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Documentaliste-Sciences de l'Information

2003/2 (Vol. 40)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.402.0165
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Des regroupements par domaines d’activité

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Le domaine de l’information et documentation se caractérise par la diversité des métiers qu’il recouvre mais aussi par la variété des pratiques de ces métiers. On souligne souvent qu’ils font appel à une double compétence : celle qui permet de mettre en œuvre des techniques spécifiques et la maîtrise d’un domaine de connaissance ou d’un secteur professionnel particulier. Les savoir-faire sont transversaux mais le dialogue apparaît plus naturel entre spécialistes d’un même secteur ; plus encore, il est nécessaire. La matière informationnelle, au-delà des structures et des organisations, est commune. Les problématiques, pour l’essentiel, le sont donc également. Dans le respect des spécificités de chacun, les professionnels de l’information et documentation sont donc amenés à jouer la carte de la complémentarité dans une démarche à la fois empirique et collaborative.

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De même que l’ADBS est représentée sur le territoire par des groupes régionaux qui permettent aux adhérents de se rencontrer et de travailler ensemble dans un espace géographique restreint, les groupes sectoriels permettent aux membres de l’association de se réunir par centres d’intérêt. Les premiers ont été créés aussitôt après la naissance de l’association, sous l’appellation de groupes d’études [voir pages 95-96]. Le nombre, le champ d’activité et la dénomination de ces groupes ont évolué au cours du temps, en fonction de circonstances qui ont permis à un moment donné de réunir un nombre significatif d’adhérents pour engager des activités communes dans un secteur particulier et en fonction de la disponibilité de quelques-uns pour les animer.

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Onze groupes sectoriels sont aujourd’hui en activité : Aménagement-Transport, Audiovisuel, Culture, Économie-Statistique, Éducation-Enseignement-Pédagogie, Environnement-Écologie, Formation professionnelle continue, Immobilier, Pays en développement, Presse-médias, Santé-Médecine-Pharmacie-Biologie. Un Conseil des secteurs est « chargé de la mise en œuvre de la politique générale des groupes sectoriels, de la coordination de leurs activités et de leur représentation au sein de l’ADBS ».

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Il ne s’agit pas pour l’ADBS de couvrir l’ensemble des secteurs d’activité mais de répondre de manière pragmatique et concrète à des préoccupations de terrain prenant en compte chaque degré de spécificité. C’est l’échange d’expériences et de pratiques qui guide les programmes de chaque groupe. De nombreuses journées d’étude et visites de centres de documentation sont organisées chaque année. Si ce principe n’est pas propre à l’ADBS, il y revêt néanmoins un caractère très particulier qui souligne combien l’activité d’information et documentation suppose une coopération. Là où d’autres métiers se poseraient en concurrence directe, la collaboration semble ici s’imposer. De manière informelle parfois, lors d’ateliers ou de rencontres, de manière formelle souvent pour la constitution de bases de données communes ou le développement d’outils documentaires par exemple.

Le secteur Santé en quelques dates

Avec plus de 500 membres en 2003, dont la moitié en Île-de-France, le secteur Santé est celui qui regroupe le plus grand nombre d’adhérents. C’est aussi l’un des plus anciens de ces groupes actuellement en activité.

• 1970-71 - Création du groupe Médecine-Pharmacie-Biologie. Les « groupes d’études » de l’ADBS deviennent des « groupes sectoriels »

• Fin 1972 - Première démonstration à l’INSERM de l’« interrogation à distance » de la base Medline

• 1973-1978 - Nombreuses visites de centres (laboratoires Specia, Clin-Midy, Pfizer, Sandoz, MSD, IGR, etc.) et présentations de systèmes (système Ringdoc, fiches de l’ISI, etc.)

• 1977 - 80 membres

• 1979 - 120 membres

• 1982 - L’Information médicale automatisée (IMA-INSERM) perd le monopole de l’interrogation de Medline. De nombreux serveurs pénètrent le marché français (Dialog, Data-Star, Questel, BRS, DIMDI, ASE, G-CAM, etc.). Stages et séminaires se multiplient

• 1988 - 200 membres inscrits. Il est décidé d’organiser des réunions en province avec un correspondant par région. Création du sous-groupe Industrie pharmaceutique

• 1993 - Le groupe adopte l’intitulé Santé-Médecine-Pharmacie-Biologie

• 1997 - Création de l’atelier Internet

• 1999 - Création des ateliers Qualité, Santé publique, Veille

• 2001 - Naissance de l’atelier Information médicale

• 2002 - Fusion des ateliers Veille et Internet pour former l’atelier Veille sur Internet

Quelques exemples d’actions récemment engagées

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Un tour d’horizon des actions les plus récentes et à venir, fédérées sur le site web de l’ADBS (www. adbs. fr), permet de mieux appréhender la richesse proposée par cette approche sectorielle.

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Bien souvent, les secteurs sont mis à profit pour engager une démarche prospective, comme le suggère la Charte de l’ADBS, adoptée en 1996 : elle rappelle que l’association « doit être en mesure d’observer et de comprendre les signaux de son environnement, d’en traduire la signification en termes de démarches et de progrès pour les professionnels de l’ID et d’expliquer et de faire partager cette vision à l’ensemble des membres de l’association ». L’action des secteurs s’inscrit dans cette ambition. Ainsi, en 2003, le groupe Formation professionnelle continue, qui fêtera ses dix années d’existence, projette de s’interroger sur la « validation des acquis de l’expérience » et sur la « formation ouverte et à distance ». Le groupe Économie envisage de prochains ateliers sur les serveurs de revues de presse, le records management et le knowledge management.

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La mise en commun de ressources est un autre point fort qui répond également au souhait de « solidarité » exprimé dans la Charte de 1996 ; les groupes Environnement et Pays en développement, par exemple, ont largement développé et mis en ligne des signets thématiques qui font référence.

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Les secteurs se donnent aussi pour rôle de compléter la formation de leurs membres. Dans cet esprit, le groupe Presse-édition a récemment organisé une table ronde pour faire un point approfondi sur « les fournisseurs d’information ». Le groupe Santé-médecine-pharmacie-biologie a créé un nouvel atelier de « veille sur Internet ».

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Les exemples sont nombreux qui permettraient de souligner la permanence des échanges entre professionnels d’un même secteur. Les responsables, réunis lors des Assises du Havre en novembre 2002, ont réaffirmé la pertinence d’une telle approche qui peut être aujourd’hui utilement complétée par d’autres visions par métiers ou par projets, permettant ainsi à l’ADBS de s’affirmer comme une force de proposition et de poursuivre la promotion de la profession.

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Éric Guéguen

Le secteur Éducation

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Le groupe sectoriel Éducation a été créé en 1968 ; il était alors animé par Jean Hassenforder. Il a plus tard adopté la dénomination Éducation-Enseignement-Pédagogie. En 2002, il regroupait plus de 290 adhérents.

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Sa vocation est d’animer le réseau des professionnels de l’information exerçant dans le secteur de l’éducation afin de favoriser le partage des connaissances et des ressources. Pour atteindre cet objectif, il s’est fixé les priorités suivantes : organiser des réunions régulières, partager des expériences professionnelles, mettre au point des outils de travail pour l’ensemble des membres du secteur, organiser des visites et des conférences.

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Parmi ses principales activités et réalisations récentes (1999-2002), on peut citer celles-ci :

  • repérage et description de sites Internet en éducation et présentation du bookmark lors du salon IDT 1999 ;

  • visites et conférences : Bayard Presse, Bibliothèque nationale de France, Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, centre de documentation de la CCIP, Institut national de recherche pédagogique (conférence sur la formation à distance), Direction du développement et de la programmation du ministère de l’Éducation nationale, Mutuelle générale de l’Éducation nationale, Centre de documentation de l’Institut d’études politiques de Paris, Centre Inffo, Musée de l’éducation de Rouen et Centre de ressources de Saint-Aignan, etc. ;

  • réalisation, diffusion et synthèse d’un questionnaire concernant les attentes des membres du secteur ;

  • étude sur les moyens de communication d’une unité documentaire : élaboration d’une fiche de travail « Trouver son identité pour mieux communiquer », analyse des différents moyens de communication utilisés, organisation d’un partage d’expériences (réalisation de diaporamas, formation des utilisateurs, plaquettes, expérience de recherche documentaire-action, rédaction d’une fiche de synthèse sur la «?Promotion d’une unité documentaire : actions, outils ») à IDT 2002 ;

  • travail sur la thématique de la formation à distance ;

  • mise en place d’une liste de diffusion propre au secteur pour : animer celui-ci à distance, assurer une veille documentaire sur le secteur, mutualiser les ressources, promouvoir les produits documentaires de ses membres.

Parmi les projets de ce secteur pour la fin de l’année 2003 : une journée à la BNF avec notamment une intervention sur la gestion des signets, une visite du Centre d’information sur l’enseignement supérieur de l’Unesco et une participation à la Journée nationale sur la communication des unités documentaires.

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Isabelle Tinader

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Agnès Caron

Le secteur Formation professionnelle continue

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En octobre 1993, des documentalistes de structures intervenant dans le domaine de la formation professionnelle continue tiennent une première réunion à la suite de laquelle sera créé le groupe de professionnels de l’information et de la documentation dans le domaine de la FPC. Jusqu’en septembre 1995, le groupe fonctionne à raison d’une réunion tous les deux mois en moyenne et produit, entre autres, les documents suivants : un guide pratique pour la réalisation de dossiers sur les métiers, vingt questions clés qu’un salarié peut poser à un organisme de formation, des documents d’information sur la création des OPCA, la mise en place du capital temps-formation, la régionalisation de la formation professionnelle, la création des diplômes et titres homologués, la validation des acquis, et la création et le vote d’une loi.

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En mai 1995, le groupe publie une annonce dans le mensuel des adhérents de l’ADBS. À la suite à cet appel, de nouveaux documentalistes, déjà membres de l’ADBS, le rejoignent. En septembre 1995, le groupe décide de rallier l’ADBS sous la forme d’un secteur FPC, qui n’existait pas encore au sein de l’association.

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À cette époque, la méthode du travail du groupe est la suivante. Le groupe choisit un thème et fixe le nombre de réunions qui lui seront consacrées. Les réunions sont organisées tous les deux mois environ (une demi-journée). Les membres s’engagent à participer activement aux travaux et réflexions. Il est admis qu’un membre participe à une ou deux réunions en tant qu’observateur afin d’en apprécier l’intérêt pour sa structure. Chaque réunion fait l’objet d’un compte rendu rédigé par l’animatrice du secteur et diffusé à ses membres.

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Les thèmes suivants ont été traités : tableau de bord de suivi d’activités d’un centre de documentation dans le domaine de la FPC ; comparaison des revues de presse réalisées dans les structures participantes (la « revue de presse type ») ; guide pour la réalisation d’un questionnaire d’évaluation de la revue de presse ; comment gérer l’offre de formation dans nos structures ; la qualité de l’offre de formation ; Internet et le secteur de la FPC.

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À noter que le secteur FPC a édité en 1996 un Guide pour la réalisation d’un tableau de bord de suivi d’activités d’un centre de documentation dans le domaine de la FPC.

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En 1999-2000, du fait du départ des deux animatrices, le secteur connaît une forte crise et manque de disparaître. En repartant de zéro, une nouvelle équipe prend le relais en 2001. Elle ranime le secteur en le structurant autour d’une liste de diffusion (actuellement 110 inscrits et une quarantaine de participants réguliers) qui devient le lieu d’échanges.?Les réunions (qui deviennent trimestrielles) accueillent le plus souvent un intervenant.

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Dans cette optique, les sujets abordés en 2001-2002 ont été la démonstration d’un dispositif de formation à distance et une réflexion sur l’environnement législatif de la formation professionnelle : de l’idée au décret, quel parcours ? Ont aussi été organisées des visites : l’intranet documentaire du GFC-BTP, le Centre Inffo et le Carif Île-de-France.

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Un partenariat avec le secteur Éducation est instauré : inscription mutuelle des personnes du groupe FPC le souhaitant à la liste de diffusion du groupe Éducation, et vice-versa, ouverture des réunions et/ou des visites organisées par l’un ou l’autre à l’ensemble des membres des deux secteurs

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Pendant l’été 2002, le secteur FPC ouvre son propre site. Il n’est présentement pas encore achevé, mais il doit devenir le lieu ressources et de capitalisation des travaux du secteur.

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Étienne Le Campion

Résumé

Français

Les multiples instances qui structurent l’Association des professionnels de l’information et de la documentation (ADBS) rassemblent adhérents et animateurs autour de responsabilités ou de projets très variés. Le deuxième article qui leur est consacré évoque l’approche sectorielle de l’activité de l’association, qui consiste à réunir les professionnels de l’information par domaines d’activité et donc par centres d’intérêt. Il présente ensuite l’évolution et les activités de trois de ces groupes sectoriels : Éducation, Formation professionnelle et Santé.

Plan de l'article

  1. Des regroupements par domaines d’activité
    1. Quelques exemples d’actions récemment engagées
  2. Le secteur Éducation
  3. Le secteur Formation professionnelle continue

Pour citer cet article

Tinader Isabelle, Caron Agnès, Le Campion Étienne, « L'ADBS et les siens. Onze groupes sectoriels », Documentaliste-Sciences de l'Information 2/2003 (Vol. 40) , p. 165-167
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2003-2-page-165.htm.
DOI : 10.3917/docsi.402.0165.


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