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Documentaliste-Sciences de l'Information

2004/2 (Vol. 41)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.412.0124
  • Éditeur : A.D.B.S.

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LE PROJET DECIDOC (1997-2000) AVAIT COMME PRINCIPAL OBJET D’AMENER LES professionnels de l’information-documentation dans toute l’Europe à mieux se connaître en tant que tels, de caractériser les éléments principaux de leur identité professionnelle, d’explorer les voies qui pourraient conduire à des actions communes capables d’améliorer leur formation et leurs compétences et à relever le niveau de la profession dans tous les pays.

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Le bilan du projet fut positif. Le nouveau projet CERTIDoc, qui vise à installer un système de certification européenne qui soit commun et de même valeur pour tous les pays, en est une sorte de prolongement [2][2] À propos de ce projet de certification européenne des.... Et surtout DECIDoc a laissé, à la disposition de ceux qui voudraient continuer sur les voies ouvertes, quelques documents techniques tenant compte de la spécificité européenne, parmi lesquels le plus important est l’Euroréférentiel. Ce répertoire de toutes les compétences qu’on peut attendre chez un professionnel caractérise chacun des domaines dans lesquels ces compétences interviennent, en les illustrant de nombreux exemples classés systématiquement en quatre niveaux, du plus modeste au plus exigeant.

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Cet Euroréférentiel fut bien accueilli et est couramment utilisé dans de nombreux pays. Mais il était le reflet de ce que faisaient les professionnels de l’information-documentation… en 1998. Or les techniques et les machines vieillissent vite, les concepts et les théories se démodent. Un répertoire comme celui-ci ne peut pas rester à jour plus de deux ou trois ans, après quoi il faut le renouveler ou le remplacer.

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L’ADBS, éditeur de l’Euroréférentiel, a pris le parti de le refaire, mais sous un titre et une couverture qui marquent bien la continuité de l’entreprise et ne risquent pas de dérouter l’utilisateur. Celui-ci sera ainsi progressivement introduit aux évolutions intervenues entre les deux éditions, qui en réalité sont nombreuses et significatives. La plus visible, parce qu’on la voit avant d’ouvrir l’ouvrage, concerne son titre : l’Euroréférentiel Iα D est devenu un ouvrage à suite, dont les deux premiers volumes paraissent en même temps aujourd’hui [3][3] Euroréférentiel Iα D. Volume 1 - Compétences et aptitudes..., alors que la voie est ouverte à un troisième, puis…

Comment sont construits les deux volumes de l’Euroréférentiel ?

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La composition de l’ouvrage (volume 1) a peu changé. Les deux sections principales, consacrées respectivement aux compétences et aux aptitudes, sont précédées d’une Présentation qui remplace l’Introduction, mais est un peu plus nourrie et plus explicite sur les intentions et les démarches des auteurs. Des éléments complémentaires ont été ajoutés pour aider les lecteurs : un Guide d’utilisation et un Glossaire. Une longue liste de Remerciements énumère tous ceux que l’on doit considérer comme des coauteurs de cet ouvrage collectif.

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La première section est, comme précédemment, organisée autour des différents domaines de compétence, qui sont maintenant trente-trois. Dans chacun de ces domaines on retrouve les quatre mêmes niveaux, du plus simple au plus complexe. Les compétences appartenant à chaque niveau sont illustrées par des exemples de situations ou d’actions qui montrent ces compétences à l’œuvre, dans un contexte professionnel. Sans doute ces exemples sont-ils un peu plus nombreux que dans l’édition précédente ; c’est pour mieux rendre compte de la diversité des applications faites des compétences dans les nombreux métiers qui constituent la profession. La préoccupation des auteurs a été de bien tenir compte des critères rigoureux qui commandent le choix des exemples plutôt que d’accroître leur nombre. C’est un souci beaucoup plus moderne d’assister les utilisateurs quand ils cherchent un exemple déterminé ou lorsqu’ils veulent référer à une citation précise qui a conduit à marquer chacun d’un numéro, simple numéro d’ordre.

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En revanche, la deuxième section, consacrée aux aptitudes, est largement nouvelle. Au lieu d’une simple liste de courtes définitions, l’utilisateur trouvera les vingt aptitudes retenues (au lieu de quinze en 1999, ce n’est pas un bouleversement majeur) regroupées en fonction de celle, parmi six situations professionnelles les plus courantes, vers laquelle chaque individu paraît principalement orienté par ses aptitudes.

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Ce qui est entièrement nouveau est l’apparition d’un volume 2, consacré aux niveaux de qualification. Cette notion est apparue plusieurs fois dans le cours du travail et on a alors constaté que son acception était un peu floue, qu’elle était employée avec des contenus variables. On avait besoin ici d’un référentiel. Ce ne pouvait être le même que celui des compétences : les niveaux de qualification, déterminés à partir de niveaux de compétence, devaient en être clairement distingués, et c’est pourquoi on ne pouvait se contenter d’ajouter un chapitre au référentiel des compétences. Il fallait un référentiel spécifique pour l’entité distincte que sont les niveaux de qualification. Mais aussi les deux notions en cause sont connexes, les deux référentiels ne peuvent être présentés comme étrangers l’un à l’autre. La création d’un volume 2 résout cette difficulté en même temps qu’elle appelle de nouveaux développements.

Comment et par qui a été élaboré cet Euroréférentiel ?

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Tout cela, c’est ce que l’on voit, qu’on peut librement examiner et critiquer. Je voudrais dire aussi un mot de ce qu’on ne voit pas : le travail qui a été nécessaire pour construire cet ouvrage, et les personnes qui ont fourni ce travail. Il s’agit pour la plupart de professionnels en activité, très compétents donc très occupés, qui ont accepté de donner de leur temps et de leur énergie à une entreprise qu’elles savaient être d’intérêt général. Parmi eux, peut-on distinguer ceux qui décident et ceux qui agissent ? Ce ne serait pas tout à fait vrai. Certes, il y avait un organisme directeur, le Comité permanent pour le suivi de l’Euroréférentiel (CPSE), composé de quatre associations nationales volontaires (ABD, ADBS, ASLIB, DGI) parmi les membres de l’ECIA (Conseil européen des associations de l’information-documentation). Dans chaque pays on avait demandé que soit constitué (temporairement) un groupe miroir, servant à toute transmission entre le secrétariat (assuré par l’ADBS) et les groupes actifs au plan national. Nous n’en avons pas bien su la réalité, mais nous avons connu ceux qui prenaient part au nécessaire travail.

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L’ADBS aussi possède un tel groupe, à géométrie quelque peu variable, mais très efficace quand la situation le demande, prêt à répartir un travail urgent entre des binômes constitués sur le champ aussi bien qu’à déléguer un collègue pour trouver en dehors du groupe deux ou trois personnes pouvant venir à bout d’une tâche non programmée. Sans besoin de discipline, ils ont fait confiance à l’esprit d’équipe ; et j’oserai même dire que les membres du CPSE, eux aussi, constituaient une équipe. C’est en ce sens que cette œuvre est vraiment collective, et que ceux qui y ont participé en sont les coauteurs.

Notes

[1]

Dans le cadre du programme Leonardo da Vinci pour la promotion de la formation professionnelle.

[2]

À propos de ce projet de certification européenne des professionnels de l’I-D, voir aussi dans ce fascicule page 85 et dans nos numéros 4-5/2002 (p. 164), 6/2002 (p. 271), 1/2003 (p. 5), 3/2003 (p. 197), 6/2003 (p. 350) et 1/2004 (p. 5).

[3]

Euroréférentiel Iα D. Volume 1 - Compétences et aptitudes des professionnels européens de l’information-documentation / European Council of Information Associations (ECIA). 2e éd. entièrement revue. Paris, ADBS Éditions, 2004. 107 pages. ISBN 2-84365-067-4

Euroréférentiel Iα D. Volume 2 - Niveaux de qualification des professionnels européens de l’information-documentation / European Council of Information Associations (ECIA). Paris, ADBS Éditions, 2004. 12 pages. ISBN 2-84365-069-0 25 € (les deux volumes).. Ces deux référentiels sont aussi accessibles sur le site de l’ADBS aux adresses : <www. adbs. fr/ site/ carrieres/ eurorefca2004/ index. php> et <www. adbs. fr/ site/ carrieres/ eurorefnq2004/ index. php>

Résumé

Français

Une nouvelle édition de l’Euroréférentiel Iα D va paraître début juin, en deux volumes respectivement consacrés aux compétences et aptitudes et aux niveaux de qualification des professionnels européens de l’information-documentation. Cette refonte a été préparée par plusieurs associations membres du Conseil européen des associations de l’information-documentation (ECIA) et soutenue par la Commission européenne [1]. Coordonnateur de ce projet, Jean Meyriat présente dans cet article la nouvelle configuration de l’Euroréférentiel et la manière dont sa révision a été conduite.

Plan de l'article

  1. Comment sont construits les deux volumes de l’Euroréférentiel ?
  2. Comment et par qui a été élaboré cet Euroréférentiel ?

Pour citer cet article

Meyriat Jean, « L'Euroréférentiel nouveau est arrivé ! », Documentaliste-Sciences de l'Information 2/2004 (Vol. 41) , p. 124-125
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2004-2-page-124.htm.
DOI : 10.3917/docsi.412.0124.


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