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Documentaliste-Sciences de l'Information

2007/1 (Vol. 44)

  • Pages : 120
  • DOI : 10.3917/docsi.441.0075
  • Éditeur : A.D.B.S.

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SKOS (Simple Knowledge Organisation System ou Système simple d’organisation des connaissances) est un langage de représentation de schémas de concepts, ce qui recouvre les langages documentaires tels que les thésaurus, classifications, listes de vedettes matière, taxonomies, folksonomies, etc. Son nom a été choisi pour mettre en évidence l’objectif même visé par ce langage : proposer un système permettant d’exprimer et de gérer des modèles interprétables par les machines dans la perspective du web sémantique. Ce modèle est défini comme « simple » par opposition à d’autres modèles, comme OWL (Ontologic Web Language), plus à même de représenter des structures sémantiques plus riches telles que les ontologies, mais de ce fait également plus complexes à utiliser.

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Le projet a d’abord été initié par l’Union européenne dans le cadre du projet SWAD-Europe (Semantic Web Advance Development for Europe). Ces travaux ont abouti en 2003 aux premières publications de SKOS Core Guide et SKOS Mapping Guide, ainsi qu’à une mise en application destinée à valider les technologies retenues en situation réelle selon le principe de ce que les Anglo-Saxons appellent le proof of concept : le thésaurus du site Semantic Web Environment Directory (www. swed. org. uk) est ainsi géré au format SKOS.

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La réflexion a ensuite été reprise par le World Wide Web Consortium (W3C) dans le cadre du groupe de travail sur les bonnes pratiques et le déploiement des standards RDF (Resource Description Framework).

Principes de représentation

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Le formalisme de représentation utilisé par SKOS repose sur les graphes RDF. Le concept constitue le centre du graphe auquel peuvent notamment être attachés en tant que propriétés RDF :

  • les indications portant sur le concept lui-même :

    • des termes préférentiels ou alternatifs, les équivalents dans d’autres langues,

    • les termes cachés, très pratiques pour gérer des variantes correspondant à des fautes d’orthographe courantes, ce qui permettra de les prendre en compte en recherche sans qu’elles apparaissent en affichage ou en impression du thésaurus,

    • la représentation par une image ;

  • les différents types de notes : notes de définition et d’application (scope note), exemples, notes historiques, etc. ;

  • les relations sémantiques : hiérarchie et association.

La figure ci-dessus présente un exemple, issu du SKOS, de modèle de représentation d’un concept, complété par le fichier RDF correspondant.

Composition de SKOS

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L’élément essentiel est le « SKOS Core », ou le noyau de SKOS. Ce terme de noyau est à prendre au sens propre car il s’agit bien des classes et des propriétés de base. Elles peuvent être complétées par les « SKOS Extensions », les extensions de SKOS, qui permettent :

  • de représenter les relations de manière plus fine : il est possible, par exemple, de préciser si la nature d’une relation de hiérarchie est de type tout/partie ou classe/instance ;

  • de préciser certains attributs d’un concept : une note historique, par exemple.

La répartition entre ce qui figure dans le noyau et dans les extensions fait encore l’objet de discussions et le modèle ne devrait se stabiliser qu’au terme des travaux du groupe, prévu pour 2008. À cette date, les documents publiés, qui ne constituent actuellement que des drafts sujets à modifications, devraient bénéficier du statut de Recommandations W3C.

Plan de l'article

  1. Principes de représentation
  2. Composition de SKOS

Pour citer cet article

Lénart Michèle, « SKOS, un langage de représentation de schémas de concepts », Documentaliste-Sciences de l'Information, 1/2007 (Vol. 44), p. 75-75.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2007-1-page-75.htm
DOI : 10.3917/docsi.441.0075


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