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Documentaliste-Sciences de l'Information

2003/2 (Vol. 40)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.402.0162
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Adhérents et animateurs

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L’ADBS est forte de près de 5.600 adhérents et compte quelque 250 animateurs bénévoles. Lors des dernières Assises [1][1] Manifestation biennale qui réunit depuis 1988 l’ensemble..., au Havre, en novembre 2002, le débat sur le fonctionnement et l’évolution de l’association a été préparé par des échanges sur la liste de diffusion des animateurs. Ces discussions ont montré que les questions posées par ceux-ci tournent principalement autour des moyens à employer pour mobiliser et rendre plus actifs des adhérents qui sont souvent ressentis essentiellement comme des « consommateurs » : est-ce là une attitude nouvelle des adhérents ? Était-ce « mieux avant » ? Peut-on y remédier ? Et comment s’y prendre ?

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En parcourant sur de nombreuses années les numéros d’ADBS Informations, le bulletin interne de l’association, on peut y trouver les problématiques auxquelles les animateurs des différentes époques étaient déjà confrontés. Et qu’y découvre-t-on ? Que les questions traitant de l’animation sont récurrentes et qu’elles ont déjà été posées dans les mêmes termes : comment animer un groupe, comment monter des projets, comment faire participer plus activement les adhérents ? On peut ainsi constater, par exemple, que le thème retenu pour les quatrièmes Assises, à Toulouse en 1994, est la motivation de l’animateur pour stimuler la participation active des adhérents. À cette époque déjà les animateurs apparaissent donc en butte à une certaine passivité des adhérents. Voilà qui d’un certain point de vue est rassurant : il ne s’agit donc pas d’une incompétence particulière des animateurs actuels, mais d’un problème de fonctionnement classique dans l’ensemble des associations.

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Pour que fonctionne une organisation de ce type, il faut que soient réunis divers éléments : les uns sont moteurs (les animateurs), les autres suiveurs (les adhérents). Les premiers impulsent, proposent, les seconds consomment, disposent. Et c’est très bien ainsi ! Ce qui serait en revanche problématique serait de rencontrer toujours les mêmes dans la première ou dans la seconde catégorie. La préoccupation qu’il faut avoir n’est pas de faire disparaître les adhérents consommateurs pour en faire autant d’animateurs (imaginez un instant une association qui compterait 5.600 animateurs voulant tous impulser, proposer, organiser !…), mais bien de préparer des relais entre les générations d’animateurs afin de poursuivre les actions de l’ADBS. Il ne faut pas se tromper d’objectif : ne pas vouloir faire de chaque adhérent un animateur. Il faut plutôt travailler à disposer en permanence d’un nombre suffisant de militants qui se renouvelleront régulièrement. Car c’est plus au moment du renouvellement des responsables que l’adhérent fait défaut, beaucoup plus que lorsqu’il s’agit de participer aux activités proposées !

La délégation permanente

La délégation permanente est constituée de l’ensemble des salariés permanents de l’ADBS.

Elle relève de la responsabilité du Bureau de l’association et plus particulièrement du président, du trésorier et du secrétaire général, dans le cadre des missions leur incombant.

Elle a pour rôle d’assurer la gestion permanente de l’association, conformément aux directives que lui assigne le Bureau.

Dirigée par le délégué général de l’ADBS, elle est aussi organisée pour répondre aux besoins des adhérents jugés essentiels par les dirigeants de l’association. Ainsi, outre les services administratifs de gestion courante et l’appui aux activités des structures nationales, régionales et sectorielles, elle assure la réalisation de services comme la formation continue, l’aide à l’emploi, l’édition des revues et des ouvrages de l’association.

D. C.

De multiples raisons de s’engager

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Se demander pourquoi les adhérents ne participent pas plus à l’animation de l’association, c’est se demander en creux ce qui fait avancer les animateurs.

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Les raisons d’animer un groupe régional, un groupe sectoriel ou un groupe projet sont multiples. Elles peuvent être d’ordre personnel et professionnel : stratégie et valorisation personnelles, besoin d’évoluer, d’apprendre et de partager, souci de s’investir au bénéfice des autres.

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Un animateur fait bénéficier l’entreprise qui l’emploie d’un réseau de professionnels et d’information qu’il pourra mettre à profit pendant qu’il travaille pour elle. Il coûte moins cher en terme de formation, les journées et ateliers d’échanges de l’ADBS étant moins chers que d’autres formations (ou gratuits). Animer suppose une implication et un dynamisme qui valorisent l’animateur, et à travers lui l’entreprise dans laquelle il exerce. Tout ce qu’acquiert l’animateur en participant à un tel réseau professionnel se traduit pour l’entreprise en gain de temps, diminution des coûts et amélioration des performances.

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Un animateur apporte à l’association une stimulation très importante en lui communiquant sa passion, son dynamisme, et en entraînant d’autres adhérents à être actifs. Il lui fait bénéficier de ses compétences techniques, de ses savoir-faire, de son expérience, etc. Enfin, dernier apport et non des moindres, il est un relais des attentes des adhérents, puisqu’il est en prise directe avec eux.

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Adhérent de l’ADBS, acquittant sa cotisation au même titre que tous les autres (y compris la présidente, cela va sans dire !), on devient animateur quand on décide de participer activement à la réalisation des objectifs de l’association en s’engageant dans l’une de ses instances, quelle qu’elle soit : Conseil d’administration, région, secteur, groupe projet, groupe métier ou commission. On y accède soit en étant élu par les adhérents (Conseil d’administration, groupe régional ou sectoriel), soit en étant coopté par des élus (commission, groupe métier ou projet). Les animateurs s’y engagent pour une durée de un à trois ans ou pour celle d’un projet particulier, mais cela peut durer plus longtemps. La mise en place de mandats non éternellement reconductibles (par exemple pas plus de trois mandats consécutifs pour un membre du Conseil d’administration) vise à maintenir la démocratie au sein de l’ADBS en évitant que des animateurs s’installent « à vie » dans des responsabilités, et d’autre part à encourager le renouvellement de ces responsables. Car être animateur à l’ADBS demande un investissement important : proposer des activités, les prévoir, les organiser suppose de l’énergie, des ressources et du temps.

Devenir des professionnels de l’association

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Cet investissement peut être par moment très lourd. Alors ne raisonnons pas en terme de petit ou de grand investissement et, plutôt que de privilégier les instances d’animation, suggérons le travail par projet pour séduire un plus grand nombre d’adhérents à qui un engagement dans une région ou un secteur paraîtrait trop intimidant. Et, si nous souhaitons avoir plus de militants, soyons mieux organisés : mettons en place une véritable capitalisation de nos savoir-faire, de nos actions en régions ou dans nos secteurs, échangeons nos méthodes de travail, valorisons nos expériences et nos compétences dans des outils de communication - bref, soyons des professionnels de l’association ! Nous avons la chance de disposer d’une délégation permanente qu’anime une équipe de dix-sept personnes (voir ci-dessus) : pour appuyer et relayer leurs initiatives, elles mettent à la disposition des animateurs leurs compétences et leur savoir-faire, à condition qu’on le leur demande.

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Alors, les adhérents sont des consommateurs ? Tant mieux, cela justifie nos actions. Mais ne les réduisons pas à cette unique facette : en adhérant, ils témoignent qu’il leur semble nécessaire qu’une association professionnelle existe, leur propose des actions et des services, les représente auprès des pouvoirs publics et d’organismes privés… Rien que pour cela, remercions-les et encourageons-les à continuer. Comment ? Mais en continuant nous-mêmes à militer, et en recherchant de nouveaux animateurs !

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Nathalie Berriau

Commissions, groupes projets et groupes métiers

Les commissions, nées avec l’ADBS

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Comme on l’a vu dans la première étude de ce numéro, les premières commissions nationales virent le jour avec la création de l’ADBS. Leur rôle a depuis été explicitement précisé dans le Règlement intérieur de l’association.

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Placées auprès du Conseil d’administration, elles ont pour objet :

  • d’étudier différents problèmes se rapportant aux domaines couverts par l’ADBS, aux situations et aux activités professionnelles de ses membres, et de prendre en charge les études correspondantes (métiers, qualifications, formation, recherche, systèmes et techniques documentaires, publications, etc.) ;

  • de faire part au Conseil d’administration de recommandations et suggestions dans les domaines de leurs compétences ;

  • de constituer, au plan national, des observatoires qui doivent permettre à l’ADBS de réunir les données nécessaires à la détermination de ses orientations et de ses interventions et de faire valoir avec compétence son point de vue dans les instances officielles.

Leurs champs d’investigation sont donc assez larges et leurs actions variées (organisation de manifestations diverses comme des journées d’étude, préparation de documents destinés au grand public ou d’interventions auprès des pouvoirs publics, etc.). Les commissions sont mises en place, sur proposition du Bureau, par le Conseil d’administration qui en précise les objectifs et le cadre de travail, et en nomme les présidents. Leur nombre et leurs compétences ont varié au cours des quarante dernières années, l’évolution de l’environnement ou l’émergence de préoccupations particulières conduisant l’association à en créer de nouvelles. En 2003, elles sont au nombre de neuf : Action internationale, Comité scientifique des éditions, Conseil de rédaction deDocumentaliste - Sciences de l’information, Diffusion des données publiques, Droit de l’information, Emploi, Formation - Recherche, Statuts, Technologies et méthodes documentaires.

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Les commissions effectuent un rapport de leurs activités au moins une fois par an au Conseil d’administration. Ces rapports sont intégrés au rapport moral présenté à l’Assemblée générale annuelle et diffusé à l’ensemble des adhérents.

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Daniel Cayré

Les groupes projets, de création plus récente

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À côté et même quelquefois à partir du travail « horizontal » des commissions nationales est apparue la nécessité de créer des groupes dont le travail porterait sur un sujet très précis, jugé stratégique pour l’association, souvent pour un temps limité, et réunissant des participants aux compétences très ciblées. Le Bureau de l’association en confie le développement à un chef de projet, qui assure la communication nécessaire avec les instances dirigeantes de l’association, et en finalité avec l’ensemble des adhérents de l’ADBS. Le groupe Référentiels fut pionnier en la matière, d’autres ont vu le jour plus récemment, pour répondre aux besoins et souhaits exprimés par les adhérents et les animateurs, notamment lors des Assises de l’association. En 2003, les groupes projets sont les suivants : Image de la profession, Misaunet, Normes, Référentiels, Validation des acquis de l’expérience, Webs ADBS.

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D. C.

Une innovation en 2003 les groupes métiers

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C’est en réponse à des demandes plusieurs fois exprimées et à nouveau lors des dernières Assises du Havre que s’est imposée la création, au début de cette année, de tels groupes de travail autour de métiers. L’idée n’est du reste pas nouvelle puisqu’il en existait déjà, comme ceux des documentalistes indépendants et des documentalistes iconographes.

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Ces groupes ont pour vocation de permettre aux professionnels de l’I&D exerçant un même métier de se retrouver, d’échanger et de produire ensemble sur des thèmes comme : les fonctions et activités spécifiques de ce métier et les compétences associées ; les normes du domaine ; les interrelations et les complémentarités avec d’autres métiers proches ; les outils linguistiques, informatiques ou procéduraux à mettre en œuvre.

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En outre, ces groupes auront la charge de promouvoir et de faciliter les actions de communication de l’ADBS sur les métiers en question, tant vers les adhérents que vers le monde extérieur, et de proposer des formations appropriées. Ils devront être ouverts vers l’extérieur, vers d’autres groupes et associations œuvrant dans le même champ ou dans des champs complémentaires.

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Les groupes métiers en cours de constitution concernent le knowledge management, la veille, le métier de webmestre et le records management. Le Conseil d’administration a confié à des petits noyaux de personnes concernées par chacune de ces problématiques la mission d’organiser et de mettre en œuvre ces quatre groupes, en liaison avec le Bureau de l’association : définir les objectifs de chacun, établir le profil de ses membres, concevoir un programme d’actions pour l’année à venir… ainsi que les modalités de lancement du groupe au sein de l’ADBS.

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N. B.

Notes

[1]

Manifestation biennale qui réunit depuis 1988 l’ensemble des animateurs de l’ADBS.

Résumé

Français

Les multiples instances qui structurent l’Association des professionnels de l’information et de la documentation (ADBS) rassemblent adhérents et animateurs autour de responsabilités ou de projets très variés. Le premier article qui leur est consacré s’interroge sur la nature des engagements respectifs des adhérents et de ceux d’entre eux qui participent à l’animation de l’association. Il se poursuit par la présentation des commissions, des groupes projets et métiers et de la délégation permanente.

Plan de l'article

  1. Adhérents et animateurs
    1. De multiples raisons de s’engager
    2. Devenir des professionnels de l’association
  2. Commissions, groupes projets et groupes métiers
    1. Les commissions, nées avec l’ADBS
    2. Les groupes projets, de création plus récente
    3. Une innovation en 2003 les groupes métiers

Pour citer cet article

« L'ADBS et les siens. Des adhérents, des animateurs, de multiples structures », Documentaliste-Sciences de l'Information 2/2003 (Vol. 40) , p. 162-164
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2003-2-page-162.htm.
DOI : 10.3917/docsi.402.0162.


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