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Documentaliste-Sciences de l'Information

2010/1 (Vol. 47)

  • Pages : 80
  • DOI : 10.3917/docsi.471.0070
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Organisation et fonctionnement des dispositifs info-communicationnels

Dispositifs info-communicationnels : questions de médiations documentaires. Sous la direction de Viviane Couzinet. Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2009. 263 p. (Systèmes d’information et organisations documentaires, ISSN 1961-8409). ISBN 978-2-7462-2287-8 : 59 €

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Les « dispositifs info-communicationnels » auxquels cet ouvrage est dédié constituent des « moyens de diffusion des connaissances produites » (p. 19) et sont envisagés comme « processus de médiation visant à faciliter l’accès au document dans un contexte particulier » (p. 28). Autant dire que tous les lecteurs de Documentaliste-Sciences de l’information sont concernés !

Six dispositifs extrêmement variés dans leur composition ou leur agencement mais présentant de nombreux points communs

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Dans un chapitre introductif, Viviane Couzinet, professeure en science de l’information et de la communication et directrice du LERASS (Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales) à Toulouse, précise le cadre des travaux engagés en 2003 qui sont à l’origine de cet ouvrage. Il s’agissait, pour l’équipe MICS (Médiations en information-communication spécialisée) du LERASS, de contribuer à l’élaboration de la notion de « dispositif info-communicationnel » comme dispositif de médiation à travers l’analyse de six situations particulières.

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Trois grands secteurs sont ici mis à l’honneur : la formation, la recherche scientifique et la culture. Les six dispositifs choisis, dans autant d’environnements particuliers, font chacun l’objet d’une contribution. Le secteur de la formation est approché à travers le réseau SCEREN de l’Éducation nationale (Patrick Fraysse) et le dispositif propre à l’enseignement agricole (Isabelle Fabre et Cécile Gardiès). Les dispositifs documentaires de la recherche scientifique publique en Espagne (CINDOC hier, IEDCYT aujourd’hui) et en France (du CDST à l’INIST) font l’objet d’une deuxième série de deux articles. Dans une troisième et dernière partie, le domaine de la culture est abordé par l’étude des spécificités des dispositifs mis au service des missions et activités des architectes (Caroline Courbières) puis, dans une dernière contribution, du dispositif info-documentaire d’une école d’art contemporain de la région toulousaine (Gérard Régimbeau).

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Chacun des dispositifs est présenté dans son contexte historique, ce qui offre une intéressante fresque d’une bonne moitié du XXe siècle documentaire pour ces secteurs. Puis chacun des auteurs a défini et fouillé à la fois le périmètre d’étude choisi, les structures et missions de ces dispositifs, les aspects humains, les techniques mises en œuvre ainsi que les méthodes de travail et outils de traitement de l’information qui ont été privilégiés. Des tableaux et des références complètent cette photographie de chacun des dispositifs.

Une étude centrée sur la diffusion des connaissances

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Sur le plan scientifique, cet ouvrage a la particularité de traiter la médiation de la connaissance et des savoirs (éducatif, scientifique ou artistique) non pas, comme il est d’usage, à travers la production concrète que l’on pourrait qualifier de « primaire » – les programmes ou les cours d’enseignement, les expériences ou productions scientifiques, le bâtiment en tant qu’œuvre d’un architecte –, mais plutôt en valorisant les dispositifs qui participent à la diffusion des connaissances auprès de publics de plus en plus larges, s’appuyant alors plus particulièrement (mais non exclusivement) sur des traces « secondaires » voire « tertiaires ».

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En plus de nous donner une image forcément partielle mais éclairante sur l’histoire et le fonctionnement de ces différents environnements sociaux et techniques, ces travaux avaient également comme projet de questionner la notion même de « dispositif » et de réseaux (local/global, entités dominantes/secondaires, centre/périphérie). Ce point d’ancrage impose de déplacer l’analyse et l’observation du « tout » vers celles de l’« articulation de ces composants », avec la nécessité de (re)contextualiser en permanence l’analyse qui en est faite. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, le service de documentation d’un fonds régional d’art contemporain ne peut être conçu et analysé que dans la relation fonctionnelle établie entre lui et l’entité administrative du FRAC, ainsi que dans le cadre d’activité défini par les dispositifs national, régional et local de la documentation en art contemporain (p. 239).

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Le choix de se centrer sur la « diffusion des connaissances » à l’exclusion de leur « production » est justifié ici par la prépondérance donnée, au sein des secteurs étudiés, à la médiation « primaire » (parce que c’est une affaire de « créateurs » ou d’« auteurs » ?), ce qui, de fait, rend peu visibles les dispositifs de diffusion de ces connaissances produites. Si ce parti pris se justifie pour les secteurs de la formation, de la recherche scientifique et de la culture, qui semblent distinguer très fortement la production et la diffusion de connaissances, il révélerait peut-être ses limites dans le cas d’autres secteurs professionnels où, au contraire, il semble important de mieux articuler production et diffusion de connaissances. L’étude du dispositif documentaire au service des architectes montre bien un de ces environnements où la communication des connaissances produites s’articule à la production de celles-ci.

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L’étude des dispositifs informationnels semblera familière à certains d’entre nous. Souvent réalisées dans le cadre de travaux liés à la veille et à l’intelligence économique, ces activités s’appuient sur l’observation des systèmes d’acteurs et de leurs rôles, et conduisent à l’élaboration de « cartographies de secteurs » produites alors dans bien d’autres activités que celle de diffusion des connaissances. Ces publics seront intéressés par la méthodologie et par l’approche choisies dans ces travaux.

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D’une lecture aisée, cet ouvrage offre une présentation concrète de l’organisation et du fonctionnement dans le temps de dispositifs info-communicationnels, fondée sur une analyse approfondie, menée dans la durée et en suivant une méthodologie fouillée. Une lecture transversale fait apparaître des convergences entre les différentes situations décrites : autant d’accroches pour élaborer et renforcer une identité professionnelle commune !

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Sylvie Dalbin

SylvieATD@aol.com

La publication scientifique au XXIe siècle

La publication scientifique : analyses et perspectives. Sous la direction de Joachim Schöpfel. Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2008. 367 p. (Traité des sciences et techniques de l’information). ISBN 978-2-7462-1846-8 : 110 €

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« L’impact conjugué des nouvelles technologies de l’information et de la communication et de l’économie de marché a modifié en profondeur le rapport entre l’activité scientifique et ses moyens de communication. » C’est ainsi que Joachim Schöpfel explicite l’objectif scientifique de ce livre dans lequel une vingtaine d’éditeurs, chercheurs, professionnels de l’information, industriels et commerciaux de sept pays prennent la plume pour analyser la publication scientifique et en dire les perspectives. Composé de seize chapitres, cet ouvrage, s’articule autour de dix thèmes.

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Le premier porte sur l’histoire de l’édition et le rôle des éditeurs scientifiques. Einar Fredriksson signe « Une brève histoire de l’édition scientifique », texte savant et très documenté. Michael Mabe enchaîne avec « L’édition des revues scientifiques ». Partant de l’invention de la revue, il expose les principes de base communs à l’édition sur papier et à l’édition électronique. En s’appuyant sur des schémas très explicites, il s’efforce également de montrer leurs différences essentielles dans les processus de création et de diffusion. Nick Evans présente ensuite l’explosion des sociétés savantes dans le monde et tente de prévoir leur avenir et celui de leurs publications à l’heure du numérique. Le lecteur apprend beaucoup mais peut s’étonner de l’absence, dans ce chapitre, d’une référence à l’International Council of Scientific Union (ICSU) qui, avec l’Unesco, joue un rôle déterminant dans les normes concernant les publications scientifiques.

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Le marché de l’information scientifique et le mouvement open access constituent le deuxième thème de cet ouvrage. Mathias Dewatripont, Victor Ginsburgh, Patrick Legros et Alexis Walckiers analysent l’« Édition scientifique et [le] pouvoir de marché ». Ils en soulignent les caractéristiques avant de présenter les résultats économétriques de leurs enquêtes et la typologie des éditeurs dans cette perspective économique. Alain Jacquesson et Jean-Philippe Schmitt présentent « Les grands éditeurs face au mouvement open access » et décrivent des étapes caractéristiques de leur attitude face à ces nouveaux modes de communication scientifique. Et Françoise Vandooren étudie, dans une perspective économique, technologique et politique à la fois, l’« Évolution de l’accès aux publications scientifiques », en insistant sur quelques défis posés par le libre accès aux publications.

Bibliothèques universitaires, nouvel encyclopédisme, consortiums…

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Chérifa Boukacem-Zeghmouri signe le chapitre unique du troisième thème portant sur le rôle éditorial des bibliothèques universitaires. Sa contribution révèle « Les opportunités éditoriales du modèle renouvelé de la bibliothèque académique ». Ce chapitre invite le professionnel de l’information à réfléchir sur une facette de son travail relativement peu souvent abordée.

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Le quatrième thème, « Le transfert des savoirs et le cas de Wikipédia », offre à Laure Endrizzi l’occasion de s’interroger sur « Wikipédia : un nouveau modèle éditorial ? » et d’exposer les « secrets de fabrication » de cette encyclopédie. C’est « L’encyclopédisme en éclats : l’édition scientifique numérique face aux nouvelles mémoires et intelligences en procès » qui intéresse Brigitte Juanals et Jean-Max Noyer. Leur étude leur permet d’affirmer l’importance à donner aux modes d’écriture quand l’encyclopédisme en train d’émerger est « celui des agencements, donc des cartographies ». Ceci pose le problème majeur de « la navigation dans l’espace hétérogène des ontologies qui décrivent les agencements des savoirs spécifiques constitutifs du savoir scientifique général et processuel disponible ».

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Pierre Carbonne et Albert G. Joseph se chargent du cinquième thème de cet ouvrage pour parler respectivement de « La relation consortiums-éditeurs », phénomène mondial né de l’accès aux publications scientifiques ; et de « La négociation des licences pour la fourniture des documents », pratique relativement récente, dont les données juridiques peuvent varier suivant les pays.

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Les cinq derniers thèmes ne sont illustrés chacun que par un seul chapitre. C’est d’abord « Le rôle des agences d’abonnement vis-à-vis des éditeurs » : Séverine Maes qualifie ce rôle en évolution et analyse les relations des agences avec les éditeurs en terme de partenariat. Son analyse est confirmée par la transcription d’un entretien avec le PDG de Swets, Arie Jongejan.

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C’est ensuite le court chapitre écrit par Benoît Drigny sur « L’externalisation de la production éditoriale », qui porte sur des fonctions du back comme du front office. L’auteur explicite très clairement son propos dans des schémas qui permettent de comprendre la nouvelle donne de cette production.

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Muriel Lefebvre aborde la délicate question de « L’évaluation des savoirs scientifiques : modalités et enjeux ». Après avoir présenté les différents systèmes d’évaluation qui coexistent et font tous l’objet de multiples critiques des chercheurs concernés, elle se demande comment redéfinir les modalités d’évaluation de la carrière des chercheurs.

Bonnes pratiques

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Audrey Gilmore, David Carson et Chad Perry s’attaquent aux « Bonnes pratiques pour rédacteurs, auteurs et rapporteurs » de publications scientifiques. Leur travail décrit pas à pas la préparation et la rédaction d’un article par un chercheur et propose « une approche “de bon sens” pour la rédaction et la publication des articles ». Ce chapitre est d’un intérêt certain pour tous les acteurs concernés par le circuit d’un article, depuis sa création jusqu’à sa lecture. Les enseignants doivent l’utiliser pour faire comprendre et découvrir à leurs étudiants le monde de la publication scientifique car ce texte présente d’incontestables qualités pédagogiques. Mais le lecteur peut s’étonner de ne trouver aucune allusion aux travaux de l’ICSU/AB portant précisément sur ces problématiques.

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Hans E. Roosendaal, Kasia Kurek et Peter A. Th. M.Geurts décrivent les « Modèles économiques de l’édition scientifique et [les] processus de recherche ». Ils analysent la communication scientifique dans son action à l’intérieur de la communauté scientifique et dans son environnement sociétal. Ils s’interrogent en particulier sur le positionnement stratégique du chercheur, pour lequel l’information scientifique est l’un des facteurs-clés.

Un ouvrage pour tous les acteurs de la publication scientifique

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Cet ouvrage qui livre de nombreuses informations se termine par un index bienvenu. Certes, il s’adresse en priorité aux chercheurs, dans quelque domaine qu’ils exercent. Mais il intéressera également tous les acteurs engagés dans la publication scientifique : éditeurs, rédacteurs, documentalistes… Malgré son haut niveau scientifique (que traduisent très bien les bibliographies qui accompagnent chaque contribution), il sera aussi fort utile aux étudiants des métiers du livre ainsi qu’aux futurs professionnels de l’information appelés à travailler dans des laboratoires de recherche où les connaissances sur les publications scientifiques sont indispensables. Cet ouvrage savant leur offre les analyses et les perspectives qui leur permettront de les découvrir. •

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Marie-France Blanquet

Les sciences de l’information à l’ère numérique

Problématiques émergentes dans les sciences de l’information. Sous la direction de Fabrice Papy. Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2008. 351 p. (Traité des sciences et techniques de l’information. Série Environnements et services numériques d’information). ISBN 978-2-7462-2110-9 : 95 90 €

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Dirigé par Fabrice Papy (directeur du laboratoire Document numérique et usages de l’université Paris-8, également directeur de la série « Environnements et services numériques d’information »), cet ouvrage regroupe treize contributions de dix-neuf auteurs, pour la plupart enseignants-chercheurs en sciences de l’information et de la communication. Il présente un certain nombre de problématiques scientifiques – anciennes pour certaines, plus récentes pour d’autres – que la nouvelle ère numérique a mises en lumière.

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Plusieurs chapitres intéressent directement les professionnels de l’information-documentation.

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Ainsi des états de l’art, synthèses de travaux plus ou moins récents, permettent de savoir à quoi correspond maintenant le concept d’information (« Quelques révisions du concept d’information » par Sylvie Leleu-Merviel et Philippe Useille), celui de culture informationnelle (Alexandre Serres) et celui de pertinence en sciences de l’information (modèles et théorie par Brigitte Simonnot) ou en intelligence économique (Amos David). Les pratiques informationnelles et les usages des dispositifs d’accès à l’information électronique sont étudiés par Madjid Ihadjadene et Stéphane Chaudiron.

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Plusieurs contributions font état de recherches pluridisciplinaires : la « Représentations des documents numériques dans le contexte de l’analyse automatique de textes » (Luc Grivel), un point sur la théorie économique moderne de l’information (« Liberté d’information, démocratie participative et économie locale » par Yves Thépaut), et les textes déjà cités : « L’étude des dispositifs d’accès à l’information électronique : approches croisées » de Madjid Ihadjadene et Stéphane Chaudiron et « La culture informationnelle » d’Alexandre Serres.

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D’autres chapitres présentent des recherches en cours, plus personnelles : la communication entre chercheurs et entre praticiens (« De la communication scientifique à la médiation spécialisée : communication des savoirs et formes d’hybridation » par Viviane Couzinet) ; une réflexion sur la mémoire pour aboutir à une épistémologie de la médiation et de la transmission du savoir (« Temps, mémoire et document » par Jean-Paul Metzger) ; une étude de nouveaux objets sociodocumentaires et non plus sociotechniques dus au couplage du document et du réseau (« Le document et le réseau » par Sophie Pène).

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Trois chapitres sont consacrés à l’offre actuelle (web et musée, bibliothèque) et ses usages : « L’internet muséal comme observatoire de l’interactivité », par Geneviève Vidal (description de l’offre des musées par l’internet et le web 2.0) ; « Internet à la bibliothèque publique », par Muriel Amar, Agnès Camus-Vigué, Christophe Evans et Françoise Gaude (usages par le(s) public(s) des offres Internet à la BPI) ; « Édition électronique pour mobile : les contenus originaux de la télévision sur mobile, conditions techniques et socio-économiques de leur émergence et culture d’écran de la génération Y », par Bruno Hénocque (point, y compris technique, sur l’offre et l’usage de la TV sur mobile par les « mobinautes »).

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Dans cet ouvrage dense sur des sujets qui concernent tout spécialiste de l’information (information, pertinence, culture informationnelle, accès à l’information électronique, économie de l’information), plusieurs textes sont très pédagogiques, très clairs pour le le lecteur non expert du sujet traité. Toutes les contributions sont suivies d’une bibliographie importante, mais aucune n’est datée (ce qui est étonnant lorsque l’on parle d’émergence et que dans quelques bibliographies certains documents sont indiqués « à paraître »). Une bibliographie thématique globale permettrait de connaître les documents incontournables (signalés par plusieurs auteurs, par exemple). Une introduction ou une conclusion qui fasse une présentation ou même la synthèse des communications (c’est le cas pour les « séminaires Inria », par exemple) serait également la bienvenue.

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Mais il y a un index général ! Grâce auquel on peut voir l’importance (en nombre de pages) donnée à certains sujets : accès à l’information (11 pages), circulation (12 pages), culture de l’information et culture informationnelle (15 pages), document (19 pages), médiation (17 pages), et les trois champions : recherche d’information et recherche documentaire (30 pages), information (36 pages), usage + usagers (26 + 18 pages). •

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Arlette Boulogne

Les ressources électroniques en bibliothèque

Les collections électroniques, une nouvelle politique documentaire. Sous la direction de Pierre Carbonne et François Cavalier. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2009. 311 p. (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). ISBN 978-2-7654-0975-5 : 39 €

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Faire le point sur les ressources électroniques offertes en 2009 aux bibliothèques, voilà qui rendait déjà cet ouvrage indispensable. Et c’est un panorama très complet du paysage éditorial, domaine par domaine, qui nous est proposé ici, avec une mise en exergue des difficultés rencontrées et des évolutions envisageables.

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Une large place y est tout naturellement accordée au libre accès qui assure désormais une part non négligeable de la constitution de telles collections. Un état des lieux complet nous est proposé, en particulier sur les aspects techniques, économiques et politiques de la question. Certes les modèles sont loin d’être stabilisés et plusieurs expériences – Scoap 3 et Springer open Choice notamment – sont présentées pour compléter le tableau, ce qui permet aussi de mettre l’accent sur trois « chantiers » actuels : l’obligation de dépôt, les questions juridiques et la mise en réseau des archives ouvertes.

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Qui dit ressources électroniques dit aussi consortiums. Couperin pour les bibliothèques universitaires, Carel pour les bibliothèques publiques, se sont imposés la fois auprès des éditeurs et de leurs clients. Après avoir exposé le détail de leur mode de fonctionnement et des évolutions en cours, l’ouvrage donne des informations très précises sur les offres faites par les divers éditeurs et sur les modèles économiques qu’ils ont adoptés. Où l’on apprendra aussi à lire, à comprendre et à négocier les clauses des contrats de licence de ressources électroniques. Des aspects qui nous ont toujours paru essentiels et qui sont ici fort opportunément accompagnés de plusieurs recommandations auxquelles nous souscrivons bien volontiers : acquérir des connaissances juridiques, assurer une veille et partager des informations.

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Qu’elle soit sur support papier, analogique ou numérique, une offre est destinée à des publics. La troisième partie de l’ouvrage approfondit les questions liées aux contenus, aux modalités techniques, aux questions juridiques et commerciales des œuvres dématérialisées. Si, dès que l’on aborde de tels sujets, on se rend compte très rapidement de leur complexité, les auteurs de l’ouvrage ne manquent pas de donner quelques pistes en fournissant des grilles d’analyse visant à faciliter le signalement de ces ressources, la gestion des accès sur place et à distance, l’établissement de statistiques d’utilisation ainsi que la conservation (éventuelle) des documents – autant de paradigmes totalement différents de ceux que l’on a pu connaître dans le passé.

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Pour compléter ce tableau, déjà impressionnant, on trouvera, dans une dernière partie, une présentation des enjeux stratégiques et de plusieurs acteurs clés opérant au niveau national et international, le regard vers l’extérieur étant ô combien indispensable en la matière !

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On notera enfin que cet ouvrage, bâti principalement sur l’expérience des bibliothécaires universitaires, vise à construire des outils méthodologiques et pratiques communs pour l’ensemble des bibliothèques. À consulter absolument pour connaître et maîtriser l’offre éditoriale qui nous est faite, bien au-delà du livre et de la presse, et pour disposer de grilles de lecture ! •

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Michèle Battisti

Savoir accueillir les usagers

Accueillir les publics. Comprendre et agir. Marielle de Miribel, avec la collaboration de Benoît Lizée et Tony Faragasso. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2009. 512 p. (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). ISBN 978-2-7654-0971-7 : 46 €

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Il y a des livres que l’on recommande immédiatement, dès les premiers chapitres lus : de par leur approche, leur contenu, leur clarté, leur ton, ils séduisent d’emblée. Le dernier ouvrage de Marielle de Miribel se situe dans cette lignée : est-il besoin de présenter l’auteure, conservatrice en chef, en poste à Médiadix, connue à la fois pour ses qualités de formatrice et de communication ? Ce livre montre que la notion d’accueil est une notion inépuisable, qui peut être envisagée sous différents angles. Divisé en huit parties, comportant de nombreux schémas et illustrations ainsi que des dessins humoristiques, il répond à deux interrogations : la première vient des directions d’établissements qui souhaitent former leurs équipes à l’accueil, et la seconde est celle des équipes d’accueil elles-mêmes.

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« Les enjeux de l’accueil » souligne la place de la médiation dans les missions d’une bibliothèque : définir une politique d’accueil apparaît comme essentiel, ce qui revient à réfléchir sur les valeurs des bibliothèques publiques, leurs champs d’activité, leurs pôles. Qui dit accueil et service public dit également « contrat », politique et stratégie d’accueil, avec l’étape prise en exemple de l’inscription du lecteur vue comme un rite de passage. « Informer ou communiquer » montre le déséquilibre existant entre ces deux notions en bibliothèque, ainsi que le déficit d’image dans la communication écrite. Trois « zones » sont à gérer, entre la bibliothèque, le lecteur et la relation entre les deux. Deux exemples viennent clore cette partie : l’accueil téléphonique et l’accueil virtuel. « Les ressources à disposition : espaces, collections, fonctionnement » développe la notion d’appropriation de l’espace bibliothèque par l’usager, avec la signalétique, la circulation, le classement, la cotation. Un chapitre sur le règlement clôt cette partie. « Réalités et représentations individuelles » se place à la fois du côté du lecteur/usager et de celui du professionnel, en insistant sur la fonction du cadre de référence et sur le regard porté sur la réalité de l’accueil.

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« Regards sur les publics » dresse une typologie des lecteurs de bibliothèques de 7 à 77 ans, qu’ils soient collégiens, étudiants, enseignants ou autres. L’accueil de certains publics est mis sous la loupe : les adolescents, les personnes handicapées. « Les risques du métier » expose la question des conflits et de leur évitement possible, celle des jeux de pouvoir, des jeux psychologiques, du rôle des émotions. « Les outils du bibliothécaire de référence » se répartit entre « Écouter », « Questionner », « Reformuler », complétés par un certain nombre d’exemples. « Les outils du professionnel de la médiation » revient sur la question des conflits, évoque celle de la reconnaissance, indique comment s’adapter au mode de communication de l’autre.

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La conclusion de l’ouvrage sera aussi la nôtre : la fonction d’accueil ne peut vraiment être pleinement exercée que si certaines conditions sont remplies, qui relèvent du « savoir-être », c’est-à-dire être soi-même à l’aise face au public et mettre à l’aise les usagers. •

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Jean-Philippe Accart

Jean-Philippe.Accart@unige.ch

Vers une nouvelle vision de la propriété intellectuelle

La propriété intellectuelle emportée par le numérique ? Centre d’information et d’initiatives sur l’informatisation - Terminal – Paris : L’Harmattan, 2009. – P. 7-172. Dossier de la revue : Terminal : technologie de l’information, culture & société, ISSN 0997-5551, automne-hiver 2008-2009, n° 102. – ISBN 978-2-296-07488-0

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La révolution des technologies et des usages impose indéniablement une nouvelle vision du droit d’auteur, très loin de l’adaptation récemment encore évoquée et des réponses économiques qu’ont été les DRM (systèmes de gestion numérique des droits) ou la « malencontreuse » directive européenne sur le droit d’auteur. Et puisque, à s’obstiner à riposter sans analyse économique ni « inventivité » juridique, on se prépare à de graves difficultés, ce numéro de la revue Terminal propose trois séries d’articles pour constater le « basculement », présenter diverses « expérimentations » et mettre l’accent sur « le libre ».

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Pour introduire ce dossier très riche, trois scénarios de science-fiction sont présentés. On y imagine que le droit d’auteur est maintenu grâce à une répression « féroce », qu’après avoir été « balayé » en 2010 les auteurs sont contraints à vivoter, ou que la rémunération est remplacée par des unités de reconnaissance sociale…

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Puisque lutter efficacement contre la piraterie nécessite effectivement un consensus social, un retour est proposé en 1985, date d’une loi qui, sans précipitation ni heurts, a organisé la compensation financière pour copie privée. La licence globale se trouve en toile de fond dans cet article qui souligne qu’une réflexion sur les modes de rémunération et le soutien à la création doit être organisée à l’heure où les supports physiques disparaissent, et qui préconise un « Grenelle de l’économie numérique » pour que le Parlement puisse légiférer en connaissance de cause.

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Retour sur le passé, encore, dans l’article suivant qui dresse un panorama des lois adoptées en France depuis celles de 1791 et 1793 jusqu’à la loi Hadopi, et rappelle les différences qui séparent le modèle anglo-saxon du modèle continental et les décisions majeures prises par les tribunaux sur le téléchargement illégal. Cet article souligne aussi les difficultés à établir des frontières entre les usages illicites et licites, rappelle les responsabilités des acteurs et présente divers modèles alternatifs au modèle traditionnel. Il démontre que les pratiques du Web 2.0, fondées sur la gratuité, répondent au modèle juridique appliqué aux médias de masse mais exigent aussi un abandon des données personnelles ; et que l’Internet est amené ainsi à devenir un espace de contrôle guidé par divers intérêts économiques.

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L’approche économique s’imposait effectivement. Après avoir présenté les théories permettant d’analyser les droits de propriété intellectuelle, puis souligné que la mise à disposition sur les réseaux d’œuvres protégées bénéficiait aux fabricants d’équipements, aux fournisseurs d’accès à l’Internet et aux producteurs de logiciels protégés, l’auteur entreprend une analyse approfondie des échanges d’œuvres musicales sur les réseaux P2P. Il remet en cause le statut de bien privé des « archives musicales » et souligne les différences entre les marchés liés à l’économie numérique et les marchés économiques traditionnels.

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Fournir aux chercheurs des documents à distance suppose un encadrement juridique. Celui-ci a évolué sous la pression des évolutions techniques et économiques. C’est ce que démontre l’article suivant qui détaille les difficultés rencontrées lorsque l’on a voulu envoyer ces documents par les voies électroniques. Il rappelle aussi les enjeux du développement des archives ouvertes et des modèles économiques alternatifs, ou encore de la « reconquête » de la propriété intellectuelle par les communautés scientifiques.

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Le libre accès est précisément l’objet de l’article suivant qui dresse un historique du mouvement initié par les communautés de chercheurs, en présente les principes et les outils. L’appropriation par les politiques prend du retard, dû en partie à l’existence d’un lobby anti-accès chez les éditeurs ; mais il rencontre plus de succès auprès des fondations et des universités, ce qui laisse augurer une progression vers une communication scientifique libre sur Internet.

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Abandonner le copyright pour le user-right. La musique est libre et légale sur Jamendo, qui combine les licences Creative Commons (CC) à un modèle économique financé sur la publicité, fondé sur l’audience et les partenariats pour une mise à disposition sur d’autres plates-formes. Soit un B2C gratuit et un B2B payant, et une dissociation entre les licences CC qui lient l’ayant droit au public et les contrats qui lient l’artiste aux producteurs de la plate-forme.

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L’appartenance au domaine public n’interdit pas une réappropriation privée partielle, contrairement à une œuvre libre dont l’auteur accepte d’emblée qu’elle circule et soit modifiée, ce qui se traduit par une propriété collective réelle. Le droit d’auteur ayant été conçu pour des œuvres figées et un auteur solitaire, l’œuvre libre peine à entrer dans le moule du Code de la propriété intellectuelle, notamment au regard du droit moral et des règles de cession du droit d’auteur. D’où l’idée de s’appuyer sur les libertés fondamentales – la liberté d’expression, la liberté contractuelle –, et sur la notion de propriété collective « liée à l’émergence d’une prise de conscience quant à la nécessité de gérer en commun certains domaines » dont les œuvres libres pourraient faire partie.

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Lorsqu’il s’agit de ressources pédagogiques, on met désormais en exergue celles que les enseignants créent de manière collaborative, dont Sésamath, produit par une communauté d’enseignants-auteurs-utilisateurs, est emblématique. Et, s’agissant de régime juridique, les diverses licences appliquées aux logiciels et ressources libres sont présentées, qui devraient être mieux connues des enseignants. Puisque ceux-ci recourent aussi à des ressources produites par des voies plus classiques, l’exception pédagogique amenée à être prochainement insérée dans notre droit et toutes les difficultés inhérentes à son application sont évoquées. D’où cet intérêt pour l’« usage loyal » qui couvre un plus vaste champ d’usages, présente plus de risques, mais serait plus approprié à l’accès à la culture, moteur de l’apprentissage.

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Le combat du libre s’exerce aussi dans le domaine des brevets. Or, si un faible niveau de protection facilite l’apprentissage technologique, le développement économique et la santé publique, les accords de propriété intellectuelle de l’OMC ont harmonisé en 1994 les régimes juridiques en appliquant ceux des pays les plus développés, ce qui s’est traduit par un blocage de l’accès aux traitements du sida dans les pays du Sud. L’article démontre non seulement les dérives de la propriété intellectuelle dans le secteur des médicaments, au détriment de l’innovation ; mais aussi que, en dépit d’un durcissement sans égal de ces régimes dans le domaine pharmaceutique, les acteurs de la société civile ont su faire bouger les lignes de force, dans un domaine où les acteurs privés sont très puissants. •

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Michèle Battisti

michele.battisti@adbs.fr

Pour faire émerger l’intelligence collective dans les organisations

Le Management de l’intelligence collective : vers une nouvelle gouvernance. Olivier Zara. 2e éd. Paris : M21 Éditions, 2008. 270 p. ISBN 978-2-916260-26-9 : 23 €. Un espace en ligne interactif est associé au livre : intelligencecollective.cluster21.com

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L’auteur de cet ouvrage, Olivier Zara, est président et fondateur d’une société spécialisée dans les solutions web 2.0 pour les entreprises et le grand public. Le livre se compose de quatre parties.

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La première est consacrée aux enjeux de l’intelligence collective. Le management individuel constitue le socle du management. Le management collectif ou management d’équipe le complète. Le manager contrôle et coordonne les activités. Le management de l’intelligence collective, reposant sur les managements individuel et collectif, consiste à gérer et à développer les ressources intellectuelles d’une équipe. Le manager y est avant tout un facilitateur des coopérations, un « émergeur ».

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Comparée à l’intelligence individuelle, l’intelligence collective est celle du lien, de la relation. Selon Olivier Zara, les entreprises de l’ère industrielle et commerciale, avec l’avènement de la société de l’information et des réseaux sociaux, vont devoir progressivement devenir des entreprises intelligentes sous peine de disparaître. L’entreprise intelligente repose pour lui sur trois piliers : l’intelligence collective (IC), le knowledge management et les technologies de l’information et de la collaboration. Ces trois piliers sont en interaction permanente, ils sont indissociables et complémentaires.

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L’auteur dénonce de fréquentes confusions à propos de la notion de coopération : la coordination consiste à répartir des tâches alors que la coopération consiste à chercher ensemble une solution à un problème ; il y aussi confusion entre collectif (un groupe) et collaboratif (une méthode de travail). Il insiste sur le savoir être coopératif mais, quoi qu’on fasse en terme d’organisation, la culture est toujours la plus forte et elle est principalement déterminée par les dirigeants. Il y a pour lui nécessité de définir un nouveau contrat social co-construit par le collectif, valorisant la coopération pour créer les conditions d’un réel engagement (le contrat collaboratif).

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La deuxième partie constitue un « Guide pratique du manager de l’intelligence collective ». Olivier Zara souligne combien le rôle de la confiance est central pour obtenir une « coopération active ». Dans le management de l’intelligence collective, il s’agit de mobiliser et de valoriser les ressources intellectuelles, de piloter les processus collectifs de coopération intellectuelle.

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La matrice AXIO (qui en grec signifie « valeur ») propose un processus en six étapes pour atteindre un objectif lié à une activité intellectuelle en établissant une cartographie des informations et des relations humaines pour agir efficacement. Différentes applications en sont proposées.

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La troisième partie de l’ouvrage est consacrée à la manière de faire émerger l’intelligence collective dans une organisation. Olivier Zara distingue trois niveaux : le vouloir coopérer, le savoir coopérer et le pouvoir coopérer. La mise en place du pilier IC doit précéder le pilier KM car celui-ci a besoin de coopérations intellectuelles pour bien fonctionner. Le vouloir coopérer pose la question de l’influence de la culture et des représentations sur la performance collective. Le savoir coopérer repose sur les compétences relationnelles. Le pouvoir coopérer, c’est évoluer dans un environnement qui favorise la coopération entre personnes et autres entités avec tout l’enjeu des TIC et de leurs usages avec pour objectif de mettre en place un KM durable, intégré dans le système d’évaluation des performances et dans le système de reconnaissance de l’organisation, en mettant en cohérence les outils et les valeurs.

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La quatrième partie, « Pour aller plus loin », repose principalement sur des études de cas. Le plus grand danger pour l’entreprise intelligente est que l’information ne soit pas capitalisée ni partagée. Plus que la sécurité du système informatique, la meilleure protection des informations de l’entreprise est la fidélisation de ses employés. Le management de l’intelligence collective étant un nouvel art de travailler fondé sur la co-création et la participation, Olivier Zara insiste logiquement sur les liens entre intelligence collective et innovation, perçue comme l’affaire de tous, personnels de l’entreprise mais aussi clients et fournisseurs.

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Des annexes complètent très utilement cet ouvrage, accentuant sa dimension pratique pour les responsables désireux de développer l’intelligence collective dans leur organisation.

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Cet ouvrage s’adresse à la fois aux dirigeants et aux experts et consultants en management qui travaillent à faire émerger l’intelligence collective dans une organisation. Très clair, il présente à la fois les concepts et une approche pragmatique avec l’analyse de cas concrets. Au-delà de l’intelligence économique, il propose de passer à l’IC dans une logique de responsabilité, de partage et de valorisation des connaissances. Il s’adresse aussi à un public plus large (notamment aux étudiants), soucieux de resituer l’intelligence collective dans les grands enjeux de notre société post-industrielle fondée sur la connaissance et les réseaux sociaux. •

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Christian Bourret

Titres recensés

  1. Organisation et fonctionnement des dispositifs info-communicationnels
    1. Dispositifs info-communicationnels : questions de médiations documentaires. Sous la direction de Viviane Couzinet. Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2009. 263 p. (Systèmes d’information et organisations documentaires, ISSN 1961-8409). ISBN 978-2-7462-2287-8 : 59 €
      1. Six dispositifs extrêmement variés dans leur composition ou leur agencement mais présentant de nombreux points communs
      2. Une étude centrée sur la diffusion des connaissances
  2. La publication scientifique au XXIe siècle
    1. La publication scientifique : analyses et perspectives. Sous la direction de Joachim Schöpfel. Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2008. 367 p. (Traité des sciences et techniques de l’information). ISBN 978-2-7462-1846-8 : 110 €
      1. Bibliothèques universitaires, nouvel encyclopédisme, consortiums…
      2. Bonnes pratiques
      3. Un ouvrage pour tous les acteurs de la publication scientifique
  3. Les sciences de l’information à l’ère numérique
    1. Problématiques émergentes dans les sciences de l’information. Sous la direction de Fabrice Papy. Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2008. 351 p. (Traité des sciences et techniques de l’information. Série Environnements et services numériques d’information). ISBN 978-2-7462-2110-9 : 95 90 €
  4. Les ressources électroniques en bibliothèque
    1. Les collections électroniques, une nouvelle politique documentaire. Sous la direction de Pierre Carbonne et François Cavalier. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2009. 311 p. (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). ISBN 978-2-7654-0975-5 : 39 €
  5. Savoir accueillir les usagers
    1. Accueillir les publics. Comprendre et agir. Marielle de Miribel, avec la collaboration de Benoît Lizée et Tony Faragasso. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2009. 512 p. (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). ISBN 978-2-7654-0971-7 : 46 €
  6. Vers une nouvelle vision de la propriété intellectuelle
    1. La propriété intellectuelle emportée par le numérique ? Centre d’information et d’initiatives sur l’informatisation - Terminal – Paris : L’Harmattan, 2009. – P. 7-172. Dossier de la revue : Terminal : technologie de l’information, culture & société, ISSN 0997-5551, automne-hiver 2008-2009, n° 102. – ISBN 978-2-296-07488-0
  7. Pour faire émerger l’intelligence collective dans les organisations
    1. Le Management de l’intelligence collective : vers une nouvelle gouvernance. Olivier Zara. 2e éd. Paris : M21 Éditions, 2008. 270 p. ISBN 978-2-916260-26-9 : 23 €. Un espace en ligne interactif est associé au livre : intelligencecollective.cluster21.com

Pour citer cet article

« Notes de lecture », Documentaliste-Sciences de l'Information, 1/2010 (Vol. 47), p. 70-77.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2010-1-page-70.htm
DOI : 10.3917/docsi.471.0070


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