutionnelles (bibliothèques universitaires, bibliothèques publiques municipales ou départementales) et des bibliothèques privées (bibliothèques populaires ou religieuses, bibliothèques d’étude), qui fonctionnent grâce à des bibliothécaires professionnels qui seront de mieux en mieux formés. Pour les aider dans leurs tâches paraissent des guides, conseils, règles, etc.

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Mais pendant longtemps chaque bibliothèque fonctionne avec ses propres règles, autant pour le « catalogage » que pour le classement des notices et celui des livres.

1 - Mise en place d’une normalisation

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C’est au XIXe siècle et surtout au XXe que l’on arrive enfin à développer des règles communes allant jusqu’aux normes indispensables aux échanges de fichiers [3][3] Histoire de la normalisation autour du livre et du....

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En France, les premières « Instructions » officielles (1791) ne sont pas suivies par les « commissaires bibliographes » nommés pendant la Révolution française. Il faut attendre les années 1880 pour que des règles de catalogage nationales commencent à être appliquées de manière générale.

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Parallèlement à l’action du Bureau bibliographique de Paris et, sur le plan international, à celle de l’Institut international de bibliographie (animé par Paul Otlet), l’Association des bibliothécaires français (ABF, créée en 1906) décide d’unifier les usages en matière de bibliographie et de catalogage dans les bibliothèques et chez les éditeurs pour la production de la Bibliographie de la France et du Catalogue de la librairie française.

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Au même moment, les États-Unis et l’Allemagne unifient également leurs pratiques de catalogage.

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Entre les deux guerres se développe un mouvement général de normalisation internationale qui avait commencé au début du XXe siècle. Dans le domaine particulier de la bibliographie et du catalogage, ce mouvement n’aboutira pas, malgré les efforts d’Otlet et La Fontaine dont le Répertoire bibliographique universel ne réunira pas moins de 17 millions de fiches.

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L’internationalisation de ces règles ne se concrétise qu’à partir des années 1950, grâce à l’action de l’IFLA (International Federation of Library Associations and Institutions ou Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques) et à la création, en 1954, d’un groupe de travail proposé à l’IFLA par l’Unesco. L’aboutissement en sera, en 1961, la « Conférence internationale de Paris sur les principes de catalogage ».

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Puis l’IFLA tente d’harmoniser les notices bibliographiques dans les bibliographies nationales pour faciliter les échanges internationaux. Pour cela est mise au point une norme maximale qui contient tous les éléments possibles et détermine, pour les éléments sélectionnés, une transcription, un ordre et une ponctuation. C’est ainsi qu’ont été définies les différentes zones de la description bibliographique et la norme internationale ISBD (International Standard Bibliographical Description) de 1971.

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À partir des normes de description sont élaborés des codes de catalogage spécifiques, ainsi que les formats MARC (Machine Readable Cataloguing) correspondants.

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En complément sont créés des identifiants (les numéros et codes ISBN, ISSN, ISAN, etc.) pour chaque type physique de documents (un livre, une publication en série, un disque, etc.). Un certain nombre d’entre eux font l’objet d’une norme internationale. Ces identifiants font partie de la description bibliographique d’un document, ainsi que des éléments à inclure dans la citation d’un document dans la bibliographie d’une publication.

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Avec Internet et les fonctionnalités du Web, « le concept d’identification recouvre désormais à la fois l’identification et la localisation ». Ainsi, actuellement, l’URL (Uniform Resource Locator) fait partie de la référence bibliographique et permet d’accéder aux documents cités [4][4] Le Digital Object Identifier : le système du DOI /.... Et pour décrire les ressources en réseau s’est développée depuis 1996 la norme de métadonnées du Dublin Core.

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Toutes les normes produites par l’IFLA répondent aux besoins des bibliothécaires et documentalistes pour la gestion de leurs fonds. Mais elles ne sont pas satisfaisantes pour les signalements effectués dans les banques de données bibliographiques qui, dans l’impossibilité d’appliquer les règles de description bibliographique conçues pour les documents considérés dans leur ensemble et non pour les parties de documents (articles de revues, chapitres de livres, communications dans des actes de congrès, etc.), ont développé l’usage d’une notice très simplifiée, de type référence. Ces normes ne répondent pas non plus aux besoins des universitaires et des éditeurs pour les citations et les bibliographies qui figurent dans leurs publications.

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Même si le travail bibliographique professionnel influence indirectement les habitudes des auteurs et des enseignants dans la rédaction de leurs bibliographies, la nécessité de donner des règles précises et adaptées au travail d’écriture semble se concrétiser dans un manuel qui était paru en 1937 et qui fait toujours autorité dans les milieux universitaires : le Manual for writers of term papers, theses and dissertations de Kate Larimore Turabian (1893-1987), responsable administrative du bureau des thèses (« dissertation secretary ») à l’université de Chicago.

Quelques exemples de modèles de références dans différents « styles » américains
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Ce manuel, publié dans la collection des « Chicago guides to writing, editing and publishing », a été réédité six fois de 1955 à 1996. La sixième édition, révisée par John Grossman et Alice Benrett, est une adaptation de la 14e édition de The Chicago Manual of Style (1993) et de la 5e édition du « Turabian ». C’est un manuel destiné à aider la production des travaux universitaires en sciences humaines et sociales et en sciences de la nature.

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Plusieurs guides de « style » sont publiés aux États-Unis à partir des années 1960 par des associations scientifiques et des universités, par exemple l’American Psychological Association (APA), la Moderne Languages Association of America (MLA), l’université de Chicago, l’université de Columbia, la National Library of Medicine (NLM) [voir ci-contre]. Des regroupements d’éditeurs de revues scientifiques font également paraître des guides qui utilisent les formats de présentation des banques de données spécialisées dans leurs disciplines (les banques de données médicales pour Vancouver [5][5] Vancouver : recommandations du Comité international..., les banques de données en sciences de la nature pour CBE [6][6] CBE : Council of Biology Editors, devenu le Council...).

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C’est seulement en 1987 que l’International Standard Organization (ISO) publie la norme ISO 690, Documentation. Références bibliographiques : contenu, forme et structure[7][7] ISO 690. Août 1987, NF Z 44-005. Décembre 1987. Documentation...., complétée en 1997 par une deuxième partie consacrée aux documents électroniques (ISO 690-2) [8][8] NF ISO 690-2. Février 1998. Information et documentation.... : elle est « destinée aux auteurs et aux éditeurs pour l’établissement de listes de références bibliographiques à inclure dans une bibliographie et pour la formulation des citations dans le texte, correspondant aux entrées de la bibliographie ».

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Le développement d’Internet et la mise sur le Web de nombreux documents suscitent des interrogations quant à la bonne manière de les décrire ; des compléments pour les documents électroniques sont ajoutés aux nouvelles éditions des manuels publiés précédemment et de nombreux guides spécifiques apparaissent sur le Web [9][9] Voir l’historique établi par Maurice Crouse dans :....

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Tous ces guides, imprimés ou électroniques, sont rédigés soit par des responsables de bibliothèques universitaires (cas le plus fréquent), soit par des enseignants.

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Les différentes règles (« styles ») proposées actuellement sont donc un mélange entre modèle traditionnel des universitaires (apparemment inspiré du « Turabian » ou du Chicago Manual of Style) et normes internationales.

2 - La situation actuelle

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On relève actuellement trois grands types de pratiques : celles qu’ont mises en place les éditeurs et les rédacteurs de revues, celles qu’utilisent les universitaires et les étudiants dans leurs travaux, et celles qu’observent les professionnels de l’information-documentation pour leurs bibliographies.

Les pratiques des éditeurs, des rédacteurs de revues et des universitaires

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Les éditeurs et les universitaires mêlent habitudes typographiques, règles issues du catalogage et pratiques disciplinaires. Il n’est sans doute pas « innocent » que toutes les règles soient publiées maintenant en français sous le titre de « style », anglicisme sans doute, mais aussi indication qu’il s’agit de règles internes propres à une édition [10][10] Ainsi le livre de style du Monde « propose une codification....

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L’arrivée d’Internet et la mise en ligne d’un certain nombre de guides et manuels de « style » montrent à tout un chacun qu’il existe une multitude de présentations différentes, et la plupart de ces outils indiquent les références des autres guides connus ; plusieurs font même des études comparatives.

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• Chez les éditeurs chacun a ses propres règles : voir ci-contre quelques exemples reproduits fidèlement à partir des sources citées.

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Les rédacteurs de revues appliquent des règles multiples : soit, pour les revues scientifiques, des règles disciplinaires, soit les standards présentés ci-après (ce sont ces règles et standards qu’appliquent les logiciels bibliographiques). Voir les exemples proposés en HT 2, exactement reproduits eux aussi à partir des sources.

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• Et les universitaires suivent les habitudes de leur discipline.

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Tous les manuels proposés pour aider la production de travaux universitaires ou de publications scientifiques comprennent un chapitre consacré aux références bibliographiques, aux modes de citation et aux bibliographies correspondantes. Les prescriptions qu’ils donnent pour la rédaction sont considérées comme indissociables du mode de citation et du produit bibliographique à faire (notes de bas de page, listes de références en fin de travail, bibliographies). Tous donnent des prescriptions très strictes concernant l’ordre et la transcription des éléments de données, le type d’appels de référence et de forme de bibliographie, la ponctuation, les codes typographiques (italiques, guillemets, caractères gras, souligné, parenthèses, signes de ponctuation). Le choix des éléments de données est le même d’un manuel à l’autre, mais les autres prescriptions diffèrent considérablement.

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Les universitaires utilisent des règles proposées dans le cadre de leur discipline ou prescrites par les éditeurs de leurs publications. Ils reprennent ces règles pour leurs étudiants. L’arrivée de l’informatique a modifié le paysage. Les documents électroniques ne peuvent plus être décrits comme les documents publiés (imprimés ou audiovisuels). Le document n’a plus la même approche physique, son accessibilité n’est plus semblable, sa conservation et donc la possibilité de le retrouver après un certain temps sont problématiques ; mais les modifications des nouvelles éditions des guides, qui portent essentiellement sur les nouveaux documents, ne proposent pour le moment qu’une adaptation à ces nouveaux supports des règles déjà prescrites.

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Les chercheurs peuvent utiliser des logiciels bibliographiques pour produire leurs bibliographies sans être obligés de prendre connaissance des règles prescrites par leurs éditeurs, règles souvent obsolètes et tellement diverses qu’elles rendent souvent problématique la lecture des bibliographies. Par contre les étudiants se trouvent souvent confrontés à la difficulté de trouver un modèle « bibliographique » leur permettant de répondre quand même aux attentes de leurs professeurs qui exigent le respect des règles en usage dans leur département académique ou leur discipline.

Quelques exemples de pratiques d’éditeurs (reproduits exactement à partir des sources citées)

Les normes et standards

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Comme nous l’avons déjà indiqué, il existe une norme internationale pour la rédaction de références bibliographiques : la norme ISO 690 (traduite en français sous le numéro Z 44-005) et la partie ISO 690-2 pour les documents électroniques. Cette norme est complétée par deux normes d’abréviation (ISO 4. Règles pour l’abréviation des mots dans les titres et des titres de publications et ISO 832. Règles pour l’abréviation des termes bibliographiques).

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La norme ISO 690 « précise les éléments à mentionner dans les références bibliographiques aux documents publiés, monographies et publications en série, aux chapitres et articles qu’elles contiennent ainsi qu’aux brevets [sous forme imprimée ou électronique]. Elle détermine un ordre obligatoire pour les éléments de la référence et établit des règles pour la transcription et la présentation de l’information provenant de la publication [ou du document électronique] source. »

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Dans les milieux universitaires anglo-saxons, on utilise beaucoup les « styles » (recommandations) MLA, ALA, Chicago, Vancouver et CBE, qui sont devenus des standards (normes de fait, règles d’usage) [voir page xxx].

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Les différences entre ces normes et ces standards portent essentiellement sur la ponctuation, la typographie et la présentation (l’organisation) des références. En effet, dans la norme ISO, les premières spécifications sont toujours les éléments de données, leur choix, leurs sources et leur transcription ; cette norme propose un ordre de classement des éléments et présente les différentes formes de citations. Par contre les standards, outre les éléments de données (les mêmes), prescrivent une seule forme de citation, un seul ordre, une ponctuation et une typographie strictes. Tous les styles présentent les références en fonction du type de bibliographie à laquelle elles sont destinées et insèrent les citations dans le texte. Pour la plupart, ils préconisent une liste de références à la fin du texte.

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Les normes ISO ne sont pas des manuels d’utilisation et laissent de nombreux choix à leurs utilisateurs. Devant cette difficulté d’application pour des non-professionnels de la description et pour aider leurs élèves et étudiants à rédiger leurs bibliographies, plusieurs bibliothécaires éditent des guides en donnant comme exemple à suivre une forme possible (et sans indiquer toujours qu’il s’agit d’une interprétation personnelle très influencée par leurs propres pratiques). Ces guides s’appuient soit sur les normes ISO, soit sur les règles anglo-saxonnes. En utiliser un est commode, mais si on en consulte plusieurs, on est frappé par leurs divergences, toutes liées au mode de citation, à l’ordre des éléments, à la ponctuation et à la typographie à utiliser obligatoirement.

Conclusion

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Comme le montrent les différents exemples présentés en hors texte, les pratiques sont extrêmement diverses et ne facilitent ni la rédaction ni la lecture des bibliographies produites par les chercheurs, les universitaires, les enseignants et tous les autres auteurs. L’usage de la norme ISO, déjà recommandée dans un certain nombre de guides, peut harmoniser ces pratiques.

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Mais il ne faut pas perdre de vue que l’écriture des références bibliographiques n’est pas neutre et que certaines habitudes de transcription sont liées à une certaine vision du monde de la recherche, des productions « nobles » et des autres. Alors que Paul Otlet, dès la fin du XIXe siècle, avait montré l’importance des articles de périodiques et que, dès le début du XXe, la place des images était reconnue dans certains milieux documentaires, on constate encore – dans les choix de rédaction des références bibliographiques comme dans le classement souvent utilisé pour les bibliographies – une prédominance de l’imprimé, des ouvrages (œuvres) et des auteurs « fondamentaux », des entités éditoriales plutôt que des unités documentaires.

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Printemps 2002

Quelques exemples de références dans les revues scientifiques

Notes

[1]

Comment rédiger une bibliographie / Arlette Boulogne avec la collab. de Sylvie Dalbin. – Paris : Nathan/VUEF : ADBS, 2002. – 127 p. – (Coll. 128. Série Information-Documentation ; 278)

[2]

Voir à ce sujet les travaux de Sylvie Fayet-Scribe dont : Histoire de la documentation en France. – Paris : CNRS Éd., 2000. – Annexe 1, Histoire des outils de médiation de l’information, p. 239-245

[3]

Histoire de la normalisation autour du livre et du document : l’exemple de la notice bibliographique et catalographique / Sylvie Fayet-Scribe et Cyril Canet. – Solaris [en ligne], déc. 1999-janv. 2000 [consulté le 25 septembre 2001], dossier n° 6, 61 p. - <www. info. unicaen. fr/ bnum/ jelec/ Solaris/ d06/ 6fayet. html>. – ISSN 1265-4876

Le catalogage : méthodes et pratiques / par Isabelle Dussert-Carbone et Marie-Renée Cazabon. – Éd. rev. et augm. – Paris : Éd. du Cercle de la librairie, 1994. – 1re partie, chap. 2, Un peu d’histoire, p. 25-30.

[4]

Le Digital Object Identifier : le système du DOI / Catherine Lupovici. – Bulletin des bibliothèques de France, 1998, t. 43, n° 3, p. 50.

[5]

Vancouver : recommandations du Comité international de rédacteurs de journaux médicaux (ICMJE, International Committee of Medical Journal Editors).

[6]

CBE : Council of Biology Editors, devenu le Council of Science Editors.

[7]

ISO 690. Août 1987, NF Z 44-005. Décembre 1987. Documentation. Références bibliographiques. Contenu, forme et structure.

[8]

NF ISO 690-2. Février 1998. Information et documentation. Références bibliographiques. Partie 2 : documents électroniques, documents complets ou parties de documents.

[9]

Voir l’historique établi par Maurice Crouse dans : Citing Electronic Information in History Papers [en ligne]. – [7e éd.]. – 25 October 2001 [consulté le 10 mars 2002]. – <www. people. memphis. edu/ mcrouse/ elcite. html>

[10]

Ainsi le livre de style du Monde « propose une codification écrite de [ses] règles internes - règles morales, professionnelles, rédactionnelles » (Le style du Monde. – Paris : Le Monde, 2002. – Éditorial, p. 3).

Résumé

Français

Dans un ouvrage qui paraît cet automne, Arlette Boulogne explique « comment rédiger une bibliographie » [1]. Les recherches qu’elle a menées pour préparer cet ouvrage didactique l’ont conduite à recenser de nombreuses règles et normes de description des documents et à rechercher leurs origines. Les dimensions et la nature même de ce manuel ne lui ont pas permis d’y présenter de façon suffisante l’histoire de l’usage des références et notices bibliographiques, ni celui de la mise en place progressive d’une normalisation sur ce sujet. C’est ce que propose cette étude, avec un examen des pratiques actuelles des auteurs, des éditeurs de livres et de revues et des universitaires.

Plan de l'article

  1. 1 - Mise en place d’une normalisation
  2. 2 - La situation actuelle
    1. Les pratiques des éditeurs, des rédacteurs de revues et des universitaires
    2. Les normes et standards
  3. Conclusion

Pour citer cet article

Boulogne Arlette, « L'usage des références et des notices bibliographiques : historique et pratiques actuelles », Documentaliste-Sciences de l'Information, 4/2002 (Vol. 39), p. 174-180.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2002-4-page-174.htm
DOI : 10.3917/docsi.394.0174


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