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Documentaliste-Sciences de l'Information

2007/2 (Vol. 44)

  • Pages : 56
  • DOI : 10.3917/docsi.442.0157
  • Éditeur : A.D.B.S.


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LE DIRECTEUR GENERAL DU TATA ENERGY AND RESOURCE INSTITUTE (TERI), À l’origine de cette deuxième conférence internationale sur les bibliothèques numériques organisée à New Delhi, a souligné en ouverture le rôle fondamental de l’information pour le développement d’une nation dont toutes les composantes, y compris celles qui proviennent d’institutions informelles, jouent un rôle important.

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Le président de la division des sciences et services de l’information de l’Institut des sciences de Bangalore a attiré l’attention sur les contenus et sur le nombre important de projets de numérisation financés par le gouvernement indien et d’autres pays, comme l’Arabie Saoudite. Mais il a ajouté aussi que les barrières à l’accès doivent être abattues et a exprimé son intérêt pour le mouvement en faveur du libre accès.

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L’Unesco a pour mission d’assurer un accès universel à une information de qualité et de veiller à la diversité culturelle et linguistique. Les soutiens qu’elle offre aux bibliothèques sont sans doute moins connus mais ils visent aussi à combler le fossé numérique dans l’accès à la connaissance. L’effort se poursuit mais il incombe aussi aux chefs d’État de promouvoir ces actions dans leur pays.

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Quant au représentant du ministère indien de la Culture, partenaire de la conférence, il a rappelé le soutien accordé à de nombreux projets appelés à être regroupés dans un portail. Il a aussi souligné la nécessité de porter attention à l’accès à l’information, dans quelque contexte que ce soit, par des normes relatives aux formats, à l’ergonomie et à la mise en œuvre de systèmes de classification et de sélection pertinents.

Le knowledge management

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Données, informations, connaissances : cet atelier a débuté par le rappel d’une série de définitions permettant d’affiner le concept de knowledge management. L’accent est mis aussi sur les questions qu’il faut se poser sur la valeur de ses propres connaissances, sur le marché et sur la stratégie utilisée pour les maintenir. Il semble aussi qu’un très faible pourcentage d’informations soit transformé en actions. Or, intégrer le KM dans la stratégie d’une entreprise est vital dans un monde désormais complexe, comme le prouvent notamment les entreprises japonaises qui savent anticiper les besoins de leurs clients, mais abandonnent aussi volontiers ce qui a pu faire leur succès dans le passé. Le KM, c’est « savoir faire la bonne chose au bon moment et non savoir bien faire les choses ». C’est se remettre en question de manière permanente, s’interroger aussi sur le fossé existant entre ce que l’on sait faire et ce que l’on doit savoir, entre ce que l’on doit faire et ce que l’on peut faire. Voilà quelques phrases intéressantes à méditer.

La conférence

Chacune des quatre journées de cette conférence a débuté par une séance plénière au cours de laquelle ont pris la parole des hauts fonctionnaires et des experts indiens. Ces séances étaient suivies par des sessions parallèles et des ateliers, composant un programme extrêmement riche et divers. Par la force des choses, ce compte rendu ne reprend que l’un des thèmes retenus par session. La dernière demi-journée a été consacrée à l’élaboration de recommandations destinées au gouvernement indien.

On peut consulter l’ensemble du programme d’ICDL 2006 sur le site web du Tata Ernergy and Resource Institute (TERI), un institut de recherche dans le domaine de l’énergie et de la recherche, organisateur de la conférence (www. teriin. org/ events/ icdl/ ).

Le texte intégral de la plupart des communications avait été distribué aux participants sur support papier et sur cédérom.

L’évaluation des bibliothèques numériques

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Après une interrogation sur le concept d’évaluation, puis la présentation de divers types de bibliothèques numériques, plusieurs aspects ont été abordés : les difficultés liées à l’absence de normes, l’attention à donner aux services, la transposition éventuelle des systèmes d’évaluation des bibliothèques traditionnelles, la nature des critères évalués et la mesure de concepts tels que le succès ou l’efficacité, les objectifs de l’évaluation et l’impact des résultats. À partir d’outils déjà proposés qui lui ont permis de souligner les biais d’une approche usager et d’une approche système, et après être aussi longuement revenu sur le critère d’utilité, l’intervenant détaille MEDLIS, son propre modèle d’évaluation, résultat d’une étude menée en Écosse.

La gestion des accès

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Il semble hasardeux de faire une analogie entre cette notion d’« accès » et l’accès traditionnel, par la porte des bibliothèques. Dans l’environnement numérique, l’accès est aussi ce qui permet d’autoriser le dépôt de ses propres œuvres ou d’en commenter d’autres. Accès signifie aussi garder des traces des usages de manière très fine. Après avoir dressé une typologie des différents systèmes existants aujourd’hui, l’intervenant axe sa présentation [1]  Cette présentation était le résultat d’une mise en... [1] sur le glissement opéré de Athens, système propriétaire utilisé pour gérer les accès dans le monde universitaire en Angleterre, vers Shibboleth [2]  Shibboleth : expression figurant dans la Bible qui... [2] , système ouvert fondé sur la norme Saml [3]  Saml : langage xlm qui exprime sécurité et accès ;... [3] . Mobilité, sécurité des ressources et des données personnelles, gestion plus fine des autorisations et des usages, autant de raisons qui poussent à changer de système. On retiendra la distinction entre la gestion des autorisations, assurée par le client, et celle des usages, opérée par les fournisseurs de contenus, mais aussi le fait que l’usager final peut rester anonyme pour ce dernier. L’accent est mis aussi sur le discours à tenir aux usagers et sur les guides à mettre à leur disposition.

Le droit d’auteur

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On peut être tenté d’utiliser des œuvres protégées sans en avoir obtenu expressément l’autorisation de l’auteur et prendre ainsi des risques juridiques et économiques. S’il est vrai que certains auteurs (par le biais notamment des licences Creative Commons) ou certains éditeurs (comme Emerald) sont assez laxistes, la gestion des diverses autorisations s’avère complexe car les contrats ne sont pas normalisés [4]  Nonobstant l’existence de SHERPA, base de données qui... [4] . Il peut sembler facile, par ailleurs, de réexploiter des œuvres épuisées ou orphelines [5]  Soit des œuvres non tombées dans le domaine public... [5] qui peuvent acquérir une valeur nouvelle par l’apparition de nouveaux services tels que l’impression à la demande. Qu’il s’agisse d’exceptions ou de fair use, les exemptions existent dans tous les systèmes juridiques, mais leur interprétation est généralement plus étroite que l’on imagine. Ainsi le droit d’auteur repose non seulement sur un équilibre entre les droits des auteurs et ceux de la société mais aussi sur un équilibre entre les risques encourus et la mission de diffusion, autrement dit entre la justice et l’utilité évoquées par Jean-Jacques Rousseau dans son Contrat social.

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Nous étions à New Delhi ; il était indispensable que fût présentée en détail la loi indienne sur le droit d’auteur. Une première intervention a présenté d’une manière particulièrement énergique les règles édictées par l’Indian Copyright Act de 1957 et ses révisions successives. Sans surprise, l’Inde est un pays de fair use, soit un régime de copyright anglo-saxon. Plus nuancé, l’exposé suivant a présenté comment, dans l’environnement numérique, le fair use, qui dans certains cas n’autorise qu’un usage dit raisonnable, permet d’organiser un marché des droits intellectuels et de nouveaux services, malgré un environnement « hostile » (désorganisation, interception des flux, fraude, désinformation et autres cybercrimes dont la liste est impressionnante). En revanche, cet usage raisonnable ne résout pas la question de l’accès à l’information dont le coût est de plus en plus élevé, ce qui amène l’intervenante à prôner la création de consortiums de bibliothèques.

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L’intervention suivante mettait l’accent sur les différentes formes d’exploitation, à des fins criminelles, des informations proposées en libre accès, pour revendiquer une révision de la loi indienne afin de mieux les protéger. Dommage que l’articulation entre les droits et ses infractions n’ait pas été plus explicite.

La formation par satellite de l’IGNOU

Lors de sa communication, faite finalement – naturellement, oserons-nous écrire - par vidéoconférence, le responsable des programmes de formation fournis par satellite par l’Indira Gandhi National Open University (IGNOU) a donné des détails sur les techniques utilisées, sur l’organisation du dépôt national de documents destinés aux enseignants, sur les plans de formation à l’apprentissage des nouvelles technologies et l’attention particulière portée aux enseignants des écoles primaires.

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Un projet plutôt ambitieux, présenté ensuite, consiste à proposer des indicateurs de performance pour les droits de la propriété intellectuelle dans les bibliothèques numériques. À cette fin, les points forts et faibles des méthodes fondées sur les marchés, le calcul des coûts ou des bénéfices ont été comparés. Mais, après une analyse très détaillée, on regrettera qu’aucun lien ne soit établi avec le modèle pyramidal très sophistiqué qu’un exemple concret aurait permis d’éclairer.

La Commission nationale sur la connaissance

Le responsable de la National Knowledge Commission a présenté la liste des nombreuses questions que l’on y aborde et souligné le rôle fondamental joué par les bibliothèques numériques. Plusieurs groupes d’experts y sont chargés de faire des recommandations au Premier ministre. Parmi ces groupes de travail, un groupe « Bibliothèque » représente une excellente opportunité pour promouvoir une culture des bibliothèques et organiser les efforts en leur faveur à tous les niveaux. (http:// knowledgecommission. gov. in)

Le management de l’information en ligne

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Quel défi à relever lorsque l’on apprend qu’il faut avoir « une attitude rebelle », développer en permanence de nouveaux aspects ! Quelle gageure aussi lorsque l’on constate qu’il faut intégrer plusieurs types d’objets et outils, s’approprier diverses méthodes et procédures, maîtriser plusieurs disciplines, être au fait des dernières innovations et être prêt à en expérimenter les résultats ! Cet exposé plein de souffle a également souligné l’accent mis sur l’usager et non sur les fonctionnalités, la granularité de plus en plus fine de l’information, la transformation des données en connaissances et le succès des systèmes de personnalisation, comme le module My library de cette bibliothèque espagnole.

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La tension est descendue lors des exposés suivants, non dénués d’intérêt cependant. On y a dressé ainsi un panorama des modèles économiques, juridiques et marketing des éditeurs de quinze cents revues négociées par un consortium de bibliothèques en Inde, ce qui a permis d’aborder des questions comme les prix, les licences et les politiques de copyright, l’ergonomie, les systèmes d’alertes et d’autres services, puis présenté les étapes de la création d’un portail dans le domaine de la santé au Népal et d’un autre portail dans le domaine agricole construit à l’aide de ressources (contenus et outils) en open source par une université indienne.

Métadonnées et ontologies

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Les métadonnées permettent de faire des recherches plus pertinentes. Elles rendent aussi plus visibles des objets d’étude disponibles sur le web. C’est avec beaucoup de fougue que l’intervenant venant de Singapour a exposé les obstacles à surmonter pour créer et organiser des métadonnées pertinentes et assurer leur pérennité, en s’appuyant sur les solutions adoptées pour un portail dit G qui propose des objets web destinés à l’enseignement de la géographie. Puisque aucune solution n’est définitive, il anticipe les besoins à venir, soit des systèmes d’alerte permettant des mises à jour de métadonnées dès qu’un objet est modifié, et préconise une analyse des facteurs qui motivent ou découragent les contributeurs volontaires, ceux qui créent des métadonnées, les commentent et leur attribuent des notes et sur lesquels il convient de s’appuyer.

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Les ontologies présentent un intérêt tout particulier lorsque l’on entend créer des systèmes d’information intelligents. Deux langages, Owl [6]  Web Ontology Language (OWL) : http:// developpeur.... [6] et Kaon [7]  KAON : http:// kaon. semanticweb. org [7] , permettent de créer des ontologies orientées web que l’on a comparées, en choisissant pour cette expérience le domaine agricole.

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Ces outils semblent prometteurs pour le web sémantique, qui implique que l’on définisse la signification des ressources décrites sur le web.

L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers

L’ICANN est chargée de gérer les noms de domaines. Après avoir souligné que l’internationalisation des noms de domaines pose le problème des alphabets non latins, le représentant indien de cette organisation ajoute que le développement de l’internet pose moins de problèmes que prévu pour les pays en développement grâce aux réseaux à haut débit, à la multiplication des mobiles et aux ressources ou outils en libre accès. S’adressant à un public de bibliothécaires, il les incite à s’intéresser très sérieusement à tous les systèmes de traçage numérique développés pour gérer de manière plus ou moins structurée l’information sur l’internet : le mode de fonctionnement de Google ou d’autres moteurs de recherche, ceux où l’usager joue un rôle central comme le social bookmarking, l’évolution du système des noms de domaines, etc. Il est important d’être impliqué dans ces expériences qui visent à faciliter la recherche, la comparaison et la diffusion des informations sur les réseaux. (www. icann. org/ tr/ french. html)

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En fin de session, a rapidement été présenté un projet national de bibliothèque numérique pour les œuvres en libre accès et les problèmes rencontrés pour gérer cette information destinée à des usagers variés et à des contextes très différents. Parmi les défis à relever : la conversion d’un fonds analogique en contenu web, la retranscription et la lecture de textes écrits en langues non latines (si nombreuses en Inde), les problèmes de copyright, les documents détériorés. Et de conclure que les outils proposés ne sont pas définitifs et qu’il faut encore progresser.

La viabilité (sustainability)

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Les bibliothèques numériques sont bien plus que des dépôts d’œuvres et les usagers peuvent désormais interagir sur les informations qui leur sont proposées. Voilà qui est devenu banal. Mais l’intérêt est monté d’un cran lorsque l’intervenant a évoqué les outils qui peuvent retrouver automatiquement les liens coupés, ceux qui regroupent sémantiquement les questions posées par le public, les reformulent et permettent aux experts de n’intervenir que lors de questions réellement nouvelles. Dans cet exposé, qui tiendrait presque de la science fiction, sont évoqués tour à tour aussi les possibilités d’obtenir sous son nom, moyennant paiement, tout type d’œuvres destinées à être publiées, des systèmes contrecarrant l’action de logiciels chargés de détecter les plagiats (une dérive bien plus développée que le piratage et bien plus difficile à repérer) et Google qui se tient prêt à vendre très cher les analyses des informations qui transitent par ses outils.

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Le GRID, ce système qui permet aux ordinateurs d’améliorer leurs performances en joignant leurs capacités mémoires. Pourquoi pas, en effet, l’appliquer à la gestion de la connaissance mondiale par un regroupement de toutes les bibliothèques numériques ? S’agit-il d’un nouveau Google ? Non, car il s’agit de créer une plate-forme intelligente qui propose des outils de gestion de la connaissance et une aide à la décision. Après avoir dressé la liste des défis à relever et des opportunités offertes, l’intervenant a incité les professionnels indiens à s’organiser pour intégrer leur bibliothèque dans ce système.

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On a pu entendre ensuite une présentation très claire, mais sans surprise, des résultats d’une étude sur l’usage des périodiques numériques au sein d’une institution indienne (INMAS). On y a détaillé aussi les conditions d’abonnement de plusieurs éditeurs, les points forts et faibles des périodiques électroniques et les problèmes à régler en matière de conservation et de formation des usagers.

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La viabilité des objets numériques pose des questions économiques et sociales. Il faut alors mettre l’accent sur les stratégies et les cycles de vie des documents à définir, sur l’identification des valeurs ajoutées pour la numérisation, l’apport des statistiques, le potentiel interne pour l’éducation et la recherche, les outils nécessaires pour la conservation. Et, de manière plus générale, il ne faut adopter des outils et recueillir des ressources qu’en fonction d’objectifs précis et non parce qu’ils existent et sont mis à notre disposition.

Organisation du contenu et knowledge management

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Ocean Teacher est un kit de ressources, financé par l’Unesco, destiné aux enseignants du domaine océanographique des pays en développement. Aujourd’hui, c’est une bibliothèque numérique d’informations librement accessibles sur Internet, mais aussi, tous domaines confondus, un outil d’autoformation à l’usage des TIC. On a mis l’accent sur les stratégies développées pour stimuler la coopération régionale dans trois continents et les efforts déployés pour créer des produits et services répondant à des besoins sans cesse renouvelés, sans négliger les « goulots d’étranglement » que sont la sélection et l’évaluation des données, le droit d’auteur, les fonds limités, le plurilinguisme, l’obsolescence, etc., auxquels il faut faire face en permanence. Il n’en reste pas moins qu’Ocean Teacher est un exemple de réalisation de qualité, d’un coût peu élevé, et dont on veille à assurer la pérennité. C’est un produit conçu par des professionnels de l’information-documentation pour leurs pairs : un appel a été lancé à des volontaires pour contribuer à ce projet.

Des recommandations adressées au Gouvernement indien

Lors de la session de clôture, les interventions de plusieurs experts ont permis de définir une série de recommandations (http:// static. teriin. org/ events/ icdl/ docs/ draft_recomend. pdf). Cinq points ont paru incontournables :

  • adopter une loi sur les bibliothèques numériques pour adapter la durée des droits à la nature des documents, mettre en libre accès les documents créés sur des fonds publics, clarifier les dispositions de fair use ;

  • créer un consortium pour collecter tous les types de contenus, quelles que soient la langue et la culture, tout particulièrement les savoir-faire traditionnels, et consacrer une part du budget de l’Éducation à la création de contenus ;

  • veiller à la démocratisation de l’information par la promotion du libre accès et du libre usage, la création de centres de connaissances, une bonne ergonomie des sites, des cours de maîtrise de l’information ;

  • construire des bibliothèques numériques volumineuses et performantes (visibilité, standards, etc.) en soutenant la formation et la recherche en sciences de l’information, en faisant des bibliothèques numériques une discipline d’enseignement et de recherche à part entière, en créant de nouveaux modèles d’enseignement ;

  • mener une politique nationale pour les bibliothèques numériques grâce à la création d’une organisation nationale spécialisée et grâce à une collaboration étroite avec des pays développés.

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On a mis ensuite l’accent sur l’information géoréférencée. Celle-ci permet de retrouver une information de nature géographique par approximation, en dépit des synonymes, des modifications au cours du temps, de différentes orthographes, etc. Dans un tout autre registre, elle permet aussi de fournir la bonne information au bon moment à des utilisateurs dûment enregistrés par des systèmes sans fils, comme le propose à ses étudiants l’université de Trondheim, en recourant à des sites web adaptables automatiquement à des téléphones mobiles, à l’image des propositions déjà faites par plusieurs journaux américains qui adaptent automatiquement leurs informations à la nature des supports (mobile, site, assistant personnel, etc.).

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ECKO (Empowering Communities though Knowledge) est un modèle pour une plate-forme de gestion des connaissances destinée à des communautés défavorisées. Elle s’appuie sur trois piliers : les fournisseurs de solutions techniques, les diverses organisations locales et surtout sur une participation active de la population elle-même. Testée depuis août 2005 dans une zone rurale en Inde, pays où les clivages de tous ordres sont prégnants, les résultats mettent en valeur les bénéfices d’une interaction continue entre les trois types d’acteurs. Le modèle, qui évolue pour s’adapter aux exigences techniques et en matière de contenus qui peuvent être repérées, peut être appliqué à d’autres contextes.

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Utiliser la technologie P2P pour alimenter sa bibliothèque numérique et la rendre accessible, de manière personnalisée, sur des mobiles : voilà la teneur de la dernière intervention, plutôt tonique, faite par un Indien qui a su convaincre le public et donner des réponses aux différentes questions techniques.

Notes

[1]

Cette présentation était le résultat d’une mise en commun des contributions faites par plusieurs collègues de la London School of Economics & Political Science à partir d’un site wiki. Pour en savoir plus : « Shibboleth and SAML: at last, a viable global standard for resource access management », www. pfsl. poznan. pl/ icolc/ 1/ jp-NRIN-Shibboleth-Oct04-AuthPostPrint. pdf

[2]

Shibboleth : expression figurant dans la Bible qui permet de faire une distinction entre les Ephraimites et les Gileadites, puisque l’un de ces peuples ne pouvait prononcer correctement ce mot. Shibboleth, épreuve décisive qui permet de juger de la capacité d’une personne (Pierre Bourdieu). En savoir plus sur Shibboleth (en français) : sitehttp:// federation. cru. fr/ ou « Shibboleth, système open source de partage des ressources », par Marianne Afifi, IFLA, 2004, www. ifla. org/ IV/ ifla70/ prog04. htm

[3]

Saml : langage xlm qui exprime sécurité et accès ; système d’authentification.

[4]

Nonobstant l’existence de SHERPA, base de données qui présente la politique en matière de droit d’auteur définie par plusieurs éditeurs ou d’autres tentatives en ce sens.

[5]

Soit des œuvres non tombées dans le domaine public mais dont il est impossible de retrouver les ayants droit.

Résumé

Français

La deuxième International Conference on Digital Libraries (ICDL 2006) a eu lieu à New Delhi du 5 au 8 décembre 2006. Nous présentons ici des échos d’un certain nombre de sessions de cette manifestation dont le riche programme proposait de multiples séances parallèles. Avec de nombreuses illustrations empruntées à l’Inde, pays d’accueil, ce compte rendu aborde les questions du knowledge management, de l’évaluation et de la viabilité des bibliothèques numériques, de la gestion des accès, du droit d’auteur, du management de l’information en ligne, des métadonnées et des ontologies, de l’organisation du contenu.

Plan de l'article

  1. Le knowledge management
  2. L’évaluation des bibliothèques numériques
  3. La gestion des accès
  4. Le droit d’auteur
  5. Le management de l’information en ligne
  6. Métadonnées et ontologies
  7. La viabilité (sustainability)
  8. Organisation du contenu et knowledge management

Pour citer cet article

Battisti Michèle, « ICDL 2006. Information management for global access », Documentaliste-Sciences de l'Information 2/ 2007 (Vol. 44), p. 157-161
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2007-2-page-157.htm.
DOI : 10.3917/docsi.442.0157

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