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Documentaliste-Sciences de l'Information

2007/4 (Vol. 44)

  • Pages : 60
  • DOI : 10.3917/docsi.444.0338
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Fouille de textes : méthodes, outils et applications, Fidélia Ibekwe-SanJuan, Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2007. – 352 p. – (Systèmes d’information et organisations documentaires). – ISBN 978-2-7462-1609-9 : 70 €

Les fondamentaux de la fouille de textes

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LES PROFESSIONNELS DE L’INFORMATION-documentation en France ont abordé certaines des méthodes et techniques présentées dans cet ouvrage à travers la bibliométrie et dans le cadre d’études scientométriques. Ainsi, pendant les années quatre-vingt, les banques de données documentaires étaient exploitées avec des méthodes essentiellement statistiques pour étudier l’activité scientifique et technique et ses impacts, évaluer les stratégies des acteurs et tenter de réduire les incertitudes. À cette époque, les spécialistes évoquaient déjà des masses d’information trop importantes pour permettre des traitements manuels. Les événements qui ont alors fait date furent la création de la base Science citation index (SCI) par Eugene Garfield (1960), la création de la revue Scientometrics (1978), la mise au point de la méthode des mots associés et les travaux sur l’outil Leximappe (p. 235-236) [1][1] Voir : Jean-Pierre Courtial, Introduction à la scientométrie :..., la création de l’Adest (1987), en France devenue la SFBA (Société française de bibliométrie appliquée) avec ses journées d’étude à L’Ile Rousse [2][2] http:// crrm. u-3mrs. fr/ web/ article337. html.. De nombreux articles et documents publiés dans cette revue et par l’ADBS témoignent de cette activité.

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En même temps que se déployaient ces méthodes et techniques nouvelles ou renouvelées, les usages se multipliaient, tant la « situation d’étranglement informationnel universellement constatée » (p. 27) imposait la mise en œuvre de techniques automatiques. Ces techniques se sont largement étendues aux domaines du marketing, déjà habitués à la fouille de données (data mining), ainsi qu’à la veille automatique ou aux activités de recherche d’information comme les questions-réponses et le résumé automatique.

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L’ouvrage de Fidelia Ibekwe-SanJuan, maître de conférences à l’université Jean Moulin Lyon-3 [3][3] Site personnel : http:// fidelia1. free. fr., arrive à point nommé. Même s’il n’est pas principalement destiné aux professionnels de l’I-D, il intéressera toutes celles et tous ceux qui souhaitent offrir aux utilisateurs des services à valeur ajoutée reposant sur des traitements plus automatiques que dans le passé.

Aspects techniques et exemples de domaines d’application

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La fouille de textes est une méthodologie scientifique qui permet de découvrir des motifs, des séquences ou des structures sémantiques parfois nouveaux au sein de corpus de textes et susceptibles de contribuer au processus de construction des connaissances par un être humain (p. 33). Elle s’appuie sur des techniques multiples – linguistique, statistique, apprentissage et informatique, visualisation de l’information (p. 38) – à partir desquelles elle est exploitée dans de nombreux domaines : en économie, en gestion des ressources humaines, en veille (concurrentielle, technologique, scientifique), etc. Les traitements effectués dans le cadre de la fouille de textes varient en fonction des applications (p. 41), mais il est possible de dégager une démarche globale. L’auteure en propose une, organisée en trois phases principales : (1) prétraitement (nettoyage des corpus, et normalisation des textes), (2) choix des unités textuelles sur lesquelles les traitements seront réalisés (traitements linguistiques, traitements statistiques), (3) fouille de textes proprement dite (agrégation, catégorisation, association, extraction d’information) et visualisation des résultats (p. 42).

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Dans un premier chapitre, l’auteure détaille l’histoire de ce concept et évoque ses précurseurs, en particulier la fouille de données (data mining). Elle présente aussi ses spécificités par rapport à d’autres techniques proches, comme celles utilisées en recherche d’information. Elle montre bien que les méthodes et techniques de la fouille de textes ne sont pas une simple transposition de celles utilisées en fouille de données en raison même de la spécificité du matériau : les textes.

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Après ce chapitre introductif, l’ouvrage se structure en deux parties. La première expose les fondements techniques : le texte comme ensemble de données numériques mesurables, et les mesures de similarité que l’on peut mettre en œuvre entre ces unités textuelles (ch. 2), les méthodes descriptives de classification automatique (ch. 3), les méthodes prédictives (ch. 4), les techniques automatiques de traitement de la langue et la représentation linguistique des textes (p. 117-118), enfin l’acquisition de relation linguistique entre termes (ch. 6). Dans les chapitres 2 à 5, l’unité textuelle est le terme pris au sens précis que lui donnent les terminologues, « lien principal entre le texte et la représentation hors du texte, des concepts et objets du monde réel » (p. 135). Mais certaines applications nécessitent l’acquisition de relations entre termes pour structurer les concepts ou objets du domaine et pour modéliser l’état des connaissances. Ces applications s’appuient alors sur des thésaurus ou des ontologies. Le sixième chapitre dresse un état de l’art de ces approches, en particulier la question de la variation conceptuelle (p. 138) et des marqueurs de relations (p. 140-143).

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La deuxième partie de l’ouvrage traite, quant à elle, des domaines d’application et présente des exemples de systèmes : la fouille du Web et la webométrie, la catégorisation des textes et l’extraction d’information, les systèmes de questions-réponses et de résumé automatique, la veille automatisée. D’autres systèmes académiques ou industriels de fouille de textes complètent ce panorama. Le dernier chapitre ouvre des perspectives pour cette méthode scientifique dans un domaine en effervescence, celui de la biomédecine (p. 303).

Une approche pédagogique

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Cet ouvrage est centré sur les fondamentaux de la fouille de textes et le lecteur n’y trouvera rien sur les logiciels eux-mêmes, ce qui ne gêne en rien sa lecture tant les exemples sont nombreux et les explications précises. L’auteure adopte à la fois une approche synthétique au sens d’un regroupement structuré et articulé de tout ce qui fonde et caractérise cette technique (méthode, outil, etc.), et une approche analytique de chacun de ses composants. On peut dire, sans jeu de mot facile, que ce travail est… fouillé !

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À ce panorama exhaustif, Fidelia Ibekwe-SanJuan ajoute un vrai travail pédagogique qui permet à des non-spécialistes, ayant toutefois une bonne appétence pour ce type de sujet, de prendre possession de la question : les méthodes et techniques sont présentées de façon approfondie dans un contexte élargi (finalité, apports aux applications concrètes), des modèles de travaux novateurs introduisent les sujets traités, les définitions sont fournies par comparaison avec des techniques proches ou complémentaires, les (rares) équations ou formules mathématiques sont explicitées, des exemples et des renvois à des articles détaillés complètent les descriptions fournies, de nombreux termes sont traduits en anglais, ce qui facilite la veille dans ce domaine, l’écriture est fluide.

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Certes ces trois cent cinquante pages ne se lisent pas comme un roman. Mais si vous vous inquiétez de trouver chaque jour en provenance des fils RSS – ceux de votre centre documentaire ou les vôtres – un corpus de moins en moins exploitable « à l’unité et à la main », la nécessité de développer vos compétences sur ces méthodes et techniques de fouille de textes ne fait pas le moindre doute. Alors ce livre est pour vous !

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Sylvie Dalbin

Dématérialisation et archivage électronique : mise en œuvre de l’ILM (Information Lifecycle Management), Jean-Marc Rietsch, Marie-Anne Chabin, Éric Caprioli ; préface de Didier Lambert, Paris : Dunod : 01 Informatique, 2006. – XII-207 p. – (Management des systèmes d’information). – ISBN 2-10-050077-5 : 32 €

Management du cycle de vie et archivage du document électronique

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« LA DÉMATÉRIALISATION EN GÉNÉRAL, déclare Didier Lambert, président du CIGREF, qui signe la préface de ce livre blanc, devient un sujet d’actualité pour la majorité des organisations privées et publiques, voire pour les particuliers. » Elle est maintenant devenue une réalité au quotidien, renchérissent les auteurs dans leur avant-propos pour dire l’importance de sa prise en compte en général et plus spécifiquement dans le domaine de l’information. Car l’information, aujourd’hui, est créée et donnée de plus en plus sous forme électronique mais aussi et surtout dans des volumes colossaux. Cela soulève tout un ensemble de problématiques – économique, juridique, technique, sociale… – que les auteurs entendent expliciter clairement à l’intention des dirigeants mais aussi de tous les professionnels concernés par cette dématérialisation. Au premier rang se trouvent les professionnels de l’information-documentation et plus spécifiquement les archivistes, préoccupés par des conservations longues des documents.

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Dans cette perspective, les auteurs organisent leur travail en six chapitres « conçus de sorte à pouvoir être lus indépendamment les uns des autres en fonction des besoins de chacun » et répartis en deux parties. La première dresse un panorama exhaustif des contraintes liées, d’un point de vue technique, juridique et organisationnel, à l’information lifecycle management (ILM). La seconde partie cherche à apporter des réponses aux problématiques liées à la mise en place de projets de dématérialisation.

Contraintes et méthodes

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Le chapitre 1 ouvre sur « Les fondamentaux » (p. 5-33) en précisant ce que représente l’action de dématérialiser. L’information, son support et son cycle de vie, l’archivage et la conservation ainsi que l’accès à l’information sont ensuite examinés et animés à l’aide de tableaux, de figures ou d’encadrés synthétiques. Dans « L’environnement juridique » (ch. 2, p. 35-68), les auteurs en commentent les principes directeurs : intégrité, confidentialité, accessibilité des données ainsi que pérennité et fiabilité du système d’archivage. Ces principes sont actifs dans le domaine public comme dans le domaine du droit privé. Toutes ces informations sont illustrées d’exemples ponctuels donnés dans des encadrés et par une étude de cas sur la facture électronique.

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« Les contraintes techniques de l’archivage » font l’objet du chapitre 3 (p. 69-105) pour dire les nombreuses contraintes sécuritaires, juridiques, techniques, organisationnelles et réglementaires qui pèsent sur un système d’archivage, telles l’intégrité, la traçabilité ou la confidentialité. Une partie technique porte sur la structuration des données au sein d’un système informatique en faisant le point sur les formats logiques ou formats de codage et les formats physiques ou types de support. Toutes ces informations sont illustrées par les contraintes liées à la signature électronique, essentielle dans un système d’archivage puisque garante de la fiabilité des documents conservés.

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Qualifier et classer l’information, créer le cadre de référence pour les processus et procédures d’archivage sont les « Méthodes » d’organisation de l’information archivée décrites dans le chapitre suivant (p. 107-134). Les auteurs précisent l’intérêt des outils à créer tel le plan de classement et le référentiel de conservation, « outil pour piloter l’archivage ». La question des métadonnées est clairement explicitée. Les auteurs analysent en particulier les métadonnées d’archivage du modèle européen MoReq et du standard d’échange DGME-DAF, où les notions de dossier, d’environnement réglementaire et de durée de conservation, incontournables en archivistique, sont prises en compte.

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Par ailleurs il importe de conserver et de tenir à l’abri des risques ce patrimoine informationnel ainsi archivé. C’est le but du chapitre 5 (« Stratégie-Risques », p. 135-167) qui décrit en s’appuyant sur de nombreux schémas récapitulatifs la politique d’archivage à suivre dans cette optique. « Si le système d’information constitue la colonne vertébrale d’une entreprise, l’information en est le flux nerveux. C’est dire, insistent les auteurs, si sa protection constitue un des enjeux capitaux à prendre en compte par tout dirigeant. » Le domaine bancaire permet d’illustrer un type de réglementation spécifique sur cet aspect, relativement complexe.

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Enfin le chapitre 6 synthétise l’ensemble des fonctionnalités techniques du « Système d’archivage électronique » (p. 169-200). Il aborde la représentation de l’information, présente l’architecture technique du SAE et la méthodologie liée à son choix, et décrit le serveur de preuves.

Anticiper

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« En guise de conclusion, écrivent les auteurs avec beaucoup de pertinence, et si l’on devait retenir un seul mot important de cet ouvrage, il s’agit sans nul doute de celui d’"anticiper" tant le présent que le futur, ce qui somme toute peut paraître paradoxal lorsque l’on parle d’archivage dont l’image véhiculée est pour le moins encore très statique. Mais l’archivage électronique n’est-il pas à lui seul un paradoxe à devoir conserver des données sur de longues périodes en s’appuyant sur des technologies en perpétuelle évolution ? »

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Les documentalistes sont peut-être moins directement concernés que les archivistes par un certain nombre de problématiques liées aux longues conservations, aux notions de dossier, de sécurité… mais ils les rejoignent sur des problématiques essentielles comme l’instabilité de technologies toujours nouvelles qui engagent sur des choix difficiles. Ils se rejoignent également sur la nécessité d’organiser une veille systématique et permanente dans tous les domaines, techniques certes mais aussi juridiques et politiques. Ceci afin d’anticiper au lieu de subir. Enfin ces professions se rejoignent sur toutes les interrogations liées à la dématérialisation.

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C’est pourquoi ce livre savant, ciblant manifestement les archivistes et les décideurs, comme le confirme l’index placé en fin d’ouvrage, peut grandement intéresser les documentalistes, ainsi que les enseignants et les chercheurs en sciences de l’information, car il apporte beaucoup d’informations et établit des mises au point très claires sur des points techniques difficiles (métadonnées, formats, etc.). Et il attire l’attention sur les questionnements juridiques qui prennent une place grandissante dans tous les environnements des professionnels de l’information.

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Marie-France Blanquet

Libraries and Google, Ed. by William Miller, Rita M. Pellen, New York : The Haworth Press (10 Alice street, Binghamton, NY 13904-1580 USA), 2006. – 240 p. – ISBN 0-7890-3125-6 : 24,95 $. Publié simultanément dans : Internet Reference Services Quarterly, 2005, vol. 10, n° 3-4

Google : aide aux bibliothèques ou concurrent ?

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S’IL EST UN SUJET DONT L’ACTUALITÉ NE SE dément pas, c’est bien Google et il ne fait pas de doute que nous en entendrons parler encore un certain temps : « Love it or hate it, Google is here to stay », affirme William Miller dans l’introduction de cet ouvrage. Les annonces régulières des nouveautés du moteur de recherche – qui détient un quasi-monopole de la recherche d’information sur Internet – sont autant de questions (de remises en question ?) pour les bibliothécaires et les professionnels de l’information en général : Google Books, Google Scholar, les projets de numérisation à grande échelle en sont quelques exemples récents. Que faut-il penser ? Google est-il un réel concurrent ou une aide pour les bibliothèques ? La réponse n’est pas si aisée à formuler car Google est aussi un des outils employés par les bibliothécaires.

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Le livre qui nous est proposé ne répond pas à toutes les questions, mais il donne des pistes de réflexion intéressantes proposées par des partisans ou des adversaires résolus de Google. Il rassemble dix-neuf points de vue dans autant d’articles publiés en 2005 par la revue Internet Reference Services Quarterly et rédigés par des bibliothécaires américains.

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Mark Sandler (« Disruptive beneficence: the Google print programm and the future of libraries ») envisage Google comme une « technologie de rupture » qui oblige les bibliothécaires à faire évoluer leur pratique et surtout les prestations offertes aux usagers : il apparaît évident que le « raz de marée » Google remet en question le rôle des bibliothèques comme sources d’information essentielles, accessibles et ouvertes à tous. Le projet de Google, à plus ou moins long terme, tend à constituer une bibliothèque numérique universelle : rendre ainsi tous les ouvrages publiés disponibles en ligne est un vaste projet, mais qui avance. Certaines bibliothèques acceptent de collaborer, d’autres refusent. M. Sandler propose alors, face à cette numérisation de masse, que les bibliothèques numérisent des collections spécifiques, spécialisées.

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Rick Anderson (« The (uncertain) future of libraries in a Google world: sounding and alarm ») va dans le même sens. Il relève des contradictions dans le discours actuellement dominant (auquel souscrit l’auteur de cette analyse…) selon lequel le premier moteur de recherche ne fournit pas des résultats toujours pertinents. Mais n’est-ce pas également le cas dans les bibliothèques ? La disparition des usagers dans certaines bibliothèques ne s’explique-t-elle pas par l’insuffisance des heures d’ouverture (à l’inverse d’Internet interrogeable de manière permanente), par la difficulté de rechercher dans les catalogues, par une terminologie propre aux bibliothécaires et que l’usager ne comprend pas ? Une des réponses possibles des bibliothèques est de proposer des services et prestations innovants, en allant chercher l’usager là où il se trouve, sur Internet notamment ! Le développement récent de la technologie Web 2.0 dans les bibliothèques devrait y contribuer.

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Plusieurs autres articles détaillent avec un certain plaisir les défauts et les manques de Google Print, Google Scholar et autres outils Google : la question du droit d’auteur se pose de manière aiguë par rapport à Google Print (d’où les retentissants procès faits au moteur de recherche, mais qui ne semblent pas enrayer le mouvement, au contraire) ; la recherche d’information, déjà évoquée, présente de nombreuses faiblesses (trop ou trop peu de résultats dont la fiabilité et la pertinence sont parfois sujettes à caution) ; on peut légitimement se demander si Google Scholar entre vraiment dans le champ académique ; on peut s’inquiéter de savoir comment sont utilisées les données personnelles (là également, des procédures sont en cours auprès de Google pour limiter leur utilisation ou leur durée).

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Mais on ne peut nier que Google connaît un véritable succès planétaire, développant sans cesse de nouvelles possibilités : les usagers ne s’y trompent pas, contribuant largement à amplifier ce succès. Que serait un monde sans Google ? Personne n’ose se poser la question, car cet outil fait dorénavant partie de notre vie quotidienne.

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Certains auteurs de Libraries and Google ont une approche différente et positive : comment les bibliothèques peuvent-elles tirer avantage des possibilités offertes par Google ? Nombre d’entre elles adoptent sans se poser trop de questions le mode de recherche Google dans leurs catalogues. La recherche d’information peut également profiter des outils Google : en défrichant le terrain pour aborder un sujet, en s’entraînant avec Google Scholar avant d’engager des recherches plus complexes dans des bases de données professionnelles. Les bibliothécaires apportent une valeur ajoutée grâce à leurs compétences et leur savoir-faire. Alan Dawson (« Optimising publications for Google users ») suggère que les bibliothèques soient plus rigoureuses par rapport aux métadonnées qu’elles produisent, de manière à ce que leurs ressources soient mieux indexées par le moteur de recherche.

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Cet ouvrage, qui rassemble nombre de points de vue déjà lus ou entendus, mais avec une autre approche, devrait faire partie des lectures de tout professionnel de l’information. Il retrouvera là ses propres préoccupations et interrogations, il pourra envisager des solutions inédites. Google nous fait réfléchir et, somme toute, avancer !

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Jean-Philippe Accart

Guide des sources d’information 2006-2007, Éléonore Lawson-Mathieu, Émily Barsant, Paris : Victoire Éditions, 2006. – 623 p. – (Métier Journaliste ; 22). – ISBN 2-35113-015-4 : 29,90 €

De nombreuses pistes pour trouver l’information

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CE TRAVAIL SIGNÉ PAR DEUX DOCUMENTALISTES de presse vise en priorité, comme le souligne la collection dans laquelle il est édité, un public de journalistes. Il présente autour d’une centaine de thèmes, portant sur des sujets extrêmement variés et présentés dans l’ordre alphabétique, des pistes pour trouver de l’information de façon à la fois exhaustive, pertinente et fiable. Les entreprises privées sont peu recensées et aucune place n’est faite aux blogs, pages personnelles ou folksonomies…

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Chaque source, essentiellement française, est présentée selon une grille normalisée précisant l’activité de l’organisme considéré, son offre documentaire hors et en ligne ainsi que ses liens avec d’autres organismes. Des librairies spécialisées, des portails et quelques favoris complètent les sources décrites. Pour lutter contre les problèmes, bien connus du monde des professionnels de l’information, liés à la polysémie du langage naturel, un index thématique permet au lecteur de se repérer et de naviguer dans les ressources qui lui sont proposées et des relations d’association sont introduites dans les différents « chapitres » ouverts.

Une salutaire remise en cause d’idées reçues et quelques faiblesses

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À l’heure d’Internet, qui est à l’origine de nombreuses affirmations sur l’autonomie de l’utilisateur final lors d’une recherche d’informations, on peut s’interroger sur l’intérêt d’un répertoire sur support papier, recensant des sources d’information qui aujourd’hui jaillissent partout et sont de plus en plus, pour certaines du moins, accessibles à tous. L’intérêt de ce travail consiste justement à aller à contre-courant de tous les stéréotypes qu’a fait naître le réseau Internet, et ceci à deux points de vue.

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Le premier, fondamental, consiste à affirmer l’importance de la médiation documentaire dans la recherche d’information. Un vrai documentaliste connaît en amont les sources et les ressources documentaires et ne les découvre pas au hasard des recherches menées par un automate, le plus souvent Google. Le documentaliste a la notion de la source. Il se montre curieux lorsqu’il en découvre de nouvelles et méthodique en les mémorisant dans son répertoire personnel. C’est ce que proposent les auteures de ce travail en présentant, sur de très nombreux sujets, des sources incontournables.

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Le deuxième apport de ce guide est de démontrer que tout n’est pas sur Internet et qu’il reste de nombreuses sources à exploiter sur support non électronique, à consulter sur place à des heures d’ouverture fixes, parfois sur autorisation expresse…

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Cependant, malgré ce double mérite, cet ouvrage souffre d’un certain nombre de faiblesses. Il faut ainsi passer par la Maison Jean-Vilar d’Avignon pour trouver Gallica, le CCFR, BN-Opale ou BN-Opale Plus, absents dans la description des ressources documentaires offertes par la BnF ! Quelques fiches descriptives sont incomplètes (ainsi, dans le thème Animaux, la « Documentation centrale » est présentée sans précisions : seule l’adresse Internet permet au lecteur de comprendre qu’il s’agit de la Documentation centrale du Muséum national d’histoire naturelle). Au chapitre Bibliothèques-centres de documentation générale ne sont cités, à quelques exceptions près, que des organismes parisiens. On peut également déplorer des doublons (l’Ifremer, par exemple, est cité deux fois). Malgré le souci manifesté par les auteures de contourner cet inconvénient par de nombreux renvois, on peut également déplorer une certaine dispersion des sources (les associations de presse, par exemple, sont mentionnées dans leurs domaines respectifs de spécialité, mais non sous le thème Information presse).

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La recherche à partir de l’index thématique peut réserver des surprises : le mot Géode, rattaché à la Cité des sciences et de l’industrie, entraîne le lecteur sur la fiche du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) qui n’apparaît pas au mot clé Géologie. Le terme de Documentaliste renvoie, à juste titre, à l’ADBS mais celui de Documentation (techniques de) propose uniquement l’INTD et ignore, entre autres, les IUT.

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Enfin, problématique inhérente à tous les types de répertoires, principalement imprimés, les mises à jour ne sont pas assurées : ainsi on trouve encore situé à Bordeaux l’Institut francophone des nouvelles technologies de l’information et de la formation alors qu’il a été définitivement transféré à Paris en septembre 2006.

Une ouverture sur le monde de l’information

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Mille cinq cent organismes sont recensés dans cet ouvrage qui, malgré ses faiblesses, pourra rendre service à tous ceux qui, chercheurs, étudiants ou praticiens, sont confrontés à une recherche dans un domaine qui leur est inconnu et doivent trouver les sources de base pour démarrer rationnellement leur travail. En ce sens, ce livre pourrait être donné en consultation constante à tous les étudiants – à ceux qui s’orientent vers les métiers de l’information mais aussi à ceux qui se spécialisent dans un domaine précis sans toujours prendre le temps d’explorer les sources et les ressources qui sont mises à leur disposition.

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Bien évidemment, les étudiants en information-documentation doivent le consulter régulièrement afin de comprendre l’importance que garde, malgré les bouleversements que connaît notre profession, la recherche méthodique et raisonnée de l’information. Tel un manuel de géographie, ce livre leur ouvre les portes sur le monde de l’information. Un monde à découvrir ensuite par un travail assidu et curieux.

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Marie-France Blanquet

Petit manuel d’intelligence économique au quotidien : comment collecter, analyser, diffuser et protéger son information, Pierre Mongin, Franck Tognini, Paris : Dunod, 2006. – VIII-182 p. – (Efficacité professionnelle). – ISBN 2-10-049482-1 : 19,90 €. Évaluer le dispositif d’intelligence économique d’une entreprise, Philippe Huchot, Seichamps (13, rue des Coraux, 54280) : L’Esprit du livre éditions, 2007. – 79 p. – (Renseignement économique). – ISBN 978-2-915960-14-3 : 15 €

L’intelligence économique au cœur d’une nouvelle approche du management

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L’INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE DEVIENT progressivement une des préoccupations majeures des entreprises et suscite de nombreuses publications dans des perspectives variées.

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Dans leur ouvrage, Pierre Mongin et Patrick Tognini proposent une approche globale de l’IE, plus particulièrement destinée aux PME. Ils mettent en évidence l’importance de plus en plus grande des usages de l’information qui débouche sur une nouvelle fonction : celle d’info-stratège.

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Privilégiant une approche culturelle et humaine de l’intelligence économique tout en abordant certains aspects techniques, leur ouvrage est pratique, concret et à vocation résolument opérationnelle. Il part de constatations de bon sens comme faire une meilleure utilisation des données dont dispose déjà l’entreprise et des compétences (notamment d’observation) de ses salariés avant d’acheter des informations à l’extérieur (à des prix souvent très élevés et sans toujours les utiliser). Il conseille une vigilance au quotidien : détruire les documents confidentiels jetés dans les poubelles, être attentif aux visites et à la sécurité des systèmes d’information, toujours en insistant particulièrement sur l’importance des risques humains.

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Cet ouvrage s’adresse à un public très large, allant du dirigeant pressé au cadre motivé, en passant par les responsables d’administrations publiques et les créateurs d’entreprises. Il plaide pour une meilleure articulation entre les administrations publiques (productrices de données et riches d’un important patrimoine immatériel trop méconnu) et les dirigeants d’entreprises (qui ont particulièrement besoin de ces données stratégiques et souvent gratuites). Il s’appuie sur de nombreux exemples tirés du terrain et est illustré avec humour. Il regroupe les principaux conseils proposés en cartes heuristiques très utiles. Les sites Internet indiqués peuvent aussi être consultés avec profit.

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Dans une perspective proche des démarches qualité, l’intelligence économique ne doit pas rester confinée à un service particulier. Activité de coordination, elle constitue une démarche globale, correspondant à une nouvelle approche du management, participative, impliquant et responsabilisant au maximum l’ensemble du personnel de l’entreprise à tous les niveaux : de l’accueil aux dirigeants en passant par la fonction logistique et le service client, en tirant aussi parti d’une veille permanente auprès des clients et des fournisseurs. L’IE n’est donc pas seulement un outil, mais elle constitue une nouvelle approche globale de l’organisation, un nouvel état d’esprit reposant sur l’observation permanente et l’écoute active de l’environnement. Dans un contexte de concurrence exacerbée par la mondialisation de l’économie, elle est indispensable à la survie des entreprises.

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Toujours dans une perspective pratique, la lecture de cet ouvrage peut être utilement complétée par celle de Philippe Huchot. Très pragmatique, ce petit livre constitue un guide méthodologique issu d’une expérience personnelle. Son intérêt réside essentiellement dans les questionnaires proposés qui permettent de bien appréhender l’importance accordée à l’intelligence économique dans une entreprise et l’implication des différents acteurs.

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Ces deux ouvrages complémentaires mettent bien en évidence que l’IE et la maîtrise de l’information sont désormais l’affaire de tous. Elles reposent sur une attitude d’éveil permanent. Ces deux ouvrages insistent sur l’importance de l’observation et notamment de l’utilisation des rapports d’étonnement. L’intelligence économique est bien au cœur d’une nouvelle approche du management, participative, responsabilisante, et reposant sur l’ouverture de tous à l’environnement concurrentiel de l’entreprise.

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Christian Bourret

Le droit de l’intelligence économique, Thibault du Manoir de Juaye, Paris : LexisNexis Litec, 2007. – 262 p. – (Litec Professionnels. Entreprise). – ISBN 978-2-7110-0652-6 : 42 €

Collecte d’information et protection du patrimoine : les textes juridiques

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COLLECTER DES INFORMATIONS ET protéger son patrimoine sont les deux axes majeurs de l’intelligence économique. Tels sont aussi les deux chapitres de cet ouvrage qui présentent et commentent les textes juridiques liés à ces activités.

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La collecte tout d’abord. Elle peut être confiée à un agent de recherches privé, une profession soumise à des règles précises actualisées par une loi du 18 mars 2003 qui en réglemente l’accès et les modalités d’exercice.

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On peut aussi obtenir des informations grâce à des procédures pénales ou civiles. On prendra connaissance avec intérêt de la liste de celles qui peuvent être recueillies par cette voie et de leurs destinataires, mais aussi des mesures qui sanctionnent tout abus en la matière… et de la façon de s’en prémunir.

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Certains lecteurs seront peut-être étonnés d’apprendre que, dans certains cas, la délation et la dénonciation sont des procédures tout à fait autorisées, voire encouragées. Organisées par le droit de la concurrence, le droit pénal et le droit du travail pour lutter, par exemple, contre le blanchiment d’argent ou d’autres actions répréhensibles, elles permettent elles aussi une « remontée des informations ». Mais, dans ce cadre également, tout abus, qualifié de « dénonciation calomnieuse » et objet d’un long développement dans cet ouvrage, sera sévèrement sanctionné.

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Le contrat est une autre source d’information intéressante pour les cocontractants. Elle se révélera plus ou moins importante selon la nature des contrats, et il est recommandé de prendre des précautions pour éviter la fuite d’informations en insérant des clauses ad hoc dans les contrats de travail ou de rédiger soigneusement les clauses qui définissent les modalités de rupture des négociations et les indemnisations éventuelles. Surtout lorsque le contrat couvre une démarche fictive faite uniquement pour récupérer des informations confidentielles, une pratique pourtant relativement fréquente.

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Après un très bref chapitre un peu confus sur les logiciels de veille, le chapitre suivant aborde les limites de la recherche d’informations que représente le respect de la vie privée, réglementé par le Code civil, la loi « Informatique et libertés » actualisée en 2004 et plusieurs dispositions du Code pénal, que l’auteur détaille longuement.

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Deuxième volet de l’ouvrage, la protection du patrimoine de l’entreprise donne lieu à des développements moins longs, comme le reconnaît l’auteur qui recommande de compléter son exposé par des publications abordant les aspects stratégiques de la propriété intellectuelle – mais sans donner de références qui auraient pu guider le lecteur.

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Il n’en reste pas moins que les quelques pages qui suivent apportent des informations précises sur la protection du patrimoine économique et scientifique national puis, de manière plus partielle peut-être, sur le droit de la propriété industrielle (brevets, marques, dessins et modèles) et de la propriété littéraire et artistique (droit d’auteur, logiciels, bases de données).

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Beaucoup plus intéressant à nouveau est le rappel, pour compléter ce tableau et avec de nombreux détails, que le droit de la concurrence, le contrat (notamment dans des clauses de secret et de confidentialité, d’obligations de non-concurrence ou de non-débauchage), ainsi que le secret de fabrique, la cryptologie et le secret des affaires sont des outils bien utiles eux aussi pour protéger le patrimoine d’une entreprise et qu’il convient de les maîtriser. Nul doute que cet ouvrage y contribuera !

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Michèle Battisti

Document et numérisation : enjeux techniques, économiques, culturels et sociaux, Jacques Chaumier ; préface de Pierre Pelou, Paris : ADBS Éditions, 2006. – 119 p. – (Sciences et techniques de l’information, ISSN 1762-8288). – ISBN 2-84365-080-1 : 22 €

Les conséquences de la numérisation de la société

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ON NE PRÉSENTE PLUS JACQUES CHAUMIER qui, notamment par ses écrits, est une référence dans le monde de la documentation. De par son titre, son dernier ouvrage apparaît ambitieux tant les enjeux de la numérisation du document sont nombreux. En un peu plus de cent pages synthétiques, très claires et bien écrites, J. Chaumier réussit le pari de répondre à (presque) toutes les questions que nous nous posons.

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L’auteur évoque en introduction le fait que rien n’est plus banal à présent qu’un document numérique… : des éléments techniques sont bien sûr indispensables pour bien comprendre cette assertion et, en premier lieu, une définition du document numérique lui-même. La définition donnée est celle de Gérard Dupoirier : « ensemble cohérent d’objets numériques ». Les grands principes de la numérisation, les principaux supports disponibles sont décrits au cours d’un exposé technique. De nombreux schémas illustrent les différents types de documents numériques, sans oublier les hyperdocuments ou le multimédia. Vient ensuite une description des principaux outils de diffusion numérique. Aux yeux de l’auteur, l’avenir serait au papier et à l’encre électroniques plus qu’au livre électronique. Les formats et normes ne sont pas oubliés (Unicode, MPEG, HTML, Dublin Core, XML, notamment).

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Comme le souligne le titre de l’ouvrage, les enjeux de la numérisation sont nombreux : culturels, avec l’aspect linguistique et le codage des caractères ; sociaux, avec la délocalisation des traitements ; juridiques, avec le libre accès et la confidentialité des données. Il est clair que le monde de l’édition traditionnelle est bouleversé par l’arrivée du numérique, positivement car cette technologie permet de démultiplier l’accès à l’information, négativement si l’on songe au piratage des données.

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L’ouvrage se termine par des développements sur l’économie et l’écologie du document numérique. Sur le plan économique, la situation n’est pas encore stable car de nouveaux modèles apparaissent sans cesse ; et l’aspect politique devient de plus en plus important. Sur le plan « écologique », à l’instar de tout autre produit, le document numérique doit être produit en moindre quantité mais avec une meilleure qualité.

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Relevons enfin l’excellente bibliographie de presque huit pages qui clôt ce livre.

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Très résumées, voilà donc les lignes principales de cet ouvrage que les futurs lecteurs apprécieront pour sa clarté et sa précision, et aussi pour certaines touches d’humour qui allègent le propos et rendent le sujet plus attractif.

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Jean-Philippe Accart

L’obsolescence du droit d’auteur et de sa philosophie, Anna Mancini, Paris (35, av. Ernest Reyer, 75014) : Buenos Book International, 2006. – 142 p. – ISBN 2-915495-17-3 : 30 €

Une curieuse vision du droit d’auteur

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L’AUTEURE DE CE PAMPHLET ENTEND démontrer que l’on se fourvoie totalement en appliquant au monde virtuel des concepts juridiques créés pour des produits tangibles. Elle suggère de faire table rase du passé et de s’appuyer, pour résoudre la question juridique mais aussi économique que pose l’internet, sur les réflexions des philosophes.

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Et d’entamer une telle réflexion en rappelant des événements qui sont à l’origine de la naissance et de l’évolution du livre ainsi que de celle de la propriété littéraire et artistique, dans un développement dont certaines assertions nous ont laissée perplexe. Puis en opposant, pour appuyer la démonstration, deux modèles volontairement extrêmes, celui de l’abondance informationnelle, propre à l’environnement numérique, et celui organisé sur la rareté, propre à l’environnement analogique.

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Les solutions préconisées, fondées non sur la propriété des objets (selon l’approche privilégiée jusqu’à présent) mais sur les notions de personne et de justice, et appliquées ici au secteur du livre, seraient transposables à d’autres secteurs comme le cinéma et la musique.

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Mais, s’il est vrai que l’on a changé de paradigme et que plusieurs questions doivent effectivement être débattues, que certaines idées présentées dans cet ouvrage ne sont pas fausses, voire que certains arguments peuvent porter, les solutions proposées, telles qu’elles sont présentées, restent confuses et souvent bien étranges. Puisque ce document est en outre truffé de lieux communs, de répétitions, d’approximations, d’erreurs aussi nous semble-t-il, il s’agit là d’une publication dont la lecture n’est pas indispensable.

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Michèle Battisti

Notes

[1]

Voir : Jean-Pierre Courtial, Introduction à la scientométrie : de la bibliométrie à la veille technologique, Anthropos, 1990 ; Jean-Pierre Courtial, Hervé Penan, Michel Callon, La scientométrie, PUF, 1993 (Que sais-je?).

Titres recensés

  1. Fouille de textes : méthodes, outils et applications, Fidélia Ibekwe-SanJuan, Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2007. – 352 p. – (Systèmes d’information et organisations documentaires). – ISBN 978-2-7462-1609-9 : 70 €
    1. Les fondamentaux de la fouille de textes
      1. Aspects techniques et exemples de domaines d’application
      2. Une approche pédagogique
  2. Dématérialisation et archivage électronique : mise en œuvre de l’ILM (Information Lifecycle Management), Jean-Marc Rietsch, Marie-Anne Chabin, Éric Caprioli ; préface de Didier Lambert, Paris : Dunod : 01 Informatique, 2006. – XII-207 p. – (Management des systèmes d’information). – ISBN 2-10-050077-5 : 32 €
    1. Management du cycle de vie et archivage du document électronique
      1. Contraintes et méthodes
      2. Anticiper
  3. Libraries and Google, Ed. by William Miller, Rita M. Pellen, New York : The Haworth Press (10 Alice street, Binghamton, NY 13904-1580 USA), 2006. – 240 p. – ISBN 0-7890-3125-6 : 24,95 $. Publié simultanément dans : Internet Reference Services Quarterly, 2005, vol. 10, n° 3-4
    1. Google : aide aux bibliothèques ou concurrent ?
  4. Guide des sources d’information 2006-2007, Éléonore Lawson-Mathieu, Émily Barsant, Paris : Victoire Éditions, 2006. – 623 p. – (Métier Journaliste ; 22). – ISBN 2-35113-015-4 : 29,90 €
    1. De nombreuses pistes pour trouver l’information
      1. Une salutaire remise en cause d’idées reçues et quelques faiblesses
      2. Une ouverture sur le monde de l’information
  5. Petit manuel d’intelligence économique au quotidien : comment collecter, analyser, diffuser et protéger son information, Pierre Mongin, Franck Tognini, Paris : Dunod, 2006. – VIII-182 p. – (Efficacité professionnelle). – ISBN 2-10-049482-1 : 19,90 €. Évaluer le dispositif d’intelligence économique d’une entreprise, Philippe Huchot, Seichamps (13, rue des Coraux, 54280) : L’Esprit du livre éditions, 2007. – 79 p. – (Renseignement économique). – ISBN 978-2-915960-14-3 : 15 €
    1. L’intelligence économique au cœur d’une nouvelle approche du management
  6. Le droit de l’intelligence économique, Thibault du Manoir de Juaye, Paris : LexisNexis Litec, 2007. – 262 p. – (Litec Professionnels. Entreprise). – ISBN 978-2-7110-0652-6 : 42 €
    1. Collecte d’information et protection du patrimoine : les textes juridiques
  7. Document et numérisation : enjeux techniques, économiques, culturels et sociaux, Jacques Chaumier ; préface de Pierre Pelou, Paris : ADBS Éditions, 2006. – 119 p. – (Sciences et techniques de l’information, ISSN 1762-8288). – ISBN 2-84365-080-1 : 22 €
    1. Les conséquences de la numérisation de la société
  8. L’obsolescence du droit d’auteur et de sa philosophie, Anna Mancini, Paris (35, av. Ernest Reyer, 75014) : Buenos Book International, 2006. – 142 p. – ISBN 2-915495-17-3 : 30 €
    1. Une curieuse vision du droit d’auteur

Pour citer cet article

« Notes de lecture », Documentaliste-Sciences de l'Information, 4/2007 (Vol. 44), p. 338-347.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2007-4-page-338.htm
DOI : 10.3917/docsi.444.0338


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