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Documentaliste-Sciences de l'Information

2009/1 (Vol. 46)

  • Pages : 80
  • DOI : 10.3917/docsi.461.0001
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Les révolutionnaires lecteurs de Documentaliste – Sciences de l’information me pardonneront – mais autant le déclarer dès l’ouverture de ce numéro : le web 2.0 n’est pas à mes yeux une révolution. L’opposition « révolution – évolution », telle qu’elle a été retenue comme titre du dossier de ce numéro consacré au web 2.0, n’en demeure pas moins pertinente pour évaluer et mesurer les bouleversements technologiques, sociologiques et d’usages que nous connaissons actuellement sur le web. Savoir discerner les tendances prometteuses et les paliers importants constitue aujourd’hui une compétence précieuse. Bref, distinguer le futile de l’essentiel devient l’apanage des professionnels de l’information qui ont su se doter d’une solide grille de lecture.

Gestion de projets bêta

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Mais attention à ne point trop se prendre au sérieux ! Après tout, une des leçons du « moment web 2.0 » ne tient-elle pas dans le fameux « bêta » apposé sur tous les sites de cette génération ? Le moment n’est-il pas venu de faire preuve d’un peu d’« esprit bêta » : accorder un peu plus d’importance au futile, s’ouvrir un peu plus à des idées un peu insolites ou pas tout à fait abouties ?

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Il suffit de quelques minutes pour se créer l’adresse électronique qui servira de sésame. La grande majorité des services web 2.0 ne s’adresse plus seulement aux internautes, mais également aux professionnels et éditeurs en place sur le marché. En leur proposant des services gratuits, ou peu s’en faut. Alors pourquoi ne pas se lancer et tester ces services dans l’optique d’une utilisation professionnelle ? Pourquoi même ne pas imaginer une « gestion de projets bêta », dans laquelle les projets ne sont jamais terminés – comme dans la vraie vie, me direz-vous – mais dont ce caractère inachevé devient un moteur d’innovation ?

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Loin de moi, bien sûr, l’idée d’abandonner tous les contenus d’Europeana à Google Books ! En d’autres termes, il ne s’agit pas de céder à toutes les modes au risque de se retrouver vraiment… bêta. Jean-Michel Salaün pose d’ailleurs une question fondamentale dans ce dossier : « Faut-il s’intégrer à ces dynamiques quitte à risquer de perdre toute indépendance ou au contraire refuser de se compromettre au risque d’être marginalisé ? »

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Entre perte d’indépendance, compromission, marginalisation et immobilisme, un espace existe. Dans lequel le professionnel de l’information peut faire valoir son rôle de garant de l’intégrité de l’information et de défricheur de nouveaux services. Alors, tenté par un zeste d’esprit bêta ?. •

Pour citer cet article

Roumieux Olivier, « Précieux esprit bêta », Documentaliste-Sciences de l'Information, 1/2009 (Vol. 46), p. 1-1.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2009-1-page-1.htm
DOI : 10.3917/docsi.461.0001


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