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Documentaliste-Sciences de l'Information

2008/3 (Vol. 45)

  • Pages : 94
  • DOI : 10.3917/docsi.453.0086
  • Éditeur : A.D.B.S.

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L’abus d’Internet peut nuire à l’esprit critique

Les dix plaies d’Internet : les dangers d’un outil fabuleux Dominique Maniez; Paris : Dunod, 2008. – XII-180 p. – ISBN 978-2-10-051586-8 : 19 €

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Malgré l’allusion sans fard de son titre au célèbre passage de l’Exode, l’auteur de cet ouvrage se défend dès l’introduction « de tenter un parallèle entre les dix plaies d’Égypte et les dix plaies qu[’il] dénonce ». Son objectif est de « proposer une lecture critique des usages d’Internet en analysant des thématiques qui sont relativement peu traitées ». Ce but, traduit dans le mot clé d’esprit critique qui revient dans tous les chapitres, Dominique Maniez le poursuit pour un public précis : « Car le problème est bien celui de nos enfants : quel modèle culturel allons-nous leur léguer avec Internet ? » Cet « outil fabuleux » présente, en effet, de nombreux dangers décrits en dix chapitres aux titres très explicites, souvent fondés sur des jeux de mots qui donnent le ton du livre.

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Le premier ouvre sur « La googelisation des esprits » et reprend tous les reproches adressés à ce « moteur monopole » : opacité du pagerank, fantasme de la totalité, modèle économique « juteux », irrespect de la vie privée, etc. « Si nous ne réagissons pas, nous allons tous nous retrouver engooglés. » Ce pourquoi il est important de connaître les alternatives à Google. Mais n’est-il pas trop tard ?

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« La logique du peer » attire l’attention sur l’aspect juridico-éthique de l’utilisation du P2P dans ses rapports avec le respect du droit d’auteur, grandement remis en cause et parasité par les problèmes purement économiques. « Je revendique, proclame Dominique Maniez, un droit "d’hauteur de vue" sur l’idéalité des œuvres afin que cessent les atteintes au droit moral des auteurs. » Les fournisseurs d’accès ont des positions ambiguës sur ces problématiques.

Information ou manipulation ?

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L’interrogation « Information ou manipulation ? » résume un des problèmes le plus souvent évoqué, en particulier par les enseignants et les professionnels de l’information. « La révolution Internet a amoindri l’esprit critique de bon nombre de nos contemporains ». Ceci a de nombreuses causes au premier rang desquelles figurent la rapidité de diffusion de l’information et la possibilité donnée à chacun de devenir auteur. La confusion entre vitesse et précipitation empêche alors de détecter les nombreux hoax, le marketing viral et les pièges de la désinformation. Par ailleurs, Internet entraîne vers un nouveau modèle de validation de l’information, dont Wikipédia est un exemple emblématique. Projet généreux mais engagé sur des bases insatisfaisantes, Wikipédia ravive l’exigence du doute. « Il devient nécessaire d’apprendre le plus tôt possible aux enfants à exercer leur esprit critique quand ils surfent sur la toile. »

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« Le mythe du Web 2.0 », « mot (vide) nouveau, essentiel­lement inventé pour vendre », constitue pour l’auteur une autre plaie ouverte. Il essaie de comprendre ce que recouvre cette création terminologique et l’en­gouement que suscite le Web 2.0. Cela passe d’abord par la compréhension du concept de foule intelligente, fondé sur l’idée que tout individu possède une parcelle du savoir. Mais la démocratisation de moyens de communication permettant le partage de ces parcelles « n’implique malheureusement pas la démocratisation du talent ». De plus, Internet a favorisé le culte de l’amateur dans lequel « les experts n’ont plus la parole ». Il nous reste donc à espérer dans le progrès technologique entraînant vers le Web 3.0, plus intelligent.

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« La fracture numérique générationnelle » exprime bien la rupture entre adultes et geeks adolescents. Ceux-ci utilisent moins Internet pour chercher des informations que pour « rester branchés avec [leur] tribu ». Ils acquièrent ainsi une culture numérique, abandonnant « massivement [la] culture classique du livre » pour tomber dans l’addiction à Internet. Les parents ont un rôle déterminant à jouer pour surveiller et pour prévenir les risques juridiques de la pratique informatique des adolescents. La fracture numérique générationnelle est-elle révélatrice du malaise familial, interroge l’auteur ?

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« J’écris, donc je suis ! » Car il faut écrire, commenter et bloguer pour exister sur le net, même si c’est pour dire ou écrire n’importe quoi ou n’importe comment. Dès lors, devenons-nous tous journalistes pour être « lecteurs de nous-mêmes » ? « Nous avons tous à gagner à moins écrire et à lire ou relire les bons auteurs », affirme Dominique Maniez face aux déluges de phrases souvent superficielles que provoquent les blogs.

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« Le copier-coller, nouvelle discipline universitaire », est une plaie bien ouverte dans le monde scolaire, qui oublie un peu vite que le plagiat est un vol littéraire et méconnaît le droit de citation. Le plagiat est devenu une pratique courante (naturelle ?) chez les lycéens et les étudiants. Il est si facile de copier-couper-coller. L’offre est abondante et, de plus, tout le monde le fait en toute impunité.

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Il y a un large consensus dans la communauté éducative pour admettre que l’apprentissage des TIC fait partie des missions fondamentales de l’école. Mais l’auteur dénonce « L’illusion pédagogique des "TICE" ». « Si l’on voulait schématiser la situation, on pourrait dire que tout le monde est d’accord pour enseigner la maîtrise des TIC à l’école, mais que personne ne sait pourquoi », résume-t-il. Par ailleurs, certaines pratiques, telle la baladodiffusion, nuisent grandement à l’acquisition d’une culture de l’écrit. L’utilisation systématique du logiciel PowerPoint entraîne vers une mise en scène du discours, la forme prenant le pas sur le fond. L’utilisation des TICE doit être réfléchie, toujours au service de l’être humain et non à celui de la croissance économique.

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La devise cartésienne Larvatus prodeo (J’avance masqué) s’applique à plus d’un internaute qui avance de façon anonyme sur la toile ou, pire, en usurpant une identité. Cet anonymat n’est pas levé par la modération qui n’est pas toujours un modèle de transparence, mais, de plus, incite à l’irresponsabilité. Le spam constitue un autre fléau lié à l’anonymat, l’adresse de l’expéditeur étant fausse. L’anonymat sur Internet pose finalement plus de problèmes qu’il n’en résout et conduit majoritairement à l’irresponsabilité éditoriale.

Un procès à charge

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Le livre se ferme sur un jeu de mots particulièrement explicite : « Privés de vie privée ». Dominique Maniez explore quelques menaces emblématiques des atteintes à la vie privée et plaide pour une prise de conscience collective et réactive à ces maux des temps modernes.

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Au terme de son travail que complètent une brève bibliographie et un précieux index, l’auteur, conscient d’avoir instruit un procès systématiquement à charge, rappelle son objectif : l’acquisition par tous de l’esprit critique nécessaire pour ne pas ouvrir ou rouvrir les dix plaies d’Internet.

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Voilà un ouvrage intéressant que doivent lire tous les professionnels de l’information ainsi que tous les enseignants et les parents. Son principal mérite ne réside par dans l’originalité des informations apportées, qui sont omniprésentes dans la littérature spécialisée, professionnelle, associative… comme dans les médias. Il est de rassembler, en un seul lieu et dans un style simple mais percutant, tous les avertissements émis, et depuis longtemps, par des chercheurs ou penseurs venus de tous les horizons, pour dire les dangers du réseau et les usages à risque qu’il induit. Toutefois, le parti pris par Dominique Maniez de ne voir que la face noire de ce qu’il qualifie pourtant lui-même d’« outil fabuleux » suscite une certaine gêne chez le lecteur qui a souvent envie de répondre en opposant la face blanche et de rompre ainsi avec ce systématiquement contre, parfois un peu affecté.

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Cela enlève au texte et à son argumentation une partie de sa force, et n’emporte pas toujours l’adhésion du lecteur. De plus, l’auteur n’est pas toujours parfaitement cohérent. Par exemple, il dénonce violemment l’anonymat : « Refuser de dévoiler son identité, c’est quelque part refuser de s’engager » (p. 147), mais l’admet pour la dénonciatrice la plus ardente et engagée de Wikipédia sur laquelle il s’appuie pour dire la fragilité des bases de cette encyclopédie : « Elle a choisi de garder l’anonymat car elle ne souhaite pas être ennuyée et prétend que l’équipe française ne supporte pas ses critiques » (p. 73). Par ailleurs, les solutions aux maux de l’Internet ne sont pas toujours présentées et, lorsqu’elles le sont, elles entraînent dans des développements techniques presque hors sujet. Ainsi « l’arme absolue contre les spams » donne lieu à un développement un peu long sur la signature électronique, quand les alternatives à Google sont à peine effleurées.

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« L’abus du web nuit à l’esprit critique », déclare la quatrième de couverture. Nous sommes nombreux à en être convaincus. Dominique Maniez le confirme dans cet ouvrage où pas un instant le lecteur ne s’ennuiera.

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Marie-France Blanquet

Un enjeu fondamental pour la société de l’information

L’identité numérique en question : 10 scénarios pour la maîtrise juridique de son identité sur Internet. Olivier Iteanu ; avec une contribution de Olivier Salvatori; Paris : Eyrolles, 2008. – XII-166 p. – ISBN 978-2-212-12255-8 : 19 €.

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Question fascinante dans le monde réel, celle de l’identité ne pouvait manquer de l’être aussi sur les réseaux. Ce serait même, selon Olivier Iteanu, « l’une des clefs de compréhension de la société de l’information » et « l’un des enjeux fondamentaux pour son devenir ». Faire le point sur les multiples aspects de l’identité numérique, souligner les difficultés et poser de bonnes questions, à défaut d’apporter des solutions à tous les problèmes qu’elle suscite – voici la gageure que représente cet ouvrage passionnant : de manière claire et concise, il fait le point sur des questions juridiques mais aussi techniques quelquefois complexes.

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Pseudonyme, adresse de messagerie, nom de domaine, adresse IP ou encore identifiant de la vie réelle que l’on utilise sur les réseaux, sans oublier l’anonymat : ce n’est là que le début d’une liste qui montre la grande diversité d’attributs que « chacun pense maîtriser mais dont la liberté de création et d’usage est trompeuse ».

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C’est ainsi que cet ouvrage aborde un éventail très large de questions, telles les règles qui entourent le contrôle du courrier des salariés par les employeurs, le statut juridique de l’adresse IP, l’arbitrage des conflits autour des noms de domaine, le stockage des données de connexion, ou encore l’encadrement juridique des RFID et des systèmes de géolocalisation ou de cybersurveillance, du recours aux données biométriques, aux pseudonymes ou à l’anonymat sur les réseaux.

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Autant de pratiques autorisées mais qui doivent être encadrées. Toutefois, souligne l’auteur, si l’Internet a été pensé pour l’anonymat et si celui-ci reste protégé, jamais nous n’avons été autant tracés. Comment échapper, par ailleurs, aux « marchands de la vie privée », comment veiller à sauvegarder la liberté d’expression sur les réseaux sans pour autant donner prise à diverses dérives ? Des préoccupations majeures, objets de débats, qu’il convenait d’évoquer ici.

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Sait-on aussi que des règles juridiques encadrent le mot de passe et que les failles engagent la responsabilité des opérateurs ? Connaît-on toutes les règles qui entourent le droit à l’image et la force que lui donnent aujourd’hui les tribunaux face à un autre droit, le droit à l’information ? L’image est en fait l’objet d’une construction complexe où s’entrecroisent de nombreuses exceptions et où s’exercent aussi la concurrence déloyale, la contrefaçon et la responsabilité de droit commun.

L’articulation entre la technique et le droit

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Il n’en reste pas moins que, sur l’Internet, le concept d’identité est « bousculé » et que les réseaux facilitent la fraude à grande échelle, plus audacieuse et plus complexe que dans le monde dit réel. Phishing, pharming, spoofing, voilà, à titre d’exemples, diverses « mises en scène » destinées à nous inciter à livrer notre identité, démontrant, si besoin est, que les méthodes utilisées sont de plus en plus sophistiquées mais aussi que les autorités sont de plus en plus désemparées face à des lois qui n’apportent que peu de réponses réellement adaptées.

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En outre, même s’il est possible d’exiger l’anonymisation des données, notamment lorsqu’il s’agit de données particulièrement sensibles comme les décisions judiciaires ou les informations relatives à des entreprises, il est certain que l’on perd tout contrôle sur ses données personnelles. Il suffit d’évoquer à ce sujet les possibilités accordées aux sociétés d’auteurs pour collecter les adresses IP des contrefacteurs et les menaces que représentent la puissance des moteurs de recherche et les usages développés sur les réseaux sociaux.

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Face à la masse de données personnelles « naïvement éparpillées », pouvoir recourir à des registres des identités numériques s’impose fortement. Après un parallèle intéressant avec l’apparition, puis l’évolution de la carte nationale d’identité, on découvrira les tentatives déjà réalisées par plusieurs opérateurs privés dont certaines, comme OpenID, semblent « prometteu[se]s », ainsi que le recours à des fournisseurs d’identité tiers de confiance, naturellement appelés à être encadrés par la Cnil.

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La question de l’identité numérique conduit enfin à aborder l’articulation entre la technique et le droit. L’apparition de nouvelles normes, à la fois techniques, comportementales et liées au monde des affaires, incite à adopter une nouvelle façon de réguler, avec des procédures plus rapides, capables de s’adapter à la vitesse des réseaux. Mais, ajoute l’auteur, une régulation centrée sur les individus qui doivent pouvoir « retrouver la maîtrise de leur identité ». Telles sont les pistes proposées par Olivier Iteanu, à la fin de cet ouvrage, pour résoudre les problèmes posés.

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Michèle Battisti

Tous les aspects contractuels de l’œuvre audiovisuelle

Contrats de l’audiovisuel. Benjamin Montels; Paris : LexisNexis : Litec, 2007. – XII-339 p. – (Litec Professionnels. Propriété intellectuelle). – ISBN 978-2-7110-0670-0 : 40 €

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Titularité, rémunération et protection des droits, trois concepts incontournables pour aborder l’œuvre audiovisuelle. L’exploitation extrêmement détaillée qui en est proposée dans cet ouvrage en fait non seulement un traité juridique sur la question mais aussi un outil indispensable à tous ceux qui travaillent dans ce secteur.

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Dans un chapitre introductif, l’auteur balaie les questions liées à la définition de l’œuvre audiovisuelle et à la chronologie des médias. Il attire aussi l’attention sur plusieurs spécificités contractuelles majeures et souligne le décalage qui existe entre les pratiques et la loi en vigueur.

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L’œuvre audiovisuelle, on le sait, est présumée une œuvre de collaboration. Après en avoir indiqué les fondements légaux, Benjamin Montels analyse successivement, dans un premier temps, la situation des parties prenantes que sont le producteur et l’auteur principal, puis celle des autres auteurs. S’il est très difficile de cerner leurs contours, il s’y emploie avec minutie, en examinant la liste très impressionnante de tous les protagonistes. Mais, puisque cette qualification a des conséquences sur les droits attachés et sur ceux qu’il convient de renégocier, ils font eux aussi l’objet d’un tableau, pour le moins complexe, qui donne lieu à une analyse critique et à une série de recommandations, notamment sur la durée des droits.

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En droit d’auteur, la rémunération proportionnelle à l’exploitation de l’œuvre s’impose. Mais, dans le secteur audiovisuel, les auteurs sont bien souvent rémunérés aussi pour leur création. Cette question, traitée dans une deuxième partie de l’ouvrage, est elle aussi d’une extraordinaire complexité en raison de la variété des modes d’exploitation que sont la télévision, la vidéo à la demande et les autres formes d’exploitation vidéographique. Ce qui explique qu’un chapitre à part entière soit consacré à chacun d’entre eux. Si l’on ajoute une articulation pour le moins délicate entre la gestion individuelle et la gestion collective, des distinctions à faire entre œuvres de fiction et œuvres documentaires ainsi qu’ entre chaque type de coauteur, et l’importance prise dans ce secteur par les avances sur recettes et d’autres formes de rétribution du travail, on appréciera l’effort considérable fourni ici par Benjamin Montels pour en faciliter la compréhension.

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Respect de la vie privée et droit à l’image : ces deux aspects liés à la protection des droits, thème de la dernière partie de l’ouvrage, donnent lieu à un nombre croissant de conflits. L’accent est mis ici sur la position mesurée des juges et les critères jurisprudentiels retenus pour autoriser la diffusion d’une œuvre ou, dans de rares cas encore, s’y opposer. Ces droits ayant été étendus aux biens, l’auteur évoque le droit d’occupation à acquitter dans certains cas, mais aussi le droit d’auteur et ses limites légales et jurisprudentielles. Mais, s’il souligne que les règles sont devenues plus libérales et plus claires, il insiste sur la nécessité de rester prudent et objectif, voire d’obtenir les autorisations qui s’imposent.

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La question de la protection des auteurs conduit aussi Benjamin Montels à aborder les problèmes liés à l’obligation légale de l’éditeur de réaliser et diffuser une œuvre, à évoquer les durées d’usage et, puisque l’environnement numérique l’impose, l’information à donner sur les mesures techniques. Il rappelle aussi que le producteur est habilité à agir en justice et examine en détail les procédures des modes alternatifs de règlement des litiges que sont la médiation et l’arbitrage.

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Michèle Battisti

Presse et services en ligne : un état des lieux complet

Éditions de contenus et de services en ligne : mode d’emploi Jean-Christophe Delfine ; sous la direction du Geste; Paris : Victoires Éditions : Geste, 2008. – 127 p. – ISBN 978-2-35113-041-4 : 15 €

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L’histoire de l’édition en ligne remonte au début des années soixante-dix. Cet ouvrage, dont l’initiative revient au Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste), en retrace utilement les principales étapes jusqu’à l’année 2003, marquée par « l’interactivité et la personnalisation », et la complète par une présentation des blogs et des wikis, de leur évolution et de leur impact. Suit une intéressante typologie des éditeurs en ligne, qui permet de distinguer les éditeurs de contenus des éditeurs de services, de préciser ce qu’est un agrégateur, de connaître les sites d’e-commerce et les sites communautaires, et de comprendre les raisons de leurs rapports quelquefois difficiles.

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Dans une deuxième partie, on découvrira avec intérêt le mode d’organisation type d’un éditeur de presse en ligne. On y présente, de manière concise mais complète, les fonctions de production (édition, graphisme, modération, documentation), d’exploitation (développement, intégration, support client), de promotion (marketing, publicité, vente et partenariat) et plusieurs fonctions opérationnelles (financières, juridiques et d’achat de droits) dont certaines peuvent être externalisées.

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« Modèle économique et chaîne de valeur » est le thème du chapitre suivant, qui se penche sur la vente de contenus, la publicité et les revenus annexes (commerce électronique, location de fichiers). Si la géométrie de ces modèles est très variable, selon le poids accordé à chaque type de revenu, le choix peut être induit par un canal numérique de diffusion (Internet, mobile). Il s’agit d’un point clé, quelque peu complexe, clarifié fort heureusement par une série de tableaux.

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Le marketing fait l’objet d’un développement particulier. On y explique comment développer et gérer une marque en ligne, choisir un nom de domaine, créer une audience par différentes techniques, mais aussi comment gérer et fidéliser un client avec les outils les plus récents. On y aborde également la question de la publicité, qu’elle soit classique ou plus élaborée, et les raisons qui poussent à opter pour un modèle plutôt que pour un autre. On trouvera enfin dans ce chapitre une liste des organismes de mesure, de contrôle et d’études, et des détails sur le cadre juridique qui entoure la publicité.

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Une place est accordée ensuite aux outils de pilotage que sont les tableaux de bord, ce qui conduit à dresser une liste de « bons » indicateurs d’activité (audience, lectorat, publicité vue et activité marchande générée) et de présenter plusieurs acteurs qui opèrent dans ce secteur.

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En matière de production, ce sont d’autres outils qu’il faut maîtriser pour répondre aux exigences croissantes des consommateurs. Le recours à des gestionnaires de contenus, d’accès et de droits, est-il précisé, n’est pas sans conséquences sur l’organisation interne des entreprises de presse.

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Dans un chapitre intitulé « Veille concurrentielle et technologique », on rappelle qu’il convient d’intégrer les innovations de manière permanente, soit en l’occurrence le format vidéo, le web 2.0, les flux RSS, la mise à disposition des contenus sur les mobiles ou encore le papier électronique.

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Les deux derniers chapitres sont consacrés aux aspects juridiques. Ils abordent non seulement les aspects essentiels de la réglementation (responsabilité éditoriale, droit d’auteur et droits voisins, droit à l’image, données personnelles, accès à l’information), mais aussi les évolutions souhaitées en matière de TVA des contenus en ligne, de distinction entre éditeurs et hébergeurs, de droit d’accès, de champ de compétence des comités de réflexion. Le cas des auteurs salariés reste flou, même après la loi Dadvsi, et on peut aussi regretter, plusieurs années après la rencontre entre le Geste et l’ADBS qui avait permis de clarifier cette question, que l’approche du résumé et du lien soit toujours aussi restrictive dans la loi.

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Ce rapide survol du document élaboré pour le Geste par Jean-Christophe Delfine souligne qu’il est indispensable de lire ce manuel, concis et clair, pour comprendre un modèle de gestion et connaître les prises de position d’un acteur incontournable pour nos métiers.

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Michèle Battisti

Protection technique et droit d’auteur

Droit d’auteur et protection des œuvres dans l’univers numérique : droits et exceptions à la lumière des dispositifs de verrouillage des œuvres. Séverine Dussolier; Préface de André Lucas ; avant-propos de Yves Poullet. Bruxelles : De Boeck & Larcier, 2007. – 619 p. – (Création Information Communication ; 10). – ISBN 978-2-8044-2835-8 : 135 €

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Autour de la loi Dadvsi », pourrait-on ajouter pour présenter ce travail issu d’une thèse soutenue en 2004. On le sait, les protections techniques figurent désormais dans les lois sur le droit d’auteur, en Europe et aux États-Unis, et l’on pouvait s’interroger sur leur place dans le dispositif juridique. Pour aider à mieux comprendre ces mesures, cet ouvrage propose, dans un premier temps, une terminologie et une typologie des moyens techniques que l’on peut utiliser. Il justifie ensuite les raisons de recourir à ces protections en analysant leur objet, leur étendue et leur position par rapport aux exceptions au droit d’auteur.

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Le droit a visiblement eu besoin du secours de la technique pour protéger les œuvres. Mais la technique, à son tour, a eu besoin du droit et ce sont ces textes qui organisent sa protection juridique, ce qui crée tout un « faisceau de prérogatives » au bénéfice de l’exploitant de l’œuvre.

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Cette remarque conduit tout naturellement l’auteure à reprendre les traités internationaux de 1996, transposés aux États-Unis par le Digitial Millenium Copyright Act (DMCA) et, en Europe, par une directive elle-même transposée ensuite dans les différents pays de l’Union. Puis à exposer tous les concepts qui protègent les œuvres et les services en Europe et aux États-Unis et à analyser les actes soumis à réservation, qu’il s’agisse d’accès ou d’utilisations. Ces mesures doivent être articulées avec les exceptions au monopole de l’auteur, une question qui, des deux côtés de l’Atlantique, a donné lieu à des débats animés.

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L’apparition des protections techniques dans le dispositif juridique a inévitablement transformé le droit d’auteur. Séverine Dussolier remonte alors aux sources du droit en reprenant la notion de propriété de John Locke et le concept de sphère publique du XVIIIe siècle et son évolution.

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Mais c’est l’économie qui est le fer de lance du système et le droit d’auteur a aussi, voire surtout, des fondements économiques. Il en est de même des mesures techniques, réponse à la défaillance du marché et de la loi. Mais cette analyse a fait l’objet de critiques, détaillées elles aussi, et l’auteure de la thèse suggère une autre approche économique du droit d’auteur et des mesures techniques.

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Dans l’environnement électronique, les acteurs, traditionnellement au nombre de trois (auteurs, exploitants, utilisateurs), voient leur nombre s’étendre et le curseur, qui varie selon les régimes juridiques, changer de position. Mais il convient de ne pas oublier l’intérêt du public.

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L’analyse économique nécessitait que l’on reprenne dans le détail les droits de reproduction, de communication et de divulgation accordés à l’ayant droit, le principe d’indépendance du support et de la propriété intellectuelle des œuvres, ainsi que les divers fondements des exceptions et la notion de test des trois étapes ou encore celle d’utilisateur légitime. L’on prend ainsi conscience de la nature impérative de certaines exceptions qui, souligne l’auteure, doivent subsister nonobstant l’apparition de ces mesures techniques. Et de militer pour une protection appropriée de celles-ci, légalement encadrée et non absolue, qui laisse la voie ouverte aux exceptions traditionnellement accordées par le droit d’auteur.

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Cet ouvrage, certes, est long et dense, mais il est tout à fait accessible. Cependant, il s’adresse plutôt à ceux qui voudraient approfondir leurs connaissances juridiques car, au-delà de la question des protections techniques, il analyse les fondements du droit d’auteur des deux côtés de l’Atlantique et met l’accent sur une question importante, celle des exceptions définies après la transposition des traités de l’OMPI qui entendaient adapter le droit d’auteur à l’environnement numérique au niveau international.

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Michèle Battisti

Actualisation d’un ouvrage de référence

Le besoin d’information : formulation, négociation, diagnostic. Yves-François Le Coadic; 2e éd. refondue. – Paris : ADBS Éditions, 2007. – 204 p. – (Sciences et techniques de l’information, ISSN 1762-8288). – ISBN 978-2-84365-097-0 : 26 €

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Cette nouvelle édition de l’ouvrage d’Yves-François Le Coadic arrive à un moment où le besoin d’information n’a jamais suscité autant de questionnements et de réflexions. Comment analyser ce besoin, comment le formuler clairement ? Déjà, dans la première édition parue en 1998, l’auteur délivrait un certain nombre de réponses. Dix années plus tard, les moteurs de recherche ont pris une place prépondérante et les réseaux de l’information une ampleur considérable, la recherche d’information sur Internet est en augmentation constante – ce qui met encore plus à l’ordre du jour la question de l’analyse du besoin d’information.

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Professeur en sciences de l’information au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à Paris, Yves-François Le Coadic a publié plusieurs ouvrages essentiels qui font référence [voir ci-contre]. Il est l’un des seuls auteurs francophones à avoir analysé de manière approfondie et accessible la problématique de l’usager et sa relation avec les professionnels de l’information et avec les systèmes d’information.

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Cet ouvrage est divisé en trois parties. La première, « Définition, étude et formulation du besoin d’information », définit le « pourquoi » du besoin d’information : remonter à l’origine de ce besoin est essentiel pour comprendre ce qu’il recouvre. Cela rejoint la méthodologie traditionnelle de recherche d’information, dont c’est la première étape sans laquelle elle ne peut s’accomplir efficacement. Mais y a-t-il un réel besoin d’information, individuel ou collectif ? Il est nécessaire d’analyser en profondeur la nature du besoin. La question de l’usage de l’information – à partir de la formulation du besoin – est prédominante, mais reste encore à étudier, en dehors du type de source auquel elle renvoie.

Du même auteur

Yves-François Le Coadic est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence : Usages et usagers de l’information (2005, Armand Colin – ADBS, collection 128) ; La science de l’information (troisième édition 2004, PUF, collection Que sais-je ?). Il est co-auteur du Dictionnaire de l’information (troisième édition 2008, Armand Colin) et du manuel Éléments de statistique et de mathématique de l’information (2002, Presses de l’ENSSIB).

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La deuxième partie, « Négociation du besoin d’information », analyse les interactions entre usager, professionnel de l’information et système d’information, interactions qui se traduisent par le « dialogue ». On peut considérer le dialogue sous différentes approches : sociologique, cognitive ou informatique. Dans le contexte de la bibliothèque, du service de documentation, de la librairie, le dialogue entre usager et professionnel est « un des actes de communication les plus complexes ». Il a un objectif : comprendre le besoin d’information. Le professionnel de l’information doit structurer la demande, la faire préciser, présenter des qualités particulières d’attention et d’écoute. Dans le contexte informatique, le dialogue entre usager et système d’information est facilité par l’interface mise en place, interface de plus en plus « intelligente », certes, mais qui doit encore être améliorée. Avec les outils de travail en ligne, qui associent plusieurs usagers, les interactions avec le système restent à théoriser.

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La dernière partie, « Diagnostic et analyse du besoin d’information », aborde la question de la logique, « déductive ou abductive », mise en œuvre lors du diagnostic du besoin d’information : celui-ci peut être testé, établi sous forme de profils, et calculé. Il peut être analysé par l’observation, l’entretien ou l’expérimentation. Les professionnels de l’information doivent être formés à tous ces aspects, et acquérir un certain nombre de compétences dites « interactionnelles » ou « diagnostiques ».

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On ne peut que souscrire à ce que préconise ici Yves-François Le Coadic : l’importance du dialogue, de l’accueil, de l’écoute, la capacité d’analyse et de compréhension nécessaire au professionnel de l’information. Aux aspects théoriques de son propos, l’auteur associe de nombreux exercices pratiques, rendant ainsi son ouvrage plus concret. Celui-ci s’inscrit résolument dans une démarche orientée usager, démarche que l’on ne saurait trop inciter les professionnels de l’information et de la documentation à adopter.

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Jean-Philippe Accart

Écriture et technologies de l’intellect

Pouvoirs et savoirs de l’écrit. Jack GoodySalvatori; Traduction de Claire Maniez. Suivi de : La soupe à l’alphabet : entretien avec Jack Goody / Jean-Marie Privat. – Paris : La Dispute/SNÉDIT, 2007. – 269 p. – ISBN 978-2-84303-143-4 : 21 €

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Personnage étonnant et singulier, l’anthropologue britannique Jack Goody est surtout connu pour ses réflexions sur l’usage de l’écriture, mais il s’intéresse également à de nombreux autres sujets [1][1] Parmi les publications de Jack Goody : La raison graphique :.... La publication, en 1979, de La raison graphique, son premier ouvrage traduit en français, avait fait grand bruit dans le monde des sciences sociales : avec lui, l’invention de l’écriture a pris une portée jusque-là inconnue dans l’histoire humaine. « L’écriture favorise des formes spéciales d’activité linguistique et développe certaines manières de poser et de résoudre les problèmes » : Ferdinand de Saussure n’aurait pas souscrit à cette assertion. Les travaux de Jack Goody montrent que l’usage de l’écrit transforme les pratiques sociales, les modes de gouvernement et d’exploitation des hommes, de préservation des rapports de domination, de rationalisation et de bureaucratisation de toutes sortes d’activités humaines.

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Pour ceux qui s’intéressent à ce champ d’étude, Pouvoirs et savoirs de l’écrit permet de comprendre cette pensée originale : Jack Goody se met lui-même à l’épreuve en évoquant de récentes études historiques ou des écrits en désaccord avec ses propres thèses. Un de ces écrits, notamment, qui va à l’encontre de l’une de ses hypothèses, s’appuie sur différentes enquêtes de terrain et indique que l’introduction de l’écriture dans une communauté humaine n’entraîne aucune conséquence mécanique. Son apprentissage peut ne pas s’accompagner, chez les intéressés, de modification significative de leur rapport au langage.

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Après l’émergence du langage, l’invention de l’écriture, selon Jack Goody, dote les sociétés humaines d’une nouvelle « technologie de l’intellect », constituée de trois niveaux : les instruments de l’écriture, les moyens de stockage de l’écrit et, « le plus important » pour l’auteur, les procédures cognitives, dont l’écriture rend possibles la formalisation et l’usage (listes, tableaux croisés, tables mathématiques, logique formelle, méthodes de preuve standardisées, etc.).

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Jack Goody associe donc les changements dans les modes de communication et les nouvelles technologies de l’intellect : aux niveaux anthropologique et historique, cette thèse représente une très forte avancée de la connaissance. Il n’oublie jamais que l’histoire existe, que le monde social est en constante transformation, et que ses transformations ne suivent pas n’importe quel chemin.

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Jean-Philippe Accart

Nous avons aussi reçu

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Bibliothèques et politiques documentaires à l’heure d’Internet; Bertrand Callenge. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2008. – 264 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-0962-5 : 37 €

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La Communication publique en pratiques; Association Communication publique ; sous la dir. de Myriam Lemaire et Pierre Zémor ; postface de Jean-Marc Sauvé. Paris : La Documentation française, 2008. – 442 p. – ISBN 978-2-11-006999-3 : 32 €

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Créer, trouver et exploiter les blogs; Olivier Ertzscheid. Paris : ADBS Éditions, 2008. – 64 p. – (L’essentiel, ISSN 1773-729X). – ISBN 978-2-84365-102-1 : 15 €

75

Dictionnaire de l’information; Dir. du comité de réd. Serge Cacaly ; comité de réd. Yves-François Le Coadic, Paul-Dominique Pomart, Éric Sutter. 3e éd. – Paris : Armand Colin, 2008. – VIII-296 p. – ISBN 978-2-200-35132-8 : 30 €

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L’Édition du manuscrit : de l’archive de création au scriptorium électronique; Sous la dir. d’Aurèle Crasson. Louvain-la-Neuve : Academia-Bruylant, 2008. – 313 p. – (Au cœur des textes). – ISBN 978-2-87209-884-2 : 35 €

77

Entre information et communication, les nouveaux espaces du document; Coord. par Annette Béguin, Stéphane Chaudiron et Éric Delamotte. Lille : Université Charles de Gaulle - Lille 3, 2007. – 154 p. Numéro de : Études de communication : langages, information, médiations, 2007, n °30. – ISBN 978-2-9514961-9-4 :1 : 16 €

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L’Évaluation en droit d’auteur; Guillaume Henry ; préf. de Pierre-Yves Gautier. Paris : Litec : IRPI, 2007. – XIII-364 p. – (Le Droit des affaires : propriété intellectuelle, ISSN 0757-0341 ; 30). – ISBN 978-2-7110-0984-8 : 55 €

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Extraction et gestion des connaissances (EGC’2008); Fabrice Guillet et Brigitte Trousse. Toulouse : Cépaduès Éd., 2008. – 2 vol., XVI-711 p. Numéro de : Revue des nouvelles technologies de l’information, ISSN 1764-1667, 2008, n° E-11. – ISBN 978-2-85428-819-3 (vol. 1), 978-2-85428-820-9 (vol. 2), 978-2-85428-818-6 (les deux vol.) : 52 €

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Actes de la conférence Extraction et gestion des connaissances, Sophia Antipolis, 30 janvier - 1er février 2008

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Gutenberg 2.0 : le futur du livre; Lorenzo Soccavo ; préf. de Paul Soriano. 2e éd. – Paris : M21 Éditions, 2008. – 220 p. – ISBN 2-916260-12-9 : 23 €

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Information, interaction, intelligence; Coord. par Jean-Marc Petit et Pascal Poncelet. Toulouse : Cépaduès éditions, 2007. – 256 p. Numéro de : Information, interaction, intelligence, ISSN 1630-649X, 2007, n° hors série. – ISBN 978-2-85428-785-1 : 25 €

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Liberté, égalité, fraternité dans la société de l’information; Michel Arnaud. Paris : L’Harmattan, 2007. – 174 p. – (Communication et civilisation). – ISBN 978-2-296-04447-0 : 15,50 €

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Le Management de l’intelligence collective : vers une nouvelle gouvernance; Olivier Zara. 2e éd. – Paris : M21 Éditions, 2008. – 270 p. – ISBN 978-2-916260-26-9 : 23 €

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Un vidéo blog participatif est associé au livre : intelligence collective.cluster21.com

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Le Métier de documentaliste; Jean-Philippe Accart et Marie-Pierre Réthy ; préf. de Martine Sibertin-Blanc. 3e éd. - Paris : Électre-Éd. du Cercle de la librairie, 2008. – 463 p. – ISBN 978-2-7654-0961-8 : 42 €

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Le Modèle Google : une révolution du management. 12 méthodes de management hors normes applicables toute entreprise; Bernard Girard. 2e éd. – Paris : M21 Éditions, 2008. – 216 p. – ISBN 978-2-916260-11-0 : 23 €

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Racines oubliées des sciences de la communication; Coord. par Anne-Marie Laulan et Jacques Perriault. Paris : CNRS Éditions, 2007. – 279 p. Numéro de : Hermès : cognition, communication, politique, ISSN 0767-9513, 2007, n° 48. – ISBN 978-2-271-06530-8 : 25 €

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Recherche d’information : état des lieux et perspectives; Mohand Boughanem, Jacques Savoy. Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2008. – 343 p. – (Recherche d’information et web). – ISBN 978-2-7462-2005-8 : 75 €

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La Recherche d’informations précises : traitement automatique de la langue, apprentissage et connaissances pour les systèmes de question-réponse; Sous la dir. de Brigitte Grau et Jean-Pierre Chevallet. Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2008. – 224 p. – (Traité IC2, série Informatique et systèmes d’information). – ISBN 978-2-7462-1570-2 : 75 €

91

La Reproduction des documents graphiques : usages et enjeux; Yves Le Guillou. Paris : L’Harmattan, 2008. – 127 p. – ISBN 978-2-296-04298-8 : 13 €

92

Le Réseau pensant : pour comprendre la société numérique; Sous la dir. de Pascal Lardellier et Philippe Ricaud. Dijon : Éditions universitaires de Dijon, 2007. – 192 p. – (Sociétés, ISSN 1628-5409). – ISBN 978-2-915552-25-6 : 20 €

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La Sécurité aujourd’hui dans la société de l’information : actes des Séminaires de recherche du programme Asphales ACI Sécurité informatique 2004-2007; Coord. par Stéphanie Lacour. Paris : L’Harmattan, 2007. – 279 p. – ISBN 978-2-296-04276-6 : 25 €

94

Utiliser les fils RSS et Atom; Serge Courrier. Paris : ADBS Éditions, 2007. – 65 p. – (L’essentiel, ISSN 1773-729X). – ISBN 978-2-84365-100-7 : 15 €

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Wikinomics : Wikipédia, Linux, YouTube… Comment l’intelligence collaborative bouleverse l’économie; Don Tapscott et Anthony D. Williams ; trad. Brigitte Vadé. Paris : Pearson Education France, 2007. – 363 p. – (Village mondial). – ISBN 978-2-7440-6307-7 : 25 €

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Wikipédia, média de la connaissance démocratique ? Quand le citoyen lambda devient encyclopédiste; Marc Foglia. Limoges : FYP Éditions, 2008. – 224 p. – (Présence/Société). – ISBN 978-2-916571-06-5 : 19,50 €

Notes

[1]

Parmi les publications de Jack Goody : La raison graphique : la domestication de la pensée sauvage (Éditions de Minuit, 1979) ; L’évolution de la famille et du mariage en Europe (Armand Colin, 1985) ; Cuisines, cuisine et classes, (Paris, Centre Pompidou, « Alors », 1985) ; La Culture des fleurs (Seuil, 1994) ; La peur des représentations : l’ambivalence à l’égard des images, du théâtre, de la fiction, des reliques et de la sexualité (La Découverte, 2003).

Titres recensés

  1. L’abus d’Internet peut nuire à l’esprit critique
    1. Les dix plaies d’Internet : les dangers d’un outil fabuleux Dominique Maniez; Paris : Dunod, 2008. – XII-180 p. – ISBN 978-2-10-051586-8 : 19 €
      1. Information ou manipulation ?
      2. Un procès à charge
  2. Un enjeu fondamental pour la société de l’information
    1. L’identité numérique en question : 10 scénarios pour la maîtrise juridique de son identité sur Internet. Olivier Iteanu ; avec une contribution de Olivier Salvatori; Paris : Eyrolles, 2008. – XII-166 p. – ISBN 978-2-212-12255-8 : 19 €.
      1. L’articulation entre la technique et le droit
  3. Tous les aspects contractuels de l’œuvre audiovisuelle
    1. Contrats de l’audiovisuel. Benjamin Montels; Paris : LexisNexis : Litec, 2007. – XII-339 p. – (Litec Professionnels. Propriété intellectuelle). – ISBN 978-2-7110-0670-0 : 40 €
  4. Presse et services en ligne : un état des lieux complet
    1. Éditions de contenus et de services en ligne : mode d’emploi Jean-Christophe Delfine ; sous la direction du Geste; Paris : Victoires Éditions : Geste, 2008. – 127 p. – ISBN 978-2-35113-041-4 : 15 €
  5. Protection technique et droit d’auteur
    1. Droit d’auteur et protection des œuvres dans l’univers numérique : droits et exceptions à la lumière des dispositifs de verrouillage des œuvres. Séverine Dussolier; Préface de André Lucas ; avant-propos de Yves Poullet. Bruxelles : De Boeck & Larcier, 2007. – 619 p. – (Création Information Communication ; 10). – ISBN 978-2-8044-2835-8 : 135 €
  6. Actualisation d’un ouvrage de référence
    1. Le besoin d’information : formulation, négociation, diagnostic. Yves-François Le Coadic; 2e éd. refondue. – Paris : ADBS Éditions, 2007. – 204 p. – (Sciences et techniques de l’information, ISSN 1762-8288). – ISBN 978-2-84365-097-0 : 26 €
  7. Écriture et technologies de l’intellect
    1. Pouvoirs et savoirs de l’écrit. Jack GoodySalvatori; Traduction de Claire Maniez. Suivi de : La soupe à l’alphabet : entretien avec Jack Goody / Jean-Marie Privat. – Paris : La Dispute/SNÉDIT, 2007. – 269 p. – ISBN 978-2-84303-143-4 : 21 €
  8. Nous avons aussi reçu

Pour citer cet article

« Notes de lecture », Documentaliste-Sciences de l'Information 3/2008 (Vol. 45) , p. 86-93
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2008-3-page-86.htm.
DOI : 10.3917/docsi.453.0086.


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