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Documentaliste-Sciences de l'Information

2008/2 (Vol. 45)

  • Pages : 80
  • DOI : 10.3917/docsi.452.0014
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Documentalistes, ajoutez de la valeur à vos services !

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Journée d’étude. Donner aux professionnels de l’information-documentation des clés pour faire évoluer leur métier et pour valoriser la fonction documentaire à travers des prestations à forte valeur ajoutée : tel était le thème d’une journée récemment proposée par l’ADBS.

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En introduisant cette journée, Jean Michel a rappelé que la valeur doit nous guider dans nos choix quotidiens pour assurer la meilleure réponse aux besoins. La valeur est une perception et n’est jamais acquise dans la durée. Pour le professionnel de l’information-documentation, elle est un référentiel pour évaluer son action et un moteur pour l’innovation. Les services d’I-D ont des défis à relever : contextualiser les services, pérenniser l’implication dans l’organisation, se recentrer sur les contenus, développer le travail collectif autour d’un utilisateur/acteur et trouver de nouvelles niches de valeur. La valeur est la réponse juste au juste besoin.

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Pour démontrer la valeur ajoutée, Éric Sutter propose une grille de mesure à six échelons : du plus bas (les informations n’existent pas sous une forme facilement exploitable) au plus élevé (les informations peuvent être traitées sur mesure, enrichies par l’usager ou interconnectées avec des services transactionnels), en passant par le niveau intermédiaire des informations organisées et enrichies.

Quatre exemples de services d’I-D

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Marie-Pascale Krumnow, de la sous-direction de l’information du ministère des Affaires étrangères et européennes, répond au réseau des ambassades et consulats, un public pressé dont le besoin en information sur le pays d’attache est très fort. La valeur réside dans l’anticipation, la pluralité, la qualification des sources et la synthèse. Ce recentrage s’est accompagné d’une spécialisation des documentalistes et d’une utilisation croissante des produits documentaires.

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Pour Agnès Caron, responsable du centre de ressources documentaires du Centre d’information et de documentation jeunesse, l’absence de valeur peut consister en la sous-exploitation des ressources proposées. Ici des dossiers documentaires complets mais peu adaptés aux besoins des rédacteurs, voire redondants avec leurs propres informations et, paradoxalement, parfois insuffisamment pointus. Il s’est donc agi de recréer la confiance en rétablissant une relation de proximité et en révisant le processus de création de ces dossiers : moins nombreux, réalisés à la demande des utilisateurs. Deux mois après ce recentrage, les rédacteurs se déclaraient satisfaits, et les compétences de chacun étaient reconnues.

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Si l’ajout de valeur contribue à la pérennité des services, le cas du centre de documentation de la banque HSBC, présenté par Françoise Bussière, chargée de veille, illustre comment l’analyse de la valeur du centre au sein de l’institution peut éviter à celui-ci de disparaître. Le centre généraliste, répondant à tous les métiers de la banque, a ainsi évolué vers une cellule de veille concurrentielle intégrée au marketing, spécialisée dans la banque de réseau. L’accent est mis sur une information réactive privilégiant la mise en perspective ; les produits documentaires deviennent des outils de travail et alimentent en idées les destinataires. Les utilisateurs ayant des difficultés à exprimer leurs besoins, il appartient aux documentalistes d’être proactifs !

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Ce panorama s’est terminé avec l’enseignement supérieur et son public au niveau d’expertise très inégal (première année, master, enseignants) et distant. Le credo de l’équipe de la médiathèque de l’École supérieure de commerce de Lille est d’assurer le même niveau de service pour tous, ce qui passe en grande partie par un travail régulier avec les pédagogues. Ce public est familier du Web 2.0, outils que la médiathèque et ses « Geemiks » se sont appropriés. Carine Garcia, documentaliste et Geemik patentée, décrit son rôle comme celui d’une donneuse de tendance, animatrice de communauté qui contribue à la construction d’une intelligence collective. Le chat, la recherche à facettes, les blogs sont mis à contribution pour faire évoluer le portail documentaire vers un portail 2.0. Tout est fait pour répondre aux réflexes informationnels de la génération Google en anticipant sur son futur environnement de travail.

Trois exemples de portails fédérateurs

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Agnès Demé a présenté les principales caractéristiques de « Palanga », le nouveau portail culturel du Conseil général des Landes. Ce portail a vocation à fédérer des ressources documentaires et patrimoniales hétérogènes (archives, catalogues de bibliothèques, descriptions d’objets de l’Inventaire ou des musées, etc.) mais qui présentent des similitudes de gestion. De nombreux acteurs sont impliqués dans cette mutualisation. Un mot clé récurrent : l’interopérabilité !

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Christine Berthaud, de l’Institut des sciences de l’homme à Lyon, a montré comment le centre de documentation traditionnel initial a évolué vers une entité d’ingénierie documentaire au service des laboratoires de recherche : aider à valoriser les fonds spécialisés, à développer des outils spécifiques, à rendre accessibles les données par le Web...

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Anne Bescond a expliqué comment ont été restructurés les contenus éditoriaux du portail « Toute l’Europe » pour faciliter la recherche de l’information au sein d’un corpus foisonnant et comment, en conséquence, a évolué le documentaliste en partenaire des rédacteurs et garant de l’usabilité du site.

Deux exemples d’outils Web 2.0

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Des vidéos en ligne sur le Web ou comment valoriser les archives de l’Institut national de l’audiovisuel : Roei Amit a décrit les différentes déclinaisons qui ont été retenues par l’INA pour créer une offre diversifiée et pour développer de nouveaux usages, bien au-delà d’une mise à disposition passive d’archives : sélection de séquences en fonction de l’actualité, concept de « vidéopédie », alimentation de sites spécialisés, vidéo à la demande, ressources pédagogiques pour l’enseignement, délinéarisation par découpage des séquences, etc.

Repères

Cette journée d’étude, organisée par l’ADBS, a eu lieu le 19 février 2008 à Paris.

Retrouvez le programme détaillé, la liste des intervenants, les textes des interventions sur www.adbs.fr, rubrique « Se former et s’informer »

À lire sur le même sujet : Documentalistes, ajoutez de la valeur à vos services ! Par Jacques Chaumier et Éric Sutter.

ADBS Éditions, 2007. 63 pages. (Collection L’essentiel sur...).

ISBN 978-2-84365-095-6. Présentation et commande sur www.adbs.fr, rubrique « Accéder à la documentation professionnelle »

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Avec des outils gratuits, il est possible de concevoir des produits documentaires originaux. Quatre exemples réalisés par des élèves de l’École de bibliothécaires documentalistes ont été commentés par Véronique Mesguich, intervenante dans cette école. Un résultat impressionnant mettant en évidence, grâce à une bonne maîtrise des outils de présentation et à la connaissance des sources, l’apport de l’« intelligence documentaire » pour constituer des dossiers thématiques à valeur ajoutée.

La valeur ajoutée : un enjeu clé

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Pour Florence Muet, professeure à la Haute École de gestion de Genève, à qui il revenait de faire la synthèse de cette journée, la « googleisation » des pratiques, le développement de l’autoconsultation et de l’autoproduction, le « bazar informationnel » et le manque de temps de l’usager sont autant d’opportunités à saisir pour offrir de nouveaux services.

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Pour réussir, ces services à valeur ajoutée doivent satisfaire trois « contraintes » : être légitimes par rapport à l’institution (apporter une contribution à l’organisme), présenter un avantage par rapport aux autres vecteurs d’accès à l’information, être attractifs pour le public cible (usage simple, présentation agréable, etc.). Ils doivent répondre à de nouvelles attentes ou exigences : qualité de l’information proposée, exploitabilité, intégrabilité dans l’activité de l’usager, permanence d’accès, personnalisation, adaptation au nomadisme de l’usager... Il faut donc investir dans le « service » autour de l’information.

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En matière de stratégie de valeur ajoutée, quatre axes doivent être explorés : le contenu (accès à de nouvelles sources, sélection, validation, etc.), le traitement intellectuel (synthèse, mise en perspective, mise en scène, etc.), la facilitation (aide au repérage ou au cheminement, guichet unique, etc.) et la médiation (personnalisation, accompagnement, etc.).

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Trois tendances semblent se dessiner. Une logique de production dynamique : proposition éditoriale, coproduction, production à la demande, etc. Une logique d’intervention finalisée : prestation couplée au projet de l’organisation ou de l’utilisateur, articulation avec le contexte, etc. Et un caractère plus « fonctionnel » de la médiation : le documentaliste devient un partenaire actif.

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D’autres enjeux sont aussi apparus : aller là où se trouve l’usager, s’engager sur la qualité du service, exploiter au mieux les possibilités des outils, être innovateur, développer le professionnalisme, mutualiser les compétences, anticiper, formaliser, rendre visible...

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Odile Quesnel

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Éric Sutter

Interdoc : une association pour les collectivités territoriales

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Association. Interdoc, l’association des documentalistes de collectivités territoriales qui fêtera ses quinze ans en novembre prochain, présentait récemment ses activités et ses projets. Une occasion de se pencher sur un secteur particulier d’exercice de notre métier.

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Lors de sa création, Interdoc rassemblait les structures documentaires de 63 conseils généraux. Depuis 1997, elle s’est ouverte aux documentalistes de toutes les collectivités territoriales. Les statuts de cette association professionnelle seront modifiés l’année prochaine pour permettre à ces nouveaux adhérents d’être éligibles au conseil d’administration.

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La mission principale de l’association des documentalistes de collectivités territoriales (CT) est de favoriser les échanges sur les problèmes professionnels que tout membre peut rencontrer. Dans ce but, elle met en place des outils référentiels communs, encourage la mutualisation des moyens et outils et facilite la mise en commun de compétences, valorise les savoir-faire des métiers de la documentation et exerce une activité d’assistance conseil auprès des structures documentaires qui en font la demande. Son fonctionnement est celui d’une association classique, avec des groupes de travail thématiques (site web, thésaurus, catalogage partagé, etc.).

Un site web

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Ouvert en 2000, le site permet l’échange immédiat d’informations entre collectivités. La partie réservée aux adhérents est structurée en plusieurs rubriques qui offrent différents services : un annuaire des membres pour trouver facilement un contact ; un catalogue des collections détenues par les différentes structures documentaires des adhérents qui assurent eux-mêmes sa mise à jour ; le suivi des activités des groupes de travail ; un forum pour encourager les échanges d’expériences sur des questions de fond ; Doc Pro, un espace qui rassemble des documents de synthèse ou de base avec la possibilité de les télécharger ; un fil RSS ; une liste de diffusion ; un accès à Localtis, base de données de la Caisse des dépôts.

Repères

Création d’Interdoc en 1993 pour rassembler les structures documentaires des conseils généraux. En 1997, ouverture aux documentalistes de toutes les collectivités territoriales (régions, départements, communes, intercommunalités)

162 adhérents en 2008, dont 76 conseils généraux et 76 autres collectivités

Site web : www.interdoc.asso.fr

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La partie du site en accès libre présente l’association et ses publications, un répertoire de liens pointant vers des sites relatifs aux domaines de compétences des CT, une rubrique d’offres et de demandes d’emploi.

Des publications

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Fruits du travail collaboratif des groupes de travail, les publications restent des outils majeurs pour à la fois valoriser les savoirs des professionnels de l’I-D exerçant en collectivités territoriales et les faire connaître.

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En particulier, un thésaurus commun, dont la sixième édition est prévue pour le premier trimestre 2009, rencontre un succès jamais démenti. Organisé en deux volumes (listes alphabétique et thématique, index permuté), cet outil hiérarchisé et normalisé comprend 8 442 descripteurs répartis en 21 domaines. Il a pour ambition d’harmoniser et de rendre cohérent le traitement documentaire des collectivités.

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L’association publie également des études sur différents sujets – celle sur le statut des professionnels de l’I-D au sein des collectivités territoriales a vu ses propositions retenues par le CSFPT [1][1] Conseil supérieur de la fonction publique territor... – et des guides pratiques, notamment un Plan de classement (les domaines couverts par la documentation d’un conseil général), un Guide de la documentation européenne et un autre sur les Ressources documentaires en action sanitaire.

Des partenariats

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Par ailleurs, Interdoc se veut très active sur le terrain. Elle participe à de nombreuses manifestations et actions professionnelles – citons à ce propos son partenariat avec l’ADBS sur le thème de la transversalité de l’information – et organise, à destination de ses membres, des journées d’étude thématiques ainsi que des stages en partenariat avec le CNFPT [2][2] Centre national de la fonction publique territoria....

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Projet qui tient à cœur aux animateurs d’Interdoc, une base de catalogage partagé, s’appuyant sur le logiciel documentaire Cadic, est en cours de développement et sera opérationnelle d’ici la fin de l’année. Cette base bibliographique, consultable sur le site, sera constituée d’articles d’environ 150 périodiques traitant de l’environnement juridique et administratif des collectivités territoriales.

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Bernadette Ferchaud

Entretien. L’INTD, pratiques professionnelles et recherche appliquée

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Comment vous apparaît l’INTD après quelques mois de direction ? Petit rappel préliminaire : depuis 1950, l’Institut national des techniques de la documentation forme aux métiers de l’I-D. Il délivre aujourd’hui trois diplômes de niveaux bac+2 à bac+5 et un certificat de spécialisation à distance. Ses diplômes sont professionnels et bien reconnus par les entreprises et les institutions publiques, le réseau de nos anciens élèves est important. Les points forts sont donc certainement : ancrage dans la formation professionnelle, réseau, partenariats professionnels (INA, IRTD/CCI de Rouen, CNFPT, ADBS), mixité des élèves pour certains diplômes (formation initiale / professionnelle), insertion dans un grand établissement public dédié à la formation tout au long de la vie. Et du point de vue de nos enseignements : l’objectif de transmettre à la fois des compétences managériales en I-D et une très bonne maîtrise des techniques de la documentation, une pédagogie de projet, une diversité d’entreprises et d’institutions partenaires pour les stages, de nombreux intervenants professionnels. Nos difficultés : former en un ou deux ans à la diversité du métier aujourd’hui, avec une équipe encore réduite au regard de nos ambitions et dans des locaux que nous souhaiterions extensibles...

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Quelles évolutions avez-vous engagées ? Plusieurs enseignements ont été renforcés : traitement du document numérique, portails, produits et services numériques, veille, records management. Mais le cœur du métier, à savoir le traitement intellectuel des contenus (synthèse, indexation, réalisation de dossiers d’actualités, éditorialisation de fonds numériques), reste primordial pour nous, surtout dans un contexte de surinformation. Nous soutenons le développement du certificat à distance « Tic dans les SID », en partenariat avec l’ADBS, car nous pensons qu’il correspond à une vraie demande d’évolution du métier et à une modalité d’apprentissage adaptée à des professionnels en poste. À court terme, je voudrais aussi penser notre enseignement en termes de compétences secondaires. Par exemple, former des ingénieurs aux fonctions de la veille : le CNAM nous donne la possibilité de développer des formations modulaires, de type certificats (100 à 200 heures). Au niveau de la chaire, nous n’excluons pas non plus des partenariats avec des universités pour compléter notre offre sur une orientation « document numérique » professionnelle et recherche appliquée.

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L’INTD a d’autres activités encore ? Nous avons souhaité programmer un certain nombre de stages courts avec l’ADBS en privilégiant pour 2009 les compétences liées aux ressources numériques et à l’informatique documentaire et éditoriale. Notre volonté est aussi de mettre en place des ateliers du soir pratiques, autour d’une technique, par exemple, pour répondre aux besoins d’expérience et d’échanges entre professionnels. L’INTD, plus largement la chaire d’ingénierie documentaire, a ouvert en juin 2007 un séminaire trimestriel consacré à l’information numérique ; il rassemble étudiants, enseignants-chercheurs et professionnels autour de sujets d’actualité. Par ailleurs, plusieurs travaux d’étude ou d’expertise avec des partenaires extérieurs ont été menés cette année, dans l’idée de créer une synergie entre évolution des enseignements et insertion professionnelle de nos élèves.

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Quels liens entre l’INTD et la chaire d’ingénierie documentaire ? Cette chaire ainsi que la spécialité IST ont été créées en 2006 au sein du pôle STIC du CNAM, grâce à la ténacité d’Arlette Boulogne, précédente directrice de l’INTD. Le professeur de chaire s’est vu attribuer les fonctions principales de direction de l’institut, mais aussi une mission de développement de sa spécialité... L’INTD est rattaché à cette nouvelle spécialité. La chaire est intervenue cette année dans l’École d’ingénieurs du CNAM pour une UE « Information et communication pour l’ingénieur ». Ma mission est donc plus large au sein du CNAM.

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Et tournée vers la recherche... Mon parcours s’inscrit dans la documentation scientifique : j’ai exercé des fonctions d’ingénieur, responsable de structure documentaire et enseignante-chercheuse. Un parcours mixte donc... J’ai toujours pensé le lien entre recherche et pratiques professionnelles dans notre domaine : synergie et continuum. L’ambition de nourrir la recherche des terrains, et la nécessité de prendre le recul suffisant pour mettre des pratiques en perspective. C’est dans cet esprit que j’essaie de construire notre espace au sein du CNAM, particulièrement attentive à l’enrichissement mutuel. Nous formons par ailleurs des élèves qui, pour certains, assureront des fonctions de management : il faut donc qu’ils prennent le temps de ce recul et de la prospective.

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Ghislaine Chartron

Notes

[1]

Conseil supérieur de la fonction publique territoriale.

[2]

Centre national de la fonction publique territoriale.

Plan de l'article

  1. Documentalistes, ajoutez de la valeur à vos services !
    1. Quatre exemples de services d’I-D
    2. Trois exemples de portails fédérateurs
    3. Deux exemples d’outils Web 2.0
    4. La valeur ajoutée : un enjeu clé
  2. Interdoc : une association pour les collectivités territoriales
    1. Un site web
    2. Des publications
    3. Des partenariats
  3. Entretien. L’INTD, pratiques professionnelles et recherche appliquée

Pour citer cet article

Quesnel Odile, Sutter Éric, Ferchaud Bernadette, Chartron Ghislaine, « Métiers et compétences », Documentaliste-Sciences de l'Information 2/2008 (Vol. 45) , p. 14-17
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2008-2-page-14.htm.
DOI : 10.3917/docsi.452.0014.


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