Accueil Revues Revue Numéro Article

Documentaliste-Sciences de l'Information

2003/4 (Vol. 40)

  • Pages : 80
  • DOI : 10.3917/docsi.404.0301
  • Éditeur : A.D.B.S.

ALERTES EMAIL - REVUE Documentaliste-Sciences de l'Information

Votre alerte a bien été prise en compte.

Vous recevrez un email à chaque nouvelle parution d'un numéro de cette revue.

Fermer

Article précédent Pages 301 - 304 Article suivant
1

CES « RENCONTRES », soulignait en ouverture François Dupuigrenet Desroussilles, directeur de l’ENSSIB, prolongent désormais le travail réalisé autour du site FORMIST. Depuis 1997, en effet, les formateurs qui collaborent à l’enrichissement de ce site n’ont pas seulement partagé des documents pédagogiques ; ils ont également créé un réseau de partenaires qui s’interroge sur ses propres pratiques. En toute logique, la question des enjeux de la formation méritait d’être évoquée. Et le choix judicieux des deux thématiques de la journée, l’évaluation des formations et l’intégration dans l’Europe, a permis de tracer quelques pistes de réflexion.

L’ouverture européenne

2

D’emblée, Éric Froment a situé le débat sur la scène européenne. Selon lui, en effet, l’échelon national ne peut plus, désormais, conduire seul le système universitaire. Car les établissements d’enseignement supérieur ont besoin d’une plus grande autonomie pour organiser et suivre leurs projets, tandis qu’une partie des politiques se dessinent maintenant au niveau européen. Cet espace européen de l’enseignement supérieur, initié en 1987 par le lancement du programme Erasmus, devient à présent tangible avec la refonte des cursus universitaires [1][1] Appelée aussi « LMD », cette réforme de l’enseignement.... Plus encore, peut-être, que ne le prévoyait la réforme, puisque l’uniformisation des diplômes touche également des pays extérieurs à l’Union. Enfin, en évoquant la récente déclaration de l’European University Association (EUA), il a rappelé combien les qualités et les valeurs propres au monde universitaire constituent un atout précieux pour l’Europe de la connaissance. Aussi a-il vivement encouragé l’assistance à venir « discuter dans l’espace européen, où se trouve l’avenir de l’Université ».

3

Carla Basili a fait largement écho à cette proposition pour ce qui concerne les sciences de l’information. Après avoir tenté de cerner le concept d’Information Literacy, elle a présenté quelques politiques ou mesures de soutien en faveur de la culture de l’information adoptées par les pays anglo-saxons. Il apparaît que les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie se sont dotés de programmes ad hoc tandis que les initiatives en Europe restent éparses et morcelées. Deuxième constat : l’Information Literacy n’est jamais considérée de manière globale dans la politique européenne, alors qu’elle est au carrefour de plusieurs domaines. Le risque est grand aujourd’hui, quand les projecteurs sont braqués sur Internet, de réduire ce savoir à la seule maîtrise des technologies de l’information et d’occulter les aspects sociaux ou éducatifs, par exemple.

Formist

Réseau francophone pour la formation à l’usage de l’information dans l’enseignement supérieur, Formist est né en 1997. C’est un service transversal de l’École nationale des sciences de l’information et des bibliothèques (ENSSIB). Son site web (http:// formist. enssib. fr) est la vitrine du service. Il recense des ressources pédagogiques (cours, fiches techniques, articles, annonces de colloques et stages) sur le thème de la formation à la maîtrise de l’information. Au-delà des activités de gestion, de veille et d’alimentation de son site, le service FORMIST coordonne des actions variées, notamment d’animation d’un réseau de formateurs via des formations et des journées d’étude. Formist assure également des missions éditoriales.

Les rencontres

Les diaporamas des communications des différents intervenants sont publiés, en ligne, dans l’espace PUBLICATIONS en IST, sous-rubrique : Troisièmes Rencontres FORMIST <http:// formist. enssib. fr/ 412567A0004D098D/ Vframeset/ rencontres>

Une publication imprimée par les Presses de l’Enssib de l’ensemble des textes est prévue en mars 2004.

Les quatrièmes Rencontres FORMIST auront lieu en juin 2004. Thème des rencontres et pré-programme seront annoncés en ligne en février 2004.

Ces Rencontres sont ouvertes à toutes les personnes – enseignants, bibliothécaires, formateurs – concernées par la formation des usagers.

4

C’est un tel constat qui a suscité la publication d’un ouvrage collectif [2][2] Carla Basili (ed.), Information Literacy in Europe:... sur la culture de l’information en Europe, et encouragé la création du groupe European network on Information Literacy [3][3] EnIL a été créé sous l’égide du Conseil national de.... Composé d’une vingtaine d’experts européens, bibliothécaires ou chercheurs en sciences de l’information, l’EnIL s’est donné pour mission de promouvoir la « culture de l’information » auprès des instances européennes.

La situation en Belgique et à Genève

5

La matinée s’est ensuite poursuivie par les comptes rendus d’expérience de bibliothécaires belges et suisses.

6

Les circonstances sont moyennement favorables pour la documentation dans l’enseignement supérieur belge, puisque, rappelait Bernard Pochet, les décisions ne sont pas soutenues au niveau national comme c’est le cas en France. En effet, les bibliothèques dépendent directement et uniquement de leur université, y compris pour l’attribution des budgets. Un paysage hétérogène, donc, où les convictions et les initiatives des bibliothécaires jouent souvent un rôle moteur : « À part pour l’enseignement pédagogique, aucune directive centrale n’impose ou n’incite à la création de cet enseignement de méthodologie documentaire ». Le groupe ÉduDOC [4][4] ÉduDOC regroupe des formateurs en documentation de..., qui travaille sur ces problématiques depuis plusieurs années, a recensé des objectifs de formation qui se déclinent en deux niveaux : connaissances et concepts de base, documentation scientifique et spécialisée. Pour Bernard Pochet, l’une des solutions réside peut-être dans l’enseignement à distance, à la condition, précise t-il, qu’il vienne en complément d’un enseignement dispensé en présentiel.

7

Puis la Bibliothèque des sciences économiques et sociales de l’Université de Genève a exposé, à deux voix, sa politique volontariste en matière de formation. Marinette Gilardi-Monnier et Isabelle Maurer ont dressé le bilan d’une offre variée qui allie visites, cours, sessions sur demande, accueil personnalisé sur rendez-vous, autoformation et formation de formateurs. Le credo des bibliothécaires est clair : il se concrétise notamment par une grande souplesse et une capacité à réajuster les interventions ; mais l’appréciation du public est plus mitigée. Quelles que soient les formules qui leur sont proposées, il semble que les étudiants restent peu motivés par les séances collectives, surtout si elles sont facultatives ; par contre, ils s’avèrent fort satisfaits par les formules individualisées qui répondent à un besoin concret et immédiat. L’estimation des enseignants est plus optimiste, car ils voient se développer des collaborations fructueuses avec le personnel de la bibliothèque qui « sème la graine de la bibliothèque ».

Les outils de l’évaluation

8

Comment tutorer cette graine ? Cette question de l’évaluation des connaissances et de leur impact sur la scolarité était au cœur des débats de l’après-midi.

9

Diane Mittermeyer a d’abord présenté les premiers résultats d’une importante enquête québécoise commandée par la CREPUQ [5][5] CREPUQ : Conférence des recteurs et principaux des... pour évaluer le niveau des connaissances en recherche documentaire des étudiants entrant en première année d’université. Elle exposa tout d’abord la méthodologie et le protocole de l’étude. Celle-ci fut menée dans le cadre d’une recherche universitaire et réalisée en étroite collaboration avec les professionnels des bibliothèques, ce qui la rend tout à fait singulière. Ainsi le questionnaire à choix multiples comportait une vingtaine de variables ; il fut diffusé par courrier auprès d’un échantillon aléatoire de plus de cinq mille nouveaux étudiants (soit 10 % de la population des nouveaux étudiants inscrits dans les universités québécoises) et obtint un taux de réponse, remarquable, de 57 %.

Les intervenants

• Carla Basili, chercheuse au Consiglio Nazionale delle Ricerche (CNR) à Rome, et vice-présidente de l’Associazione italiana per la documentazione avanzata (AIDA)

• François Dupuigrenet Desroussilles, directeur de l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (ENSSIB)

• Éric Froment, président de l’Association européenne de l’Université (EUA), organisme consultatif qui regroupe les présidents des universités

• Marinette Gilardi-Monnier, responsable du service de référence Doc’Info à la Bibliothèque des sciences économiques et sociales de l’Université de Genève

• Isabelle Maurer, chargée de la formation des usagers à la Bibliothèque des sciences économiques et sociales de l’Université de Genève

• Diane Mittermeyer, professeur en sciences de l’information à l’Université McGill à Montréal

• Bernard Pochet, directeur de la bibliothèque de la Faculté de Gembloux, président d’ÉduDOC (asbl), et auteur de l’ouvrage paru en 2002 chez De Boeck Université : Méthodologie documentaire : comment accéder à la littérature scientifique à l’heure d’Internet

• Frédéric Saby, président du Comité éditorial et scientifique de FORMIST, directeur du SICD Grenoble 2 et 3

• Frédérique Simonot, professeur documentaliste au Service inter-établissements de coopération documentaire des universités Grenoble 2 et 3

• Paul Thirion, directeur général des bibliothèques de l’Université de Liège

10

Puis Diane Mittermeyer a dévoilé les tout premiers résultats de cette enquête. Selon elle, les étudiants entrant à l’université souffrent de lacunes importantes dans les fondamentaux de la recherche documentaire. Seulement 27 % d’entre eux, par exemple, savent utiliser à bon escient l’opérateur « ou » et 60 % croient pouvoir trouver des références d’articles de périodiques dans un catalogue de bibliothèque. Les conclusions complètes et le questionnaire de cette enquête sont disponibles sur le site de la CREPUQ [6][6] Étude sur les connaissances en recherche documentaire.... Ils apporteront incontestablement des éléments précieux à tous ceux qui élaborent des outils pédagogiques.

11

Frédérique Simonot a ensuite présenté la maquette du projet de référentiel de compétences documentaires pour le premier cycle. Élaboré par un groupe de travail interuniversitaire et destiné aux formateurs, cet outil recense et organise les compétences de la recherche documentaire en quatre familles : bien commencer sa recherche, trouver l’information utile, se repérer dans un système d’information, traiter et exploiter l’information. À chaque compétence sont associés des objectifs pédagogiques et des ressources pour élaborer ou compléter un cours (séquences, exemples, exercices, sites, didacticiels, etc.). Ce référentiel devrait aussi permettre d’évaluer les compétences à l’entrée et à la sortie de la licence, et donc d’en apprécier les progressions. Une première version du site web de ce projet [7][7] L’ouverture de ce site sera signalée sur celui de ..., subventionné par le ministère de la Recherche et soutenu par la sous-direction des bibliothèques, devrait être disponible en ligne en 2004.

La conviction ou la preuve

12

Enfin Paul Thirion s’est interrogé sur l’impact des formations à la documentation : celles-ci ont-elles une incidence sur les performances scolaires et peut-on la mesurer ? En préambule, il fit remarquer que de telles formations, pourtant coûteuses pour les bibliothèques, sont avant tout motivées par l’adhésion à des valeurs et bien peu étayées par des preuves scientifiquement établies. Car les travaux francophones sur ce sujet sont très rares ; et Alain Coulon [8][8] Alain Coulon est chercheur en ethnométhodologie ; il... y fait encore figure d’éclaireur. Ses recherches, que la profession regarde avec beaucoup d’égards, l’ont amené à avancer l’hypothèse suivante : la formation à la documentation permet aux étudiants de « s’affilier » à l’Université car elle les introduit dans les arcanes du savoir savant.

13

Mais ce n’est justement pas vers un débat d’idées que Paul Thirion allait conduire son assistance ; car, selon lui, c’est la voie de la démarche et de la critique scientifique qui permettra de quitter le domaine de la conviction.

14

Tableaux à l’appui, il montra que les résultats obtenus par Alain Coulon en 1999 étaient comparables à ceux qu’il avait observés quelques années plus tôt sur d’autres cohortes d’étudiants [9][9] Alain Coulon (dir.), Penser, classer, catégoriser :..., alors même que certains aspects méthodologiques méritaient discussion. Par exemple l’utilisation d’un traitement statistique par g2 sur les groupes restreints a probablement eu pour effet de gonfler les effets positifs de ces formations ; d’autre part, l’absence de groupe témoin n’a pas permis d’identifier certaines variables parasites ni par conséquent de les neutraliser. Or de telles variables existent. Ainsi, plus de soixante-dix études anglo-saxonnes ont pu démontrer que l’existence même de la bibliothèque a un impact sur la réussite des élèves. C. Lance, notamment, a mené à grande échelle des travaux qui présentent une forte cohérence : selon lui, la bibliothèque serait le second prédicteur de réussite scolaire après l’origine socio-économique des élèves. Pourquoi alors dispose-t-on de si peu d’éléments pour prouver l’impact de la formation documentaire, quand la bibliothèque est en position si favorable ?

15

Tout au long de son exposé, Paul Thirion s’est donc placé sur le terrain de la méthode. En lui appliquant les principes de la discussion et de la critique scientifique, il faisait bien percevoir toute la nécessité de continuer les travaux de recherche en ce domaine, en affinant les hypothèses et les méthodologies. Et proposer de passer « d’une logique de la conviction à une logique de la preuve » était bien une façon de poursuivre les réflexions amorcées dans la matinée.

Perspectives

16

Au cours de cette journée, il fut donc souvent question de politique et de conviction, et un peu moins de pédagogie, à l’inverse des années précédentes. Les problématiques auraient-elles changé ? Sans doute, comme le soulignait en conclusion Frédéric Saby, la situation de la formation à la documentation est-elle en évolution constante. Située sous le signe de l’ouverture, cette journée aura permis la rencontre de plusieurs terrains que sont la recherche, la formation et le politique.

17

Les efforts consentis en terme de formation à la documentation dans les universités vont devenir de plus en plus visibles sur le papier car la réforme de l’enseignement supérieur est l’occasion de faire inscrire ces cours dans les cursus. Cela dit, ils rendent plus criantes encore certaines absences ou faiblesses. Ainsi les partenaires de la bibliothèque (étudiants, enseignants, parfois même directeurs d’université ou décideurs européens) ne sont pas toujours convaincus de l’utilité de ces formations ; et les professionnels eux-mêmes manquent souvent d’un discours objectif et de preuves tangibles. Cette situation, bien inconfortable, pourrait pourtant susciter de nouvelles initiatives dont plusieurs furent évoquées au cours de cette journée. Nous en retiendrons deux : la question du vocabulaire et la recherche des finalités.

Sciences de l’information et « culture de l’information »

18

De nombreuses expressions ont été employées : « maîtrise de l’information », « information literacy », « compétences documentaires », « connaissances en recherche documentaire », « culture de l’information ». Bizarrement, cette variété dans le vocabulaire ne semblait pas perturber l’assistance alors que chaque intervenant, de son point de vue, questionnait ce concept, et finalement ce savoir. Comment définir la « culture de l’information », comment l’objectiver et la mesurer, comment en parler hors du cénacle de la documentation ?

19

En se confrontant à la nécessité de convaincre ses interlocuteurs, la communauté des bibliothécaires semble redécouvrir l’importance de posséder un terme explicite, dont on aurait défini précisément les contours et les caractéristiques. S’il se rattache aux « sciences de l’information », ce concept d’information literacy réclame aussi d’être analysé et formalisé, voire théorisé ; d’autant qu’il se trouve au carrefour de plusieurs champs disciplinaires eux-mêmes en évolution [10][10] Sciences de l’information, documentation, informatique,.... Enfin, il ravive des questions encore posées dans le domaine de la recherche, comme le rapport entre savoir théorique et savoir pratique, ou entre connaissance implicite et académique.

20

Plusieurs suggestions ont été émises : choisir un terme explicite, et le doter d’une définition commune, en quelque sorte « européenne » selon les vœux de Carla Basili. Ce travail en profondeur permettrait de déterminer, comme le suggère Bernard Pochet, les champs d’action de la bibliothèque, mais aussi ceux des autres acteurs [11][11] Par exemple les compétences informatiques qui, par... ; il servirait également à préciser les disciplines concernées par ce concept. Il donnerait une base à tous les travaux d’évaluation, qu’il s’agisse des performances des étudiants ou des études d’impact sur la scolarité ou la vie professionnelle. Enfin, il permettrait d’établir un dialogue avec les autres secteurs de l’enseignement, et peut-être de construire un curriculum, si souvent évoqué lors des Assises nationales pour l’éducation à l’information [12][12] Ce terme a été très souvent prononcé lors des Assises....

Pour quels effets ?

21

Le deuxième point de débat, tout aussi essentiel car il touche les fondements de ces formations, est la question de leur légitimité. Certes les étudiants et les enseignants commencent, timidement parfois, à comprendre l’intérêt d’un tel savoir. Pourtant, il faut bien reconnaître avec Paul Thirion que les professionnels en sont souvent réduits à persuader leurs interlocuteurs faute de pouvoir leur démontrer les conséquences ou l’impact de telles formations.

22

Les outils de réflexion et d’analyse sont donc à inventer en partie, probablement en partenariat avec le monde de la recherche qui peut apporter des moyens ainsi qu’une légitimité scientifique. L’exemple de l’enquête menée au Québec en partenariat avec les professionnels est certainement à méditer.

23

De tels outils de mesure ou d’évaluation viendront rapidement interroger les implicites. De multiples objectifs ont été évoqués au cours de cette journée : « rendre le lecteur autonome » ou lui « apprendre à apprendre », ou encore « former des citoyens » ? Et l’effet souhaité est-il d’enrichir la scolarité, d’améliorer la réussite aux examens ou de viser l’utilité dans la vie professionnelle ?

24

En ouvrant le débat sur la scène européenne et anglo-saxonne, ces rencontres nous ont certainement invités à changer d’échelle : penser au niveau européen où peut se dessiner une politique en faveur de l’information, fourbir les concepts et valider les hypothèses de manière plus scientifique, glisser de la conviction à la preuve, passer du terrain au concept et à la politique – autant de graines à semer pour fortifier la « culture de l’information ».

Notes

[1]

Appelée aussi « LMD », cette réforme de l’enseignement supérieur en Europe est fondée sur l’existence de trois grades : licence, master et doctorat, qui garantissent l’équivalence des diplômes entre pays de l’espace européen.

[2]

Carla Basili (ed.), Information Literacy in Europe: a first insight into the state of the art of Information Literacy in the European Union. Roma, Consiglio Nazionale delle Ricerche, 2003. 318 p.

[3]

EnIL a été créé sous l’égide du Conseil national de la recherche italien.

[4]

ÉduDOC regroupe des formateurs en documentation de la Belgique francophone et anime une liste de discussion sur ces problématiques : <www. bib. fsagx. ac. be/ edudoc/ >

[5]

CREPUQ : Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec.

[6]

Étude sur les connaissances en recherche documentaire des étudiants entrant au 1er cycle dans les universités québécoises, août 2003, <http:// crepuq. qc. ca/ documents/ bibl/ formation/ etude. pdf>

[7]

L’ouverture de ce site sera signalée sur celui de Formist.

[8]

Alain Coulon est chercheur en ethnométhodologie ; il a mené plusieurs études qui montrent une corrélation très forte entre une formation à la documentation et la réussite dans l’obtention de diplômes universitaires. Voir notamment : Le métier d’étudiant : l’entrée dans la vie universitaire, Paris, Presses Universitaires de France, 1997, 213 p. et Un instrument d’affiliation intellectuelle, Bulletin des bibliothèques de France, 1999, t. 44, n° 1, p. 36-43, [en ligne] : <www. enssib. fr/ bbf/ bbf-99-1/ 05-coulon. pdf>

[9]

Alain Coulon (dir.), Penser, classer, catégoriser : l’efficacité de l’enseignement de la méthodologie documentaire dans les premiers cycles universitaires : le cas de Paris 8. Saint-Denis : Laboratoire de recherches ethnométhodologiques, Université de Paris 8, 1999.

[10]

Sciences de l’information, documentation, informatique, pédagogie, par exemple.

[11]

Par exemple les compétences informatiques qui, par l’intermédiaire des « passeports » que sont le C2I et le B2I, sont en voie d’être reconnues dans les établissements scolaires.

[12]

Ce terme a été très souvent prononcé lors des Assises nationales pour l’éducation à l’information et à la documentation qui se sont tenues à Paris les 11 et 12 mars 2003 : <www. ccr. jussieu. fr/ urfist/ Assises/ Ass-index. htm>. [Voir notre numéro 2-2003, p. 85.]

Résumé

Français

Les acteurs de la formation à la documentation dans les bibliothèques de l’enseignement supérieur – bibliothécaires, conservateurs, documentalistes, enseignants et universitaires – se sont retrouvés pour une journée d’étude à Villeurbanne le 12 juin 2003. Ces rencontres étaient organisées pour la troisième année consécutive par FORMIST, service de l’ENSSIB qui collecte et diffuse via son site web des ressources pédagogiques dans le domaine de la formation à l’usage de l’information. Deux thèmes étaient à l’ordre du jour : l’intégration dans l’Europe et l’évaluation des formations.

Pour citer cet article

Denecker Claire, « Troisièmes rencontres FORMIST. La formation à la maîtrise de l'information à l'heure européenne : problématiques et perspectives », Documentaliste-Sciences de l'Information, 4/2003 (Vol. 40), p. 301-304.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2003-4-page-301.htm
DOI : 10.3917/docsi.404.0301


Article précédent Pages 301 - 304 Article suivant
© 2010-2014 Cairn.info
back to top
Feedback