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Documentaliste-Sciences de l'Information

2002/6 (Vol. 39)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.396.0278
  • Éditeur : A.D.B.S.

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1

LES OBJECTIFS DE CETTE ENQUETE étaient les suivants :

  • connaître de manière plus approfondie une population qui, si elle n’est pas toujours adhérente à l’association, n’en représente pas moins le métier de demain ;

  • donner à l’ADBS les éléments indispensables pour proposer des prestations et services en adéquation avec les besoins actuels et futurs de ces jeunes professionnels ;

  • apporter un certain nombre d’éléments d’information aux étudiants actuels et futurs ainsi qu’aux jeunes diplômés récemment entrés dans la vie active et qui semblent avoir du mal à appréhender la variété des fonctions actuellement offertes sur le marché de l’emploi ;

  • apporter des informations aux responsables de formation initiale sur un échantillonnage de diplômes représentatifs des différents types de formation.

Cette enquête a été centrée sur les diplômés en information-documentation des promotions 1997-98, 1998-99 et 1999-2000. Ces jeunes professionnels sont issus des cycles de formation recensés dans l’Observatoire des formations publié par l’ADBS [3][3] Voir sur le site de l’ADBS (www. adbs. fr) la rubrique..., Elle a été réalisée en mai et juin 2002, par la société Kynos choisie après appel d’offres.

1 - Caractéristiques générales des répondants

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Les personnes qui ont répondu à cette enquête sont principalement des femmes, âgées de 25 à 29 ans, vivant d’abord en région, titulaires d’un diplôme universitaire de technologie (DUT) ou d’un diplôme supérieur.

Près de 9 femmes pour 1 homme

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Quatre-vingt-huit pour cent [4][4] Les chiffres du texte ont été arrondis à l’unité inférieure... de femmes et 12 % d’hommes ont répondu au questionnaire. Les répondants de sexe masculin exercent plutôt dans la net-économie et l’administration d’État, dans les médias et la culture, au niveau DUT, avec un diplôme en histoire ou en histoire de l’art.

Des diplômés de tous âges, mais majoritairement des 25-29 ans

4

Près d’une personne sur quatre a moins de 25 ans (24 %), plus d’une sur deux de 25 à 29 ans (55 %), près de 22 % ont plus de 30 ans. On notera la présence d’une trentaine de diplômés de plus de 40 ans venant de lieux de formation divers : instituts universitaires de technologie (IUT de Grenoble, Strasbourg, Tours), Institut national des techniques de la documentation (INTD), universités Paris-8 et Paris-10.

Près de 6 répondants sur 10 vivent en région, 4 sur 10 en Ile-de-France

5

Pour 58 % d’entre eux, les répondants vivent en région, 39 % vivent en Ile-de-France et un tout petit peu plus de 3 % hors France : (11 en Belgique, 4 au Royaume-Uni, 1 au Luxembourg, 2 au Canada, 1 en République dominicaine, 3 au Gabon, 1 en République démocratique du Congo) [tableau 1].

6

Parmi les régions françaises, hormis l’Ile-de-France, Rhône-Alpes arrive en tête (97 répondants) suivie de l’Alsace (59 répondants), des Pays-de-Loire (35), du Nord-Pas-de-Calais (32), de la Bourgogne (28), du Centre (25), de la Bretagne (24) et de Midi-Pyrénées (20).

7

D’une façon générale, la région d’habitation est une variable très discriminante dans la réussite de l’insertion professionnelle, tout comme le niveau de diplôme.

Niveau du dernier diplôme obtenu en Info-Doc : les DUT sont les plus nombreux, les DESS bien représentés

8

Six répondants sur 10 sont titulaires d’un DUT (61 %), 4,5 % d’une licence (licence d’information-communication, institut universitaire professionnalisé (IUP) en ingénierie documentaire), 18 % d’une maîtrise et 17 % d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) [tableau 2].

9

Les IUT représentent 53 % des établissements de formation [tableau 3]. Ce chiffre est inférieur à celui des diplômés de niveau bac+2 car on trouve dans les écoles ou instituts comme l’École de bibliothécaires-documentalistes (EBD) ou l’Institut régional des techniques de la documentation (IRTD) de Rouen des étudiants de même niveau.

10

Néanmoins la forte représentation des IUT parmi l’ensemble des établissements des répondants peut s’expliquer par leur implantation plus régionale que francilienne, par la plus grande difficulté que rencontrent les bac+2 à trouver du travail et donc par l’intérêt des diplômés de ce niveau à répondre à cette enquête.

11

Un regard sur l’ensemble des diplômes confirme la prépondérance de la filière sciences humaines dans les études entreprises avant la préparation d’un diplôme en information-documentation, ainsi que l’existence de doubles cursus : information-communication (licence ou maîtrise) puis information-documentation (DUT en année spéciale, maîtrise ou DESS).

Un seul diplôme en Info-Doc pour la plupart des répondants, deux diplômes en Info-Doc ou Info-Com pour quelques-uns

12

Huit répondants sur 10 signalent un seul diplôme en information-documentation, près de deux sur 10 signalent deux, voire trois diplômes spécialisés. Ces derniers sont surtout des anciens de Lyon-3, Lille-3 et Paris-8.

13

On retrouve dans les parcours de formation deux filières d’études principales : une première filière comprenant DEUG ou licence ou DUT, puis licence ou DUT en année spéciale, et enfin maîtrise ; une deuxième filière comprenant de façon plus classique licence, maîtrise et DESS en information-documentation.

Une continuité dans la filière histoire-documentation

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30 % des diplômés en information-documentation viennent d’une filière histoire ou histoire de l’art, 14 % de lettres modernes, 10 % de langues et sciences du langage, 6 % de sciences exactes et 5,5 % de sciences humaines.

15

Près de 10 % sont allés directement du lycée en IUT. Un répondant sur 10 a suivi une classe préparatoire.

16

À noter aussi que si près de 7 répondants sur 10 ont entrepris des études de documentation pour en faire leur métier (69 %), plus de 4 sur 10 (44 %) [5][5] Pour les questions à réponses multiples, les pourcentages... ont déclaré s’y être engagés « par intérêt, curiosité dans le domaine ».

17

Une trentaine de personnes (4 % des répondants) ont choisi ce cursus en second choix et auraient voulu être enseignants, chercheurs, journalistes, photographes…

18

Pour d’autres, le diplôme professionnel a été un complément professionnalisant à des études antérieures ou bien a permis l’obtention d’une double compétence.

Un niveau d’études plus élevé que celui des parents

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Comme pour les autres populations étudiantes, on note une élévation du niveau d’études entre celui des parents des diplômés et celui des diplômés eux-mêmes. Un répondant sur deux a des parents de niveau études secondaires ou baccalauréat, 18,5 % des parents de niveau bac+2, 16 % de niveau bac+4 et 16 % de niveau bac+5. Globalement, quand on est soi-même de niveau bac+2 à bac+4, on a plutôt des parents de niveau études secondaires, bac ou bac+2. Et, quand on est de niveau bac+5, on a plutôt des parents de niveau bac+4 ou bac+5.

2 - Situation professionnelle et mode d’accession à l’emploi

20

Les diplômés en information-documentation ont très majoritairement un emploi et, pour ceux qui nous ont répondu, un emploi en relation avec leurs études.

Sept répondants sur 10 sont des salariés, près de 2 sur 10 des emplois-jeunes

21

Sur 752 répondants, 72 % sont salariés (540), plus de 17 % emplois-jeunes (129), et 6 % demandeurs d’emploi (44) [tableau 4]. La documentation n’est pas « irrémédiablement » un secteur sans débouché ; comme les autres secteurs économiques, elle subit les contrecoups de la situation économique, mais pas plus qu’un autre.

22

Personne ne s’est déclaré travailleur indépendant, ce qui démontre le peu d’intérêt, en tout cas en début de carrière, de ce statut réputé plus difficile que le salariat.

Des modes variés de découverte de l’Info-Doc

23

Parmi les modes de connaissance des métiers de l’information-documentation, 33 % des répondants (salariés et emplois-jeunes confondus) ont cité l’ONISEP et le CIDJ, 27 % la famille et les relations, 15 % les échanges avec un professionnel et 14,5 % le CDI d’un collège ou lycée.

Les offres d’emploi ont permis à près d’un salarié sur deux de trouver du travail

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Près d’un salarié sur deux utilise avec succès les offres d’emploi (49 %), 13 % ont trouvé un emploi suite à un stage, 12 % après l’envoi d’une candidature spontanée, 9 % par la famille et les relations, 7 % après avoir réussi un concours. D’autres pistes ont été explorées : réseau professionnel, enseignants et professionnels en poste, sites Internet, etc.

25

Dans l’enquête de 1999, qui portait sur la situation professionnelle de 3.000 professionnels de l’information-documentation, les annonces ne représentaient que 21 % des modes d’obtention d’un emploi (pourcentage sur réponses) contre 47 % [6][6] Ce pourcentage de 47 % a été recalculé sur le nombre... dans la présente enquête.

26

Les annonces des établissements d’enseignement sont plutôt utilisées sur support papier, celles de l’ADBS, de l’ANPE ou de l’APEC plutôt sur support Internet.

Trouver du travail impose souvent une mobilité géographique

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Pour trouver du travail, 4 personnes sur 10 (salariés et emplois-jeunes) ont été amenées à changer de région, la mobilité s’effectuant pour moitié dans le sens région vers Ile-de-France, mais pour plus d’un tiers de région à région [tableau 5].

28

Pour les salariés et les emplois-jeunes, le manque d’offres d’emploi en région et le manque d’expérience sont les difficultés majeures pour trouver un emploi. On retrouve des demandeurs d’emploi à tous les niveaux de diplômes, mais davantage à bac+2 (près de 6 sur 10).

3 - Les emplois salariés

29

Les documentalistes salariés travaillent d’abord en Ile-de-France, dans des entreprises privées, dans les secteurs des médias, de la culture, des services et de l’éducation.

Près d’un salarié sur deux travaille dans le secteur privé

30

En regroupant le privé hors net-économie (38 % des répondants) et le privé net-économie (8 %), on constate que près de 46 % des salariés exercent dans le privé [tableau 6]. Dans l’administration, on trouve d’abord l’État (20 % des répondants) puis la fonction publique territoriale (11 %), et loin derrière la fonction publique hospitalière (1 % seulement des répondants).

31

Les associations, fondations, organisations non gouvernementales ou internationales représentent un vivier d’embauche croissant bien qu’encore minoritaire (13 % des répondants), suivi par les entreprises publiques ou parapubliques (EDF, SNCF, RATP, CCI, etc.).

32

Parmi les secteurs d’activité où exercent les répondants, le secteur médias et culture (18,6 %), puis celui des services (18,4 %) et celui de l’éducation (15,9 %), arrivent en tête.

33

Les employeurs privés se trouvent surtout dans les services, le secteur banques et assurances, l’industrie, le BTP et l’équipement ; l’employeur public est surtout présent dans l’enseignement et la recherche.

34

Dans l’enquête de 1999, le secteur privé n’employait que 31 % des répondants, l’administration 29 %, les associations et fondations 14 %, les entreprises publiques ou parapubliques 21 %. Le « privé recruteur » est une réalité qui se vérifie pour les salariés, à l’exception des emplois-jeunes.

35

La forte progression du secteur privé est intéressante, elle démontre que les entreprises sont à la recherche de spécialistes du traitement de l’information dans toutes ses composantes. Par ailleurs, quand le secteur privé recrute hors unité documentaire (43 % de ses recrutements), il le fait d’abord dans des services de communication, diffusion et publicité.

L’Ile-de-France et l’ensemble des autres régions sont presque à égalité

36

Un employeur sur deux se situe en Ile-de-France, près d’un sur deux en régions (principalement Rhône-Alpes, Alsace, Pays-de-Loire, Nord-Pas-de-Calais, Bretagne et Midi-Pyrénées) [tableau 7]. Les 28 employeurs situés hors de France se trouvent principalement en Belgique, au Royaume-Uni et au Gabon.

Population visée par l’étude et méthodologie

Début avril 2002, l’ADBS a envoyé un courrier aux universités et écoles d’information-documentation recensées sur son site web, leur présentant les objectifs de cette enquête et leur demandant de lui transmettre leurs fichiers d’anciens étudiants. Les établissements suivants ont répondu positivement : les instituts universitaires de technologie (IUT) de Dijon, Grenoble, Nancy, Paris-5 et Strasbourg, les universités de Paris-8, Lille-3 et Lyon-3 et l’Institut d’études politiques de Paris.

Trois mille questionnaires papier ont été envoyés, mi-avril 2002, par voie postale avec enveloppes retour ; en même temps, un questionnaire électronique a été lancé sur le serveur Kynos avec un lien depuis le site de l’ADBS. Parallèlement, l’association a lancé une campagne d’information auprès des jeunes professionnels sur les listes de diffusion adbs.info et biblio.fr, dans la presse professionnelle (interne et externe), ainsi qu’au salon IDT en juin. Enfin 800 relances ont été effectuées par courriel et par téléphone.

Sept cent cinquante-trois réponses étaient enregistrées, à la mi-juillet, réparties comme suit : 438 arrivées par Internet (58,2 %) et 315 arrivées par courrier (41,8 %). Ce qui correspond à un taux de retour global de 25 % pour une population estimée à 3.000 individus. Ce taux de retour, satisfaisant dans l’ensemble, est surtout intéressant par le nombre de réponses reçues par l’intermédiaire du serveur Internet : elles émanent de personnes qui se sont connectées au site soit parce qu’elles ont été touchées par la campagne d’information de l’ADBS, soit parce qu’elles s’y sont rendues pour un autre motif et ont trouvé le questionnaire en ligne, soit encore parce qu’elles ont reçu un questionnaire papier qui leur laissait le choix du support de réponse.

Le questionnaire de l’enquête peut être consulté sur le site de l’ADBS (www. adns. fr), rubrique Travaux et publications, sous-rubrique Documentaliste - Sciences de l’information, à partir de la notice de présentation de cet article.

La majorité des salariés exercent dans des services documentaires

37

Deux salariés sur trois travaillent dans une unité documentaire, un sur trois travaille dans un des services suivants : Communication, diffusion, publicité, Systèmes d’information, Informatique, Recherche, développement, innovation… ou encore dans une bibliothèque (municipale, départementale, universitaire ou à la BNF).

38

Dans l’enquête de 1999, 80 % des salariés travaillaient dans une unité documentaire, 17 % n’y travaillaient pas. La part des unités documentaires « recruteuses » apparaît donc en déclin. À noter cependant que les bibliothèques, qui ne sont pas considérées comme des « unités documentaires », apparaissent dans la présente enquête comme employeurs des emplois-jeunes et qu’elles ne l’étaient pas dans l’enquête de 1999.

Le mot « documentaliste » apparaît une fois sur trois parmi les intitulés d’emploi à l’embauche

39

Un répondant sur trois (32 %) a cité le terme « documentaliste » comme celui qui est mentionné dans son contrat de travail, 5 % ont cité « assistant » ou « aide documentaliste ». On trouve également les intitulés statutaires de « bibliothécaire », « agent administratif », « conservateur »… et quelques intitulés dans les domaine de l’Internet (« webdesigner », « intégrateur html », « référenceur de sites ») et de la gestion des connaissances (« knowledge manager », « gestionnaire de savoir-faire »).

…et une fois sur deux dans la bouche des répondants

40

Quand on leur demande quelle est leur profession, les répondants (salariés et emplois-jeunes confondus) déclarent « documentaliste » dans plus d’un cas sur deux (53 %). Ils sont 7,5 % à répondre « bibliothécaire », 3,5 % « documentaliste d’entreprise ». Le mot « documentaliste » est souvent accompagné d’un deuxième mot qui apporte des précisions sur le support (« documentaliste photo »), l’environnement Internet (« documentaliste-webmestre »), la spécialité (« documentaliste scientifique et technique »), ou le secteur d’exercice au sens large (« documentaliste d’entreprise »).

Une grande variété de fonctions exercées

41

À la question relative à leur fonction principale, un répondant sur trois (parmi les salariés uniquement) a cité « documentaliste généraliste » (34 %). 15 % ont répondu « bibliothécaire, médiathécaire ».

42

Les autres fonctions sont très diverses (administrateur de base de données, responsable de ressources documentaires, chargé de produits ou d’études documentaires, etc.). Les nouvelles fonctions liées à l’Internet sont présentes, mais en petit nombre : webmestre, webdesigner, alimentation de sites web, de pages Intranet, référencement de sites, etc. On trouve aussi un « gestionnaire de contenus » et un « infomédiaire », un « information researcher » et un « information scientist »…

43

On notera aussi que tous les répondants exercent principalement des fonctions liées à l’information-documentation à l’exception de quatre conseillers pour l’emploi et d’une assistante sociale qui n’exercent ces fonctions qu’à temps partiel.

44

Dans l’enquête de 1999, on comptait 39 % de documentalistes généralistes, 16 % de responsables de ressources documentaires et 8 % de bibliothécaires-médiathécaires. Là encore, les bibliothèques étaient moins représentées en tant qu’employeurs.

Plus de 6 salariés sur 10 travaillent sous contrat à durée indéterminée, et la plupart à temps plein

45

Soixante-deux pour cent des répondants travaillent en CDI, contre 38 % en CDD ou équivalent (8 intérimaires, 3 intermittents). La durée moyenne du CDD est de 13,2 mois, mais elle peut varier de un à soixante mois ; les plus longs CDD étant ceux des vacataires ou contractuels de l’État.

46

Dans l’enquête de 1999, sur l’ensemble de la fonction information-documentation, on relevait 73 % de CDI, contre 22 % de CDD. Mais les résultats 1999 portaient sur la totalité des tranches d’âge.

47

Parmi les jeunes professionnels ayant répondu à la présente enquête, 92,5 % travaillent à temps plein, et 7,5 % à temps partiel.

Un tiers de cadres

48

Un répondant sur trois est cadre (33 %), dans l’enseignement, l’industrie, la recherche et la santé. Parmi les bac+4, 45 % bénéficient du statut de cadre, 55 % ne le sont pas ; les bac+4 montrent une fois encore leur hétérogénéité. En revanche, 70 % des bac+5 sont cadres. La détention de ce statut est donc parallèle au niveau de diplôme.

49

Les salariés qui travaillent dans une administration sont le plus souvent contractuels (57 % des répondants), ou alors titulaires (35 %) ou vacataires (7,5 %).

Un salaire médian de 1.328 euros pour les salariés

50

Le salaire moyen mensuel net est de 1.418 euros et le salaire médian de 1.328 euros [7][7] Le salaire moyen est égal à la moyenne arithmétique... [tableau 8]. Les salaires les plus faibles, inférieurs à 1.000 euros, sont versés par des associations, dans les régions. Les salaires les plus élevés, supérieurs à 2.000 euros, sont versés par des employeurs privés, dans le secteur banques-assurances, et en Grande-Bretagne.

51

Le niveau de salaire est en général proportionnel au niveau de diplôme, les bac+4 vivant des situations contrastées et présentant là aussi un profil fort hétérogène.

4 - Les emplois-jeunes

Dans l’administration et en région

52

Pour 57 % des emplois-jeunes, l’emploi actuel est le premier emploi. Près d’un emploi-jeune sur deux travaille dans l’administration (45 %), généralement dans un établissement d’enseignement, un sur trois dans une association, et près d’un sur quatre dans une collectivité territoriale.

53

Neuf emplois-jeunes sur dix travaillent en région Rhône-Alpes, Alsace, Nord-Pas-de-Calais et Bourgogne, et un sur dix seulement en Ile-de-France.

Des fonctions variées, un niveau de diplôme égal ou supérieur à bac+2

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Majoritairement titulaires d’un DUT, les emplois-jeunes occupent essentiellement des emplois d’animation, d’aide au travail scolaire et d’initiation aux NTIC. Ils exercent des missions diversifiées de recherche d’information, d’accueil et d’information des publics.

55

Trois emplois-jeunes sur quatre (75 %) ont un diplôme de niveau bac+2 [tableau 9].

Un salaire médian de 975 euros

56

Le salaire mensuel moyen net des emplois-jeunes est de 1.011 euros et le salaire médian de 975 euros (contre 1.328 euros pour les autres salariés) [tableau 10]. C’est dans les établissements scolaires que l’on constate les salaires les plus faibles, inférieurs à 1.000 euros ; les plus élevés, supérieurs à 1.000 ou 1.250 euros, se trouvent dans les associations et en Ile-de-France. Le niveau de salaire s’élève avec le diplôme.

57

Dans une enquête menée par Karine Laroque auprès de 58 emplois-jeunes en 2001 (particulièrement dans la fonction hospitalière et auprès de personnes parfois non diplômées en information-documentation), le niveau de salaire était égal au SMIC pour près d’une personne sur deux et supérieur pour l’autre moitié [8][8] Enquête réalisée d’octobre à décembre 2001. Voir le.... En prenant pour référence le SMIC de 1154,27 euros par mois pour 169 heures de travail au premier octobre 2002, on notera que dans la présente enquête les emplois-jeunes apparaissent à plus de 80 % toucher moins du SMIC et qu’aucun d’entre eux ne touche plus de 1.800 euros par mois.

Comment s’insèrent les jeunes sortant de l’enseignement supérieur ?

Quelques résultats extraits des enquêtes d’insertion réalisées par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ). Ces données révèlent que les conditions d’insertion sur le marché du travail des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur se sont améliorées à la fin des années quatre-vingt-dix, notamment celles des sortants de la filière Information-Communication dans son ensemble.

L’enquête Génération 98 a été réalisée par le CEREQ au printemps 2001. Elle porte sur un échantillon représentatif de jeunes sortis de formation initiale en 1998, à tous les niveaux et dans toutes les spécialités de formation ; cet échantillon compte 54.000 jeunes parmi les 742.000 qui, cette année-là, ont quitté le système éducatif et abordé pour la première fois le marché du travail. Elle succède à l’enquête Génération 92 et poursuit le même objectif : analyser les premières années de vie active au regard de la formation initiale, afin de rendre compte de la diversité des parcours d’insertion professionnelle des jeunes entrés sur le marché du travail.

Trois ans après la fin de leur formation initiale (le diplôme obtenu ou non), les jeunes sont interrogés sur leur parcours scolaire, leur cheminement sur le marché du travail et leur origine géographique et sociale.

À travers quatre indicateurs essentiels, nous proposons ci-après quelques informations relatives à l’évolution de l’insertion professionnelle des jeunes, d’après les résultats de deux enquêtes rétrospectives réalisées par le CEREQ en 1997 et 1999 auprès des sortants de l’enseignement supérieur, ainsi que des données issues de l’enquête Génération 98 qui permettent de situer la filière Information-Communication, où figure la documentation (avec la presse, les médias, la communication d’entreprise, etc.), par rapport aux autres filières de formation.

Le taux de chômage

On observe une baisse du taux de chômage à partir des années 1996 pour tous les niveaux de sortie. Ce sont les sortants de DEUG (principalement non diplômés) qui présentent le taux le plus élevé, en particulier en Sciences humaines et sociales (12 %). Les filières de l’enseignement supérieur court (BTS et DUT) ont les taux de chômage parmi les plus faibles.

Le taux de chômage de la filière Information-Communication (tous diplômes des seconds cycles universitaires confondus) est plutôt dans la fourchette basse, avec un taux de 7 % pour un pic supérieur pour la filière Arts à 15 % et un pic inférieur pour la filière Mécanique-Électricité-Sciences de l’ingénieur à 2 %, et une moyenne toutes disciplines confondues de 8 %.

Les emplois temporaires

C’est au milieu des années 1995 que la part des emplois précaires (hors CDI et fonctionnaires) est la plus importante, notamment pour les deuxièmes cycles et les DUT (environ 30 %). Toutefois, la situation s’améliore à la fin de la décennie.

La part des emplois à durée limitée pour la filière Information-Communication se situe plutôt dans la fourchette haute, avec un taux de 37,5 %, pour un pic supérieur pour la filière Arts à 55 % et un pic inférieur pour la filière Gestion à 15 %, et une moyenne toutes disciplines confondues de 31 %.

Le salaire mensuel

L’évolution des salaires montre une baisse dans les années 1995 et une amélioration depuis 1997. Les salaires suivent la hiérarchie des diplômes. Les salaires des diplômés en Sciences exactes sont supérieurs à ceux des diplômés en Sciences humaines et sociales.

Le salaire mensuel net médian est pour la filière Information-Communication de 1.260 euros, légèrement supérieur à la moyenne. Les salaires les plus élevés (1.520 euros) se trouvent dans la filière Mécanique-Électricité-Sciences de l’ingénieur et les plus faibles (945 euros) dans la filière Psychologie, la moyenne toutes disciplines confondues étant de 1.220 euros.

La part de cadres

On observe une amélioration pour les diplômés de troisième cycle en ce qui concerne l’accès au statut cadre. Ce sont les diplômés des écoles d’ingénieurs qui présentent le meilleur taux : supérieur à 90 %.

La part de l’accès au statut cadre, trois ans après la fin des études, est de 27 % pour la filière Information-Communication, alors qu’il se situe à un taux de 45 % pour la filière STAPS (sport) et de 4,5 % pour la filière Psychologie, la moyenne toutes disciplines confondues étant de 25 %.

Les conditions, révélées par ces enquêtes, de l’insertion des sortants de l’enseignement supérieur sur le marché du travail, trois ans après la fin de leurs études, sont les meilleures des années 1990. Or, depuis 1980, le nombre de jeunes sortants de l’enseignement supérieur court a doublé et celui du supérieur long a quadruplé sans que l’on constate que cette augmentation ait détérioré les conditions d’entrée dans la vie active du fait d’une concurrence accrue dans l’accès aux emplois les plus qualifiés. D’une manière générale, pour l’ensemble des sortants de l’enseignement supérieur, on observe, en mars 2001, une amélioration des trois principaux indicateurs suivants : taux de chômage (en baisse), emplois temporaires (en réduction) et accès au statut cadre (en augmentation). L’obtention d’un diplôme à la sortie de l’Université confère toujours un avantage en terme d’insertion. Les sortants de la filière Information-Communication présentent une des meilleures insertions de la filière Sciences humaines.

Marie Baudry de Vaux

Responsable du centre de documentation du CEREQ

Cette note a été rédigée en collaboration avec l’équipe chargée des études au Département des entrées dans la vie active du CEREQ.

La série exhaustive des tableaux statistiques relatifs à l’insertion professionnelle des sortants de l’enseignement supérieur est accessible par Internet à l’adresse : <www. cereq. fr>

5 - La recherche d’emploi et l’exercice du métier

58

Pour tous les répondants, le diplôme en information-documentation arrive en tête des éléments considérés comme déterminants pour l’obtention de leur emploi actuel. La recherche d’informations figure en tête des enseignements considérés comme utiles pour exercer leurs fonctions, la connaissance des outils du Web en tête des enseignements manquants [graphique 1, page 289].

Avoir un diplôme et avoir travaillé… sont les éléments les plus importants pour trouver un emploi

59

Parmi les éléments qui les ont aidés à obtenir leur emploi en cours ou leur dernier emploi, 79 % des répondants ont coché le diplôme en information-documentation, 41 % la pratique de stages, 37 % la connaissance des logiciels documentaires et 36 % l’expérience professionnelle. Les bac+3 signalent plutôt le rôle des logiciels documentaires et les bac+5 la connaissance des langues étrangères et la double compétence.

Le diplôme est également considéré comme essentiel dans l’exercice des fonctions actuelles

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Les répondants sont 76 % à avoir indiqué le diplôme en information-documentation comme élément déterminant dans l’exercice de leurs fonctions présentes, 48 % la connaissance des logiciels documentaires, 47 % l’expérience professionnelle et 47 % la culture générale. Les bac+2 signalent plutôt le rôle des logiciels documentaires et les bac+5 à nouveau la double compétence.

En tête des enseignements utiles, la recherche d’informations

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Parmi les enseignements en information-documentation qui ont servi les répondants, 85 % ont cité la recherche d’informations, 65 % les logiciels bureautiques, 59 % les logiciels documentaires, SGBD et GED. Les bac+2 ont plutôt mis en avant les logiciels bureautiques et les techniques de recherche d’emploi, les bac+4 l’analyse documentaire et les bac+5 la veille, les logiciels bureautiques et html, la conduite de projet et le management de l’information.

En tête des enseignements manquants, la connaissances des outils du Web

62

Parmi les enseignements qui leur ont manqué ou leur ont paru insuffisants, 43 % des répondants ont cité ceux qui concernent les éditeurs html et la conception de sites web, 39 % ont cité la conduite de projet, 29 % l’informatique et les réseaux. À noter que les bac+2 et bac+3 ont plutôt mis en avant les éditeurs html, les bac+4 les logiciels bureautiques, les bac+5 les techniques de communication et le droit de l’information.

La moitié des répondants ont suivi des stages de formation continue

63

Depuis l’obtention de leur dernier diplôme en information-documentation, plus d’un répondant sur deux (54 %) a suivi des stages de formation continue, en moyenne deux stages et demi. Ceux-ci ont porté principalement sur Internet (web, html, xml, etc.) et sur l’informatique documentaire.

64

La proportion de salariés et d’emplois-jeunes ayant suivi des stages est la même. En revanche, sur 40 demandeurs d’emploi ayant répondu à la question, 11 seulement ont suivi des stages.

6 - La vision de l’emploi et du métier

65

C’est une vision plutôt positive de son emploi et des métiers de l’information-documentation qui se dégage des réponses, avec le constat d’un déficit de reconnaissance par les employeurs.

Ce qui plaît dans l’emploi occupé : la diversité des tâches, le côté « service » du métier…

66

Pour 27,5 % d’entre eux, les répondants apprécient la diversité et la polyvalence des tâches, 24 % mentionnent la recherche d’informations sur Internet et la veille, 24 % le contact avec le public, l’accueil et l’étude des besoins des usagers.

67

Quelques réponses significatives :

  • « J’apprends tous les jours »

  • « Le côté ludique de ce métier : les recherches, la veille nous permettent d’apprendre de nombreuses et diverses choses »

  • « On est la plaque tournante de l’organisme »

  • « La totale liberté dont je bénéficie pour mener mes travaux »…

Des regrets cependant

68

Il est des activités que l’on n’exerce pas mais que l’on aimerait bien exercer : 22 % des répondants aimeraient faire de la recherche d’informations et de la veille sur Internet, 22 % de la conception et de l’alimentation de site web, 15 % de la réalisation de produits documentaires et de la diffusion sélective d’information.

Ce qui déplaît dans l’emploi occupé : la monotonie, la répétition des tâches…

69

Dix pour cent des répondants n’apprécient pas la monotonie et la répétition des tâches, 9 % l’absence de reconnaissance des compétences et des diplômes, 7,5 % des répondants déplorent le salaire trop faible et le manque d’avantages sociaux.

70

Quelques commentaires :

  • « L’impression d’être parfois une «super-assistante »

  • « La sectorisation des statuts »

  • « Le manque de reconnaissance, métier méconnu et dévalorisé (ah bon, il existe un DESS pour faire ce type de travail ?) »

  • « Le manque de contacts humains, les demandes se faisant essentiellement par mail »

  • « On a tendance à laisser tomber le secteur d’activité pour les NTIC qui ne devraient être qu’un outil pour faciliter et optimiser les résultats et non pour rendre la profession hermétique »

Une image des métiers de l’information-documentation un peu plus souvent positive que négative

71

Dans l’entreprise où ils travaillent, 58 % des professionnels de l’information-documentation qui nous ont répondu jugent que leur métier a une image positive. Cette perception s’appuie sur l’idée du service rendu, de l’utilité du métier et cela plus particulièrement dans la presse, l’éducation, les NTIC, le conseil.

72

Les 42 % des répondants qui signalent une image négative pensent que le métier est méconnu des employeurs, voire des collègues, ou considéré comme non productif, inutile… Ils sont un peu plus souvent franciliens, de niveau bac+5, et un peu plus nombreux à travailler dans des entreprises publiques ou parapubliques, dans le secteur des services, en dehors d’unités documentaires.

73

Par ailleurs l’information-documentation est un premier métier pour 85,5 % des répondants, un second métier pour 11 % d’entre eux, un nième métier pour les 4 % restants. 70 % déclarent avoir volontairement choisi ce métier.

7 - Vision des associations professionnelles

74

L’on demande d’abord aux associations une aide à la recherche d’emploi, des échanges de savoir-faire et une valorisation de la profession.

75

Près d’un répondant sur deux (46 %) appartient à une association. Les bac+5 adhèrent plus souvent à une association que les bac+2 et, dans l’ensemble, ceux qui ont été formés dans une école d’information-documentation (INTD, EBD, ENSSIB-Lyon-1) sont un peu plus souvent adhérents que les autres. Parmi les membres d’associations, trois répondants sur quatre (73 %) citent l’ADBS, 21 % une association d’anciens élèves [tableau 11].

76

Près de neuf répondants sur dix (88 %) attendent d’abord d’une association des offres d’emploi, 79 % des répondants attendent des échanges de savoir-faire et 69 % une valorisation de la profession. Parmi les autres attentes : l’appui d’un réseau de documentalistes, des échanges, des rencontres, des voyages d’étude, une adhésion et des formations moins onéreuses, l’accès à des bilans de compétences…

L’insertion des jeunes diplômés en I&D

Coordinatrice de l’enquête menée en 2002 par l’ADBS auprès des jeunes professionnels, Dominique Velten commente ici les principales tendances qui se dégagent des résultats obtenus.

Internet, knowledge management, externalisation, intelligence économique, veille technologique… Mais aussi : mise à niveau permanente des compétences, convergence des technologies numériques pour une exploitation optimale des sources d’information… Autant d’éléments parmi bien d’autres qui ont bouleversé les pratiques et la perception du rôle des professionnels de l’information et de la documentation ces dernières années.

Cette évolution, l’ADBS a souhaité la mesurer en réalisant une enquête auprès des jeunes diplômés afin de renforcer les structures et les outils nécessaires à une reconnaissance de la fonction information dans l’entreprise.

Évolutions et adaptations

Plusieurs résultats de l’enquête présentée ici ont confirmé les évolutions déjà pressenties dans l’enquête nationale de 1999 [voir page 279, note 1], notamment l’extension de la fonction documentaire à de nouvelles sphères de l’entreprise – marketing, communication, direction générale – et l’importance d’un diplôme professionnel pour l’exercer. La comparaison avec les chiffres de l’insertion des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur en France [voir page 285] démontre par ailleurs que les diplômés en « info-com » sont plutôt bien placés en termes d’emplois, même si les CDD et autres contrats temporaires sont en progression.

Cette enquête souligne aussi l’homogénéité d’une profession centrée autour de la gestion de l’information - forme, contenu, diffusion –, qui s’exerce souvent sous de nouvelles appellations – webmestre, chargé d’études documentaires, veilleur, records manager, administrateur de données – mais encore sous celle plus ancienne de documentaliste.

« Documentaliste »… Le terme est générique d’une multitude de facettes de la fonction information dans tous les secteurs de l’entreprise mais aussi dans la durée d’une vie professionnelle : hier documentaliste iconographe, aujourd’hui consultant(e), demain directeur (directrice) d’un service de veille stratégique. Si nouveaux noms il y a, ils sont la preuve de l’évolution de notre métier, parallèlement aux changements introduits dans l’entreprise par les formidables progrès technologiques ; ils sont aussi le signe de sa très forte capacité à s’adapter et souvent à anticiper le changement. Nombreux sont les documentalistes qui ont été les premiers à sensibiliser leur environnement professionnel à l’impact d’Internet sur la gestion de l’information.

Finalement, l’enquête 2002 de l’ADBS souligne bien que les recruteurs connaissent le diplôme et son importance puisque c’est majoritairement sur ce critère qu’ils recrutent – même s’il y a toujours des exceptions. Cependant une autre enquête reste à faire : comment les employeurs perçoivent-ils la fonction information dans leur entreprise et, surtout, comment voient-ils les professionnels s’y insérer ? Notre travail de collaboration avec les autres associations et avec les employeurs, à l’occasion de cette enquête, sera une avancée supplémentaire dans la voie de la reconnaissance des métiers de l’information-documentation.

Dominique Velten

77

Pour l’ADBS, une déclaration d’un titulaire de DUT (Dijon), documentaliste dans un établissement de santé : « Merci pour votre travail de vulgarisation de l’univers de la documentation ».

78

Le mot de la fin à une titulaire de maîtrise de Lyon-3, chargée de la promotion des fonctions documentaires dans une association : « Un métier est, en grande partie, ce que nous le faisons être ».

8 - Conclusion : hétérogénéité et homogénéité des situations selon les niveaux de diplômes

79

On distingue deux typologies de populations homogènes [graphique 2 ci-contre] :

  • les bac+2, plutôt emplois-jeunes dans l’éducation ou dans des bibliothèques, gagnant moins de 1.250 euros et habitant plutôt en région ;

  • les bac+5, salariés dans le privé, travaillant plutôt comme veilleurs, chefs de projets, avec double compétence, plutôt cadres, gagnant plus de 1.750 euros, habitant plutôt en Ile-de-France où ils ont éventuellement migré à partir de leur région d’origine.

Inversement les bac+3 et bac+4 présentent un profil nettement plus hétérogène. Ils vivent des situations contrastées du point de vue de leur insertion professionnelle, et cela en fonction de différents facteurs connus ou non par l’enquête : autres diplômes, statut de l’employeur, région… Les bac+3 ont plus souvent changé de région pour trouver du travail, les bac+4 viennent plus souvent de filières histoire ou lettres-langues, travaillent un peu plus souvent chez des employeurs publics ou pour des associations, dans les régions Nord-Pas-de-Calais et Rhône-Alpes, certains disent avoir manqué de compétences dans un domaine pour trouver un emploi.

80

Decembre 2002

Les précédentes enquêtes de l’ADBS sur la profession

Situation et traitement des documentalistes en France / Jean Thoumin, dir. – Documentaliste, 1964, numéro spécial. – 26 p.

Les salaires de documentalistes en 1967 / J. Thoumin, avec la collab. de T. Labbens et Y. Tessier ; avant-propos d’Eudes de La Potterie. – Documentaliste, 1967, n° 3-4, p. 3-54

Les salaires de documentalistes en 1970 : compte rendu d’enquête / B.J. Benest, P. Descamps, R. Lepage, T. Parenty, Y. Tessier et J. Thoumin. – Documentaliste, sept. 1971, vol. 8, n° 3, p. 107-120

Le documentaliste en France et son salaire en 1974 : enquête / réalisée sous la dir. de Jean Thoumin. – ADBS, 1975. – 143 p. – (Les cahiers de l’ADBS. Sciences et techniques de l’information)

La situation actuelle des documentalistes en France / Serge Cacaly. In : 6e Congrès national sur l’information et la documentation, IDT 85, Versailles, 12-14 juin 1985 : Textes des communications. – ADBS, ANRT, 1985. – P. 115-117

Les piétons du savoir : la profession de documentaliste en France aujourd’hui. Compte rendu de l’enquête sur la situation des documentalistes en France en 1984 menée par le commission Métiers et qualifications de l’ADBS / Serge Cacaly, avec la collab. de Marie-Odile Gigan, Francine Gourd, Anne-Françoise Pillias, Jacqueline Prohaska, et Hélène Soenen. – Documentaliste - Sciences de l’information, nov.-déc. 1985, vol. 22, n° 6, p. 208-215

Les pionniers du savoir : les professionnels de l’information et de la documentation en 1993 / Anne Duverne, avec la collaboration de Marie-Christine Guihéneuf, Aline Karczewski, Hélène Mazet, Bruno Salléras et Xavier Thiébaut. – Documentaliste - Sciences de l’information, novembre-décembre 1993, vol. 30, n° 6, p. 287-303

Les mobilités des professionnels de l’information-documentation (enquête 1995) / Benoît Roederer ; introduction de Maryse Cailleaux et Sophie Ranjard, commission Métiers et qualifications de l’ADBS. – Documentaliste - Sciences de l’information, juillet-octobre 1996, vol. 33, n° 4-5, p. 235-243

L’évolution de la fonction Information-Documentation : principaux résultats de l’enquête ADBS 1999 / Benoît Roederer. – Documentaliste - Sciences de l’information, juillet-octobre 1999, vol. 36, n° 4-5, p. 229-235

L’évolution de la fonction Information-Documentation : résultats de l’enquête ADBS 1999, par Benoît Roederer, Cofremca-Sociovision ; préface de Florence Wilhelm-Rentler. – ADBS Éditions, 2000. – 158 p. – (Coll. Sciences de l’information. Série Recherches et documents)

Les professionnels de l’I-D en Ile-de-France en 2000.Documentaliste - Sciences de l’information, juin 2001, vol. 38, n° 2, p. 90

Évolution de la fonction Information-Documentation : rapport quantitatif de l’enquête ADBS Ile-de-France 2001, par la Cofremca-Sociovision. – ADBS, 2001. – <www. adbs. fr/ uploads/ ouvrages/ 49_fr. pdf>

Représentation graphique de quelques variables

De type radar, ce graphique combine les questions sur les éléments déterminants pour l’obtention de l’emploi en cours et les éléments déterminants dans l’exercice des fonctions, et les reclasse par ordre décroissant, en partant du haut du tableau, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Graphique 1 - Éléments déterminants pour l’obtention de l’emploi en cours et dans l’exercice des fonctionsGraphique 1

On distingue deux typologies de populations opposées :

  • une population A de 381 individus, plutôt bac+5, salariés dans le privé, gagnant plus de 1.750 euros, habitant plutôt en Ile-de-France, ayant éventuellement migré de région en Ile-de-France ;

  • une population B, de 372 individus, plutôt bac+2, emplois-jeunes dans l’Éducation, gagnant moins de 1.250 euros et habitant plutôt en région.

Les bac+3 et bac+4 ne sont pas représentés car ils ne sont pas en attraction marquée avec les autres variables. Le genre n’est pas discriminant.

Graphique 2 - Analyse multivariée sur les variables Genre, Lieu de résidence Classe préparatoire et Niveau du dernier diplôme en Info-DocGraphique 2

Annexe

Les Principaux Résultats De L’Enquête

Tableau 1 - Lieu d’exercice

Régions (hors Ile-de-France)

428

57,8 %

Ile-de-France

290

39,1 %

Europe

16

2,2 %

Afrique

4

0,5 %

Amérique

3

0,4 %

Total

741

Tableau 2 - Niveau de diplôme en Info-Doc

Bac + 2 (DUT, EBD, diplôme technique de l’INTD, etc.)

450

60,7 %

Bac + 3 (licence professionnelle)

33

4,5 %

Bac + 4 (maîtrise)

131

17,7 %

Bac + 5 (DEA, DESS, diplôme supérieur de l’INTD)

127

17,1 %

Total

741

Tableau 3 - Établissement d’obtention du diplôme en Info-Doc

IUT

390

52,7 %

Universités

201

27,2 %

Écoles, instituts

119

16,1 %

Étranger (BE, GB, SP, CAM, CAN)

17

2,3 %

IUP

10

1,4 %

Indéterminés

3

0,4 %

Total

740

Tableau 4 - Situation professionnelle

Salarié

540

71,8 %

Emploi-jeune

129

17,2 %

Demandeur d’emploi

44

5,9 %

Étudiant

22

2,9 %

Autre situation

17

2,3 %

Total

752

Tableau 5 - Mobilité nécessaire pour trouver un emploi

Régions vers IDF

146

50,9 %

Régions vers Régions

103

35,9 %

France vers autres pays

25

8,7 %

IDF vers Régions

13

4,5 %

Total

287

Tableau 6 - Répartition des employeurs

Entreprise privée

273

45,7 %

Administration

189

31,6 %

Association, fondation, ONG, OI

79

13,2 %

Entreprise publique ou parapublique

57

9,5 %

Total

598

Tableau 7 - Situation géographique des employeurs

Ile-de-France

295

49,6 %

Régions

272

45,7 %

Hors France

28

4,7 %

Total

595

Tableau 8 - Répartition des salaires par tranches

Moins de 1000 euros

61

10,9 %

De 1000 à 1249 euros

160

28,6 %

De 1250 à 1499 euros

135

24,1 %

De 1500 à 1749 euros

105

18,8 %

De 1750 à 1999 euros

48

8,6 %

200 euros et plus

51

9,1 %

Total

560

Tableau 9 - Niveau de diplôme des emplois-jeunes

Bac + 2_D ID

95

74,8 %

Bac + 3_D ID

8

6,3 %

Bac + 4_D ID

21

16,5 %

Bac + 5_D ID

3

2,4 %

Total

127

Tableau 10 - Niveau de rémunération des emplois-jeunes

Moins de 1000 euros

71

57,7 %

De 1000 à 1249 euros

41

33,3 %

De 1250 à 1499 euros

11

8,9 %

Total

123

Tableau 11 - Adhésion à des associations professionnelles

ADBS

245

72,7 %

Associations d’anciens élèves

71

21,1 %

Autre(s) association(s)

47

13,9 %

ABF

17

5 %

AAF

3

0,9 %

FADBEN

3

0,9 %

Total

337

Notes

[1]

Voir : L’évolution de la fonction Information-Documentation : principaux résultats de l’enquête ADBS 1999 / Benoît Roederer. Documentaliste - Sciences de l’information, 1999, vol. 36, n° 4-5, p. 229-235.

Les résultats détaillés de cette enquête ont été publiés dans : L’évolution de la fonction Information-Documentation : résultats de l’enquête ADBS 1999 / Benoît Roederer ; préf. de Florence Wilhelm-Rentler. ADBS Éditions, 2000. 158 p.

[2]

Voir : Les professionnels de l’I-D en Ile-de-France en 2000. Documentaliste - Sciences de l’information, 2001, vol. 38, n° 2, p. 90.

Les résultats détaillés de cette enquête sont accessibles sur le site web de l’ADBS (www. adbs. fr), rubrique Travaux et publications, sous-rubrique Publications ADBS, au titre Évolution de la fonction Information-Documentation : rapport quantitatif de l’enquête ADBS Ile-de-France 2001.

[3]

Voir sur le site de l’ADBS (www. adbs. fr) la rubrique Carrière et formations, sous-rubrique Diplômes et concours.

[4]

Les chiffres du texte ont été arrondis à l’unité inférieure ou supérieure.

[5]

Pour les questions à réponses multiples, les pourcentages sont calculés par rapport au nombre de répondants, ce qui explique un total des pourcentages éventuellement supérieur à 100.

[6]

Ce pourcentage de 47 % a été recalculé sur le nombre de réponses et non de répondants.

[7]

Le salaire moyen est égal à la moyenne arithmétique des salaires, le salaire médian se situe au milieu de la population et la distribue en deux parties égales.

[8]

Enquête réalisée d’octobre à décembre 2001. Voir le site <www. ilisa. net>

Résumé

Français

L’Association des professionnels de l’information et de la documentation (ADBS) réalise régulièrement des enquêtes relatives aux professionnels de son secteur. Les plus récentes remontent à 1999 (enquête nationale) [1] et 2000 (enquête en Ile-de-France) [2]. L’ADBS a souhaité en 2002 entreprendre une nouvelle enquête portant cette fois sur l’insertion des jeunes diplômés en information-documentation, afin de connaître leur parcours professionnel trois ans après la fin de leur cycle d’études. Cet article présente et commente les principaux résultats de cette enquête

Plan de l'article

  1. 1 - Caractéristiques générales des répondants
    1. Près de 9 femmes pour 1 homme
    2. Des diplômés de tous âges, mais majoritairement des 25-29 ans
    3. Près de 6 répondants sur 10 vivent en région, 4 sur 10 en Ile-de-France
    4. Niveau du dernier diplôme obtenu en Info-Doc : les DUT sont les plus nombreux, les DESS bien représentés
    5. Un seul diplôme en Info-Doc pour la plupart des répondants, deux diplômes en Info-Doc ou Info-Com pour quelques-uns
    6. Une continuité dans la filière histoire-documentation
    7. Un niveau d’études plus élevé que celui des parents
  2. 2 - Situation professionnelle et mode d’accession à l’emploi
    1. Sept répondants sur 10 sont des salariés, près de 2 sur 10 des emplois-jeunes
    2. Des modes variés de découverte de l’Info-Doc
    3. Les offres d’emploi ont permis à près d’un salarié sur deux de trouver du travail
    4. Trouver du travail impose souvent une mobilité géographique
  3. 3 - Les emplois salariés
    1. Près d’un salarié sur deux travaille dans le secteur privé
    2. L’Ile-de-France et l’ensemble des autres régions sont presque à égalité
    3. La majorité des salariés exercent dans des services documentaires
    4. Le mot « documentaliste » apparaît une fois sur trois parmi les intitulés d’emploi à l’embauche
    5. …et une fois sur deux dans la bouche des répondants
    6. Une grande variété de fonctions exercées
    7. Plus de 6 salariés sur 10 travaillent sous contrat à durée indéterminée, et la plupart à temps plein
    8. Un tiers de cadres
    9. Un salaire médian de 1.328 euros pour les salariés
  4. 4 - Les emplois-jeunes
    1. Dans l’administration et en région
    2. Des fonctions variées, un niveau de diplôme égal ou supérieur à bac+2
    3. Un salaire médian de 975 euros
  5. 5 - La recherche d’emploi et l’exercice du métier
    1. Avoir un diplôme et avoir travaillé… sont les éléments les plus importants pour trouver un emploi
    2. Le diplôme est également considéré comme essentiel dans l’exercice des fonctions actuelles
    3. En tête des enseignements utiles, la recherche d’informations
    4. En tête des enseignements manquants, la connaissances des outils du Web
    5. La moitié des répondants ont suivi des stages de formation continue
  6. 6 - La vision de l’emploi et du métier
    1. Ce qui plaît dans l’emploi occupé : la diversité des tâches, le côté « service » du métier…
    2. Des regrets cependant
    3. Ce qui déplaît dans l’emploi occupé : la monotonie, la répétition des tâches…
    4. Une image des métiers de l’information-documentation un peu plus souvent positive que négative
  7. 7 - Vision des associations professionnelles
  8. 8 - Conclusion : hétérogénéité et homogénéité des situations selon les niveaux de diplômes

Pour citer cet article

Ranjard Sophie, « Enquête sur l'insertion des diplômés en information-documentation. Promotions 1998, 1999 et 2000», Documentaliste-Sciences de l'Information 6/2002 (Vol. 39) , p. 278-289
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2002-6-page-278.htm.
DOI : 10.3917/docsi.396.0278.


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