Accueil Revues Revue Numéro Article

Documentaliste-Sciences de l'Information

2005/1 (Vol. 42)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.421.0064
  • Éditeur : A.D.B.S.

ALERTES EMAIL - REVUE Documentaliste-Sciences de l'Information

Votre alerte a bien été prise en compte.

Vous recevrez un email à chaque nouvelle parution d'un numéro de cette revue.

Fermer

Article précédent Pages 64 - 71

Une république documentaire : lettre ouverte à une jeune bibliothécaire et autres textes. Jean-Luc Gautier-Gentès. Paris : Bibliothèque publique d’information/Centre Pompidou, 2004. – 169 p. – (En débat, ISSN en cours). – ISBN 2-84246-084-7 : 19 €

De fortes analyses sur les rapports entre bibliothèque et politique

1

INAUGURANT UNE NOUVELLE COLLECTION de la BPI, « En débat », et préfacé par son directeur, Gérald Grunberg, cet ouvrage tranche sur la production actuelle concernant les bibliothèques. Ni traité théorique, ni recueil normatif, il réunit divers articles ou exposés de l’auteur sur les valeurs qui sous-tendent leurs missions, sur le pluralisme et plus précisément sur « le rapport entre les pratiques professionnelles et le politique » (p. 8). On se souvient de la crise qui éclata en 1997 dans diverses bibliothèques de Provence-Alpes-Côte d’Azur à propos des acquisitions censurées ou prescrites selon l’idéologie d’extrême-droite du parti tenant la mairie. Chargé alors d’étudier le problème, Jean-Luc Gautier-Gentès, inspecteur général des bibliothèques, concrétisa ses réflexions dans une « Lettre ouverte à une jeune bibliothécaire sur le pluralisme des collections » qui ouvre ce recueil. Partant des faits constatés, il pose « la question correcte : la politique a-t-elle sa place parmi les collections des bibliothèques municipales ? Et si oui, laquelle ? » (p. 25). Tout ce livre va tenter d’y répondre.

2

Partisan résolu du pluralisme, hostile à la censure, l’auteur n’en définit pas moins les limites entre « un extrémisme de la pensée et un extrémisme de la haine » (p. 29), l’un licite, l’autre intolérable. Leitmotiv de l’ensemble du propos, pluralisme et extrémisme vont être analysés soit à partir de cas concrets, comme par exemple le métier de directeur de bibliothèque municipale ou la définition et la mise en œuvre des politiques documentaires (p. 111-131), soit en élargissant le débat, comme dans la dernière contribution, « Bibliothèques publiques et laïcité : de la neutralité au pluralisme ? » Ayant constaté que la profession préfère en général le terme « neutralité » à celui de « laïcité », et cherchant les raisons de ce choix, l’auteur définit le comportement de l’institution vis-à-vis de la religion et de la politique comme « une stratégie d’évitement » (p. 143) dont il dénonce les dangers. Il y voit une des raisons de « la relative invisibilité des BP dans l’espace social français » (p. 141).

3

Les jugements de Jean-Luc Gautier-Gentès sur les lacunes de la dimension « citoyenne » de la bibliothèque, sur la trop grande place que les collections accordent à la fiction et plus particulièrement à la superstition (p. 152-157, « Superstition et démocratie ») ne manqueront pas de susciter réflexions, critiques et dénégations. Mais, étayées par une profonde connaissance des faits, présentées d’une plume alerte et sans le moindre dogmatisme, ces vigoureuses analyses stimuleront la pensée et l’esprit critique de tout lecteur.

4

Claire Guinchat

Dictionnaire de l’information. Serge Cacaly, directeur du comité de rédaction ; Yves F. Le Coadic, Paul-Dominique Pomart, Éric Sutter, comité de rédaction. Paris : Armand-Colin, 2004. – X-274 p. – ISBN 2-200-26682-0 : 28 €

Un ouvrage à mettre entre toutes les mains

5

PRECISER LES TERMES ET LES NOTIONS essentielles du vocabulaire des sciences et technologies de l’information, tel est l’objectif de cet ouvrage auquel ont collaboré vingt-quatre auteurs, enseignants, chercheurs ou professionnels. La couverture précise qu’il s’agit d’une deuxième édition : plus précisément, il s’agit d’une forme profondément remaniée du travail initialement mené pour le Dictionnaire encyclopédique de l’information et de la documentation, publié chez Nathan en 1997 [voir l’analyse parue dans notre numéro 3-1997, p. 186. NDLR] et réimprimé en 1998, 2001 et 2003. L’équipe éditoriale a été partiellement renouvelée, mais surtout les termes recensés couvrent beaucoup plus largement et systématiquement le domaine : ils ne se restreignent pas aux termes techniques et spécialisés, mais englobent dorénavant, à côté des notions essentielles, les auteurs les plus significatifs, les organismes, les sigles (anglo-saxons ou français)… bref la plupart des termes qui sont effectivement d’un usage courant sous la plume des spécialistes de l’information.

Des notices synthétiques

6

On aime ou on n’aime pas le principe du dictionnaire, avec ce qu’il a d’hétéroclite dans une recension alphabétique. Ainsi, sur la même page, on trouve la notice de Coyecque Ernest, un des fondateurs de l’organisation des archives, suivie d’une notice sur les CRF (Centres de formation aux carrières des bibliothèques, des archives et de la documentation), puis une notice sur les CRM (Customer Relationship Management), le CrossRef (service de citation associé au consortium PILA) et enfin une notice sur le cryptage. La plupart des notices sont brèves et très synthétiques : le data mining est décrit en quelques lignes, tout comme la médiologie, l’OHS (Open Hypermedia System) ou les ontologies. Mais certaines entrées font l’objet de traitements plus approfondis : c’est le cas de l’entrée analyse, qui présente les différentes formes de l’analyse documentaire et de leur renouvellement à l’heure d’Internet ; c’est également le cas des entrées archivistique, associations professionnelles, bibliothèque, ou brevet (avec de multiples adresses de ressources et des descriptions précises de services). La notion de coût est développée spécifiquement, comme celles de culture de l’information, de déontologie ou de sociologie des pratiques professionnelles… et les chapitres consacrés à la science de l’information, à la science cognitive et à la science de la communication sont l’occasion pour leurs auteurs de donner un éclairage historique et une vision intéressante des grands axes de la recherche selon les domaines.

7

Les notices sur les chercheurs et acteurs majeurs de l’information et de son histoire sont particulièrement précieuses, et fournissent d’excellentes synthèses sur l’apport des uns et des autres, et sur le contexte historique de leurs productions.

Une bonne prise en compte de l’actualité technologique

8

On apprécie également l’effort fait par les auteurs pour suivre l’actualité des nouvelles technologies : on trouve par exemple dans ce dictionnaire des informations sur le RSS et la syndication de contenus, ou sur la sécurisation par SSL. Cependant il n’y a pas d’articles sur les blogs, et celui sur les métadonnées ne renvoie pas au Dublin Core (il aurait parfois suffi d’un peu d’astuce typographique pour que l’on identifie immédiatement le fait qu’un terme cité dans une explication est développé ailleurs dans le dictionnaire). Enfin le choix de la forme des termes retenus n’est pas toujours d’une cohérence évidente : on trouve une entrée à workflow, alors que groupware renvoie à collecticiel ; mais cette fois-ci le renvoi est explicite.

9

On peut en toute confiance recommander cet ouvrage, à mettre entre toutes les mains : celles des professionnels ou des étudiants avertis qui ont bien du mal à se retrouver dans la jungle des sigles (anglo-saxons ou français, issus de l’informatique, des télécommunications, de la documentation, ou correspondant à des organismes, des associations, des normes ou des diplômes…) ainsi qu’entre celles des étudiants plus novices ou des non-spécialistes qui y découvriront en quelques mots simples des points de repère permettant de situer les concepts importants du domaine, ainsi que son jargon.

10

Sylvie Lainé-Cruzel

Global Librarianship. Ed. by Martin Alan Kesselman and Irwin Weintraub. New York ; Basel : Marcel Dekker, Inc., 2004. – 320 p. – (Books in Library and Information Science ; 67). – ISBN 0-8247-0978-05 : $ 139.95

Une vision planétaire des métiers de l’information

12

LE TERME « GLOBAL » EN FRANÇAIS SEMBLAIT passé de mode, remplacé le plus souvent par « mondialisé » ou « universel ». Nous le retrouvons sous la plume de deux professionnels de l’information américains, Martin Alan Kesselmann (bibliothécaire à l’Université Rutgers - New Jersey) et Irwin Weintraub (professeur en sciences de l’information à Brooklyn College - New York) : leur approche des métiers de l’information est en effet « globale » de par leurs expériences professionnelles respectives (en tant que membre actif de l’IFLA pour le premier ; aux États-Unis, en Israël et au Kenya pour le second). Replacer notre action quotidienne de documentaliste ou de bibliothécaire dans un contexte universel n’est pas le moindre intérêt de cet ouvrage, très documenté, et qui rassemble seize contributions d’auteurs nord-américains, européens et africains.

13

Dans l’introduction, Barbara J. Ford (Université de l’Illinois) affirme, à juste raison, que les professions de l’information sont universelles : elles promeuvent la compréhension entre les cultures, mettent à disposition l’information nécessaire aux échanges interculturels. Deux contributions renforcent cette affirmation : celle de T. Glynn (Université Rutgers) qui retrace l’histoire mouvementée des bibliothèques ; et celle de R. Wedgeworth (ProLiteracy Worlwide - New York) qui explique comment les professions de l’information se sont associées et organisées au plan international.

Construire une infrastructure d’information globale

14

Aujourd’hui, les utilisateurs – majoritairement dans les pays riches – bénéficient d’un accès à tout type d’information. Les bibliothèques et services de documentation ont ceci de particulier qu’ils facilitent cet accès du local vers le global. Selon M. A. Kesselmann, la collaboration internationale ne peut que renforcer ce rôle essentiel. P. O. Libutti (Université Rutgers - New Jersey) analyse les opportunités offertes par les ressources numériques en vue de créer un réseau global d’information. Être bien informé est une des conditions nécessaires à la résolution de problèmes : H. B. Rader (Université de Louisville - Kentucky) insiste sur la nécessité de former les utilisateurs à l’usage de l’information, ce que K. Kunneke (Université d’Afrique du Sud - Pretoria) confirme en soulignant l’apport de l’enseignement à distance. D. Rubeni (Université de Daystar - Nairobi) et T. Tate (Université Rutgers) donnent quelques exemples de programmes innovants à destination de communautés rurales dans différentes parties du globe. D. McAdam (Université Unimail - Genève) explicite le contexte bibliothéconomique suisse, contexte original de par le multilinguisme helvétique. B. Thomas expose la « success story » des bibliothèques suédoises. Grâce à M. N. Castagnello (Pharmacia Corporation - Milan), le rôle innovant des spécialistes de l’information dans l’entreprise n’est pas oublié.

15

Une infrastructure d’information globale doit reposer sur des principes d’équité et d’accessibilité pour tous tels que les énoncent la Déclaration finale et le Plan d’action du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) de décembre 2003. Les technologies de l’information sont essentielles dans la construction de cette infrastructure qui doit prendre en compte les aspects géographiques, sociaux et économiques. L. Ashcroft et C. Watts (Université John Moores - Liverpool) développent la notion de fracture numérique et R. Gartner (Université d’Oxford) celle de bibliothèque numérique universelle. M. Scott (Bibliothèque nationale du Canada) prend en compte, quant à elle, les différents aspects juridiques et légaux de la fracture numérique. A. Hopkinson (Université du Middlesex - Londres) approfondit l’aspect normatif. Enfin, la liberté intellectuelle et les différentes stratégies à mettre en place sont discutées par M. T. Choldin (Université de l’Illinois).

16

À ces contributions qui apportent de nombreux éclairages sur la globalisation de nos professions s’ajoute une riche bibliographie d’une cinquantaine de pages, commentée et classée thématiquement par un des coordinateurs de l’ouvrage, Irwin Weintraub.

17

Global Librarianship est à rapprocher de l’ouvrage paru en 2001, International Librarianship : Cooperation and Collaboration [voir notre analyse parue dans le numéro 3-2002 de cette revue, page 147] : ils se complètent utilement et donnent véritablement une vision planétaire des métiers de l’information. Le choix des différents contributeurs et l’analyse des thèmes sont pour beaucoup dans la qualité du présent ouvrage qui met l’accent sur les avantages et les inconvénients d’une information globalisée. Le rôle des bibliothécaires et des documentalistes est cependant privilégié et va dans le sens d’une profession unie pour une même cause, l’accès facilité à l’information pour tous.

18

Jean-Philippe Accart

L’intelligence économique : un nouvel outil de gestion. Marc Audigier, Gérard Coulon, Patrick Rassat ; préf. du général Bernard Norlain. Paris : Maxima, 2003. – 167 p. – ISBN 2-84-001-361-4 : 29,80 €. L’intelligence économique : quelles perspectives ?. Sous la dir. de Jean-François Daguzan et Hélène Masson ; préf. de Henri Martre.Paris : L’Harmattan, 2004. – 260 p. – (Perspectives stratégiques). – ISBN 2-7475-5113-X : 22 €

Une approche originale et pratique de l’IE, des retours d’expériences

20

LES AUTEURS DU PREMIER OUVRAGE, AUDIteurs de l’Institut des hautes études de défense nationale, sont salués dans la préface écrite par Bernard Norlain, général d’armée aérienne, parce qu’ils proposent dans leur étude, « au-delà des débats théoriques, une vision pratique et une méthodologie précise de l’intelligence économique ». Il s’agit bien là de la caractéristique principale de cette œuvre orientée vers l’action.

21

Car « Pourquoi utiliser l’intelligence économique dans la gestion de l’entreprise ? » interrogent les auteurs dans la première partie de leur travail. Ils répondent à cette problématique à travers trois courts chapitres aux titres informatifs. « L’économie change et l’intelligence économique devient indispensable », constatent-ils dans le premier (p. 17-22), à cause de la mondialisation, du développement des activités du tertiaire, de la complexité et de la vitesse de l’information. « L’entreprise change et l’intelligence devient un instrument de gestion », affirment-ils dans le chapitre 2 (p. 23-28). Dans ce monde changeant, l’entreprise a besoin d’un tableau de bord synthétique, c’est-à-dire d’un solide outil de gestion, pour faire face à des situations complexes. Ces réflexions conduisent les auteurs à proposer dans le chapitre suivant « Une définition unifiée et large de l’intelligence économique » (p. 29-33) insistant sur l’importance de la collecte sélective mais surtout raisonnée de l’information. « La notion d’intelligence économique est en France basée sur une erreur de traduction. Mais elle recouvre, dans cette définition générale, l’ensemble des opérations de recherche, de traitement et de protection de l’information nécessaire à l’entreprise et l’obtention via appel à différents moyens ».

22

« L’intelligence économique : à quoi ça sert ? », demandent les auteurs dans la deuxième partie. Ils y répondent de façon très explicite, en trois temps. « Mieux voir pour mieux comprendre » (chapitre 1, p. 41-63) consiste à identifier et à percer toutes les zones d’ombre qui existent dans l’entreprise (ignorance, désinformation, surinformation, etc.). Cela consiste aussi à apprendre à mieux s’informer, en améliorant la capacité à qualifier les sources et les informations, mais aussi en améliorant la compréhension des techniques de manipulation individuelle et collective. L’intelligence économique sert aussi à « Mieux comprendre pour mieux agir » (chapitre 2, p. 64-84) en hiérarchisant les priorités, en se donnant de nouveaux repères pour être sûr d’avoir une vision globale et cohérente de « cette réalité complexe qu’il faut accepter et connaître ». Enfin, l’intelligence économique sert à « Mieux agir pour mieux diriger » (chapitre 3, p. 85-94) en prévenant et en évitant les attaques, en améliorant la mobilité et la vitesse de réaction de l’entreprise et en influençant son environnement par des actions de rela- tions publiques ou lobbying ou de relations individuelles.

Intelligence économique et culture d’entreprise

23

Enfin arrive « Une approche méthodologique », objet de la troisième et dernière partie de cette étude alerte, aux exemples nombreux. « L’approche de la complexité et de la crise » (chapitre 1, p. 99-114) consiste à apprivoiser la complexité car « le monde réel est complexe », martèlent les auteurs. C’est aussi savoir maîtriser la crise, « état quasi permanent dans une entreprise » et agir dans l’anticipation pour réagir dans l’urgence. Base de la maîtrise des crises, une méthode permettra bien souvent de sortir renforcé de l’épreuve. C’est pourquoi le chapitre 2 (p. 115-135) propose « Une méthode pour aller dans le bon sens ». « La méthode est le fil directeur d’une œuvre collective au sein de l’entreprise ». Il importe donc de suivre rigoureusement les différentes étapes qui mènent de l’étude du dossier vers le choix de l’action la plus appropriée. Utilisée depuis deux ans, dans des organismes différenciés (petite entreprise, université, etc.), cette méthode conduit les auteurs à poser « Les clés du succès » (chapitre 3, p. 137-153). Le renseignement, activité cognitive, doit permettre de mieux éclairer le choix à effectuer par l’équipe de décision. Il importe également de ne jamais prendre ou laisser prendre une décision « sans se donner en même temps les moyens d’en changer ou, pour le moins, de la faire évoluer ». Enfin, le « coach » jouant un rôle primordial d’interface avec le dirigeant, le coaching doit aider à savoir être.

24

La clé du succès est, avant tout, culturelle, concluent les auteurs. Et dans la culture de l’entreprise, l’intelligence économique a sa place parce qu’elle favorise la capacité à traiter les situations nouvelles et améliore la réactivité. Elle représente le moyen le plus fiable pour mieux maîtriser l’environnement économique, politique et concurrentiel dans lequel l’entreprise évolue. C’est ce que s’efforcent de prouver les auteurs de cette étude au style concis et clair qui s’adresse en priorité aux décideurs. Le professionnel de l’information y trouvera une approche originale et pratique de l’intelligence économique dans laquelle il pourra clairement voir le rôle qu’il a à jouer. Pour les étudiants, ce livre peut servir de manuel pour comprendre le concept d’intelligence économique approché de façon parfois trop théorique et abstraite dans d’autres études. Car les auteurs multiplient les exemples concrets et les anecdotes. Quel que soit son niveau, le lecteur regrettera toutefois l’absence d’approfondissement sur certains points tel que l’éthique, par exemple. Il regrettera également la présentation des références bibliographiques données dans un ordre aléatoire. Il appréciera, cependant, les tableaux récapitulatifs placés en fin de chaque chapitre et qui synthétisent les points forts à retenir et la construction intellectuelle de cette étude aux titres et sous-titres très explicites.

25

Marie-France Blanquet

27

LE DEUXIEME OUVRAGE EST UN DOCUMENT collectif émanant de la Fondation pour la recherche stratégique (Retis). Il regroupe des représentants d’institutions participant de près ou de loin à une politique publique en matière d’intelligence économique, ou en tout cas à sa promotion. Ce livre rassemble les contributions faites par les membres de cette fondation au cours des années 1999-2000. L’introduction d’Henri Martre rappelle son rapport de 1994, qui faisait suite au rapport Mayer de 1991, lequel avait véritablement lancé les premières initiatives auprès des entreprises.

28

Les textes proposés présentent plusieurs réalisations faites sous l’égide du Commerce extérieur, des chambres de commerce et d’industrie, du réseau de diffusion technologique de Basse-Normandie, d’observatoires divers, ou encore de la Commission européenne, avant d’aborder les questions de protection juridique de l’information, notamment en comparant la France et les États-Unis.

29

Le côté consensuel de cet ouvrage s’explique par le fait qu’il s’agit de comptes rendus d’expériences émanant d’acteurs engagés dans la pratique. Il peut donc aussi se lire comme le souhait de poursuivre la route engagée depuis maintenant une quinzaine d’années.

30

Brigitte Guyot

L’édition électronique. De l’imprimé au numérique : évolutions et stratégies. Lise Vieira. Pessac : Presses universitaires de Bordeaux, 2004. – 188 p. – (Coll. Labyrinthes). – ISBN 2-86781-342-5 : 28 €

Une réflexion approfondie et élargie sur l’évolution actuelle de l’édition

32

MAITRE DE CONFERENCES HDR EN SCIENCES de l’information et de la communication à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, Lise Vieira a pour thèmes de recherche l’évolution de la production éditoriale et les aspects sociaux et culturels des technologies de l’information et de la communication. Elle nous livre dans cet ouvrage une étude approfondie du processus de transition entre l’édition imprimée et l’édition électronique. L’évolution que nous constatons actuellement va-t-elle conduire à définir de nouvelles stratégies, à élaborer de nouvelles formes éditoriales ?

33

La première partie s’attache plus particulièrement à l’édition imprimée, de ses origines à l’édition moderne, avec une analyse de la situation présente du monde éditorial principalement marquée par deux phénomènes : « l’hyperconcentration » et « l’atomisation ». Puis l’information spécialisée est décrite avec l’IST, la délocalisation des ressources, la notion de document, sujet de nombreuses recherches, notamment par rapport au document dit « intelligent ». Enfin, la crise de l’édition scientifique imprimée fait l’objet d’un chapitre qui prend en compte le contexte actuel de la concurrence, la diffusion de la culture scientifique française et les revues scientifiques.

34

Après ce panorama complet de la situation de l’édition, la deuxième partie est consacrée à « L’avènement du numérique » avec un état des lieux très détaillé : l’auteure constate l’émergence de la société de l’information, donne plusieurs définitions de l’édition électronique, décrit les usages du numérique et les différents supports, fixes ou sur réseaux. Dans un chapitre intitulé « Approche critique des TIC et tendances éditoriales », les théoriciens critiques sont mis à l’honneur (tels Pierre Lévy, Armand Mattelart, Dominique Wolton ou Philippe Breton) ; certains freins sont avancés (techniques, psycho-sociologiques) avant que soit évoqué le point de vue des éditeurs français, obligés de « se resituer ». Un portrait de l’éditeur Elsevier est donné, qualifié de « géant ». Sous nos yeux se développe donc un nouveau modèle économique par rapport à la diffusion de l’information sur les réseaux.

35

La troisième partie, « Vers une gestion intelligente de l’information », aborde les nouvelles formes éditoriales que sont les moteurs et métamoteurs, les technologies pull et push, les livres sur Internet, les revues et les livres électroniques. L’édition électronique subit un véritable « big bang ». Est-ce une métamorphose ou un avatar ? Peut-on parler de labyrinthe ? Dans une approche plus cognitive, l’auteure énonce que « les civilisations occidentales sont à l’aube d’une ère nouvelle en ce qui concerne l’organisation des connaissances » : mise en réseau des données électroniques, liens hypermédia, notions de transversalité, d’interrelation et de convivialité, analogie entre multimédia et communication - tous ces éléments nouveaux y concourent.

Construire un nouvel humanisme

36

La quatrième et dernière partie, « Enjeux et stratégies », pose plusieurs questions d’importance : l’usager de la société de l’information est-il consommateur ou acteur ? Quelle est la part de l’innovation ? Plusieurs pistes sont explorées en matière d’innovation éditoriale : par rapport aux services existants, dans les processus de production des prestations, en créant de nouveaux services. Le point est ensuite fait sur les politiques européennes en matière d’édition.

37

Ne sommes-nous pas au bord de la rupture ? Du chaos ? Comment gérer la complexité numérique ? Quel choix opérer face à un « champ de possibles technologiques largement supérieur aux usages que nous pouvons en faire » ? Dans sa conclusion, qui se veut ouverte sur « la construction d’un nouvel humanisme », Lise Vieira cite Philippe Quéau : « Le réel et le virtuel ne peuvent plus être séparés : ils se complètent et s’expliquent l’un par l’autre ». On l’aura compris, cet ouvrage se démarque de nombreux autres ouvrages sur le même sujet qui ne prennent en compte que certains aspects, le plus souvent économiques. L’auteure pose sa réflexion dans une perspective élargie qui allie l’histoire, la philosophie, les sciences cognitives. Cet ouvrage est ainsi rendu très vivant et s’adresse à toute personne intéressée par les évolutions actuelles du monde de l’information et de l’édition.

38

Jean-Philippe Accart

Le manuel du knowledge management : une approche de 2e génération. Jean-Yves Prax. Paris : Dunod, 2003. – 477 p. – ISBN 2-10-004717-5 : 45 €

Une économie de liens

40

LE CONCEPT DE KNOWLEDGE MANAGEment (KM) a fait son apparition dans le monde des professionnels de l’information de façon relativement récente. Ce livre devrait pouvoir leur permettre, non seulement de comprendre ce que recouvre ce concept, mais aussi de savoir si, en tant que professionnels de l’information, ils ont un rôle à jouer, lequel, quand, comment et pourquoi… Car l’auteur, spécialiste du management, docteur en sciences et PDG de POLIA Consulting, offre à son lecteur une synthèse placée sous le mot-clé fédérateur de « lien ». « Nos entreprises, constate-t-il dans sa préface, souffrent du cloisonnement de nos organisations, de nos sociétés, de nos esprits ». Or la nouvelle société qui s’annonce est fondée sur « une économie de liens », de la relation, des réseaux, termes que les documentalistes connaissent bien. Le KM en est l’outil qui permet la mise en place de « cette intelligence collective, fondement du développement durable ».

41

Et pour nous faire comprendre cette économie du lien, Jean-Yves Prax découpe son étude en deux parties bien distinctes visant des lecteurs différents mais autorisant aussi des lectures différenciées : chaque chapitre peut être lu indépendamment des autres et possède son autonomie sémantique. La première partie composée de sept chapitres, « Les enjeux et concepts du Knowledge Management », s’adresse plutôt aux théoriciens quand la seconde, « Méthodes, outils et pilotage du Knowledge Management », constituée de six chapitres, vise plutôt les praticiens appelés sur le terrain à avoir une démarche KM.

Enjeux et concepts

42

« La société du savoir » ouvre la première partie (chapitre 1, p. 7-20). Cette société impose une logique du changement et de l’innovation permanents avec des conséquences multiples analysées à partir de la question clé du capital devenu immatériel. Le lecteur n’est pas encore entré dans le KM. Mais ce chapitre en constitue une excellente introduction puisqu’il décrit l’environnement global dans lequel il prend place et qui concerne de nombreux professionnels parmi lesquels se trouve le documentaliste. Par la suite, le chapitre 2, « Le Knowledge Management : définitions, marché, attentes » (p. 21-44), propose plusieurs définitions à facettes différenciées de ce concept, mais complémentaires, et en présente le marché mondial. Donnant la parole aux acteurs du terrain, il en analyse les attentes, les espoirs et les freins quand, dans le chapitre 3, « Le Knowledge Management de 2e génération » (p. 45-57), il s’interroge sur ce « qui n’a pas marché » en présentant les causes d’échecs les plus fréquentes du KM de 1ère génération et ce que peut apporter de nouveau un autre KM. Ce dernier est basé, comme l’explique le chapitre 4, « De l’information à la connaissance » (p. 59-93), non pas sur une problématique de traitement de l’information mais sur un enjeu beaucoup plus élevé, cherchant à établir « les conditions favorables à la création d’une connaissance collective ».

43

Il devient donc indispensable de comprendre le sens donné au concept de connaissance et les mécanismes qui en régissent l’acquisition, la transformation, notamment au niveau collectif. Cette réflexion prépare à la lecture du chapitre 5, « Les communautés professionnelles » (p. 95-118), qui invite à découvrir ce que sont de telles communautés, comment elles se forment, leur typologie et surtout le rôle qu’y joue la confiance, mot clé de base dans leur construction comme dans leur pérennité. Dès lors, « Manager le changement vers l’économie du Savoir » (chapitre 6, p. 119-134) exige une évolution des modes de management et de la conduite du changement reposant sur le concept de qualité totale. Toutes ces problématiques sont à l’origine de FAQ posées, et en partie résolues, dans le chapitre 7, « FAQ » (p. 135-144), à la fois conclusion de cette première partie et introduction à la deuxième, résolument technique, pragmatique et pratique.

Méthodes, outils et pilotage

44

Celle-ci présente d’abord « Les quatre segments du Knowledge Management » (chapitre 8, p. 147-211), qui répondent aux quatre finalités essentielles du KM rencontrées par l’auteur sur le terrain. Il s’agit d’abord d’optimiser les processus récurrents (diffusion des meilleures pratiques, réduction des erreurs répétitives, etc.). C’est aussi l’aide à la décision en environnement complexe, la valorisation des compétences et enfin la volonté d’innover. Pour cela, il faut savoir capitaliser l’expérience et formaliser le savoir. C’est l’objectif du chapitre 9, « Les méthodes : formalisation de l’expérience, modélisation, aide à la décision » (p. 213-289), qui propose de façon hiérarchisée et très concrète un panorama de ces méthodes réparties en six catégories. Ces dernières concernent le repérage de la connaissance tacite, la métaconnaissance, les différentes mémoires de l’entreprise dans laquelle apparaît, bien évidemment, la mémoire documentaire. Les méthodes suivantes s’appliquent à la capitalisation de l’expérience, à l’incidentologie ou comment apprendre de ses erreurs. C’est enfin la présentation des méthodes, inventées en 1996 par Jean-Louis Ermine, de modélisation du système de connaissance de chercheurs sur le point de prendre leur retraite.

45

Pour faire tout cela, il faut disposer d’outils appropriés décrits dans le chapitre 10, « Les outils » (p. 291-351), à partir de situations réelles : des outils aux fonctionnalités différenciées et dont la présentation est illustrée d’exemples très concrets. Le chapitre 11 aborde « La dimension humaine du KM : nouveaux métiers et management des compétences » (p. 353-392) en s’interrogeant particulièrement sur le rôle et les compétences du « knowledge worker », description dans laquelle se reconnaîtra, en partie, le documentaliste, fournisseur d’information. Être knowledge manager exige de savoir « Manager les équipes et les communautés » (chapitre 12, p. 393-428) et piloter une démarche KM. C’est l’objet du chapitre 13, « Le pilotage de la démarche » p. 429-450), qui décrit, étape après étape, avec tableaux récapitulatifs à l’appui, les différentes phases de ce pilotage.

46

« Qu’est-ce qui a changé ? Qu’est-ce qui va changer ? », interroge l’auteur en conclusion de son travail (p. 451-457). Le lecteur l’a compris au cours de la lecture de cette passionnante étude : nous changeons d’ère. Nous entrons dans la société du savoir. Est-il possible que l’Homme ait enfin compris ce que Pascal exprime en posant le constat : « Toute la suite des hommes pendant le cours de tant de siècles doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et apprend continuellement ? » ; ce qu’exprime la sagesse africaine parlant d’une « bibliothèque qui brûle » à propos d’un vieillard qui meurt. Avec des termes différents que le glossaire technique et l’index confirment, c’est pourtant bien là un bon résumé de ce que recouvre le KM, mélange de philosophie sociale, d’utopie constante (le concept de confiance) dans un environnement nouveau où dominent la technologie, les techniques et la rentabilité mais où l’on comprend enfin l’importance des hommes qui travaillent.

47

Jean-Yves Prax livre ici une étude remarquable qui mérite bien son titre de manuel, signifiant son accessibilité à tous ceux qu’intéresse le KM, quel que soit leur niveau et leur objectif de lecture. La volonté pédagogique de l’auteur se concrétise dans les nombreuses assistances données pour lire cette synthèse : tableaux, exemples, résumés systématiques soulignant les points forts en fin de chaque chapitre, éléments bibliographiques.

48

Cette étude doit être lue par le professionnel de l’information. Elle ne peut que l’enrichir en lui permettant de comprendre que son métier entre tout à fait dans la logique de cette « économie de liens » sur laquelle l’auteur insiste, et donc qu’une place lui revient dans la mise en œuvre d’un système de KM. Cet ouvrage confirme aux professionnels de l’information que l’ère artisanale où le documentaliste travaille seul dans son service est révolue. Commencent les travaux d’équipe (groupware, workflow, etc.) où ils trouvent parfaitement leur place s’ils savent activer la facette communication de leur profession.

49

Marie-France Blanquet

Construire le système documentaire : qualité, sécurité, environnement. Benoît Naous. St Denis La Plaine : AFNOR, 2003. – 42 p. – (À Savoir). – ISBN 2-12-505084-6 : 9 €

Principes et méthode de construction du système documentaire de l’entreprise

51

En moins de cinquante pages, benoit Naous nous donne les clés pour la construction d’un système documentaire de qualité. Il ne faut pas se méprendre sur le titre de cet ouvrage : il ne s’agit pas du système documentaire tel que le conçoivent les documentalistes (généralement conçu à partir d’une unité physique - le service de documentation - afin d’assurer la diffusion de l’information), mais du système documentaire de l’entreprise, à savoir le type de documents nécessaires à la vie de celle-ci, leur forme, leur contenu, leur archivage, les procédures à mettre en place. En ce sens, cet ouvrage est plus proche du domaine des archivistes. Pour un documentaliste, parler de système documentaire induit les notions de gestion de l’information, ou de système d’information. Ces termes n’apparaissent pas ici.

52

Ceci posé, une telle lecture peut éclaircir certains points, notamment le sens pris par les termes « document » ou « système documentaire » dans l’entreprise : leur définition étant différente, elle élargit notre horizon de documentaliste et permet de mieux comprendre l’environnement documentaire de l’entreprise. L’objectif qualité fixé dès le départ dans la construction du système documentaire proposé est également un point à relever.

53

Diplômé en études supérieures de chimie et de gestion de l’environnement, Benoît Naous est consultant-formateur au CSP, entreprise internationale de formation et de conseil établie en France et dans une dizaine de pays. Voici, en résumé, les principes-clés qu’il propose pour la construction du système documentaire de l’entreprise :

  • choisir un référentiel pour la mise en place de ce système : trois standards internationaux pour la qualité, la sécurité et l’environnement s’imposent alors ;

  • se référer aux exigences de la norme ISO 9001 : 2000 - Systèmes demanagement de la qualité ;

  • énoncer pour chaque type de document son objectif et sa finalité pour l’entreprise.

Une méthodologie pour la mise en œuvre de la documentation est proposée : un comité de pilotage et un comité de rédaction sont à mettre en place ; les rédacteurs doivent être formés, les documents à intégrer choisis. Puis vient l’étape de la rédaction des documents eux-mêmes. Dans un objectif de bon fonctionnement et d’amélioration, un suivi est organisé. L’implication de la direction et des employés est indispensable pour réussir.

54

À la lecture de ce qui précède, la norme, le standard s’imposent à toutes les étapes de la démarche. Malgré une certaine rigidité, propre à toute démarche qualité, l’entreprise, pour fonctionner correctement, a besoin de définir ce qu’elle entend par document, les types de documents nécessaires à son fonctionnement et le circuit à mettre en place pour leur diffusion. Sans cela, « la gestion de la documentation est un véritable casse-tête pour l’entreprise », selon les mots employés en quatrième de couverture de l’ouvrage.

55

Jean-Philippe Accart

Titres recensés

  1. Une république documentaire : lettre ouverte à une jeune bibliothécaire et autres textes. Jean-Luc Gautier-Gentès. Paris : Bibliothèque publique d’information/Centre Pompidou, 2004. – 169 p. – (En débat, ISSN en cours). – ISBN 2-84246-084-7 : 19 €
    1. De fortes analyses sur les rapports entre bibliothèque et politique
  2. Dictionnaire de l’information. Serge Cacaly, directeur du comité de rédaction ; Yves F. Le Coadic, Paul-Dominique Pomart, Éric Sutter, comité de rédaction. Paris : Armand-Colin, 2004. – X-274 p. – ISBN 2-200-26682-0 : 28 €
    1. Un ouvrage à mettre entre toutes les mains
      1. Des notices synthétiques
      2. Une bonne prise en compte de l’actualité technologique
  3. Global Librarianship. Ed. by Martin Alan Kesselman and Irwin Weintraub. New York ; Basel : Marcel Dekker, Inc., 2004. – 320 p. – (Books in Library and Information Science ; 67). – ISBN 0-8247-0978-05 : $ 139.95
    1. Une vision planétaire des métiers de l’information
      1. Construire une infrastructure d’information globale
  4. L’intelligence économique : un nouvel outil de gestion. Marc Audigier, Gérard Coulon, Patrick Rassat ; préf. du général Bernard Norlain. Paris : Maxima, 2003. – 167 p. – ISBN 2-84-001-361-4 : 29,80 €. L’intelligence économique : quelles perspectives ?. Sous la dir. de Jean-François Daguzan et Hélène Masson ; préf. de Henri Martre.Paris : L’Harmattan, 2004. – 260 p. – (Perspectives stratégiques). – ISBN 2-7475-5113-X : 22 €
    1. Une approche originale et pratique de l’IE, des retours d’expériences
      1. Intelligence économique et culture d’entreprise
  5. L’édition électronique. De l’imprimé au numérique : évolutions et stratégies. Lise Vieira. Pessac : Presses universitaires de Bordeaux, 2004. – 188 p. – (Coll. Labyrinthes). – ISBN 2-86781-342-5 : 28 €
    1. Une réflexion approfondie et élargie sur l’évolution actuelle de l’édition
      1. Construire un nouvel humanisme
  6. Le manuel du knowledge management : une approche de 2e génération. Jean-Yves Prax. Paris : Dunod, 2003. – 477 p. – ISBN 2-10-004717-5 : 45 €
    1. Une économie de liens
      1. Enjeux et concepts
      2. Méthodes, outils et pilotage
  7. Construire le système documentaire : qualité, sécurité, environnement. Benoît Naous. St Denis La Plaine : AFNOR, 2003. – 42 p. – (À Savoir). – ISBN 2-12-505084-6 : 9 €
    1. Principes et méthode de construction du système documentaire de l’entreprise

Pour citer cet article

« Notes de lecture », Documentaliste-Sciences de l'Information, 1/2005 (Vol. 42), p. 64-71.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2005-1-page-64.htm
DOI : 10.3917/docsi.421.0064


Article précédent Pages 64 - 71
© 2010-2014 Cairn.info
back to top
Feedback