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Documentaliste-Sciences de l'Information

2004/1 (Vol. 41)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.411.0039
  • Éditeur : A.D.B.S.

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PLUSIEURS INSTITUTIONS DEVAIENT PRESENTER, au cours de cette journée d’étude organisée à l’Institut de recherche et de coordination acoustique/musique (Ircam, Centre Georges-Pompidou), leurs expériences et projets scientifiques relatifs à la mise en ligne et à l’édition de fonds d’archives sonores. Ces exposés ont mis l’accent « sur les technologies utilisées dans toute la chaîne numérique, de la numérisation à la publication en passant par l’indexation, la synchronisation des médias, la transcription, la gestion des métadonnées et la gestion des droits ».

Aspects politiques, généraux et technologiques

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Après une introduction de Bernard Stiegler, directeur de l’Ircam, Jean-Pierre Dalbéra, chef de la Mission de la recherche et de la technologie au ministère de la Culture et de la Communication, a donné un aperçu global sur la politique de numérisation et de valorisation des documents sonores mise en œuvre par ce département ministériel. Celui-ci accorde un financement à des projets à caractère multidisciplinaire qui conduisent à la constitution de catalogues nationaux et européens. L’intervenant a insisté sur l’importance, pour ces systèmes, de respecter des normes et des technologies homogènes afin d’assurer une qualité maximale et de garantir la pérennité des documents numérisés. Par ailleurs quelques données statistiques ont apporté des précisions concrètes sur cette action, notamment en ce qui concerne les moyens financiers qui lui sont affectés : ils se montent à 530 000 euros depuis 1999. Quant au contenu du catalogue des fonds numérisés, il atteint 659 notices d’enregistrements sonores appartenant à 303 organisations.

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Hugues Genevois (de la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles au ministère de la Culture et Communication) devait ensuite proposer un panorama des archives de la création musicale. Il a distingué trois catégories d’archives : les archives culturelles, les archives artistiques et les archives scientifiques. À cette typologie s’ajoutent les fonds privés (constitués par exemple par des groupes associatifs) et les fonds publics (laboratoires du CNRS qui contribuent à des travaux de « collectage »).

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En s’appuyant sur leur expérience au studio hypermédia de l’Ircam, deux ingénieurs de l’institut, Olivier Lescurieux et Ludovic Gaillard, ont abordé les aspects technologiques de la valorisation du patrimoine sonore et musical. Les objectifs de ce studio hypermédia s’articulent autour de trois directions essentielles : technique, publication et diffusion. Ils consistent en le développement d’un environnement auteur pour scénariser sous forme hypermédia des corpus centrés sur la musique et le son ; la conception de produits éditoriaux innovants en intégrant des outils d’analyse et d’annotation ; l’élaboration d’architectures d’information permettant la déclinaison multisupports. L’expérience du studio hypermédia de l’Ircam se fonde sur deux projets principaux : Écoute signets et Web Radio.

Les interventions

• Introduction, par Bernard Stiegler, directeur de l’Ircam

• Politique de numérisation et de valorisation des documents sonores, par Jean-Pierre Dalbéra, Mission de la recherche et de la technologie du ministère de la Culture

• Panorama des archives de la création musicale, par Hugues Genevois (Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles)

• Technologies pour la valorisation du patrimoine sonore et musical, par Olivier Lescurieux et Ludovic Gaillard (studio hypermédia de l’Ircam)

• Valorisation d’un fonds ethno-musicologique à la Maison des sciences de l’homme en partenariat avec les éditions Epistèmes, par Rosalia Martinez, maître de conférence en ethnomusicologie à l’Université Paris-8, et Dana Rappoport, chercheur CNRS en ethnomusicologie

• Les archives de la parole dans les collections « Voyage en France », par Pascal Cordereix (BnF)

• Numérisation et valorisation des archives sonores déposées au Centre historique des Archives nationales (CHAN) par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, par Florence Clavaud (CHAN)

• Valorisation d’archives sonores méditerranéennes, par Véronique Ginouvès (MMSH)

• Valoriser les archives de la création électro-acoustique, par Daniel Teruggi (Ina-GRM)

• Table ronde animée par Jean-Pierre Dalbéra

Quelques exemples de valorisation du patrimoine sonore

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Plusieurs témoignages sont venus compléter ces exposés en proposant autant d’illustrations récentes et/ou en cours de valorisation d’archives sonores.

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Rosalia Martinez et Dana Rappoport ont présenté une expérience de valorisation d’un fonds ethno-musicologique à la Maison des sciences de l’homme en précisant que les objectifs de ce laboratoire sont d’abord scientifiques, de recherche et patrimoniaux, et aussi de valorisation des archives par la publication d’ouvrages, disques et films vidéo. Un point sensible a été relevé, celui de la complexité de reconstitution et de restitution des faits musicaux en raison de l’absence de logiciels d’écriture musicale.

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L’expérience de la Bibliothèque nationale de France relative à des archives de la parole a été exposée par Pascal Cordereix (Département de l’audiovisuel de la BnF) à propos de la collection « Voyage en France ». Cette collection contient un million d’enregistrements sonores et se répartit en deux grandes composantes : des documents inédits et des documents édités (éditions phonographiques acquises par dépôt légal entre 1895 et 1930). Cette collection vise à mettre en ligne des archives sonores, ce qui signifie construire une bibliothèque numérique dont l’objectif est la consultation et le télédéchargement de documents.

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Flaurence Clavaud, du Centre historique des Archives nationales (CHAN), a présenté l’approche et l’étude de faisabilité du projet de numérisation des archives orales déposées aux AN par une fondation privée : la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. La conférencière a attiré l’attention sur la singularité de ces fonds par rapport aux autres documents d’archives : il s’agit en effet de témoignages provoqués sur différents thèmes, comme par exemple sur la seconde guerre mondiale, ou d’entretiens politiques. Ces archives comptent 247 témoignages relatifs à la seconde guerre mondiale et 540 heures d’enregistrements sonores de 547 médias en plus des textes administratifs (documents qui font état du témoignage et photographie à l’appui).

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D’un point de vue technique, ce projet repose sur le format XML pour la production et la description des archives et sur le schéma METS [2][2] <www. loc. gouv/ standards/ mets/ > ou la définition de types de documents EAD. Enfin la consultation se base sur la plate-forme SDX [3][3] <http:// sdx. culture. fr> comme support des applications de recherche et de consultation des documents XML et des documents web.

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Véronique Ginouvès, de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, a présenté la phonothèque recensant des archives sonores méditerranéennes qui représentent quatre mille heures d’enregistrements inédits et mille deux cents enregistrements numérisés. Cette expérience tend à démontrer, selon l’intervenante, que l’archive sonore est sortie de la confidentialité où elle a longtemps été confinée. Mais la réflexion des scientifiques se poursuit en ce qui concerne la problématique du dépôt de l’archive du chercheur et l’appropriation des technologies de l’information et de la communication.

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Et après un exposé de Daniel Teruggi, directeur de l’Ina-GRM, sur la valorisation de ce type de document sonore très particulier qu’est l’œuvre musicale électro-acoustique, un débat s’est engagé, animé par Jean-Pierre Dalbéra, qui réunissait Florence Gétreau, Florence Clavaud (CHAN), Vincent Puig (Ircam), Nicolas Frize (Les Musiques de la Boulangère) et Alain Carou (BNF/AFAS).

Notes

Résumé

Français

Dans le cadre de Résonances 2003, rencontres internationales des technologies pour la musique [1], une session sur l’accès au patrimoine sonore était proposée le 24 octobre 2003 à l’Ircam, sur l’initiative de la Mission de la recherche et de la technologie du ministère de la Culture et de la Communication. L’objectif de cette session était de présenter des technologies, des outils et des méthodes utilisés pour la valorisation des archives sonores musicales ou de la parole.

Pour citer cet article

Dziri Anissa Ghouas, « Résonances 2003. Rencontre sur les technologies pour la valorisation des archives sonores », Documentaliste-Sciences de l'Information, 1/2004 (Vol. 41), p. 39-40.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2004-1-page-39.htm
DOI : 10.3917/docsi.411.0039


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