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Documentaliste-Sciences de l'Information

2005/1 (Vol. 42)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.421.0026
  • Éditeur : A.D.B.S.

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APRÈS UNE COURTE PÉRIODE D’EUPHORIE AUTOUR DU PHÉNOMÈNE EBOOK, au début des années 2000, qui nous promettait une « révolution », la brutale déconvenue qui suivit, liée aux désillusions de la net-économie, n’a cependant pas empêché une progression, certes modeste et lente mais constante, du marché et de l’industrie du livre électronique. Les récentes statistiques de l’Open eBook Forum (OeBF) [1][1] L’OeBF (www. openebook. org/ ) est un consortium international... en témoignent. Loin de disparaître, les agrégateurs de contenus ont jusqu’à présent non seulement survécu, mais augmenté de manière significative le nombre de titres de leurs catalogues : Questia, société en difficulté dont on annonçait la mort, se maintient ; Gemstar, qui avait cessé ses ventes de tablettes eBook, vient de ressusciter sur le site de eBookwise ; Cybook, le lecteur nomade français, continue de vivre après la liquidation de la société qui l’a fabriqué, Cytale. De nouveaux acteurs font leur apparition, tel l’agrégateur Ebook Library en 2004.

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En Europe comme aux États-Unis, les bibliothèques universitaires peuvent s’attendre, si les conditions sont favorables, à un usage de plus en plus élevé des livres électroniques diffusés sur Internet, à la manière de ce qu’on a pu observer pour les revues en ligne, dont le succès est aujourd’hui incontestable. Pour autant, cela n’implique pas nécessairement une évolution similaire. Sans doute peut-on encore dire, avec Snowhill, que « le rôle du livre électronique dans les bibliothèques universitaires n’est toujours pas [bien] clair » [15], mais qu’il se précise néanmoins.

Une menace pour le livre traditionnel ?

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Il paraît toutefois établi que le livre électronique ne représente plus, du moins dans la perspective actuelle, une menace pour le livre imprimé, auquel il ne semble pas destiné à se substituer [6]. Les supports numérique et traditionnel sont en effet complémentaires par la différence de leurs usages, tout au moins dans le secteur universitaire. Des études montrent qu’on utilise les eBooks plutôt qu’on ne les lit ; elles mettent en évidence un emploi du livre électronique en ligne comme outil de référence, plus approprié à une consultation rapide (cinq à dix minutes de connexion en moyenne) et à une recherche d’information qu’à une lecture suivie et approfondie.

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Précisément, puisque l’électronique et le papier se distinguent si bien par leurs usages, peut-être le temps est-il venu pour les éditeurs et les diffuseurs de se départir du modèle traditionnel de la bibliothèque pour accentuer cette différence et exploiter au maximum les avantages d’un format numérique. On songe aux agrégateurs Numilog et netLibrary qui, sous couvert de mimer le circuit du document dans une bibliothèque, instaurent un système fastidieux et restrictif de prêt électronique, au lieu de privilégier une diffusion et un accès en ligne sans procédure d’emprunt ni de retour, fussent-il automatiques. Il est d’ailleurs à noter que, pour leurs projets respectifs, le consortium britannique North West Academic Libraries (NoWAL) et l’Université de Californie (California State University) ont obtenu de netLibrary la désactivation partielle ou effective de cette fonction « prêt ».

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Dans une perspective un peu plus générale, le livre électronique est peut-être plus adapté à un usage par « tranches » (concept du slice’n’dice : découpage numérique du livre en chapitres ou unités de contenu) qu’au mode traditionnel de consultation en texte intégral.

Intérêt d’une expérimentation

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Professionnels et experts s’accordent sur l’intérêt, voire la nécessité des projets d’expérimentation de livres électroniques dans les bibliothèques. Langston estime que les « développements technologiques en cours promettent de nouvelles occasions d’intégrer des eBooks au sein des bibliothèques, et suggèrent même le caractère inévitable de cette évolution à partir d’un certain seuil » [10]. « Les eBooks ont maintenant leur place dans les universités américaines, c’est juste une question de temps avant que l’Europe ne suive le même chemin », renchérit Garrod [5], qui souligne la place du livre électronique dans les modèles émergents de l’enseignement numérique à distance et du e-learning. Le rapport du Joint Information Systems Committee (JISC) [1] aboutit aux mêmes conclusions, percevant « un potentiel considérable dans l’enseignement supérieur et le secteur de la formation continue pour le développement des collections de livres électroniques ».

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En France, des projets ont été mis en œuvre dans quelques bibliothèques municipales, où il s’est agi de tester le prêt de fichiers numériques, en particulier sur des supports nomades, mais jusqu’à présent le secteur universitaire compte encore bien peu d’initiatives du genre. Il apparaît probable que, dans les années qui viennent, vont se développer des projets de cette nature, essentiellement dans le domaine éducatif, où s’affirme de plus en plus l’importance du numérique et des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE).

Situation des éditeurs et agrégateurs

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Les expérimentations menées dans les bibliothèques universitaires, principalement en Grande-Bretagne et aux États-Unis, ont quelquefois permis d’exercer une influence déterminante sur l’offre des éditeurs et agrégateurs de contenus, en matière notamment d’acquisitions, de modèles tarifaires et de modalités d’accès aux ouvrages. Ainsi, l’Université de Californie et le consortium universitaire britannique NoWAL, précédemment cités, ont chacun obtenu de l’agrégateur netLibrary des adaptations importantes de son offre pour les besoins de leurs projets respectifs : test de différents modèles d’acquisition, désactivation des fonctions de prêt électronique, implémentation du système d’authentification Athens, etc.

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Du fait de la relative nouveauté du livre électronique, le marché demeure pour le moment dans sa phase expérimentale, surtout en Europe. La plupart des éditeurs ont adopté à cet égard une position d’attente (wait and see), éventuellement disposés à modifier les conditions de leurs prestations en fonction des retours d’expériences et des observations formulées par les utilisateurs. L’agrégateur australien Ebook Library illustre bien cette tendance par les propos de sa directrice générale, Kari Paulson : « Nous allons étudier attentivement les usages [de l’eBook] dans les bibliothèques et faire évoluer le modèle à mesure que vont se développer la demande et l’utilisation des livres électroniques. » [2][2] Formulaire d’enquête Couperin (document interne, Université...

Situation des bibliothèques

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Depuis quelques années, le marché de l’eBook tend à se déplacer vers l’Europe et à se concentrer sur les bibliothèques, particulièrement les bibliothèques universitaires [17], qui pourtant n’étaient pas la cible initialement privilégiée des diffuseurs [14]. Cette évolution s’explique par une prise de conscience progressive du rôle central que les bibliothèques ont à jouer dans la promotion du livre électronique et de sa réussite commerciale, comme elles l’ont fait pour le cédérom en son temps.

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Éditeurs et diffuseurs anglo-saxons ont compris l’intérêt de participer activement à des projets d’expérimentation, qui leur permettent de mesurer la satisfaction des utilisateurs. Les bibliothèques sont devenues pour eux à la fois le moyen de promouvoir leurs produits (livres imprimés, eBooks, portails) et des lieux privilégiés de recherche et d’expérience (R&D : Research & Development), dont le travail leur profite sans trop leur coûter, sinon en prenant quelques risques, supposés ou fantasmés, de piratage des données numériques ainsi exposées. En effet, outre l’aspect promotionnel, ils y voient l’opportunité de perfectionner leur technologie à partir des réactions des utilisateurs, tout en augmentant parmi ces derniers le nombre de clients potentiels pour d’autres futurs produits, hors de leur enceinte universitaire.

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Les termes employés par les éditeurs dans les documents commerciaux de l’OeBF sont à cet égard des plus explicites : « Les bibliothèques créent la demande de livres électroniques. » [2] Harrison, qui parle d’un « esprit d’expérimentation » (trial mentality), observe que « les modèles initiaux pour établir un marché doivent maintenant évoluer ; éditeurs et bibliothèques doivent contribuer ensemble à cette évolution. » [7]

Négociations

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Les bibliothèques se retrouvent donc dans une relative position de force vis-à-vis des éditeurs et agrégateurs, auxquels il ne revient pas de définir seuls les conditions d’un marché encore en formation. Le constat de cette relation d’interdépendance entre les deux parties impose la nécessité d’un réel travail de collaboration, comme le demande François Gèze (éditions La Découverte) pour le marché français, encore à venir [9]. D’où l’intérêt pour les bibliothèques de se regrouper en consortiums, en confiant le soin des négociations soit à un groupement national (Couperin), soit, ou de façon complémentaire, à un consortium de niveau régional ou local, de manière à influencer l’offre à l’avantage des bibliothèques, sur des points tels que les contenus, les tarifs, les conditions d’accès aux ressources, la normalisation des formats.

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Un examen des coûts supportés par les éditeurs, dans la production et la diffusion de livres électroniques, apporte une confirmation au sentiment général de pratiques tarifaires souvent injustifiées. En toute logique, le prix d’un fichier numérique devrait être moins élevé que sa version imprimée : la fabrication et la diffusion (impression, reliure, stockage, transport), correspondant aux coûts marginaux, représentent en effet environ 70 % du coût d’un livre traditionnel (Minon) [16]. On a le sentiment que les éditeurs, confrontés à l’apparition de ces nouveaux supports d’information que sont les livres électroniques, dont il leur est pour le moment difficile d’estimer avec assez de précision le coût et la valeur, attendent de voir quelle part de leur budget les bibliothèques seront prêtes à y investir (Zwirn) [16].

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Pour l’heure, du fait de la multiplication et de la diversité des modèles et des prestations, l’offre des agrégateurs et des éditeurs se caractérise par son hétérogénéité et sa complexité, qui rendent très difficiles les comparaisons préalables à une démarche de négociation. La situation devrait au contraire évoluer dans le sens d’une meilleure lisibilité et d’une plus grande homogénéité. Chacun des acteurs doit reconnaître la nécessité d’adopter des modèles communs bien identifiés, qui faciliteront le travail d’évaluation et de comparaison des offres éditoriales. Minon [13] envisage la possibilité d’une progressive concentration du marché, qui pourrait contribuer à l’avènement d’une offre plus homogène. Il revient précisément aux bibliothèques, à travers la conduite de leurs projets et ce qu’ils révèlent des usages du livre électronique, d’exprimer leurs besoins et leurs attentes, en essayant de définir des modèles standards appropriés, qui en même temps tiennent compte des intérêts respectifs de chacun.

Veille

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Face au poids dominant d’une offre étrangère sur le marché du livre électronique, il importe aux bibliothèques universitaires françaises d’être aussi bien que possible informées des projets en cours et achevés, pour la plupart menés dans les pays anglo-saxons, non seulement pour les aider à concevoir leurs propres stratégies de projet, mais également, en montrant aux éditeurs et aux diffuseurs leur connaissance et leur maîtrise du sujet, pour peser plus efficacement dans les négociations et leur indiquer sur quel terrain elles entendent mener celles-ci. En parallèle, il nous paraît utile de continuer un travail de veille actif et régulier, de façon à pouvoir suivre les dernières évolutions d’une industrie et de technologies qui ne cessent de se transformer. Depuis plusieurs années existent aux États-Unis un certain nombre de sites spécialisés qui se font quotidiennement le relais d’informations publiées dans divers revues et quotidiens sur le livre électronique [3][3] Citons : eBookAd <www. ebookad. com>, Teleread <www...., mais on ne rencontre rien de semblable en France, à notre connaissance.

Suites d’un projet d’expérimentation en BU

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La redéfinition du rôle et des fonctions des personnels de bibliothèques, relativement à l’introduction et au développement des technologies du numérique dans les services de documentation, est devenue l’un des pôles de réflexion sur les bibliothèques numériques : « À l’âge d’Internet, il est important que les personnels acquièrent de nouvelles compétences pour s’adapter aux changements » (Jenkins) [8]. Le livre électronique aurait pour avantage, nous dit-on, d’opérer un gain de temps et de travail sur des activités traditionnelles telles que réception des commandes, équipement, prêt et circulation, mais il semble en créer de nouvelles ou concurrentes : déchargement des notices dans le catalogue, sélection-désélection, relevé des statistiques, maintenance, mise à jour des pages web dédiées à l’eBook, etc. Il va donc falloir former des personnels à ces différentes fonctions.

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Dans l’éventualité (loin d’être acquise !) du succès d’un projet d’expérimentation de livres électroniques, le service de documentation qui en a la charge doit s’interroger sur les suites qu’il convient de lui donner. S’agit-il de reconduire l’expérience ou, mieux encore, de maintenir de façon permanente une collection d’ouvrages électroniques, à supposer de pouvoir disposer et du financement et du personnel, chargé du volume supplémentaire de travail que cela implique ?

Le livre électronique a-t-il un avenir dans les BU françaises ?

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Une intégration réussie du livre électronique dans les bibliothèques universitaires françaises dépend d’un certain nombre de facteurs, parmi lesquels on pourrait sans doute compter, assez logiquement, la qualité des contenus offerts, leur adéquation aux programmes enseignés, un accès facile et étendu aux documents, une bonne visibilité des titres dans le catalogue OPAC ou sur le site web de l’institution, une campagne de promotion et d’information efficacement menée, une possible intégration des ressources dans des programmes d’enseignement à distance. Cox [4] mentionne également les environnements numériques de travail (ENT) comme outils stratégiques de promotion et de développement du livre électronique.

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Des évolutions technologiques sont attendues dans les années à venir pour améliorer la qualité de lecture sur écran : des sociétés comme Philips et E-Ink ont récemment lancé des programmes de recherche sur le papier et l’encre électroniques (e-paper, e-ink), pour la mise au point des technologies qui demain permettront de créer des instruments numériques de lecture flexibles et multifonctionnels, assez proches en définitive des livres imprimés, dans leur principe et leur conception, mais pourvus de tous les avantages du numérique, sans les inconvénients des outils mobiles actuels [11, 2004, 2.3 et 1.5].

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Par ailleurs, les offres éditoriales doivent correspondre à des tarifs réalistes, pour éviter d’aboutir à une crise semblable à celles des périodiques en ligne dans le secteur académique, et accepter d’évoluer pour répondre au mieux aux besoins et attentes d’un public universitaire.

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On présume l’existence d’un marché potentiel en France, pour peu que les éditeurs français soient décidés à faire des efforts en direction des bibliothèques, comme ont dû en faire les éditeurs américains, également placés au départ dans une attitude de méfiance à l’égard de l’eBook. Dans son ensemble, l’offre en livres électroniques est avant tout représentative de la culture anglo-saxonne, principalement américaine. En conséquence, la majorité des titres disponibles le sont en langue anglaise, le français demeurant largement minoritaire. Néanmoins, les éditeurs se tournent aujourd’hui de plus en plus vers le marché européen, mais en priorité vers le Royaume-Uni, où se multiplient les projets d’expérimentation. Quant à la France, on doit admettre, avec Bastian-Dupleix, que l’« offre marchande de livres numériques sur le web [y] est presque inexistante » [3], malgré les efforts actuels de quelques agrégateurs commerciaux, français ou étrangers.

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La comparaison des catalogues met en évidence le caractère dérisoire d’une offre française bien peu achalandée : les titres se comptent en dizaines de milliers chez netLibrary et eBrary, mais ne dépassent pas un à deux mille chez Numilog, sans doute le mieux fourni du côté français. Le groupe OCLC, qui vient d’ouvrir en 2004 un bureau netLibrary à Paris, tente de négocier des contrats avec des éditeurs français, mais les contacts sont pour le moment assez peu encourageants, de l’aveu même de Philippe Martin, responsable de l’antenne parisienne [11, 2004, 2.1]. L’agrégateur américain intègre depuis peu les offres e-thèque, la Découverte et EDP Sciences dans son catalogue. De son côté, le diffuseur Mobipocket se concentre à présent sur l’enrichissement de son catalogue en langue française [3].

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Si rien n’est fait pour améliorer la situation, on risque fort de connaître une évolution similaire à celles des périodiques, où la dominance anglo-saxonne s’affirme pour le moins écrasante. Pourtant, une demande en livres électroniques à contenu francophone commence à se faire jour dans les bibliothèques, comme l’atteste la journée Couperin de mars 2004, organisée à l’initiative de Catherine Forestier [9].

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Reste à espérer, au-delà de leurs déclarations d’intention, une vraie prise de conscience chez les éditeurs, dont les uns et les autres dénoncent la frilosité, voire « l’attentisme » [3]. Bibliothèques et éditeurs devraient collaborer pour définir une politique de numérisation à grande échelle (pour la numérisation des titres déjà publiés en format papier) et de conversion numérique des ouvrages récents selon des normes appropriées et homogènes, intégrant l’ensemble des métadonnées, afin de disposer, sur une plate-forme commerciale ou institutionnelle (ou de statut mixte), d’un corpus suffisant pour de futures expérimentations en bibliothèques.

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En dernier ressort, le succès (ou l’échec) de l’introduction du livre électronique va bien entendu dépendre de ses utilisateurs. Les éditeurs, quant à eux, même s’ils résistent au nouveau support, ne sont pas à l’abri d’une forme de « photocopillage numérique », pour reprendre les termes de Marc Minon [12], facilité par l’apparition de scanneurs de plus en plus accessibles et performants, capables de produire des fichiers ultérieurement exploitables pour des échanges sur Internet, selon le modèle actuel du piratage peer-to-peer. Quoi qu’il en soit, peut-être doit-on faire pour la France le même constat que Snowhill en 2001 pour le domaine américain : les conditions ne sont pas encore réunies pour faire de ce marché un marché viable. La demande se fait jour ; reste à créer une offre numérique, en se posant la question des contenus à numériser, travail qui implique une collaboration entre éditeurs, bibliothèques et universités. Les expérimentations à venir dans les BU apparaissent précisément comme l’occasion privilégiée d’une telle collaboration.

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Janvier 2005


Références

  • 1 –  Chris Armstrong, Ray Lonsdale, « The e-Book mapping exercise: draft report on phase 1 », London, JISC e-Books Working Group, 2003, <www. jisc. ac. uk/ coll_ebookstudy1. html>.
  • 2 –  Angela Arnold, « Library market for your eBooks and digital materials », Book Expo America - eBook Experience, 2004, <www. openebook. org/ doc_library/ presentations. htm>.
  • 3 –  Isabelle Bastian-Dupleix, « Édition : quels livres en ligne ? », Bulletin des bibliothèques de France, 2004, t. 49, n° 3, p. 36-42.
  • 4 –  John Cox, « E-books : challenges and opportunities », D-Lib Magazine, October 2004, vol. 10, n° 10, <www. dlib. org/ dlib/ october04/ cox/ 10cox. html>.
  • 5 –  Penny Garrod, « Ebooks in UK libraries: where are we now ? », Ariadne, 2003, issue 37, <www. ariadne. ac. uk/ issue37/ garrod/ >.
  • 6 –  Penny Garrod, « Ebooks in UK public libraries: where are we now and the way ahead », rapport UKOLN, 2005, <www. ukoln. ac. uk/ public/ nsptg/ e-books/ >.
  • 7 –  Gillian Harrison, « eBook pricing: what is the cost of this eBook and who can use it ? », eBooks in the Public Library Conference, New York, 16 mars 2004, <www. openebook. org/ doc_library/ presentations. htm>.
  • 8 –  Impact: the imperial College London Library newsletter, 2004, issue 3, <wwww. imperial. ac. uk/ library/ about_us/news_impact.htm>.
  • 9 –  Journée Couperin du livre électronique, juin 2004, <www. scd. univ-rennes1. fr/ ebook. html>.
  • 10 –  Marc Langston, « The California State University E-book Pilot Project: implications for cooperative collection development », Library collections, acquisitions & technical services, 2003, vol. 27, n° 1, p. 19-32.
  • 11 –  Lettre d’information de Rennes-1 sur le livre électronique, <www. scd. univ-rennes1. fr/ ebook. html>.
  • 12 –  Marc Minon, Édition universitaire et perspective du numérique : étude réalisée pour le Syndicat national de l’édition avec le soutien du Centre national du livre, Liège, The Internet Institute, 2002, <www. sne. fr/ numerique/ >.
  • 13 –  Marc Minon, Rapport d’activité du projet Manum, 2003, <http:// manum. enssib. fr/ >.
  • 14 –  Franck Romano, « E-books and the challenge of preservation », Microform & imaging review, 2003, vol. 32, n° 1, p. 13-25.
  • 15 –  Lucia Snowhill, « E-books and their future in academic libraries », D-Lib Magazine, 2001, vol. 7, n° 7-8, <www. dlib. org/ dlib/ july01/ snowhill/ 07snowhill. html>.
  • Voir aussi

    • 16 –  Stratégies éditoriales, séminaire, Lyon, 2003, <www. scd. univ-rennes1. fr/ ebook. html>.
    • 17 –  David Taylor, « E-books and the academic market: the emerging supply chain », Learned Publishing, 2003, vol. 16, n° 1, p. 70-73.
    • 18 –  Pierre Le Loarer, « Les livres électroniques ou le passage », Documentaliste - Sciences de l’information, 2000, vol. 37, n° 5-6, p. 298-311.
    • 19 –  Laurent Jonchère, « Livres électroniques en ligne et bibliothèques universitaires : situation aux États-Unis, projets en France », Documentaliste - Sciences de l’information, 2002, vol. 39, n° 4-5, p. 202-207.

Notes

[*]

Cet article est issu d’un rapport interne rédigé pour le compte du SCD de l’Université de Rennes-1 et intitulé Les bibliothèques universitaires et le livre électronique : mise en œuvre d’un projet d’expérimentation (janvier 2005), dont on pourra lire le texte intégral à l’adresse suivante : http:// www. scd. univ-rennes1. fr/ ebook. html.

[1]

L’OeBF (www. openebook. org/ ) est un consortium international regroupant de grandes compagnies (Adobe, Microsoft) et des représentants des bibliothèques américaines (American Library Association). Cf. [11, 2003, 0.1 et 2004, 3.4].

[2]

Formulaire d’enquête Couperin (document interne, Université de Rennes-1, juin 2004).

Résumé

Français

Le marché du livre électronique est en progression irrégulière mais constante. De nombreux projets d’expérimentation ont vu le jour dans des bibliothèques, surtout aux États-Unis et en Grande-Bretagne, plus timidement en France. Cet article propose un point succinct sur le développement de l’eBook début 2005, sur sa position par rapport au livre imprimé, sur les relations qui doivent s’établir entre les éditeurs et agrégateurs de contenus et les bibliothèques dans le cadre d’expérimentations actuellement en projet. La dernière partie étudie les perspectives et les conditions de l’introduction du livre électronique en France dans les bibliothèques universitaires.

Pour citer cet article

Jonchère Laurent, « Quel avenir pour le livre électronique dans les bibliothèques universitaires françaises ? », Documentaliste-Sciences de l'Information 1/2005 (Vol. 42) , p. 26-30
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2005-1-page-26.htm.
DOI : 10.3917/docsi.421.0026.


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